mardi, septembre 25, 2007

Appel citoyen...

...aux avalins de toutes opinions !

Il y a peu de temps, dans ce blog, certains appelaient à la mobilisation, voire aux armes ! Je ne les y encourageais pas. Beaucoup d'entre nous sont certes complètement en désaccord avec la façon dont cette commune est gérée, mais elle l'est en vertu de la désignation démocratique des avalins. Un plus grand nombre encore est opposé à la réalisation d'un projet ruineux et dépourvu d'intérêt pour l'avenir de Val d'Isère. Mais s'il est voté par le conseil municipal réuni jeudi matin, la municipalité le mettra régulièrement en oeuvre.

Ce à quoi je vous appelle jeudi n'est en aucune façon une manifestation. Je vous demande d'assister au conseil municipal et, dans le calme et le respect de vos responsabilités, de marquer par votre présence l'engagement citoyen de notre pays.

La seule et unique chance, jeudi 27 septembre, d'un vote de refus du conseil est la prise de conscience, le sursaut, de certains élus de la majorité sérieusement ébranlés et qui doutent. Il ne s'agit pas de les intimider. Il ne s'agit pas de chahuter. Il s'agit de montrer à ces quelques élus, sincèrement partagés entre leur loyauté à l'égard du groupe auquel ils appartiennent et leur conviction, que ce groupe et son chef les entraînent dans la mauvaise direction, dans un mauvais projet, dans une impasse dramatique pour leur pays.

Or cette prise de conscience, c'est vous, par votre présence, qui pouvez la leur faire prendre. Il ne s'agit pas d'une intimidation mais de leur donner conscience que les avalins sont très nombreux à partager l'analyse d'une opposition que l'on diabolise dans leur camp.

Or le meilleur service que les avalins peuvent rendre à la municipalité, c'est leur indifférence. Citoyens de Val d'Isère, engagez-vous ! Marquez par une présence massive à ce conseil décisif l'engagement citoyen d'un pays qui entend porter témoignage auprès de ceux qui le gouvernent.

JEUDI, 08:00 am, QUOIQU'IL ARRIVE !

Serge PAQUIN



lundi, septembre 24, 2007

Le projet, le budget...

...
...l'apprenti-sorcier
et le contribuable

Nous avons pris deux soirées pour étudier sérieusement la délibération décisive qui sera proposée au Conseil Municipal après-demain, jeudi 27 septembre à 08:00 h.
Dans le dossier du conseil, qui ne compte pas moins de 150 pages, on trouve au point n°8 quelques rares feuillets concernant le Centre Sportif.

Cette documentation « aquatique » se compose essentiellement de perspectives dessinées et coloriées sur lesquelles évoluent des dames et des messieurs en costumes de bain, dans une ambiance de résidence hôtelière pour personnes âgées.

Certaines de ces perspectives sont flatteuses puisque l’une d’entre elles ne craint pas de laisser penser que la piscine représentée comporte 7 à 8 lignes d’eau, ce qui est douteux. Si les chiffres sont gens menteurs, que dire des perspectives publicitaires !

Hormis les dessins, il n’y a rien. Ni descriptifs, ni plans, ni échantillons des matériaux et des matériels, ces derniers fussent-ils simplement photographiés. Rien. Il n’y a rien dans le dossier présenté aux élus… sauf les prix !

Oui, les prix eux sont là. Les 3 concurrents sont dans un mouchoir de poche entre 22 et 23 millions d’euros TTC.

Voici en conséquence, et enfin, le budget global approximatif du mystérieux "Centre dit Sportif bis" et ses annexes que l’opposition municipale s’estime être en mesure de vous présenter :


I. Projet SPIE BATIGNOLLES : 23 000 000 €
II.Terrassement/ dévoiement des réseaux : 2 600 000 €
III. Honoraires JAPAC : 900 000 €
IV.Chaudière à bois : 2 500 000 €
V.TS : 2 000 000 €

VI.Désarmt./reconversion de l’actuelle piscine : 6 000 000 €
__________________________________________________
TOTAL : 37 000 000 €

Il faut ajouter aussi environ 100 000 € pour dédommager les deux groupes d’entreprises qui ne seront pas retenus. De même il faut retrancher une subvention de 7 000 000 € en provenance de l’Etat ou d’une Collectivité pour abandon de la réalisation « aquatique ».

Il faut dire une seconde fois que les gens qui voteront cette proposition ne disposent (hormis les prix et les SHON) d'aucune information relative à l'installation qu'ils auront décidé de financer. Oh! Certainement, au Conseil, verbalement, gentiment, le sourire aux lèvres, on ne manquera pas de répondre à leurs petites questions innocentes, sans la moindre impatience...

Ceux des Avalins qui seront dans la salle pourront alors contempler la façon dont on s'y prend pour faire voter un élu en le roulant dans la farine. Moi, je sais : on m'y a copieusement roulé, le 24 avril 2003, pour me convaincre de voter la candidature de Val sur un amas de mensonges. J'ai appelé cela ailleurs une forfaiture.

Un bloggeur, intervenant hier, signale que les adjoints font me passer pour « un dangereux illuminé qui arrange les chiffres pour les enfoncer ». C’est une amabilité qui m’avait déjà été rapportée. Je les attends jeudi à 8 :00 h tous les 5, ces 5 adjoints. S’ils me prouvent qu’ils ont raison, si mes chiffres relèvent de l’illumination, je leur présenterai mes excuses. Sinon, après la forfaiture, les voilà qui barbottent maintenant dans une autre poubelle. En tout cas il ne faudra pas oublier de demander au maire de leur donner à chacun, tour à tour, la parole. Soit ils indiqueront qu'il s'agit d'un ragot, soit ils présenteront leur petite analyse personnelle. Nous les attendons de pied ferme et nous espérons que les Avalins et les Avalines seront nombreux à les attendre également.

Serge PAQUIN

vendredi, septembre 21, 2007

Le réchauffement climatique,

joker de Val d'Isère !


Pôle position...

Le réchauffement climatique – et son corollaire, la réduction de l’enneigement dans les Alpes - entraîneront la disparition progressive des stations de sports d’hiver de moyenne montagne. On ne pourra plus skier que dans quelques stations privilégiées par leur altitude.

L'adage selon lequel ce qui est rare est cher se vérifiera alors : les sports d’hiver – aujourd’hui étape de vacances relativement « grand public » – deviendront, par la force des choses, une destination réservée à une gamme de clientèle suffisamment aisée pour se disputer les quelques stations qui resteront pratiquables.

Val d’Isère sera alors en pôle position. Elle doit donc dès maintenant réfléchir au sens de son histoire pour tirer le meilleur parti d'un environnement nouveau et favorable. Car l’évolution ne se fera pas en 8 jours mais, pas à pas, en plusieurs décennies. Bien gouverner, c’est s'occuper immédiatement de ce qui est difficile et long à faire. Pour Val d’Isère cela implique de s’attacher dès maintenant à l'orientation progressive de son offre globale en direction d’une clientèle aux demandes et exigences différentes.



L'erreur à ne pas commettre…


Le Centre Sportif, comme toute piscine municipale, est une installation à caractère populaire. À ce titre, c'est déjà un projet décalé par rapport à notre cible actuelle de clientèle. Mais qu’en dire si on l’analyse dans la perspective à long terme de sports d’hiver voués à perdre leur clientèle « grand public » au profit d’une clientèle plus aisée ? C’est le type même de l’erreur stratégique : nous nous apprêtons à construire dans une direction alors que l’avenir va dans l’autre.
De nombreux acteurs de la sphère publique ou privée ont marqué leur époque en commettant une erreur stratégique dont les conséquences ont souvent été lourdes, quelque fois fatales. Prenons quelques exemples dont Val d'Isère ne devrait pas s'inspirer :


1. Moulinex ou la folie des grandeurs

Moulinex était leader international dans son métier, le petit matériel ménager. Pris d'une fringale de croissance rapide, les dirigeants se sont lancés dans une politique de diversification débridée. Cette stratégie a dispersé sans grand succès l’entreprise et l’a détourné de ses métiers de base, ce dont la concurrence a profité, l'acculant au déclin.


2. Jaguar ou l’erreur de marché

Installé longtemps au meilleur niveau du haut de gamme, Jaguar a voulu développé une stratégie « grand public ». Non seulement cet objectif a été imparfaitement atteint en raison de la concurrence farouche au sein de ce segment de marché mais surtout la manœuvre a entraîné auprès de sa clientèle traditionnelle une dévaluation de l’image prestigieuse "Jaguar" qui l’a détournée de la marque.


3. Le Parti communiste (PCF) ou le dogme éculé


À la sortie de la guerre, le PCF occupe une place primordiale sur l’échiquier politique français. Sa « part de marché » culmine à 29 %. En 2007, la candidate du PC Marie-Georges Buffet n'a pas atteint 2 %.

La raison est simple : le PCF, parti de la classe ouvrière, s'est enraciné dans le dogme de la "lutte des classes" pour abattre la société bourgeoise. Il est ensuite resté inerte devant l’évolution d’une société de moins en moins ouvrière et l’émergence d’une puissante classe moyenne. Il est mort, ou moribond, faute d’avoir su à temps décrocher du marxisme, comme son voisin le PC italien.


4. Val d’Isère ou la planification oubliée

Erreur stratégique aussi à Val d’Isère. C’était certes la bonne décision que de promouvoir, tout au cours des 25 dernières années, un développement qui a conduit à la construction de près de 10 000 lits. Mais on a fait l'impasse de planifier cette croissance. Cette impasse a conduit à la réalisation presque exclusive de lits de résidences secondaires. On sait malheureusement l’insuffisante rentabilité collective de ce type d’hébergement caractérisé par ses « volets clos ». Il eut fallu assigner à cette croissance un quota de lits à taux élevé de fréquentation et de consommation, comme par exemple les lits hôteliers.


Avec le Centre Sportif se prépare une erreur stratégique de première grandeur. Et-ce parce que cette erreur ne sera payée que plus tard, par les héritiers de ceux qui la commettent, qu’on a le droit de la laisser faire ?

« Aime la vérité, pardonne à l’erreur » (Voltaire)


Pour vous faire une idée
venez assister au
conseil municipal
27 septembre, 8:00 am





dimanche, septembre 16, 2007

Le vote de la candidature du 24 avril 2003...

…7 raisons d'une forfaiture
Conseil du 24 avril 2003 . Le maire, M. Catelan, explique aux élus les conditions de la candidature aux championnats du monde 2009. Il est enthousiaste, il veut convaincre, il va convaincre. Voyez comme il s’y prend :

« La candidature se présente comme une très bonne opération. Regardez plutôt. Si nous sommes candidats, puis si nous sommes ensuite désignés par la FIS, c’est nous qui aurons la charge complète de tout organiser : le fonctionnement et la préparation des infrastructures. En contrepartie, on recevra un très gros budget : La FIS nous remettra 43 000 000 CHF, en francs français, cela fait 187 000 000. En plus, nous aurons des subventions de l’Etat, du Conseil Régional, du Conseil Général, la billetterie, les partenaires… Bref nous avons fait les comptes - je veux dire notre Comité de candidature fait des comptes depuis 4 mois - et je peux vous annoncer le budget qui sera à notre disposition : ce sera une enveloppe totale de 258 000 000 francs. Je vous assure que c’est formidable, vu que le Comité de candidature, présidé par notre ami Claude Régis, a déposé un rapport qui conclut à un budget de fonctionnement qui ne dépassera pas 132 000 000 francs seulement. Cela nous laisse donc : 258 000 000 – 132 000 000 = 126 000 000 francs pour financer les investissements que je vais maintenant vous proposer.

Eh bien, d'abord, un grand parking sous le front de neige, bien utile pour l’avenir, et que nous aménagerons provisoirement en centre de presse pour février 2009. Et puis, on pourrait aussi proposer d’aménager la A pour les épreuves féminines. Mais si les travaux de la piste M
sont réalisés, alors les travaux de la A ne seront pas effectués… (cette dernière phrase figure mot à mot dans le PV du conseil du 24/04/03). C’est dire, chers collègues, que ces championnats du monde pourront, pour l'essentiel, s’autofinancer y compris les investissements".
[1]

Cette présentation si convaincante a entraîné l’adhésion du conseil et la candidature a été votée à l’unanimité.

Eh bien ! Que dire d’un maire qui, ce soir-là, s'avérera avoir menti à peu près sur toute la ligne pour séduire un conseil trop confiant ? Il n'y a qu'une qualification possible : Il est purement et simplement coupable de forfaiture.

Car enfin, tout ce qu’il a dit est faux :

I. Il n’a jamais, absolument jamais, été question que la FIS verse un seul franc à Val
, sauf dans le discours de notre maire.
II. Il n’a du reste jamais été question non plus que la moindre responsabilité soit confiée à Val d’Isère dans l’organisation des épreuves et de la manifestation.
III. Dans ce domaine, la cheville ouvrière devait être - et bien sûr est toujours - le CLO, et lui seulement, dont JCK et Pierrat assuraient la direction exclusive. Etant seul en charge de ce que M. Catelan avait attribué à Val d'Isère (!), il va de soi que c’est donc le CLO, et lui seul, qui est bénéficiaire de l’intégralité de la subvention FIS de 187 000 000 francs (CHF 43 000 000).
IV. A peine la candidature votée par un conseil enfumé, le grand parking sous le front de neige est enterré (c’est le cas de le dire !).
V. En dépit du fait que l’aménagement de la M a bel et bien été réalisé, on se lance quand même dans les grands travaux de la A, riches en euros, rebondissements et autres mesures compensatoires.
VI. On imagine enfin un Centre dit sportif de 6 000 m², aquatique surtout, héros d’un feuilleton pathétique, qui coûtera d’abord 35 000 000 €. Après jet de l’éponge de ce projet pharaonique, on concocte alors, dans un secret qui confine à la dissimulation, une solution alternative affublée d’un autre budget que l’on connaîtra peut-être jeudi 27 septembre 2007 à 08:00 am, en même temps que l’on découvrira le chef d’œuvre dont il est le prix. Trois ans tout de même après Miami...
VII. Personne ne doit oublier que l’ensemble est couronné par une chaudière à bois hors de prix ainsi que le désarmement d’une bonne vieille piscine en état de marche. Il y en a pour de nombreux millions supplémentaires.

Forfaiture, oui forfaiture. C’est bien de forfaiture que nous accusons Bernard Catelan, maire de Val d’Isère. Car c’est bien de forfaiture qu’il s’agit le 24 avril 2003. Obtenir par mensonge et ruse l’accord des élus en vu d’obtenir et de publier leur unanimité en faveur de la candidature pour ensuite renier les engagements pris devant eux et leur substituer un projet et des conditions que près de la moitié d’entre eux récusent catégoriquement, c’est une forfaiture. Forfaiture oui, forfaiture que d’exciper une unanimité obtenue par des manœuvres trompeuses et mensongères pour le seul service de son dessein personnel.




[1]
Ce texte est la synthèse de ce qu'a dit M. Catelan. L'esprit de son exposé et les chiffres avancés sont scrupuleusement respectés.



mardi, septembre 11, 2007

La Perle noire d'un Bilan offerte...




...par un bien brave homme !




On aimerait ne parler que d’avenir. Mais les Perles du Bilan nous interpellent. Et on ne peut tout de même pas laisser passer des énormités qui sortent de la bouche des responsables dans le but d'enfumer les gens.

Dans sa brochure « Bilan de mandat municipal 2001 / 2008» on reçoit de plein fouet (page 19), la surprenante affirmation de M. Catelan selon laquelle la Commune s'est désendettée pendant sa mandature ! Pour le prouver, le maire fournit deux chiffres :

Dette au 1er janvier 2001 : 25 189 599 €
Dette au 1er janvier 2007 : 17 828 045 €

Ces deux chiffres sont exacts. Une conclusion s’impose donc : M. Catelan est un honnête homme. En réalité il n'y a pas de mot pour qualifier la mauvaise foi qui caractérise la présentation faite par M. Catelan.

Faisons ensemble demi-tour à la date du 3 avril 2007 :

C’est le vote du budget. Les élus disposent d’une abondante documentation préparée par les services financiers de la Commune. Parmi eux un dossier « Budget de la Ville ». Allons page 43. Que trouve-t-on ?

On y trouve l’évolution de la dette depuis 2000 jusqu’en 2011 (projection). Or, rappelons-le, M. Catelan a présenté les chiffres de deux années :

1er janvier 2001 : 25 189 599 €
1er janvier 2007 : 17 828 045 €

Que conclure ? Jetons alors un œil sur les autres colonnes de l’état présenté aux élus. Et là, en levant un peu le nez au-delà du 1er janvier 2007 où M. Catelan a eu la malice de s’arrêter, on relève du nouveau, regardez plutôt :

Au 1er janvier 2007 : 17 828 045 €
Au 1er janvier 2009 : 36 731 121 € !

Ainsi, il ressort des documents établis sous la responsabilité même du maire que la dette de la ville est vouée à passer de 17,8 M à…36,7 M...en 2009 ! Soit une augmentation supérieure à 100 % ! Or, cette conclusion est elle-même très optimiste car l'état de la mairie ne comprend pas certains autres emprunts souscrits, ou sur le point de l'être, pour réaliser quelques investissements récents : le centre sportif, la buse du Rogoney, la construction des lits sociaux des Richardes, des Côves et des Campanules, la sécurisation de l’Isère au Laisinant. Aux 36 731 121 €, nous affirmons qu’il faut pour ces raisons ajouter encore au moins 12 000 000 €.

L’endettement de Val d’Isère va donc en réalité passer de 17 828 045 € où il se trouve effectivement au 1/1/07 comme l'indique M. Catelan à 50 000 000 €, voire 60 000 000 € en 2009 - toutes subventions prises en compte - soit une augmentation de …200 % à 240 % !

Le brave homme...

lundi, septembre 10, 2007

Ce que je crois...

...au sujet des championnats
du monde

Je crois que :

1. Seul un cas de force majeure pourrait priver Val d'Isère de l'organisation des championnats 2009. Il y a certes des retards, des contretemps, des bavures, mais insuffisants pour autoriser - à ce stade - la FIS à déplacer l'organisation, le remède risquant d'être plus grave que le mal. Il faut donc arrêter - en particulier sur ce blog - de spéculer inlassablement sur cette hypothèse.

2. Il reste au demeurant une chose très importante pour Val - et généralement très sousestimée par la plupart, hélas ! - et cette chose est la construction du fameux Centre Sportif. Sous prétexte en effet de disposer d'un centre de presse irréprochable pour les championnats 2009, la municipalité s'enferre dans un projet absurde, coûteux et sans avenir économique et commercial. Il faut empêcher cela à tout prix.

Le poids financier - et ses conséquences - que constitue cette installation est insuffisamment apprécié, tant en raison de son prix de fabrication et de son coût de fonctionnement que de l'échec stratégique qu'elle s'avèrera être dans l'avenir.

A l'installation elle-même s'ajouteront du reste le projet "tendance" mais futile d'une chaudière à bois hors de prix et le gachis du désarmement et de la reconversion improvisée de notre brave vieille piscine.

C'est cette question si grave qui explique l'importance que nous accordons au conseil du 27 septembre où sera enfin débattue par le conseil la question de savoir s'il doit suivre ou non la municipalité dans cette malheureuse affaire.

3. Or le débat n'est pas : faire le centre sportif ou se suicider ! En effet le point de non retour n'est absolument pas dépassé ; on peut très bien en effet réaliser une coque en béton (on sait déjà qu'il sera impossible d'en faire plus pour l'automne prochain) mais abandonner le projet "aquatique" et se servir de cette infrastructure pour finaliser ensuite une installation tout à fait différente, le "Forum Vers les Eaux" par exemple ; mais on peut aussi - et c'est notre préférence - abandonner ce chantier pour le moment et nous concentrer sur la préparation d'un beau village de tentes pour la presse 2009, nous laissant ainsi le temps de réfléchir dans la sérénité au meilleur usage possible pour l'avenir de ce site et du terrassement qui y a déjà été entrepris.

4. Le maire et son entourage portent certes une lourde responsabilité dans une situation dont un des symptômes est la démission de JCK et de Jean-Paul Pierrat. Mais ce maire et cet entourage risquent d'être nos adversaires aux élections et nous n'utiliserons pas la situation à des fins électorales. Nous souhaitons au contraire contribuer à gérer au mieux un projet qui requiert la compétence de tous les avalins. C'est du reste ce que nous faisons sans relache depuis le mois de janvier dernier, en critiquant certes le projet présumé de Centre Sportif, mais aussi en proposant une solution alternative et une méthode de financement qui déchargerait Val d'isère d'un lourd fardeau. Espérons que le 27 septembre fournira aux uns et aux autres une occasion de sursaut et de sagesse.

Serge PAQUIN

dimanche, septembre 09, 2007

L'HYPO-MAIRE

…ou l’art de ne pas diriger

Les Français ont voté en avril dernier et ont choisi massivement Nicolas Sarkozy pour être leur Président de la République pour les 5 années à venir. Son discours de campagne était largement basé sur la notion de rupture et de changement pour la société française. La « valeur » travail était quant à elle mise très en avant.

De nombreuses personnalités politiques mais également certaines issues du monde de l’industrie et des spectacles se sont engagées à ses côtés afin de le soutenir et pour dire haut et fort qu’il était bien l’homme dont la France avait besoin.

Depuis bientôt 4 mois, le nouveau Président, avec volontarisme et autorité met en place une équipe capable d’appliquer la politique promise aux français. Il pratique avec un bonheur certain, l’ouverture par delà les clivages traditionnels, mobilise les énergies, tient dans la mesure des possibilités constitutionnelles la plupart de ses promesses et est omniprésent tant sur le terrain que dans les médias. A un point tel que certains « esprits chagrins », sans doute bousculés par tant de changements, l’ont surnommé l’hyper-président.

On peut bien sûr ne pas avoir voté pour lui ou ne pas adhérer avec toutes ses idées, voire être un peu irrité par cette omniprésence, mais force est de constater que ceux qui craignaient sont autoritarisme doivent être aujourd’hui surpris de ses capacités d’écoute et d’ouverture. A l’inverse, certains membres de son parti sont quelquefois déçus de voir à quel point sa capacité à fédérer par delà les clivages prend le pas sur la logique de parti.

A Val d’Isère ce candidat de droite à la magistrature suprême, d’origine étrangère (je fais ici référence aux racines hongroises de notre Président) a été plébiscité comme rarement ailleurs en France ! Alors pourquoi diable ce qui a été jugé bon pour notre pays, ne le serait pas également valable pour notre commune ?

Loin de moi l’intention de comparer Serge PAQUIN à Nicolas SARKOZY même si certains parallèles sont troublants. C’est pourquoi je soutiens Serge PAQUIN. Je serai à ses côtés au mois de mars car ma conviction profonde est que s’il y a une mandature où Val d’Isère a bien besoin d’un homme de la trempe de Serge, c’est bien celle qui va s’ouvrir en mars 2008. Car de quel bilan va hériter Val d’Isère de la part de « l’équipe soudée» de Bernard CATELAN ?

Dans quel état se trouvent les comptes de la commune ? Et pire encore, dans quel état moral se trouvent les employés municipaux et l’ensemble des Avalins ? Il va falloir avoir les épaules larges, les idées claires et l’indépendance suffisante pour redresser tout cela.

En effet, là où en France nous découvrons un hyper-président, à Val nous venons de passer douze ans avec un hypo-maire ! Pas de perspective, pas de management, pas de vision à long terme, pas d’ouverture, c’est désespérant. De plus, face à la présence critique mais juste et efficace d’une vraie opposition, la municipalité pratique le black out complet sur tous ses projets. Comme si le fait d’être transparent vis à vis de « l’infâme opposition » risquait de mettre en péril des projets qui concernent tout le monde. Le tout est souligné par une communication alambiquée et peu sincère, exprimée à grands frais de manière exclusive et partisane !

Or les affaires de la Commune, ce sont les affaires de tous ! Il faut s’engager et se positionner pour exprimer des choix très clairs. Les leaders d’opinions avalins aujourd’hui se cachent, espérant sans doute tirer un quelconque profit de cette situation détestable. Or, plutôt que de se camoufler ou de tenter de monter des listes sans leader crédible, disponible et sans « casserole », ces barons devraient, en se servant de leur influence, pousser leurs ouailles à avoir une démarche citoyenne ou s’engager eux-même.

Sans cette implication de tous autour d’un leader solide et efficace les prochaines élections municipales ressembleront une fois de plus à une loterie et Val d’Isère ne s’en remettra pas ! Je ne veux plus revivre cette situation et je doute que Serge désire cela également.

On doit choisir un futur maire non pas sur les relations personnelles qu’on entretient avec lui ou sur les avantages que l’on pourrait retirer de sa présence à la tête de la commune mais sur sa capacité à bien diriger et ce même dans un petit village.

Un homme compétent et disponible ayant fait preuve d’une grande capacité de travail, n’ayant pas de prise aux pressions et intérêts particuliers et défendant vraiment l’intérêt général, entouré d’une équipe dynamique et efficace, bien implantée localement, ou chacun exprime son opinion et s’engage à la hauteur de ses compétences et de son temps disponible : voilà ce que nous vous proposons !

C’est maintenant qu’il faut s’engager pour Val d’Isère en espérant qu’il n’est pas déjà trop tard tant la fuite récente de tous nos talents est inquiétante !
Préparons-nous un bel avenir !

Patrick MARTIN

mercredi, septembre 05, 2007

Les Perles du Bilan

Dream team or not dream team ?

Egrénons, comme promis, les Perles du Bilan... À tout seigneur tout honneur, relisons ensemble l’éditorial du "Bilan de mandat municipal" rédigé par M. Catelan. L’auteur se complait à y vanter la cohésion, la cohérence et l’efficacité de son équipe municipale.

Nous ne revenons pas sur l'indélicatesse du procédé qui consiste à profiter de cette brochure éditée aux frais de la Commune pour vilipender comme il le fait ses adversaires politiques.


Mais dans son désir de montrer comme il a bien su fédérer et motiver les malheureux qui, peu de temps avant 2001, barbotaient encore « dans les antagonismes ou autres acrimonies », le chef de notre Commune en arrive à prendre ses désirs pour des réalités ou bien à vouloir nous faire prendre, à nous, des vessies pour des lanternes (c’est en lisant les formules lyriques que M. Catelan ne craint pas d'utiliser que l’envie nous vient, à nous aussi, de vous offrir un style fleuri… empruntant, il est vrai, des images plus rustiques).

Parce qu’enfin, la "dream team", elle s’est un peu effilochée en cours de route, semble-t-il.

1) Le premier adjoint Philippe Caillot. Il jette l’éponge après deux ou trois ans, impuissant à suivre le train d’enfer imprimé par « le service des Avalins et de Val d’Isère ». Et d’un,

2) Puis, « action volontaire, constructive et durable » ou non, Marie-Claude Bazile, elle aussi, jette le gant. Et de deux.

3) Le sort d’un directeur général des services, soutenu par certains adjoints, peu appréciés des autres, inspirait au Chef une hésitation insupportablement prolongée. Hésitation si bégayante qu’une partie de l’administration avaline, entre larmes et colère, menaçait de rompre. La plaisanterie s’acheva finalement sur le départ précipité de M. Farine. Et de trois.

4) Plus tard, commentant sans rire un « État des lieux rassurant »(!) (page 17) le maire ne craint pas de soutenir que « la récente démission de Jean-Claude Killy a eu un effet mobilisateur». En somme Jean-Claude serait resté à son poste, c’eût été une catastrophe : le maire et sa dream team auraient sombré dans la démobilisation. En claquant la porte, en mobilisant la presse et le gouvernement sur le bordel sans nom qui se développait sous l’égide de « l’action volontaire, constructive et durable » conduite par Bernard Catelan, Jean-Claude Killy s’avère, sous la plume de M. Catelan, n’avoir fait que ce que lui, Catelan, souhaitait qu’il fit. Mobiliser enfin ses collaborateurs. Et de quatre.

5) Dans l’équipe de commandement de cette mandature, il y a Jean-Lou Costerg. Si cet ancien serviteur de la Commune a une qualité c’est bien d’avoir l'expérience, la compétence et la reconnaissance dans le domaine de la préparation des sites de compétition et de leur sécurité. Mais en haut lieu - ou en semi-haut lieu - l’homme déplait. On l’écarte donc, se privant ainsi du savoir-faire que M. Costerg aurait du mettre – à courte distance de sa retraite - au service des Championnats du Monde. On connaît la suite, ce qu’il en coûtera à l’honneur de tout le monde, et d’abord à celui de Val d’Isère. Et de cinq.

6) Pour faire bonne mesure, citons encore madame Nullans, recrutée pour les grands travaux de la "dream team" et qui, après quelques tours de piste, a rendu son tablier. Et de six.

Et tout ça, sans doute à cause d’une opposition « aussi acerbe qu’acide » et malgré une équipe municipale « qui a su ne pas se désunir sur l’autel de la vindicte voire de l’opprobre».

Nouvelle de dernière minute : Jean-Paul Pierrat, directeur du Comité exécutif du CLO, a démissionné. On devrait dire : "Et de 7". Mais nous n'avons plus le coeur à l'ouvrage. Son départ, après déjà 3 ans de travail, compromet le montage si délicat de l'organisation de la manifestation. Nous avons évidemment certaines informations sur les raisons de sa décision mais il lui incombe, s'il le souhaite, de les faire connaître. Quand à ce qu'en dira la municipalité, nous ne l'écouterons même pas. Nous en avons assez de nous laisser enfumer avec les bluettes contées par ce qu'il reste de la "dream team".

Nota : les passages en caractères italiques et gras sont tous des citations de la brochure « Bilan de mandat municipal ».


mardi, septembre 04, 2007

Les Perles du Bilan

Le Trou Noir


La Palme du « Bilan de mandat municipal » de M. Catelan ne revient pas à la plus grosse, à la plus scintillante de ses perles. Elle revient au contraire à un Trou Noir, masse obscure, menaçante et invisible de l’univers spatial. Qu’est-ce donc ? Ne cherchez plus, c’est « Le trou noir de la Patinoire »…

Nous vous faisons grâce de l’histoire de cette Patinoire des Lèches, élucubrée en 2003 par une municipalité férue de glissades, implantée en 2004 sur un terrain non constructible, et actuellement censée être en phase finale de travaux, après 3 années d’interruption consacrées à faire des procès. Pour finir, après concessions aux riverains titulaires de la servitude non aedificandi, l’installation n’aura ni éclairage, ni sonorisation, ses bâtiments seront réduits en hauteur, toute pratique de sports y sera interdite l’été aux jeunes. Il faut aussi dire que, prévue pour 1 800 000 €, elle reviendra finalement à 3 400 000 €, en tenant compte des astreintes, des honoraires d’experts, d’huissiers, d’avocats, sans omettre 3 ans de frais financiers sur le coût d’une construction gelée pendant l’arrêt des travaux.

Dès la troisième année du mandat jusqu’à aujourd’hui, il est une chose dont on a parlé dans les chaumières, dont Renouveau de Val a parlé dans sa tribune et dans son blog, dont la presse régionale s’est amplement fait l’écho, que nos tribunaux locaux à Albertville et à Grenoble ont vu venir et revenir, sur laquelle la télévision nationale a même fini par faire une émission à une heure de grande écoute, c’est…l’affaire de la Patinoire !

Eh bien, Avalines et Avalins, saisissez-vous du « Bilan de mandat municipal », 19 pages rédigées par notre maire et son entourage. Vous y trouverez de nombreux détails, dont certains respectables, certes, mais d’importance relativement secondaire comme l’élargissement de la buse de la G, le balisage sécurité du réservoir de la L, ou bien encore la création de bureaux à louer aux Richardes.

Mais il y a une chose que vous ne trouverez pas, une chose qui s’est évaporée, envolée dans l’espace communal, dissoute dans l’univers électoral, qui n’existe plus, qu’il faut éradiquer de notre mémoire collective. Cette chose est - vous l’avez compris - la Patinoire des Lèches. Elle est désormais un trou noir qui flotte, invisible, au firmament du bilan municipal de M. Catelan.

Comme vous le verrez plus tard, elle n’y est pas seule…

samedi, septembre 01, 2007

Les Perles du Bilan



"Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur"
(Beaumarchais)

L’équipe municipale a trop dépensé pour publier son « Bilan de mandat municipal » pour que nous négligions d’en faire une lecture attentive. Nous allons procéder soigneusement, tant le tableau présenté mérite un examen approfondi. Nous publierons dans ce blog le résultat de nos observations. Comme il semble bien qu'il y ait fort à dire, nous le dirons en plusieurs fois. Nous le ferons sous le titre : « Les Perles du Bilan ». C'est en effet une bonne dénomination pour décrire et apprécier les petits bijoux éparpillés tout au cours des 19 pages de la brochure de M. Catelan.

vendredi, août 31, 2007

"L'autel de la vindicte voire de l'opprobre..."


J’ai lu le bilan du mandat municipal largement diffusé par monsieur Catelan. C’est édifiant. La dissimulation le dispute au mensonge, la langue de bois à l’autosatisfaction.

Bon. Si monsieur Catelan n’est pas candidat aux élections municipales on oubliera tous ce faux pas. Si en revanche, lui ou certains de son entourage, se présentent, alors les pauvres regretteront certainement une publication imprudente où l’on peut lire par exemple, parmi d’autres morceaux de bravoure, que « la Commune malgré le gros effort d’investissement susmentionné s’est désendettée … »(!). Il est probable, il est certain même, qu’il y en aura plus d’un pour dépecer ce chef d’œuvre. Et nos sortants regretteront alors de ne pas s’être contentés de faire comme d’habitude, des promesses, des programmes, encore des promesses…

Laissons à M. Catelan les qualificatifs dont il accable – aux frais des contribuables - mes amis et moi-même. Nous sommes dit-il « aussi acerbes qu’acides », Grands Prêtres officiant « sur l’autel de la vindicte voire de l’opprobre » (sic). J’épargne au lecteur l’opinion - et le fou rire - que m’inspirent les éructations verbales de M. Catelan. Le peu de goût que j’ai pour les remarques personnelles me dissuade d’exprimer en retour la moindre opinion sur lui. De toutes les façons l’exercice serait difficile à propos d’une personne assez lisse, qui offre peu de prise au regard ou à la pensée.

Mes amis et moi avons certes traqué M. Catelan en tant que maire de Val d’Isère dans ses entreprises fumeuses, ruineuses, irréfléchies. Nous l’avons combattu, lui et son entourage, parce que, à la place qui est encore la leur, ces gens ont démontré et continuent à démontrer une absence d’expérience, de compétence et de prudence. Mais, vous le voyez, c’est plus fort que nous, nous voilà à nouveau, entrain d’officier « aussi acerbes qu’acides » devant « l’autel de la vindicte voire de l’opprobre ». C’est M. Catelan qui sera content.


Serge Paquin

jeudi, août 30, 2007

Information ou propagande électorale ?

Puisque M. Catelan profite d’une récente brochure municipale pour livrer aux Avalins l’opinion peu amène qu’il a de son opposition municipale, nous lui dirons simplement que ce n’est pas le fait d’un honnête homme que de faire - aux frais des contribuables - l’apologie de son mandat et le dénigrement de ses opposants. Un honnête homme eut peut-être fait la chose, mais à ses frais.
Il est vrai que ce n'est pas une mince dépense qu'une brochure polychrome de 19 pages en 3000 exemplaires.

Serge Paquin
Chef de l’opposition municipale

mardi, août 21, 2007


"Le Mot du Maire"


Monsieur le maire,
Merci de votre « Mot du maire » lu dans La Lettre de Val d’Isère. Mais pardonnez-nous la comparaison, ce « mot » fait un peu penser à la chanson. Vous savez, celle qui disait : « Tout va très bien, madame la marquise, tout va très bien, tout va très bien… »
Ainsi donc, pour « stopper la spéculation sur certaines inerties constatées et sur certaines incompétences suggérées… » vous nous chantez, vous aussi, le refrain bien connu : « Tout va très bien, madame la marquise, tout va très bien, tout va très bien… ».
Deux choses, comme dans la chanson, « qu’il faut quand même que l’on vous dise » :

Première chose, monsieur le maire. Parmi ceux, coupables à vos yeux de déplorer « certaines inerties constatées et certaines incompétences suggérées », il n’y a tout de même pas que votre opposition municipale. Il y avait aussi Jean-Claude Killy président du comité exécutif du CLO, Sarah Lewis secrétaire générale de la FIS, madame Bachelot ministre de tutelle, le président du conseil général, le président du conseil régional, et quelques autres notables. Autant de gens dont nous apprenons donc qu’ils ne vous auraient pas convoqué – comme nous le croyions - pour vous remonter sérieusement les bretelles mais, au contraire, nous écrivez-vous, pour "maintenir, tous sans exception, leur soutien à Val d’Isère et apporter leur contribution à l’édifice" ( ?). Merci de cette heureuse nouvelle, et à vous, encore bravo.

Deuxième chose « qu’il faut que l’on vous dise… », monsieur le maire. Plutôt que de nous la chanter sur l’air de la marquise, tout va très bien par ci, tout va très bien par là, comme si nous étions des enfants et que Val d’Isère ne faisait pas la une de la presse internationale pour « son inertie et son incompétence », pourquoi ne pas simplement répondre aux questions de la vie réelle que nous n’en finissons pas d’opposer à la sempiternelle petite musique que vous nous jouez ?

- 1ère question : Le Centre Aquatique, c’est quoi, s’il vous plait ?
- 2ème question : Pourquoi nous cacher le cahier des charges remis aux entreprises ("Le Programme") ? Les élus, les Avalins, sont-ils donc les seuls à ne pas avoir le droit de savoir ?
- 3ème question : Ce projet inconnu, comment fait-on pour le construire sous un permis daté du 10 mai 2006 et qui concernait un autre projet deux fois plus coûteux ?
- 4ème question : Votre centre coûtera, dites-vous, 13 800 000 €. L’opposition vous demande le détail de ce chiffre. En vain. Pourquoi refuser ? Par « inertie » ? Par « incompétence »?
- 5ème question : Qu’en est-il du tracé du slalom sur Bellevarde dont la Commune a assuré elle-même la maîtrise d’œuvre ? Oui ou non vos services l’ont-ils diagnostiqué comme présentant un danger de renvoi d’avalanche pour les riverains ? Le propriétaire d’un grand hôtel concerné a-t-il ou non exprimé sa vive préoccupation ? Est-il exact qu’une action judiciaire est engagée ou sur le point de l’être ?

Pardonnez-nous de ne pas nous contenter d’un simple « Mot du maire », même si tout va très bien, tout va très bien. Ayez la générosité de nous en donner un petit peu plus. Merci, monsieur le maire.

dimanche, août 19, 2007

L'Excellence

Je réponds avec retard à "anonyme" qui a dit… le jeudi 16 août 2007 - 08 h 06 qu'« on vend la montagne, et des patinoires on peut en trouver partout dans le monde. Et maintenant ce futur Centre nautique… ». Ce qu'« anonyme a dit… » est exactement ce que dit « La Charte de Val Différence » publiée en juillet 2006 dans la Tribune n° 29 de Renouveau de Val : « Ce n’est pas la multitude et la dispersion de nos offres qui séduisent la bonne clientèle, c’est leur excellence. » (Clé n°1 de la Charte). Et plus loin : « Agir dans nos métiers, négliger le reste » est le titre même de la clé n°3 de la Charte.

Se recentrer sur ses métiers, voilà effectivement une des clés de l’excellence. Il faut améliorer sans cesse les produits, améliorer sans cesse le service à la clientèle, améliorer sans cesse les prix de revient, améliorer sans cesse la marge c'est-à-dire la capacité à l’autofinancement et au financement de la croissance. La démarche inverse - c'est à dire la dispersion, l'éparpillement, le butinage - a coûté cher à des entreprises qui étaient pourtant « leaders » dans leurs métiers (Moulinex, Bic…).

Pauvre municipalité de Val d’Isère qui n’a rien compris ! Elle se donne l’illusion du mouvement en empilant de petites initiatives (et de grosses, hélas !) dispersées et sans cohérence, et néglige tout travail sérieux pour endiguer la dérive de nos métiers de base qu’il faudrait au contraire inlassablement revisiter et améliorer.

vendredi, août 17, 2007

Championnats du monde... 2010

I. On a récemment reçu l'estimation municipale du centre sportif: 13 800 000 € HT.
- Permis de construire délivré le…10 Mai 2006 ( ?)
- Question : Comment fait on pour construire en 2008 une installation que l'on estime à 13 800 000 € en utilisant le permis délivré 2 ans plus tôt pour en construire une qui aurait coûté près de 35 000 000 € ?

II. La Commune s’est confiée à elle-même le soin de sculpter le stade de slalom sur Bellevarde. Résultat d’une expérience un peu balbutiante : risque d'avalanche sur la tête des riverains.

Ne pensez-vous pas, messieurs du pouvoir, que le plus prudent serait de demander maintenant à la FIS le report des championnats du monde... en 2010 ?
Si c'était facile, on l'aurait fait

Vous avez remarqué que, parfois, certains parmi ceux qui viennent commenter sur ce blog s’étonnent de la façon dont sont traités les élus de l’opposition, mal ou peu informés voire désinformés, mis devant le fait accompli au mépris de leurs droits, et aux questions desquels le Pouvoir ne répond pas dès lors qu’elles le dérangent. On s’interroge donc sur ce que nous devrions faire, si nous ne pourrions pas porter plainte auprès du Préfet etc. Ce qui suit est écrit depuis longtemps mais nous le publions maintenant parce que la question est à nouveau soulevée dans les commentaires qui accompagnent le blog précédent :

I. Protester auprès du Préfet ? Sachez que nous tenons la Préfecture au courant de notre action, de nos raisons, de nos reproches. MAIS sachez aussi qu’il n’entre pas dans les prérogatives ni dans le droit du Préfet d’arbitrer les désaccords ou les querelles entre élus. Cette action est du ressort exclusif des tribunaux et le Préfet nous l’a bien précisé par écrit dans une occasion antérieure où nous le pressions d’intervenir contre l'action de notre municipalité.

II. Aller au tribunal ? Nous pouvons, c’est vrai, en cas d’irrégularité ou d’abus de droit, saisir le tribunal administratif. Notre candidature aux championnats du monde et tout récemment l’affaire du « Centre Sportif » auraient fourni de belles occasions. Des occasions il y en a eu d’autres au cours des 6 années passées. Mais, outre le coût important en temps et en argent de la procédure, du recrutement d’avocats, la raison de n’en rien faire tient en réalité au problème des délais. Compte tenu des voies de recours une décision exécutoire peut en effet prendre plusieurs années à sortir des tribunaux. Gagner une bataille juridique 3 ans de procédure après la fin du mandat de Bernard Catelan, quelle bonne affaire !

III. Nous pouvons informer la Presse régionale, voire nationale. Nous le faisons systématiquement.

IV. Enfin, nous pouvons alerter et sensibiliser notre opinion publique, ici, à Val d’Isère. Eh bien, vous l’avez sans doute remarqué, nous ne nous en privons pas !

Certains nous suggèrent alors d’aller plus loin. Dans la rue, pourquoi pas. Notre réponse est que ce n’est pas le terrain sur lequel doivent combattre les élus. Le droit de manifester est certes inscrit dans la Constitution. Mais il appartient au Peuple.

jeudi, août 16, 2007

Pour que les Avalins puissent en témoigner...

Copie du mail adressé ce jour à :

Monsieur J-C Moris, 1er adjoint
Réf : Centre Sportif


Monsieur le 1er adjoint,
Je vous écris au nom de ce que l'on appelle l'opposition. Comme vous le savez ce groupe représente près de 40 % du Conseil municipal. Son information, ses droits, son action, sont indissociables de la démocratie et en sont l'une des caractéristiques fondamentales . Quand par la force - physique ou psychologique - affichée ou insidieuse, ou encore par l'obstruction active ou passive, l'opposition est privée de ses droits, on n'est plus en démocratie. Or on voit bien que c'est ce qui se passe sous votre autorité.

Je m'explique : vous avez distribué au début de ce mois une publication polychrome "grand public" intitulée "Le point SUR LES TRAVAUX 2009". S'agissant du Centre sportif, il y était précisé que le "coût d'objectif" de votre projet "Centre Sportif" est de 13 800 000 € HT. C'est par cette publication à grand tirage que les élus de l'opposition ont appris ce chiffre que vous n'aviez pas jugé nécessaire de porter plus tôt à leur connaissance. Par un mail daté du 2 Août, je vous ai demandé de bien vouloir me faire parvenir un état analytique, indiquant, poste par poste ou lot par lot, le détail constitutif de ce montant total de 13 800 000 € HT.

Près de 15 jours se sont écoulés sans que vous m'ayez honoré d'une réponse. Je vous rappelle toutefois que le 27 Septembre le Conseil municipal devra :

1.Répondre à votre demande de réalisation du projet que vous estimez à 13 800 000 € HT.

2.Comprendre et approuver ce chiffre.

3.Prendre connaissance des propositions faites par les trois candidats entrepreneurs que vous avez retenus.

4.Ratifier le choix que vous aurez fait parmi eux.

5.Analyser très soigneusement les prestations offertes par ce candidat, approuver ses conditions et ses prix .

A moins que les élus acceptent de se comporter comme de vulgaires fantoches, on doit convenir que pour accomplir la mission qui est la leur dans une affaire si importante, ils doivent impérativement, et à temps, être correctement documentés. Cela n'a pas été le cas pour le Centre Sportif n°1 dont je rappelle que votre "coût d'objectif" était inférieur à 20 000 000 € et que vous avez jeté l'éponge en réalisant que la réalité du marché vous confrontait à des entreprises qui n'étaient en fait pas disposées à construire votre installation pour moins de 30 à 35 000 000 € !

Aussi, vous aurez du mal à vous en sortir cette fois-ci en vous bornant à rester emmurer dans le silence jusqu'au jour du vote, puis en adressant aux élus un volumineux dossier de présentation, deux ou trois jours avant la date du conseil.

En bref, monsieur le 1er adjoint, je réitère ma demande auprès de vous d'un état indiquant lot par lot et/ou poste par poste le détail du chiffre de 13 800 000 € qui constitue votre "coût objectif" de ce projet. De la même façon j'ai demandé, je redemande et je redemanderai sans relâche au maire de nous remettre une copie du "Programme", c'est à dire du cahier des charges qui a été remis aux 3 groupes candidats, document qui doit constituer le descriptif méticuleux qui servira de cahier des charges à la conception-réalisation dont vous avez malheureusement fait le choix imprudent, mais dont la précision millimétrée est la condition nécessaire sinon suffisante pour nous protéger de l'abus, des impasses ou des erreurs des entreprises.

Je suis certain que votre expérience vous met à l'abri de méconnaître que la décision du Conseil ne peut être prise, en responsabilité, qu'une fois les informations basiques de ce dossier connues, étudiées, débattues par les élus entre eux, et suffisamment de temps avant qu'ils soient conduits à se déterminer par un vote.

Croyez, monsieur le premier adjoint, en ma meilleure considération.

Serge Paquin

mercredi, août 15, 2007

TROP, C'EST TROP...

D'écrire sur ce sujet, j'en ai assez, autant que vous de me lire. Mais que cela nous amuse ou pas, nous n'avons pas le choix : ce qui se mijote est une telle erreur que - si elle atteint son terme - il faudra recenser un par un tous ceux qui seront restés inertes quand ils auraient pu protester, refuser, manifester. Car dans quelques années, quand l'échec sera patent, les mêmes qui auront fait la faute ou bien collaborer activement ou passivement, ces mêmes-là ne manqueront pas de hurler avec les loups contre une installation dont le prix à lui seul aura dramatiquement augmenté la dette de notre commune, dont les frais de fonctionnement nets de toutes recettes se chiffreront par centaines de milliers d'euros chaque année et, plus grave encore, dont la fréquentation maigrichonne et sans réel intérêt, démontrera l'ineptie du projet.

Et puis trop, c'est trop ! L'affaire est montée par ce maire et son entourage dans des conditions de dissimulation, de secret et de mensonge qui passent les bornes. Si vous n'en êtes pas encore convaincus, lisez ce qui suit.

Serge Paquin


From: Serge Paquin

To: Mairie de Val
Sent: Wednesday, August 15, 2007 4:11 PM
Subject: Centre dit Sportif, le " Programme"

A l'attention de monsieur le maire de Val d'Isère
Copie à l'ensemble des élus

Réf: Construction d'un centre dit sportif à Vers les Eaux

Monsieur le maire,

Le mois dernier, vous avez remis aux trois groupes d’entreprises sélectionnés le « Programme », c'est-à-dire le cahier des charges, sur la base duquel ces entreprises sont en compétition pour réaliser le Centre dit Sportif à Vers les Eaux. Le groupe retenu doit, conformément à votre choix, opérer en « conception-réalisation ». Or vous savez ce qu’écrit la Cour des Comptes au sujet de ce concept :
"Ces avantages (ceux de la conception-réalisation) ne jouent réellement que si le programme est défini préalablement et en termes précis, grâce à des études suffisantes menées à l’initiative du maître d’ouvrage".
Cette réalité nous a donc conduits à vous interroger sur le « programme » remis aux entreprises et à vous demander en vain de nous en donner la copie. Cette demande, nous l’avons renouvelée auprès de vous par un premier mail en date du 25 Juillet dernier. À nouveau sans réponse de votre part, nous avons réitéré notre demande par un nouveau mail, le 2 Août, sans réponse à ce jour.
Nous avons lu « Le point SUR LES TRAVAUX 2009 » que vous avez récemment publié. Nous y avons appris que vous nous convoquerez le 27 Septembre pour une réunion du Conseil qui aura pour objet de prendre connaissance de l’avis du Jury d’ouverture des offres qui doivent être reçues le 14 Septembre.

Ce sera le jour J puisque le Conseil sera invité à exprimer - par delà la seule question de choisir entre telle ou telle groupe (Dumez, SPIE, Bouygues) - son opinion sur la question fondamentale : oui ou non, veut-on construire cette nouvelle installation qui, pour la 1ère fois va être présentée et soumise – enfin – au vote du Conseil municipal ?

Dans ces circonstances, monsieur le maire, il est inconcevable que vous continuiez à priver les élus de la communication du « Programme » de conception-réalisation qui constituera la feuille de route des entreprises. Nous demander le 27 septembre - à nous élus - de désigner un groupe d’entreprises après nous avoir refusé cette parcelle tardive d’information que constitue l’étude du « Programme » qui est entre les mains des entreprises depuis le début de Juillet, est tout simplement aussi ridicule que de demander à un coureur de faire un slalom en le privant de reconnaissance.

Croyez, monsieur le maire, en ma considération distinguée.

Serge Paquin

samedi, août 11, 2007

La Patinoire patine grave…

Il aurait pu être une fois un joli lac glacé sur lequel, au clair de la lune, au son long des violons, des jeunes filles en jupon eussent virevoltées au feu étincelant des lumières et des lampions, sous les yeux émerveillés des riverains accoudés à leurs balcons. Il n’en aurait coûté que 1 800 000 €, promettait enthousiaste la municipalité. On était en 2003, l’Affaire n’avait pas encore éclaté.

Quatre ans ont passé. L’Affaire est finie. On a la patinoire. Mais le son des violons est perdu pour toujours, les feux de la glace ne brilleront jamais. Dès la nuit venue – elle vient tôt sous nos cieux - la Patinoire sera muette et aveugle.

Il en aura finalement coûté tout compris : construction, astreintes, avocats, huissiers, coût de l’argent bloqué plus de 3 ans dans un chantier pétrifié… 3 400 000 €. C’est beaucoup pour une patinoire mal aimée, mal votée, sans musique, sans éclairage, fermée à 21:00 h et interdite l’été aux skate-boards, rollers et autres distractions bonnes pour les « djeun’s » mais qui déplaisent à nos responsables épris du calme propre aux villes d’eaux et aux maisons de retraites.

La municipalité, - bien honnête comme on le sait - se demande de quel montant elle devrait loyalement déprécier une installation amputée de ses attraits par les concessions qu’il a fallu consentir aux hôtels et autres résidences riveraines, pour poursuivre jusqu’au bout son caprice.

La réponse, nous la lui proposons : elle devrait admettre une dépréciation égale à la différence entre son projet romantique de l’année 2003 et ce qu’il en reste en l’an de grâce 2007. Il y a de quoi donner un joli coup de « poussette » aux 3 400 000 € de base. Cela fait cher du salto.

jeudi, août 09, 2007

Le feuilleton du centre (fin)

4ème épisode : Plan de rechange (3ème partie)

3) Le « Forum Vers les Eaux »

Voici en résumé les 3 réalités auxquelles nous devons faire face :

1) Première réalité : La perspective de nous retrouver avec sur les bras le Centre-dit-Sportif de monsieur Catelan, installation coûteuse à construire, ruineuse à entretenir et surtout installation décalée par rapport au goût et aux besoins de notre cible de clientèle. Le choix en a été du reste fait non dans l’intérêt de notre clientèle mais par des responsables municipaux aveuglés par les championnats du monde.

2) Deuxième réalité : la station de Val d’Isère souffre d’un déficit incontestable dans le domaine des infrastructures d’attractions et de loisirs proposées après le ski à sa clientèle. Il est donc souhaitable qu’elle se dote d’installations appropriées. Ce n’est pas une raison pour se tirer dans le pied en construisant n’importe quoi, comme on le voit faire dans cette affaire.

3) Troisième réalité : Avec ce projet de Centre-dit-Sportif qui s’ajoute à une longue liste, cette mandature, qui a dépensé sans discernement, s’apprête à léguer un endettement communal considérable.

C’est ce constat qui nous conduit à souhaiter la reprise de « Vers les Eaux » par un opérateur indépendant, si c’est possible, la CDA / STVI. La CDA est, chacun le sait, un professionnel expérimenté de l’industrie des loisirs. Mais, direz-vous, pourquoi devrait-elle aller se fourrer dans cette galère ? Elle a racheté la STVI parce qu’il s’agit d’un des plus beaux parcs français de remontées mécaniques, ce n’est pas pour construire et gérer des bowlings, des cybercafés, des practices de golfs « indoors » ou quoi que ce soit de ce genre !

Certes. Mais elle y trouverait une contrepartie : ce serait la pérennisation de sa concession actuellement menacée par une échéance assez proche (12 ans). Or, à compter de cette échéance, que peut-il advenir ? Sans doute Val d’Isère lancera-t-elle un appel d’offres pour déléguer à nouveau la concession au mieux offrant. On voit mal qui cela pourrait être, hormis la STVI.

Mais Val d’Isère pourrait tout aussi bien, en 2020, décider de profiter de l’expiration de sa concession pour mettre purement et simplement fin à toute délégation, jugeant - après tant d’années - qu’elle a acquis l’expérience et qu’elle dispose des moyens de gérer elle-même son service public de remontées mécaniques qui est si rentable.

On peut penser que ce risque - éloigné de 12 ans certes, mais bien réelle - ne peut laisser indifférente une grande entreprise comme la CDA à laquelle serait offerte l’opportunité de l’écarter en consolidant la position de sa filiale avec une « concession durable ».


FIN


Ici s’achève « Le feuilleton du Centre ». Nous avions très à cœur qu’il soit terminé avant le conseil municipal qui se tient ce soir. Vous a-t-il convaincu des deux choses essentielles ? :

1. La première est qu’une somme d’argent considérable est en cause (10 fois plus que la Patinoire des Lèches par exemple). C’est un montant comme jamais, dans toute son histoire, Val d’Isère n’en a dépensé. Évitons que cela ne soit le plus grand gaspillage réalisé dans uns station de sports d’hiver !
2. En second lieu, la situation – pour mal engagée qu’elle soit aujourd’hui – n’est pas irréversible. Encore faut-il que les Avalins s’y mettent tous. Or viendra le jour – le 27 septembre probablement - où le maire devra soumettre au vote de son conseil le choix du groupe d’entreprises qu’il préfèrera aux deux autres pour rouvrir le chantier à « Vers les Eaux ». Ce jour-là, Val d’Isère n’aura pas seulement besoin d’une opposition municipale. Elle aura besoin de tous les Avalins. Et leur comportement constituera un vrai test. Car il ne faudrait pas que le désintérêt de la population de Val d’Isère serve d’excuse à notre municipalité, ou pire de caution.

Serge Paquin

samedi, août 04, 2007

Le Feuilleton du Centre

4ème épisode : Plan de rechange (2ème partie)

2) « Grands travaux » et finances communales

Évidemment, pour le moment, on ne sait pas très bien. 20 millions ? 25 millions ? 30 millions ? Avec ou sans la TVA ? Avec ou sans la chaudière à bois ? Avec ou sans la démilitarisation de l’actuelle piscine municipale ? Avec ou sans le coût de sa reconversion ? Avec les 900 000 € versés à JAPAC, notre maître d’œuvre remercié ?

Pourquoi ne publiez-vous rien, monsieur Catelan ? Ah, si ! Vous avez publié ce mois-ci un chiffre, dans une feuille appelée « Le point SUR LES TRAVAUX 2009 ». Vous avez publié en effet que le Centre Sportif aurait un « coût d’objectif » de… 13 800 000 €. H.T. Nous ne savons pas trop ce qu’est un « coût d’objectif ». Si ce mot compliqué veut seulement dire "estimation" , alors nous affirmons que ce chiffre est ridiculement faux et que l'expédition dans laquelle vous nous entrainez à « Vers les Eaux » sera d'un coût d'une autre taille. Le « coût d’objectif » s’avérera être le coup du Père François. On a l’habitude, vous nous avez déjà fait plusieurs fois... le coup. Mais on vous pardonne, on sait bien que vous êtes fâché avec les chiffres.

Ce qui est certain, c’est que venant derrière le Centre technique de la Daille, derrière la Patinoire des Lèches, derrière la rénovation des Richardes, derrière la construction des Côves et celle des Campanules, derrière le rachat des Jardins de la Balme, derrière les championnats du monde côté pistes, du côté centre de presse, du côté parkings souterrains, venant donc derrière tout cela et derrière tout ce que nous avons pu oublier - et en dépit de quelques millions de subventions - nos finances communales sont à genoux.

C’est la raison pour laquelle nous devons appliquer une action de changement c'est à dire – pour parler vrai – un plan de sauvetage des meubles. Ce plan de rechange, nous lui avons donné un nom. C’est le « Forum Vers les Eaux ». Nous en parlerons dans quelques jours. Ce sera alors la fin de notre « Feuilleton du Centre ».

Mais pas la fin de ce que nous avons à dire, monsieur le maire, avant le conseil municipal-fantoche que vous avez prévu de réunir le 27 septembre. Car le 27 septembre prochain, votre plan est en effet de faire avaler à votre majorité la plus grosse pilule du tube que vous leur avez remis lorsqu’ils vous ont élu maire en mars 2001 : vos élus devront faire semblant de choisir eux-mêmes le groupe d’entreprises qui construira votre Centre Sportif. Il s'agit pourtant d'un Centre Sportif :

1) Sur l’opportunité duquel ils n’ont jamais été consultés.
2) Sur le contenu duquel ils n’ont aucun renseignement.
3) Dont le Programme de construction ne leur a pas été soumis.
4) Programme dont une simple copie leur a même été refusée malgré leur demande.
5) Dont le budget relève, pour dire la chose poliment, de la plus haute fantaisie, et dont l'analyse détaillée est refusée aux élus qui la réclament.
Oui, le 27 septembre sonnera l'heure des comptes et de la vérité. Ce sera l'accord donné par votre conseil de faire la plus grosse erreur jamais commise dans une petite commune par une équipe incompétente, irresponsable, imprudente et entêtée. Ou bien alors, dans un sursaut tardif mais honorable, ce sera enfin le bon choix, celui de mettre en oeuvre une action de redressement courageuse et énergique. Cette action, c'est notre "Plan de rechange".
(à suivre)
Le côté fâcheux de l'histoire
On peut parfois lire, parmi les commentaires faits dans ce blog, l’exaspération de ceux qui désapprouvent les choix ou les décisions du maire. Je voudrais y mettre mon grain de sel :

Monsieur Catelan a été élu, en 2001, maire de Val d’Isère. La chose a eu lieu de façon démocratique. Aujourd’hui, sur 19 conseillers élus, 12 lui apportent leur soutien, formant ainsi ce que l’on appelle la majorité. Fort de cette majorité et de sa loyauté, Monsieur Catelan dirige la commune comme il lui semble souhaitable et non évidemment comme le souhaiteraient ceux qui critiquent ce qu’il fait.

C’est comme cela que ça se passe dans n’importe quelle démocratie, et, pour ceux qui trouvent que ce n’est pas bien, qu’ils se rappellent ce qu’en disait Winston Churchill : « La démocratie est un détestable système…mais c’est le moins mauvais ! »

Ce qui ne va pas du tout, en revanche, est la façon dont monsieur Catelan gère les critiques qui lui sont adressées et la négligence qu’il porte à toute forme d’information envers ses concitoyens. Il suffit de le contredire pour être une sale bête et de le contrarier pour devenir malfaisant. Quant aux attaques dont son personnage politique est l’objet il les range parmi le lot des « attaques personnelles » dont on le persécute. Voilà en fait un homme qui avait promis la transparence et qui nous englue dans la plus opaque des ignorances, qui se piquait d’écouter et qui est sourd comme un pot à tout ce qu’on lui dit ou écrit, qui s’était juré de communiquer de façon exemplaire, et qui reste muet.

Avant la fin du mandat je publierai le nombre considérable des interventions que j’ai faites au conseil, le nombre de lettres, le nombre d’e-mails qu’en près de 7 ans je lui ai adressés. En réponse je n’ai jamais rien eu. Est-il possible que pendant tant d’années je ne lui aie dit ou écrit que des bêtises ? Ce que je disais ou ce que j’écrivais était-il si mal formulé, si mal écrit que cela était incompréhensible et ne méritait pour toute réponse que le silence ? En tout cas, pour moi, quel expérience ! Et quelle leçon de modestie…

À moins qu’immobile par nature, peu doué pour convaincre, ni porté à choisir et moins encore à décider, le voilà enclin à se déterminer en fonction de l’avis de ses proches plutôt que par conviction. N’est-ce pas ce qu’il fait au conseil en s’interdisant si souvent de prendre parti avant de savoir de quel côté souffle le vent ? Aussi, quand on l’interpelle, qu’on lui demande pourquoi, combien, quand, ou bien lorsqu’on le critique, que l’on s’oppose, qu’on lui dit non, il se tait. Par indifférence, hauteur ou mépris ? Pas du tout. C’est parce qu’il est vide de conviction.

C’est du reste le côté fâcheux de l’histoire.

jeudi, août 02, 2007

Le feuilleton du centre


4ème épisode : Plan de rechange (1ère partie)

Au commencement de ce « Feuilleton du Centre » nous posions la question : « Y a-t-il une marge de manœuvre ? ». Nous allons vous montrer que la réponse est oui. Il y a une marge de manœuvre. Cette marge réside dans la mise en œuvre d’un plan de rechange.

À peine les Avalins étaient-ils informés - au début du mois de janvier dernier – de l’éventualité d’une cession de la STVI à la Compagnie des Alpes (CDA) que Renouveau de Val s’exprimait aussitôt dans sa « Tribune », dans ce blog, et au micro de Radio Val.

Notre proposition était que cette opération soit assortie d’un accord entre la Commune et le groupe CDA / STVI. Selon nous, la concession – normalement vouée à expirer en 2020 - devrait être résiliée immédiatement d’un commun accord entre les parties. Elle serait alors remplacée – dans le cadre bien sûr d’une procédure d’appel d’offres – par une « concession durable », repoussant ainsi l’expiration de la convention à une date clairement plus éloignée. En échange de cet avantage, notre concessionnaire, ou sa société mère, accepterait de reprendre le chantier à « Vers les Eaux », qui serait reconverti en Centre de Loisirs et d’Attractions. Cette future infrastructure, nous l’avons appelée :
« Forum Vers les Eaux ».

Notre réflexion procédait de l’analyse suivante :

1) Le projet Catelan d’un Centre-dit-Sportif n°2 est coûteux et futile. Il est aussi complètement décalé par rapport à notre « cible de clientèle », c'est-à-dire par rapport à la clientèle présentant le meilleur profil de consommation souhaitable. Pire il va à l’encontre.
2) Cet investissement, s’ajoutant à ceux qui l’ont précédé, déséquilibre gravement nos finances publiques, la dette et l’annuité de la dette qui en résultent étant vouées à atteindre un niveau insupportable.
3) Il existe une alternative possible : c’est le
« Forum Vers les Eaux ».

1) Un Centre coûteux, futile et décalé

En construisant un « centre sportif » - qui ne semble guère devoir être autre chose qu’une piscine – qui donc croit encore que monsieur Catelan voulait satisfaire un besoin que Val d’Isère éprouvait depuis longtemps ? Du reste, si ce Centre Sportif répondait à un besoin ou un désir anciens, monsieur Catelan peut-il expliquer pourquoi ni lui, ni ses adjoints n’en avaient jamais évoqué l’intérêt dans le passé, et pourquoi ce projet ne figurait pas parmi leurs diverses promesses de campagnes électorales antérieures ?

Faut-il redire que l’on ne construit pas une installation pareille seulement pour l’usage – pour une courte quinzaine de jours - d’un centre de presse ? Ni pour faire « comme Tignes » ? On réalise pareil projet quand on a la certitude que l’installation envisagée va donner pleine satisfaction à la « cible de clientèle » que l’on vise. C’est quoi, la « cible de clientèle » que l’on vise ? C’est la clientèle que l’on souhaite recruter parce que son profil socio-économique correspond le mieux à l’intérêt à moyen terme et à long terme de la Station. Avec votre piscine, monsieur Catelan, non seulement on est loin du compte, mais pire, on se tire dans le pied ! Croyez-vous réellement que c’est notre « bonne clientèle » qui fera la queue devant votre centre aquatique ?

Alors, pourquoi nous avoir fait ce coup là, monsieur le maire ? La raison est simple : il vous plaisait, en vue de la date magique de 2009, de montrer - aux uns et aux autres - un centre de presse unique, grandiose, exceptionnel, marquant ainsi de votre signature vos championnats du monde. Quel fiasco !

(à suivre)