samedi, octobre 27, 2007

" Patience et longueur de temps...

...font mieux que force ni que rage


« Tristounet et décevant » juge un bloggeur intervenu récemment pour remarquer que le blog part au quart de tour sur une petite histoire « avalo-avaline » mais que personne ne bouge sur les grandes questions qui concernent notre avenir.

Que dire ? Les mêmes qui fustigent les mauvaises habitudes, clouent au pilori telle famille, telle coalition, tel responsable. Ils se complaisent à ressasser les mêmes invectives et ont pour seul véritable sujet de prédilection les querelles et les rancunes. J’ai eu un chef, dans une vie antérieure, qui m’a donné cette leçon : « Ne combattez pas les gens, combattez les faits ». Il n’était pas d’ici, il était anglais.

Les faits ennuient les Avalins. On ne peut pas leur crier dessus. Un exemple ? Le maire dit : « J’ai désendetté la Commune ! ». Un candidat adverse affirme : « La dette consolidée, venant de 18 000 000 €, se situera entre 50 000 000 € et 60 000 000 € dans deux ans » et le pauvre bougre s’époumone à montrer et à démontrer qu’il a malheureusement raison. Que lui dit son entourage ? « Arrête malheureux, tu emm… tout le monde, ça ne les intéresse pas, ce n’est pas comme ça que tu seras élu ! ». Cela devrait, pourtant.

« Tristounet et décevant » en effet. Car la vraie bataille de Val d’Isère, si nous la perdons, laissera notre Commune et la Station à genoux, sur le bord de la route. Et cette bataille-là, nous ne la gagnerons pas en licenciant un responsable, en crachant sur un ancien élu ou en attaquant des permis. Nous la gagnerons en mettant au service de Val d’Isère de l’intelligence, de l’expérience, de l’imagination, de la patience, de l’abnégation et beaucoup de travail.

Serge PAQUIN



vendredi, octobre 26, 2007

Si le ridicule tuait..

un bon nombre serait mort

Ici, on en fait des tonnes sur le divorce de monsieur et madame Sarkozy. Là, on fait des kilos sur la lettre de Guy Môquet qui, selon la droite n’aurait pas dû être lue parce que ce garçon de 17 ans était communiste et, selon la gauche, parce que l’Enseignement ne doit pas obéir aux injonctions d’un pouvoir de droite. Chez nous, on aurait bien pu en faire un peu sur une vraie fausse lettre de mise à pied, signée par l’un, non reçue par l’autre, mais qui a ému Berne et les palais parisiens.

Nous ne l’avons pas fait. Nous avons trop honte.

mercredi, octobre 24, 2007

Val Différence présente...

" RÉUSSIR 2008 ! "


À peine plus de quatre mois nous séparent des élections municipales.

Pour certains est venu le temps de la course aux colistiers à recruter dare-dare, à grand renfort de tapes dans le dos et de promesses. Pourquoi ? Parce qu’il faut être 19, pardi ! Être 19, c’est la règle d’or. Et puis - trois semaines avant le vote - sortir LE programme. Ah ! LE Programme, LE Sacro-Saint Programme, il faut qu’il soit plein comme un œuf, rien ne doit y manquer, quelle fatigue, que de sueur, que de fautes d’orthographe à corriger avant de le livrer à l’imprimeur qui devra faire joli, polychrome, papier glacé, pour distribution massive dans les chaumières !

Au fait, il y aura quoi dans LE programme ? Ce que l’on aurait déjà écrit depuis 7 ans pour aider Val d’Isère ? Non puisque l’on n’a rien écrit, que c’est du bavardage à ne pas faire comme Paquin… Non le Programme, c’est des promesses, seulement des promesses...

Avalines, Avalins, les programmes électoraux de dernière heure, c’est aux électeurs ce que le papier collant est aux mouches. Où étaient-ils du reste tous ces futurs candidats-prometteurs fabricants de programmes, ces marchands de certitude, au cours de toutes ces dernières années ? Du côté de la majorité ? Prenez la fuite. Avec l’opposition ? Nous le saurions. Alors, ailleurs sans doute, à réfléchir, à vous consulter, à vous proposer ? Non. Ils cuisaient leurs petites soupes au coin de leurs petits feux, mijotant la seule chose qui vaille : prendre la place. Pour y faire quoi ? Peu importe, mais le faire à la place des autres.

Eh bien, Val Différence, non. Non,nous ne ferons pas de Programme.

Mais Val Différence propose en revanche aux Avalins de signer, aujourd’hui, un contrat de confiance. Ce contrat, nous l’avons appelé : « RÉUSSIR 2008 ! ». En échange de leur confiance, Val Différence va prendre 12 engagements à l’égard des Avalins . Nous vous les présenterons un par un, chaque semaine, au cours des trois prochains mois. Notre premier engagement vous sera soumis dès le début de la semaine prochaine.

Il a pour nom : « La satisfaction du client ».

La satisfaction du client, c’est le 1er engagement de « RÉUSSIR 2008 ! ».

Val Différence rend à César



...ce qui est à César


Je reviens sur le cas de cet adjoint au maire qui a trouvé parmi les commentaires déposés sur ce blog certains qu’il estime outrageants. Sans porter d'opinion sur la qualification juridique à donner aux commentaires incriminés, je les ai retirés du blog. Ce qui est certain est que quiconque se juge indument maltraité par le blog et les commentaires qu'il laisse publier est bienfondé à me demander des comptes, c’est la chose la plus normale du monde.

Ceci étant dit, j’avais été étonné, et même il est vrai un peu choqué, que la possibilité puisse exister de recourir aux renseignements généraux pour percer l’anonymat des bloggeurs. Après une courte enquête je ne pense pas que cela soit bien vraisemblable. J’estime donc être en mesure de vous rassurer.

Au demeurant, il vaut mieux prévenir que guérir et je ne saurais trop vous inviter à ne pas abuser de l’anonymat pour manquer à la décence et au respect des gens. Tout le monde y gagnera, y compris le blog qui a vocation à être une caisse de résonance de l’opinion avaline et non une déchetterie.

Serge PAQUIN

samedi, octobre 20, 2007

Val Différence

Communiqué

Un adjoint au maire - mécontent de certains propos tenus à son sujet sur ce blog - m’en tient pour personnellement responsable en ma qualité d’administrateur, et se réserve d’en tirer le cas échéant les conséquences.

Il m’a par ailleurs informé que l’anonymat des auteurs des commentaires qu’il incrimine peut facilement être percé grâce à ses bonnes relations avec les Renseignements Généraux, précisant en outre qu’il est loin d’être le seul à disposer de moyens équivalents d’investigation clandestine.

Selon cette dernière déclaration il pourrait ainsi y avoir, à Val d’Isère même, d’autres personnes capables, avec la complicité d’un service de l’Etat, d’identifier tout bloggeur déposant un commentaire anonyme sur le blog de Val Différence.

Il me paraît parfaitement normal que toute personne s’estimant victime d’un préjudice que lui cause le blog puisse rechercher la responsabilité de celui qui l’administre, et en tirer les conséquences que bon lui semble.

En revanche, je suis stupéfait que mon interlocuteur m’ait dit, et confirmé, que les RG - « grandes oreilles » du gouvernement dont la mission est la recherche et la centralisation de renseignements, essentiellement dans le domaine de la sécurité intérieure de l’Etat - puissent ainsi être sollicités à titre privé et acceptent de réunir des informations ou des preuves dans l’’intérêt exclusif de certains particuliers.

Dans ces circonstances, j’invite ceux qui interviennent sur ce blog à le faire désormais sous leur nom. Quant à ceux qui préfèreraient continuer à le faire sous anonymat, je leur demande de faire preuve de la circonspection et de la prudence nécessaires.

Je ne méconnais pas le tort ainsi causé à la liberté et à la spontanéité de nos échanges. Mais le risque de violation de vos droits exige que vous ayez connaissance de cette situation.

Serge PAQUIN
Val Différence

mercredi, octobre 17, 2007

Roselyne Bachelot souffle le chaud, souffle le froid...


mais reste charmante !



« Vigilante mais confiante ». C’est dans ces termes que Roselyne Bachelot a qualifié son état d’esprit après sa tournée des popotes sur les sites. Le climat était apparemment plus cool qu’en septembre, lorsque notre maire avait été convoqué à Paris pour se faire sérieusement remonter les bretelles au sujet des dysfonctionnements et lenteurs municipales déplorés par Jean-Claude Killy. Monsieur le maire, après cette visite, on vous met 12/20. Cela correspond au fond assez bien l’appréciation du ministre : « Satisfaisant, mais doit mieux faire. Poursuivre l’effort ».

Quant à Serge Paquin (c’est moi) qui a cru devoir donner son avis sur le Centre Sportif, Roselyne l’a vertement remis à sa place : le Centre Sportif est un choix avalo-avalin, auquel le « Ministre de la République » n’a ni à se mêler, ni à être mêlée. D’ailleurs, le centre sportif lui semble épatant « ’il y a un même un mur d’escalade », s’est-il émerveillé. Madame Bachelot martèle que l’hébergement du centre de presse est une affaire « capitale » que rien ne doit retarder, « il y va de l’honneur de l’Etat », et comme l’honneur de l’Etat, elle en est gardien, le ministre « ne veut voir qu’une seule tête », rentrez dans le rang et marchez droit !

Vous savez quoi ? Elle a raison, Roselyne. Et dans une réunion de 30 personnes - exclusivement soucieuses qu’il y ait un centre de presse tip-top pour lequel on ne dispose que de 5 mois de travaux - et un seul bonhomme en face qui ronchonne que le prix à payer pour sa petite Commune est horriblement élevé, en argent, en nullité d’intérêt et en futurs déficits de fonctionnement, à votre avis, où est la raison du plus fort ? M. Catelan buvait du petit lait : c’est si bon quand Paquin se fait engueuler par quelqu’un !

Tout de même une petite goutte de vinaigre lâchée sur les raisons d’état et le charme de Roselyne Bachelot. Pour mieux convaincre Serge Paquin - ou plutôt pour mieux le réduire - le ministre a eu un mot de trop, un chiffre de trop plutôt. Prenant à témoin le maire de Val d’Isère tout enamouré des délices ministériels et prêt à dire oui à n’importe quoi, Roselyne ajoute : « Et puis, M. Paquin, vous ne vous rendez pas compte à quel point vous boudez votre chance ; moi, j’en connais beaucoup qui seraient demandeurs à votre place d’une belle installation comme cela, « financée à 70% par les subventions »… !

Pardon, madame ? L’opération « Vers les Eaux », c’est à dire la construction du Centre dit Sportif et les travaux rendus nécessaires dans son sillage coûteront, TTC :

Terrassement et dévoiement réseaux 3,5 M
Travaux Bouygues 22,0 M
Chauffage chaudière bois (ou autre) 2,5 M
Provision pour TS 2,0 M
___________________
TOTAL hypothèse A 30,0 M

+
Désarment et reconversion
de l’actuelle piscine
faisant double emploi 6,0 M
_________________________________ _____
TOTAL hypothèse B 36,0 M

Il y aura certes, à terme de la TVA partiellement récupérable qui allègera un peu l’addition.


Madame, la seule et unique subvention attachée à cette opération précise est actuellement de 7 M, soit : 23 % de l’opération en abandonnant l’actuelle piscine en friche (hypothèse A) ou, plus réalistement de : 19 % (hypothèse B) en incluant le coût de son désarmement/reconversion. Hors TVA - récupérée partiellement après plusieurs années - ces pourcentages s’améliorent légèrement.

Je ne sais vraiment pas où vous êtes allée chercher, madame, que – cadeau ! - 70 % du prix de la chose nous sont offerts ! Nous serions, il est vrai, assez ingrats de cracher sur pareille générosité, même si le bébé n’est pas du tout de notre goût. Mais, madame, ce centre nautique, aquatique, cette piscine municipale, installation populaire s’il en est, totalement décalée ici par rapport à nos besoins, à notre cible de clientèle et à notre climat, nous allons en payer 77% à 81% du prix.

Vous m’avez clairement déclaré que vous êtes venue à Val d’Isère pour booster une organisation qui met en jeu « l’honneur de l’Etat ». J’avais espéré qu’il ne vous paraitrait pas oiseux d’en profiter pour aider les avalins à être moins… disons à être plus imaginatifs, plus flexibles, plus « gagnant-gagnant ». Je me suis trompé, vous ne me l’avez pas envoyé dire, votre affaire, c’est que « l’honneur de l’Etat » soit assuré, l’intendance, elle, peut bien suivre, à genoux.


Serge PAQUIN
leader de l’opposition

PS : Il y a un adjoint au maire qui, lui de son côté, déclare à la Presse que l’ouvrage est « aidé » à 50 %. Voici comment il fait : dans les dépenses, il omet beaucoup de choses (le terrassement et le dévoiement déjà réalisés en 2006, la chaudière à bois, les Travaux Supplémentaires etc. et bien entendu tout ce qui a trait aux dépenses que nous devrons engager sur l’ancienne piscine, du fait de sa mise au rencart par la nouvelle). Dans « l’aide », il compte bien les 7 M de subvention officielle mais il y ajoute 5 M en provenance du CLO. C’est tout à fait incorrect puisque le CLO versera cette somme à Val d’Isère en tout état de cause, centre sportif ou pas. Monsieur Mattis, ce n’est pas très bien de manipuler les gens comme cela. Je te l’ai déjà dit : « Ce qui est odieux dans la mauvaise foi, c’est qu’elle donne mauvaise conscience à la bonne foi. »

mercredi, octobre 10, 2007

L'Ancien...


...et le Nouveau Régime

15 jours se sont écoulés depuis ce matin du 27 septembre où le conseil, par 11 voix contre 8, a voté le projet du centre sportif. Dans cette affaire, le pays était-il derrière le maire et sa majorité ? A lire les commentaires déposés sur ce blog, on en douterait. Pourtant, le jour en question, la faible assistance aux délibérations n’a-t-elle pas été pour lui un double encouragement : le premier que son projet passerait sans problème, le second que son adversaire avait sans succès tenté de rameuter les avalins contre lui ?

Je suis de son avis : si 100 ou 150 avalins s’étaient présentés à 7:50 am devant la salle du conseil pour enjoindre à leurs amis conseillers municipaux de ne pas commettre une grosse erreur, je crois sincèrement que le vote eût été différent. Et je crois surtout que, même avec un vote en faveur du projet, le doute se serait installé dans l’esprit de plusieurs conseillers de la majorité qui les aurait encourager à user de leur influence pour qu’on diffère la signature avec l’entreprise.

Conclusion ? Nous sommes un tout petit village. La population vit aux côtés-même de ceux qui sont au pouvoir. Si son rôle se borne à ronchonner par ci par là, ou à griffonner sur notre blog sous couvert d’anonymat, mon opinion est faite : rien ne remettra en cause le funeste système des copains, des coquins, des cousins qui se refilent le mistigri, mandature après mandature, avec le soutien muet et inerte de colistiers recrutés non pour leurs qualités mais au nombre de voix qu’ils sont susceptibles de racoler pour les élections.

Y en-a-il quelques uns parmi vous que cette analyse interpelle ? Je le souhaite. Alors qu’ils nous rejoignent au grand jour et nous aident à monter cette fameuse « liste vainqueur » nécessaire pour gagner, et qu’ils convainquent leurs entourages de remiser une fois pour toutes au musée des accessoires usés ce virus catastrophique qu’est le panachage.

En rentrant chez moi, le 27 septembre - mes adversaires l’ont bien deviné - j’étais un peu sonné. Pourquoi ? Parce que, chères avalines et chers avalins, je vous le demande, quel sens y a-t-il à s’investir autant dans des affaires publiques auxquelles le Public qu’elles concernent ne s’intéressent pas lui-même ?

Si une nouvelle génération ne se lève pas, ne se rassemble pas, pour refuser ce régime des vieilles soupes indéfiniment recuites au coin des mêmes petits feux, alors, je vous le dis, les cuistots de l’ancien système continueront sans fin à se repasser les plats.

Serge PAQUIN

samedi, octobre 06, 2007

Je prends ici l'engagement


de ne pas me présenter...

Le 6 octobre 2007

Monsieur le maire,


Bon nombre d’avalins - confiants dans votre entourage - pensent que mes allégations concernant le futur endettement de Val d’Isère sont mensongères et que je brandis des chiffres faux pour nuire à la municipalité.

Je pense qu’il existe un moyen de régler cela convenablement. Je vous le propose :

Je prends ici, par cette lettre, l’engagement de ne pas me présenter aux élections municipales de Val d’Isère en 2008, s’il est établi que la prévision d’endettement consolidé de Val d’Isère et de ses satellites (Régie, Office, SACOVAL etc.) au 31/12/2009 n’est pas au moins égale à 50 000 000 €, chiffre que l'on me reproche d'affirmer, soit près du triple de son niveau au 1er janvier 2007.

Pour établir la vérité, je vous demande :

I. Que soit recruté un cabinet d’expertise comptable agréé.

II. Que la mission confiée à l’expert soit précise et convenue entre nous, à savoir que :

1) L’endettement s’entende quelle que soit la forme qu’il emprunte : emprunt proprement dit, avance de trésorerie, créances autres que celles relevant de la gestion courante etc.

2) Les investissements en cours, ou d’ores et déjà décidés par le conseil (centre sportif, pistes, logements SACOVAL etc.) soient normalement pris en compte pour leur valeur estimée.

3) Soient également pris en compte certains autres investissements dont la réalisation est incontournable à court terme, tels que :

a. Sécurisation de l’Isère.

b. Désarmement et reconversion de la piscine actuelle qui ne peut rester en friche.

c. Un volant raisonnable pour les investissements annuels courants (remplacement de matériels, voierie etc.) des années 2008 et 2009.

III. Que vous vous engagiez à donner au rapport d’audit la plus large publication dans les journaux municipaux et à Radio Val.

Pour une fois, monsieur le maire, un audit aura le mérite de clarifier quelque chose : conserver ou éliminer un candidat dans la course électorale. Je pense en outre qu’en travaillant avec les bons interlocuteurs - vous-même, Jacques Martinasso, Emmanuel Cordival, Eliane Paltz et moi - l’audit pourra aisément être réalisé en deux ou trois jours, ce qui ne rend pas hors de prix une manœuvre dont l’objet est de fournir à la population une information claire, juste et très importante.

Accessoirement, cet audit me permettra, si j’ai tort, de quitter la scène politique avaline dans l’honneur de quelqu’un qui, après s’être trompé, l’aura reconnu et en aura tiré les conséquences. J’ajoute que, dans ce cas - si l’intention que l’on vous prête de vous représenter est exacte - vous pourrez alors le faire dans les meilleures conditions possibles.

Il me semble que vous ne sauriez refuser une proposition où je suis au fond le seul à prendre un risque, ou plutôt au sujet de laquelle le seul risque que vous pourriez prendre serait de la refuser.

Croyez, monsieur le maire, en l’expression de ma meilleure considération.


Serge Paquin

PS : la copie de cette lettre sera portée à la connaissance des avalins.




mercredi, octobre 03, 2007

Bilan...


...de blog

Depuis sa création, fin novembre 2006, plus de 700 commentaires ont été déposés sur ce blog. C’est un succès qu’il faut malgré tout nuancer.

C’est un succès parce que le blog a démontré qu’un véritable besoin d’information et de communication existe à Val d’Isère qui a pu, en partie, être satisfait par ce moyen. La nuance est que les choses partent souvent dans tous les sens : sous couvert d’anonymat certains se livrent à des attaques excessives, à caractère personnelles, parfois vulgaires. En outre la fonction « commentaires » est cannibalisée par d’autres pour chatter à tout va. Pour ce faire il existe pourtant sur le net des moyens appropriés auxquels peuvent recourir ceux qui le désirent.

A l’avenir, Val Différence veillera à plus de décence dans les commentaires déposés. Nous demandons par ailleurs aux bloggueurs de limiter leurs interventions aux sujets traités dans le blog.

jeudi, septembre 27, 2007

Le Conseil Municipal...


...a voté le Centre Sportif

Il y avait ce matin 35 personnes dans le public. Nous les félicitons et les remercions de leur présence. Les 65 qui ne sont pas venues ont beaucoup manqué à Val d'Isère.

Ce qui sépare la majorité de l'opposition est leur appréciation diamétralement opposée sur l'intérêt de cette fichue installation. La majorité estime qu’une grande et moderne piscine municipale, c’est une forte valeur ajoutée à l’offre faite par Val d’Isère à sa clientèle.

L’opposition est d’un avis diamétralement opposée. Elle juge que l’on investit une montagne d’argent dans un projet dépassé, démodé, qui n’est plus en phase avec notre cible de clientèle. (voir le blog de Val Différence). Un jeune élu demande à monsieur Paquin : « Comment pouvez-vous affirmer ce que vous dites ? ». Le brave homme répond : « Parce que j’ai une certaine expérience ». Et l’autre de rétorquer : « Moi aussi, j’ai de l’expérience ! ». Ben tiens…

Et puis, il y a l’argent. Le conseil retient par 11 voix contre 8 la proposition Bouygues à 22 000 000 €. Avec une mauvaise foi étonnante, la municipalité dit :

« Regardez : 22 000 0000 €, alors que nous recevons une subvention de l’Etat de 7 000 000 € à laquelle on peut ajouter 5 000 000 € du CLO, cela fait un financement assuré à hauteur de 12 000 000 € ! Il faudrait être fou pour résister à la tentation de réaliser un investissement de 22 000 000 pour seulement 10 000 000 € ! Pourquoi ? Mais parce que l'affaire est subventionnée à 54 % ! »

C’est faux de A à Z dit l’opposition.

D’abord, le projet, ce n’est pas seulement le devis Bouygues, loin s’en faut. Aux 22 000 000 € Bouygues, il faut ajouter, sauf à pêcher gravement par omission :

I Le terrassement et le dévoiement des réseaux déjà effectués : 2 600 000 € II Honoraires du maître d’œuvre remercié (JAPAC) : 900 000 € III La chaudière à bois : 2 500 000 € IV Une provision pour TS ; 2 000 000 € V Le désarmement et
la reconversion de la piscine : 6 000 000 €
TOTAL 14 000 000 €

Le budget s’établit alors réellement : 22 + 14 = 36 000 000 € !

Par ailleurs, s’il est bien exact que la subvention d’Etat (7 000 000 €) est subordonnée à la réalisation d’une installation aquatique, ce n’est absolument pas le cas des 5 000 000 € promis par le CLO.

Ainsi, toutes subventions prises en compte, la vérité est que le budget global est de :

36 000 000 – 7 000 000 = 29 000 000

CONCLUSION :

La majorité estime réaliser une affaire formidable qui ne coûte que 10 000 000 €.

L’opposition estime quant à elle que nous faisons au contraire une opération sans débouché, totalement décalée par rapport à notre cible de clientèle, qui va en réalité coûter globalement 29 000 000 € . Et nous disons 29 000 000 € en tenant compte de la subvention d’Etat de 7 000 000 €. Mais pour ce qui nous concerne, nous prévoyons un tel déficit d’exploitation annuelle (1 000 000 € par an) que nous estimons que la subvention devrait plutôt être mise de côté pour éponger le fonctionnement des 7 ou 8 prochaines années.

Mais voilà ! C’est voté.



mardi, septembre 25, 2007

Appel citoyen...

...aux avalins de toutes opinions !

Il y a peu de temps, dans ce blog, certains appelaient à la mobilisation, voire aux armes ! Je ne les y encourageais pas. Beaucoup d'entre nous sont certes complètement en désaccord avec la façon dont cette commune est gérée, mais elle l'est en vertu de la désignation démocratique des avalins. Un plus grand nombre encore est opposé à la réalisation d'un projet ruineux et dépourvu d'intérêt pour l'avenir de Val d'Isère. Mais s'il est voté par le conseil municipal réuni jeudi matin, la municipalité le mettra régulièrement en oeuvre.

Ce à quoi je vous appelle jeudi n'est en aucune façon une manifestation. Je vous demande d'assister au conseil municipal et, dans le calme et le respect de vos responsabilités, de marquer par votre présence l'engagement citoyen de notre pays.

La seule et unique chance, jeudi 27 septembre, d'un vote de refus du conseil est la prise de conscience, le sursaut, de certains élus de la majorité sérieusement ébranlés et qui doutent. Il ne s'agit pas de les intimider. Il ne s'agit pas de chahuter. Il s'agit de montrer à ces quelques élus, sincèrement partagés entre leur loyauté à l'égard du groupe auquel ils appartiennent et leur conviction, que ce groupe et son chef les entraînent dans la mauvaise direction, dans un mauvais projet, dans une impasse dramatique pour leur pays.

Or cette prise de conscience, c'est vous, par votre présence, qui pouvez la leur faire prendre. Il ne s'agit pas d'une intimidation mais de leur donner conscience que les avalins sont très nombreux à partager l'analyse d'une opposition que l'on diabolise dans leur camp.

Or le meilleur service que les avalins peuvent rendre à la municipalité, c'est leur indifférence. Citoyens de Val d'Isère, engagez-vous ! Marquez par une présence massive à ce conseil décisif l'engagement citoyen d'un pays qui entend porter témoignage auprès de ceux qui le gouvernent.

JEUDI, 08:00 am, QUOIQU'IL ARRIVE !

Serge PAQUIN



lundi, septembre 24, 2007

Le projet, le budget...

...
...l'apprenti-sorcier
et le contribuable

Nous avons pris deux soirées pour étudier sérieusement la délibération décisive qui sera proposée au Conseil Municipal après-demain, jeudi 27 septembre à 08:00 h.
Dans le dossier du conseil, qui ne compte pas moins de 150 pages, on trouve au point n°8 quelques rares feuillets concernant le Centre Sportif.

Cette documentation « aquatique » se compose essentiellement de perspectives dessinées et coloriées sur lesquelles évoluent des dames et des messieurs en costumes de bain, dans une ambiance de résidence hôtelière pour personnes âgées.

Certaines de ces perspectives sont flatteuses puisque l’une d’entre elles ne craint pas de laisser penser que la piscine représentée comporte 7 à 8 lignes d’eau, ce qui est douteux. Si les chiffres sont gens menteurs, que dire des perspectives publicitaires !

Hormis les dessins, il n’y a rien. Ni descriptifs, ni plans, ni échantillons des matériaux et des matériels, ces derniers fussent-ils simplement photographiés. Rien. Il n’y a rien dans le dossier présenté aux élus… sauf les prix !

Oui, les prix eux sont là. Les 3 concurrents sont dans un mouchoir de poche entre 22 et 23 millions d’euros TTC.

Voici en conséquence, et enfin, le budget global approximatif du mystérieux "Centre dit Sportif bis" et ses annexes que l’opposition municipale s’estime être en mesure de vous présenter :


I. Projet SPIE BATIGNOLLES : 23 000 000 €
II.Terrassement/ dévoiement des réseaux : 2 600 000 €
III. Honoraires JAPAC : 900 000 €
IV.Chaudière à bois : 2 500 000 €
V.TS : 2 000 000 €

VI.Désarmt./reconversion de l’actuelle piscine : 6 000 000 €
__________________________________________________
TOTAL : 37 000 000 €

Il faut ajouter aussi environ 100 000 € pour dédommager les deux groupes d’entreprises qui ne seront pas retenus. De même il faut retrancher une subvention de 7 000 000 € en provenance de l’Etat ou d’une Collectivité pour abandon de la réalisation « aquatique ».

Il faut dire une seconde fois que les gens qui voteront cette proposition ne disposent (hormis les prix et les SHON) d'aucune information relative à l'installation qu'ils auront décidé de financer. Oh! Certainement, au Conseil, verbalement, gentiment, le sourire aux lèvres, on ne manquera pas de répondre à leurs petites questions innocentes, sans la moindre impatience...

Ceux des Avalins qui seront dans la salle pourront alors contempler la façon dont on s'y prend pour faire voter un élu en le roulant dans la farine. Moi, je sais : on m'y a copieusement roulé, le 24 avril 2003, pour me convaincre de voter la candidature de Val sur un amas de mensonges. J'ai appelé cela ailleurs une forfaiture.

Un bloggeur, intervenant hier, signale que les adjoints font me passer pour « un dangereux illuminé qui arrange les chiffres pour les enfoncer ». C’est une amabilité qui m’avait déjà été rapportée. Je les attends jeudi à 8 :00 h tous les 5, ces 5 adjoints. S’ils me prouvent qu’ils ont raison, si mes chiffres relèvent de l’illumination, je leur présenterai mes excuses. Sinon, après la forfaiture, les voilà qui barbottent maintenant dans une autre poubelle. En tout cas il ne faudra pas oublier de demander au maire de leur donner à chacun, tour à tour, la parole. Soit ils indiqueront qu'il s'agit d'un ragot, soit ils présenteront leur petite analyse personnelle. Nous les attendons de pied ferme et nous espérons que les Avalins et les Avalines seront nombreux à les attendre également.

Serge PAQUIN

vendredi, septembre 21, 2007

Le réchauffement climatique,

joker de Val d'Isère !


Pôle position...

Le réchauffement climatique – et son corollaire, la réduction de l’enneigement dans les Alpes - entraîneront la disparition progressive des stations de sports d’hiver de moyenne montagne. On ne pourra plus skier que dans quelques stations privilégiées par leur altitude.

L'adage selon lequel ce qui est rare est cher se vérifiera alors : les sports d’hiver – aujourd’hui étape de vacances relativement « grand public » – deviendront, par la force des choses, une destination réservée à une gamme de clientèle suffisamment aisée pour se disputer les quelques stations qui resteront pratiquables.

Val d’Isère sera alors en pôle position. Elle doit donc dès maintenant réfléchir au sens de son histoire pour tirer le meilleur parti d'un environnement nouveau et favorable. Car l’évolution ne se fera pas en 8 jours mais, pas à pas, en plusieurs décennies. Bien gouverner, c’est s'occuper immédiatement de ce qui est difficile et long à faire. Pour Val d’Isère cela implique de s’attacher dès maintenant à l'orientation progressive de son offre globale en direction d’une clientèle aux demandes et exigences différentes.



L'erreur à ne pas commettre…


Le Centre Sportif, comme toute piscine municipale, est une installation à caractère populaire. À ce titre, c'est déjà un projet décalé par rapport à notre cible actuelle de clientèle. Mais qu’en dire si on l’analyse dans la perspective à long terme de sports d’hiver voués à perdre leur clientèle « grand public » au profit d’une clientèle plus aisée ? C’est le type même de l’erreur stratégique : nous nous apprêtons à construire dans une direction alors que l’avenir va dans l’autre.
De nombreux acteurs de la sphère publique ou privée ont marqué leur époque en commettant une erreur stratégique dont les conséquences ont souvent été lourdes, quelque fois fatales. Prenons quelques exemples dont Val d'Isère ne devrait pas s'inspirer :


1. Moulinex ou la folie des grandeurs

Moulinex était leader international dans son métier, le petit matériel ménager. Pris d'une fringale de croissance rapide, les dirigeants se sont lancés dans une politique de diversification débridée. Cette stratégie a dispersé sans grand succès l’entreprise et l’a détourné de ses métiers de base, ce dont la concurrence a profité, l'acculant au déclin.


2. Jaguar ou l’erreur de marché

Installé longtemps au meilleur niveau du haut de gamme, Jaguar a voulu développé une stratégie « grand public ». Non seulement cet objectif a été imparfaitement atteint en raison de la concurrence farouche au sein de ce segment de marché mais surtout la manœuvre a entraîné auprès de sa clientèle traditionnelle une dévaluation de l’image prestigieuse "Jaguar" qui l’a détournée de la marque.


3. Le Parti communiste (PCF) ou le dogme éculé


À la sortie de la guerre, le PCF occupe une place primordiale sur l’échiquier politique français. Sa « part de marché » culmine à 29 %. En 2007, la candidate du PC Marie-Georges Buffet n'a pas atteint 2 %.

La raison est simple : le PCF, parti de la classe ouvrière, s'est enraciné dans le dogme de la "lutte des classes" pour abattre la société bourgeoise. Il est ensuite resté inerte devant l’évolution d’une société de moins en moins ouvrière et l’émergence d’une puissante classe moyenne. Il est mort, ou moribond, faute d’avoir su à temps décrocher du marxisme, comme son voisin le PC italien.


4. Val d’Isère ou la planification oubliée

Erreur stratégique aussi à Val d’Isère. C’était certes la bonne décision que de promouvoir, tout au cours des 25 dernières années, un développement qui a conduit à la construction de près de 10 000 lits. Mais on a fait l'impasse de planifier cette croissance. Cette impasse a conduit à la réalisation presque exclusive de lits de résidences secondaires. On sait malheureusement l’insuffisante rentabilité collective de ce type d’hébergement caractérisé par ses « volets clos ». Il eut fallu assigner à cette croissance un quota de lits à taux élevé de fréquentation et de consommation, comme par exemple les lits hôteliers.


Avec le Centre Sportif se prépare une erreur stratégique de première grandeur. Et-ce parce que cette erreur ne sera payée que plus tard, par les héritiers de ceux qui la commettent, qu’on a le droit de la laisser faire ?

« Aime la vérité, pardonne à l’erreur » (Voltaire)


Pour vous faire une idée
venez assister au
conseil municipal
27 septembre, 8:00 am





dimanche, septembre 16, 2007

Le vote de la candidature du 24 avril 2003...

…7 raisons d'une forfaiture
Conseil du 24 avril 2003 . Le maire, M. Catelan, explique aux élus les conditions de la candidature aux championnats du monde 2009. Il est enthousiaste, il veut convaincre, il va convaincre. Voyez comme il s’y prend :

« La candidature se présente comme une très bonne opération. Regardez plutôt. Si nous sommes candidats, puis si nous sommes ensuite désignés par la FIS, c’est nous qui aurons la charge complète de tout organiser : le fonctionnement et la préparation des infrastructures. En contrepartie, on recevra un très gros budget : La FIS nous remettra 43 000 000 CHF, en francs français, cela fait 187 000 000. En plus, nous aurons des subventions de l’Etat, du Conseil Régional, du Conseil Général, la billetterie, les partenaires… Bref nous avons fait les comptes - je veux dire notre Comité de candidature fait des comptes depuis 4 mois - et je peux vous annoncer le budget qui sera à notre disposition : ce sera une enveloppe totale de 258 000 000 francs. Je vous assure que c’est formidable, vu que le Comité de candidature, présidé par notre ami Claude Régis, a déposé un rapport qui conclut à un budget de fonctionnement qui ne dépassera pas 132 000 000 francs seulement. Cela nous laisse donc : 258 000 000 – 132 000 000 = 126 000 000 francs pour financer les investissements que je vais maintenant vous proposer.

Eh bien, d'abord, un grand parking sous le front de neige, bien utile pour l’avenir, et que nous aménagerons provisoirement en centre de presse pour février 2009. Et puis, on pourrait aussi proposer d’aménager la A pour les épreuves féminines. Mais si les travaux de la piste M
sont réalisés, alors les travaux de la A ne seront pas effectués… (cette dernière phrase figure mot à mot dans le PV du conseil du 24/04/03). C’est dire, chers collègues, que ces championnats du monde pourront, pour l'essentiel, s’autofinancer y compris les investissements".
[1]

Cette présentation si convaincante a entraîné l’adhésion du conseil et la candidature a été votée à l’unanimité.

Eh bien ! Que dire d’un maire qui, ce soir-là, s'avérera avoir menti à peu près sur toute la ligne pour séduire un conseil trop confiant ? Il n'y a qu'une qualification possible : Il est purement et simplement coupable de forfaiture.

Car enfin, tout ce qu’il a dit est faux :

I. Il n’a jamais, absolument jamais, été question que la FIS verse un seul franc à Val
, sauf dans le discours de notre maire.
II. Il n’a du reste jamais été question non plus que la moindre responsabilité soit confiée à Val d’Isère dans l’organisation des épreuves et de la manifestation.
III. Dans ce domaine, la cheville ouvrière devait être - et bien sûr est toujours - le CLO, et lui seulement, dont JCK et Pierrat assuraient la direction exclusive. Etant seul en charge de ce que M. Catelan avait attribué à Val d'Isère (!), il va de soi que c’est donc le CLO, et lui seul, qui est bénéficiaire de l’intégralité de la subvention FIS de 187 000 000 francs (CHF 43 000 000).
IV. A peine la candidature votée par un conseil enfumé, le grand parking sous le front de neige est enterré (c’est le cas de le dire !).
V. En dépit du fait que l’aménagement de la M a bel et bien été réalisé, on se lance quand même dans les grands travaux de la A, riches en euros, rebondissements et autres mesures compensatoires.
VI. On imagine enfin un Centre dit sportif de 6 000 m², aquatique surtout, héros d’un feuilleton pathétique, qui coûtera d’abord 35 000 000 €. Après jet de l’éponge de ce projet pharaonique, on concocte alors, dans un secret qui confine à la dissimulation, une solution alternative affublée d’un autre budget que l’on connaîtra peut-être jeudi 27 septembre 2007 à 08:00 am, en même temps que l’on découvrira le chef d’œuvre dont il est le prix. Trois ans tout de même après Miami...
VII. Personne ne doit oublier que l’ensemble est couronné par une chaudière à bois hors de prix ainsi que le désarmement d’une bonne vieille piscine en état de marche. Il y en a pour de nombreux millions supplémentaires.

Forfaiture, oui forfaiture. C’est bien de forfaiture que nous accusons Bernard Catelan, maire de Val d’Isère. Car c’est bien de forfaiture qu’il s’agit le 24 avril 2003. Obtenir par mensonge et ruse l’accord des élus en vu d’obtenir et de publier leur unanimité en faveur de la candidature pour ensuite renier les engagements pris devant eux et leur substituer un projet et des conditions que près de la moitié d’entre eux récusent catégoriquement, c’est une forfaiture. Forfaiture oui, forfaiture que d’exciper une unanimité obtenue par des manœuvres trompeuses et mensongères pour le seul service de son dessein personnel.




[1]
Ce texte est la synthèse de ce qu'a dit M. Catelan. L'esprit de son exposé et les chiffres avancés sont scrupuleusement respectés.



mardi, septembre 11, 2007

La Perle noire d'un Bilan offerte...




...par un bien brave homme !




On aimerait ne parler que d’avenir. Mais les Perles du Bilan nous interpellent. Et on ne peut tout de même pas laisser passer des énormités qui sortent de la bouche des responsables dans le but d'enfumer les gens.

Dans sa brochure « Bilan de mandat municipal 2001 / 2008» on reçoit de plein fouet (page 19), la surprenante affirmation de M. Catelan selon laquelle la Commune s'est désendettée pendant sa mandature ! Pour le prouver, le maire fournit deux chiffres :

Dette au 1er janvier 2001 : 25 189 599 €
Dette au 1er janvier 2007 : 17 828 045 €

Ces deux chiffres sont exacts. Une conclusion s’impose donc : M. Catelan est un honnête homme. En réalité il n'y a pas de mot pour qualifier la mauvaise foi qui caractérise la présentation faite par M. Catelan.

Faisons ensemble demi-tour à la date du 3 avril 2007 :

C’est le vote du budget. Les élus disposent d’une abondante documentation préparée par les services financiers de la Commune. Parmi eux un dossier « Budget de la Ville ». Allons page 43. Que trouve-t-on ?

On y trouve l’évolution de la dette depuis 2000 jusqu’en 2011 (projection). Or, rappelons-le, M. Catelan a présenté les chiffres de deux années :

1er janvier 2001 : 25 189 599 €
1er janvier 2007 : 17 828 045 €

Que conclure ? Jetons alors un œil sur les autres colonnes de l’état présenté aux élus. Et là, en levant un peu le nez au-delà du 1er janvier 2007 où M. Catelan a eu la malice de s’arrêter, on relève du nouveau, regardez plutôt :

Au 1er janvier 2007 : 17 828 045 €
Au 1er janvier 2009 : 36 731 121 € !

Ainsi, il ressort des documents établis sous la responsabilité même du maire que la dette de la ville est vouée à passer de 17,8 M à…36,7 M...en 2009 ! Soit une augmentation supérieure à 100 % ! Or, cette conclusion est elle-même très optimiste car l'état de la mairie ne comprend pas certains autres emprunts souscrits, ou sur le point de l'être, pour réaliser quelques investissements récents : le centre sportif, la buse du Rogoney, la construction des lits sociaux des Richardes, des Côves et des Campanules, la sécurisation de l’Isère au Laisinant. Aux 36 731 121 €, nous affirmons qu’il faut pour ces raisons ajouter encore au moins 12 000 000 €.

L’endettement de Val d’Isère va donc en réalité passer de 17 828 045 € où il se trouve effectivement au 1/1/07 comme l'indique M. Catelan à 50 000 000 €, voire 60 000 000 € en 2009 - toutes subventions prises en compte - soit une augmentation de …200 % à 240 % !

Le brave homme...

lundi, septembre 10, 2007

Ce que je crois...

...au sujet des championnats
du monde

Je crois que :

1. Seul un cas de force majeure pourrait priver Val d'Isère de l'organisation des championnats 2009. Il y a certes des retards, des contretemps, des bavures, mais insuffisants pour autoriser - à ce stade - la FIS à déplacer l'organisation, le remède risquant d'être plus grave que le mal. Il faut donc arrêter - en particulier sur ce blog - de spéculer inlassablement sur cette hypothèse.

2. Il reste au demeurant une chose très importante pour Val - et généralement très sousestimée par la plupart, hélas ! - et cette chose est la construction du fameux Centre Sportif. Sous prétexte en effet de disposer d'un centre de presse irréprochable pour les championnats 2009, la municipalité s'enferre dans un projet absurde, coûteux et sans avenir économique et commercial. Il faut empêcher cela à tout prix.

Le poids financier - et ses conséquences - que constitue cette installation est insuffisamment apprécié, tant en raison de son prix de fabrication et de son coût de fonctionnement que de l'échec stratégique qu'elle s'avèrera être dans l'avenir.

A l'installation elle-même s'ajouteront du reste le projet "tendance" mais futile d'une chaudière à bois hors de prix et le gachis du désarmement et de la reconversion improvisée de notre brave vieille piscine.

C'est cette question si grave qui explique l'importance que nous accordons au conseil du 27 septembre où sera enfin débattue par le conseil la question de savoir s'il doit suivre ou non la municipalité dans cette malheureuse affaire.

3. Or le débat n'est pas : faire le centre sportif ou se suicider ! En effet le point de non retour n'est absolument pas dépassé ; on peut très bien en effet réaliser une coque en béton (on sait déjà qu'il sera impossible d'en faire plus pour l'automne prochain) mais abandonner le projet "aquatique" et se servir de cette infrastructure pour finaliser ensuite une installation tout à fait différente, le "Forum Vers les Eaux" par exemple ; mais on peut aussi - et c'est notre préférence - abandonner ce chantier pour le moment et nous concentrer sur la préparation d'un beau village de tentes pour la presse 2009, nous laissant ainsi le temps de réfléchir dans la sérénité au meilleur usage possible pour l'avenir de ce site et du terrassement qui y a déjà été entrepris.

4. Le maire et son entourage portent certes une lourde responsabilité dans une situation dont un des symptômes est la démission de JCK et de Jean-Paul Pierrat. Mais ce maire et cet entourage risquent d'être nos adversaires aux élections et nous n'utiliserons pas la situation à des fins électorales. Nous souhaitons au contraire contribuer à gérer au mieux un projet qui requiert la compétence de tous les avalins. C'est du reste ce que nous faisons sans relache depuis le mois de janvier dernier, en critiquant certes le projet présumé de Centre Sportif, mais aussi en proposant une solution alternative et une méthode de financement qui déchargerait Val d'isère d'un lourd fardeau. Espérons que le 27 septembre fournira aux uns et aux autres une occasion de sursaut et de sagesse.

Serge PAQUIN

dimanche, septembre 09, 2007

L'HYPO-MAIRE

…ou l’art de ne pas diriger

Les Français ont voté en avril dernier et ont choisi massivement Nicolas Sarkozy pour être leur Président de la République pour les 5 années à venir. Son discours de campagne était largement basé sur la notion de rupture et de changement pour la société française. La « valeur » travail était quant à elle mise très en avant.

De nombreuses personnalités politiques mais également certaines issues du monde de l’industrie et des spectacles se sont engagées à ses côtés afin de le soutenir et pour dire haut et fort qu’il était bien l’homme dont la France avait besoin.

Depuis bientôt 4 mois, le nouveau Président, avec volontarisme et autorité met en place une équipe capable d’appliquer la politique promise aux français. Il pratique avec un bonheur certain, l’ouverture par delà les clivages traditionnels, mobilise les énergies, tient dans la mesure des possibilités constitutionnelles la plupart de ses promesses et est omniprésent tant sur le terrain que dans les médias. A un point tel que certains « esprits chagrins », sans doute bousculés par tant de changements, l’ont surnommé l’hyper-président.

On peut bien sûr ne pas avoir voté pour lui ou ne pas adhérer avec toutes ses idées, voire être un peu irrité par cette omniprésence, mais force est de constater que ceux qui craignaient sont autoritarisme doivent être aujourd’hui surpris de ses capacités d’écoute et d’ouverture. A l’inverse, certains membres de son parti sont quelquefois déçus de voir à quel point sa capacité à fédérer par delà les clivages prend le pas sur la logique de parti.

A Val d’Isère ce candidat de droite à la magistrature suprême, d’origine étrangère (je fais ici référence aux racines hongroises de notre Président) a été plébiscité comme rarement ailleurs en France ! Alors pourquoi diable ce qui a été jugé bon pour notre pays, ne le serait pas également valable pour notre commune ?

Loin de moi l’intention de comparer Serge PAQUIN à Nicolas SARKOZY même si certains parallèles sont troublants. C’est pourquoi je soutiens Serge PAQUIN. Je serai à ses côtés au mois de mars car ma conviction profonde est que s’il y a une mandature où Val d’Isère a bien besoin d’un homme de la trempe de Serge, c’est bien celle qui va s’ouvrir en mars 2008. Car de quel bilan va hériter Val d’Isère de la part de « l’équipe soudée» de Bernard CATELAN ?

Dans quel état se trouvent les comptes de la commune ? Et pire encore, dans quel état moral se trouvent les employés municipaux et l’ensemble des Avalins ? Il va falloir avoir les épaules larges, les idées claires et l’indépendance suffisante pour redresser tout cela.

En effet, là où en France nous découvrons un hyper-président, à Val nous venons de passer douze ans avec un hypo-maire ! Pas de perspective, pas de management, pas de vision à long terme, pas d’ouverture, c’est désespérant. De plus, face à la présence critique mais juste et efficace d’une vraie opposition, la municipalité pratique le black out complet sur tous ses projets. Comme si le fait d’être transparent vis à vis de « l’infâme opposition » risquait de mettre en péril des projets qui concernent tout le monde. Le tout est souligné par une communication alambiquée et peu sincère, exprimée à grands frais de manière exclusive et partisane !

Or les affaires de la Commune, ce sont les affaires de tous ! Il faut s’engager et se positionner pour exprimer des choix très clairs. Les leaders d’opinions avalins aujourd’hui se cachent, espérant sans doute tirer un quelconque profit de cette situation détestable. Or, plutôt que de se camoufler ou de tenter de monter des listes sans leader crédible, disponible et sans « casserole », ces barons devraient, en se servant de leur influence, pousser leurs ouailles à avoir une démarche citoyenne ou s’engager eux-même.

Sans cette implication de tous autour d’un leader solide et efficace les prochaines élections municipales ressembleront une fois de plus à une loterie et Val d’Isère ne s’en remettra pas ! Je ne veux plus revivre cette situation et je doute que Serge désire cela également.

On doit choisir un futur maire non pas sur les relations personnelles qu’on entretient avec lui ou sur les avantages que l’on pourrait retirer de sa présence à la tête de la commune mais sur sa capacité à bien diriger et ce même dans un petit village.

Un homme compétent et disponible ayant fait preuve d’une grande capacité de travail, n’ayant pas de prise aux pressions et intérêts particuliers et défendant vraiment l’intérêt général, entouré d’une équipe dynamique et efficace, bien implantée localement, ou chacun exprime son opinion et s’engage à la hauteur de ses compétences et de son temps disponible : voilà ce que nous vous proposons !

C’est maintenant qu’il faut s’engager pour Val d’Isère en espérant qu’il n’est pas déjà trop tard tant la fuite récente de tous nos talents est inquiétante !
Préparons-nous un bel avenir !

Patrick MARTIN

mercredi, septembre 05, 2007

Les Perles du Bilan

Dream team or not dream team ?

Egrénons, comme promis, les Perles du Bilan... À tout seigneur tout honneur, relisons ensemble l’éditorial du "Bilan de mandat municipal" rédigé par M. Catelan. L’auteur se complait à y vanter la cohésion, la cohérence et l’efficacité de son équipe municipale.

Nous ne revenons pas sur l'indélicatesse du procédé qui consiste à profiter de cette brochure éditée aux frais de la Commune pour vilipender comme il le fait ses adversaires politiques.


Mais dans son désir de montrer comme il a bien su fédérer et motiver les malheureux qui, peu de temps avant 2001, barbotaient encore « dans les antagonismes ou autres acrimonies », le chef de notre Commune en arrive à prendre ses désirs pour des réalités ou bien à vouloir nous faire prendre, à nous, des vessies pour des lanternes (c’est en lisant les formules lyriques que M. Catelan ne craint pas d'utiliser que l’envie nous vient, à nous aussi, de vous offrir un style fleuri… empruntant, il est vrai, des images plus rustiques).

Parce qu’enfin, la "dream team", elle s’est un peu effilochée en cours de route, semble-t-il.

1) Le premier adjoint Philippe Caillot. Il jette l’éponge après deux ou trois ans, impuissant à suivre le train d’enfer imprimé par « le service des Avalins et de Val d’Isère ». Et d’un,

2) Puis, « action volontaire, constructive et durable » ou non, Marie-Claude Bazile, elle aussi, jette le gant. Et de deux.

3) Le sort d’un directeur général des services, soutenu par certains adjoints, peu appréciés des autres, inspirait au Chef une hésitation insupportablement prolongée. Hésitation si bégayante qu’une partie de l’administration avaline, entre larmes et colère, menaçait de rompre. La plaisanterie s’acheva finalement sur le départ précipité de M. Farine. Et de trois.

4) Plus tard, commentant sans rire un « État des lieux rassurant »(!) (page 17) le maire ne craint pas de soutenir que « la récente démission de Jean-Claude Killy a eu un effet mobilisateur». En somme Jean-Claude serait resté à son poste, c’eût été une catastrophe : le maire et sa dream team auraient sombré dans la démobilisation. En claquant la porte, en mobilisant la presse et le gouvernement sur le bordel sans nom qui se développait sous l’égide de « l’action volontaire, constructive et durable » conduite par Bernard Catelan, Jean-Claude Killy s’avère, sous la plume de M. Catelan, n’avoir fait que ce que lui, Catelan, souhaitait qu’il fit. Mobiliser enfin ses collaborateurs. Et de quatre.

5) Dans l’équipe de commandement de cette mandature, il y a Jean-Lou Costerg. Si cet ancien serviteur de la Commune a une qualité c’est bien d’avoir l'expérience, la compétence et la reconnaissance dans le domaine de la préparation des sites de compétition et de leur sécurité. Mais en haut lieu - ou en semi-haut lieu - l’homme déplait. On l’écarte donc, se privant ainsi du savoir-faire que M. Costerg aurait du mettre – à courte distance de sa retraite - au service des Championnats du Monde. On connaît la suite, ce qu’il en coûtera à l’honneur de tout le monde, et d’abord à celui de Val d’Isère. Et de cinq.

6) Pour faire bonne mesure, citons encore madame Nullans, recrutée pour les grands travaux de la "dream team" et qui, après quelques tours de piste, a rendu son tablier. Et de six.

Et tout ça, sans doute à cause d’une opposition « aussi acerbe qu’acide » et malgré une équipe municipale « qui a su ne pas se désunir sur l’autel de la vindicte voire de l’opprobre».

Nouvelle de dernière minute : Jean-Paul Pierrat, directeur du Comité exécutif du CLO, a démissionné. On devrait dire : "Et de 7". Mais nous n'avons plus le coeur à l'ouvrage. Son départ, après déjà 3 ans de travail, compromet le montage si délicat de l'organisation de la manifestation. Nous avons évidemment certaines informations sur les raisons de sa décision mais il lui incombe, s'il le souhaite, de les faire connaître. Quand à ce qu'en dira la municipalité, nous ne l'écouterons même pas. Nous en avons assez de nous laisser enfumer avec les bluettes contées par ce qu'il reste de la "dream team".

Nota : les passages en caractères italiques et gras sont tous des citations de la brochure « Bilan de mandat municipal ».


mardi, septembre 04, 2007

Les Perles du Bilan

Le Trou Noir


La Palme du « Bilan de mandat municipal » de M. Catelan ne revient pas à la plus grosse, à la plus scintillante de ses perles. Elle revient au contraire à un Trou Noir, masse obscure, menaçante et invisible de l’univers spatial. Qu’est-ce donc ? Ne cherchez plus, c’est « Le trou noir de la Patinoire »…

Nous vous faisons grâce de l’histoire de cette Patinoire des Lèches, élucubrée en 2003 par une municipalité férue de glissades, implantée en 2004 sur un terrain non constructible, et actuellement censée être en phase finale de travaux, après 3 années d’interruption consacrées à faire des procès. Pour finir, après concessions aux riverains titulaires de la servitude non aedificandi, l’installation n’aura ni éclairage, ni sonorisation, ses bâtiments seront réduits en hauteur, toute pratique de sports y sera interdite l’été aux jeunes. Il faut aussi dire que, prévue pour 1 800 000 €, elle reviendra finalement à 3 400 000 €, en tenant compte des astreintes, des honoraires d’experts, d’huissiers, d’avocats, sans omettre 3 ans de frais financiers sur le coût d’une construction gelée pendant l’arrêt des travaux.

Dès la troisième année du mandat jusqu’à aujourd’hui, il est une chose dont on a parlé dans les chaumières, dont Renouveau de Val a parlé dans sa tribune et dans son blog, dont la presse régionale s’est amplement fait l’écho, que nos tribunaux locaux à Albertville et à Grenoble ont vu venir et revenir, sur laquelle la télévision nationale a même fini par faire une émission à une heure de grande écoute, c’est…l’affaire de la Patinoire !

Eh bien, Avalines et Avalins, saisissez-vous du « Bilan de mandat municipal », 19 pages rédigées par notre maire et son entourage. Vous y trouverez de nombreux détails, dont certains respectables, certes, mais d’importance relativement secondaire comme l’élargissement de la buse de la G, le balisage sécurité du réservoir de la L, ou bien encore la création de bureaux à louer aux Richardes.

Mais il y a une chose que vous ne trouverez pas, une chose qui s’est évaporée, envolée dans l’espace communal, dissoute dans l’univers électoral, qui n’existe plus, qu’il faut éradiquer de notre mémoire collective. Cette chose est - vous l’avez compris - la Patinoire des Lèches. Elle est désormais un trou noir qui flotte, invisible, au firmament du bilan municipal de M. Catelan.

Comme vous le verrez plus tard, elle n’y est pas seule…

samedi, septembre 01, 2007

Les Perles du Bilan



"Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur"
(Beaumarchais)

L’équipe municipale a trop dépensé pour publier son « Bilan de mandat municipal » pour que nous négligions d’en faire une lecture attentive. Nous allons procéder soigneusement, tant le tableau présenté mérite un examen approfondi. Nous publierons dans ce blog le résultat de nos observations. Comme il semble bien qu'il y ait fort à dire, nous le dirons en plusieurs fois. Nous le ferons sous le titre : « Les Perles du Bilan ». C'est en effet une bonne dénomination pour décrire et apprécier les petits bijoux éparpillés tout au cours des 19 pages de la brochure de M. Catelan.