
Egrénons, comme promis, les Perles du Bilan... À tout seigneur tout honneur, relisons ensemble l’éditorial du "Bilan de mandat municipal" rédigé par M. Catelan. L’auteur se complait à y vanter la cohésion, la cohérence et l’efficacité de son équipe municipale.
Nous ne revenons pas sur l'indélicatesse du procédé qui consiste à profiter de cette brochure éditée aux frais de la Commune pour vilipender comme il le fait ses adversaires politiques.
Parce qu’enfin, la "dream team", elle s’est un peu effilochée en cours de route, semble-t-il.
1) Le premier adjoint Philippe Caillot. Il jette l’éponge après deux ou trois ans, impuissant à suivre le train d’enfer imprimé par « le service des Avalins et de Val d’Isère ». Et d’un,
2) Puis, « action volontaire, constructive et durable » ou non, Marie-Claude Bazile, elle aussi, jette le gant. Et de deux.
3) Le sort d’un directeur général des services, soutenu par certains adjoints, peu appréciés
des autres, inspirait au Chef une hésitation insupportablement prolongée. Hésitation si bégayante qu’une partie de l’administration avaline, entre larmes et colère, menaçait de rompre. La plaisanterie s’acheva finalement sur le départ précipité de M. Farine. Et de trois.4) Plus tard, commentant sans rire un « État des lieux rassurant »(!) (page 17) le maire ne craint pas de soutenir que « la récente démission de Jean-Claude Killy a eu un effet mobilisateur». En somme Jean-Claude serait resté à son poste, c’eût été une catastrophe : le maire et sa dream team auraient sombré dans la démobilisation. En claquant la porte, en mobilisant la presse et le gouvernement sur le bordel sans nom qui se développait sous l’égide de « l’action volontaire, constructive et durable » conduite par Bernard Catelan, Jean-Claude Killy s’avère, sous la plume de M. Catelan, n’avoir fait que ce que lui, Catelan, souhaitait qu’il fit. Mobiliser enfin ses collaborateurs. Et de quatre.
5) Dans l’équipe de commandement de cette mandature, il y a Jean-Lou Costerg. Si cet ancien serviteur de la Commune a une qualité c’est bien d’avoir l'expérience, la compétence et la reconnaissance dans le domaine de la préparation des sites de compétition et de leur sécurité. Mais en haut lieu - ou en semi-haut lieu - l’homme déplait. On l’écarte donc, se privant ainsi du savoir-faire que M. Costerg aurait du mettre – à courte distance de sa retraite - au service des Championnats du Monde. On connaît la suite, ce qu’il en coûtera à l’honneur de tout le monde, et d’abord à celui de Val d’Isère. Et de cinq.
6) Pour faire bonne mesure, citons encore madame Nullans, recrutée pour les grands travaux de la "dream team" et qui, après quelques tours de piste, a rendu son tablier. Et de six.
Nouvelle de dernière minute : Jean-Paul Pierrat, directeur du Comité exécutif du CLO, a démissionné. On devrait dire : "Et de 7". Mais nous n'avons plus le coeur à l'ouvrage. Son départ, après déjà 3 ans de travail, compromet le montage si délicat de l'organisation de la manifestation. Nous avons évidemment certaines informations sur les raisons de sa décision mais il lui incombe, s'il le souhaite, de les faire connaître. Quand à ce qu'en dira la municipalité, nous ne l'écouterons même pas. Nous en avons assez de nous laisser enfumer avec les bluettes contées par ce qu'il reste de la "dream team".
Nota : les passages en caractères italiques et gras sont tous des citations de la brochure « Bilan de mandat municipal ».





