mercredi, août 15, 2007

TROP, C'EST TROP...

D'écrire sur ce sujet, j'en ai assez, autant que vous de me lire. Mais que cela nous amuse ou pas, nous n'avons pas le choix : ce qui se mijote est une telle erreur que - si elle atteint son terme - il faudra recenser un par un tous ceux qui seront restés inertes quand ils auraient pu protester, refuser, manifester. Car dans quelques années, quand l'échec sera patent, les mêmes qui auront fait la faute ou bien collaborer activement ou passivement, ces mêmes-là ne manqueront pas de hurler avec les loups contre une installation dont le prix à lui seul aura dramatiquement augmenté la dette de notre commune, dont les frais de fonctionnement nets de toutes recettes se chiffreront par centaines de milliers d'euros chaque année et, plus grave encore, dont la fréquentation maigrichonne et sans réel intérêt, démontrera l'ineptie du projet.

Et puis trop, c'est trop ! L'affaire est montée par ce maire et son entourage dans des conditions de dissimulation, de secret et de mensonge qui passent les bornes. Si vous n'en êtes pas encore convaincus, lisez ce qui suit.

Serge Paquin


From: Serge Paquin

To: Mairie de Val
Sent: Wednesday, August 15, 2007 4:11 PM
Subject: Centre dit Sportif, le " Programme"

A l'attention de monsieur le maire de Val d'Isère
Copie à l'ensemble des élus

Réf: Construction d'un centre dit sportif à Vers les Eaux

Monsieur le maire,

Le mois dernier, vous avez remis aux trois groupes d’entreprises sélectionnés le « Programme », c'est-à-dire le cahier des charges, sur la base duquel ces entreprises sont en compétition pour réaliser le Centre dit Sportif à Vers les Eaux. Le groupe retenu doit, conformément à votre choix, opérer en « conception-réalisation ». Or vous savez ce qu’écrit la Cour des Comptes au sujet de ce concept :
"Ces avantages (ceux de la conception-réalisation) ne jouent réellement que si le programme est défini préalablement et en termes précis, grâce à des études suffisantes menées à l’initiative du maître d’ouvrage".
Cette réalité nous a donc conduits à vous interroger sur le « programme » remis aux entreprises et à vous demander en vain de nous en donner la copie. Cette demande, nous l’avons renouvelée auprès de vous par un premier mail en date du 25 Juillet dernier. À nouveau sans réponse de votre part, nous avons réitéré notre demande par un nouveau mail, le 2 Août, sans réponse à ce jour.
Nous avons lu « Le point SUR LES TRAVAUX 2009 » que vous avez récemment publié. Nous y avons appris que vous nous convoquerez le 27 Septembre pour une réunion du Conseil qui aura pour objet de prendre connaissance de l’avis du Jury d’ouverture des offres qui doivent être reçues le 14 Septembre.

Ce sera le jour J puisque le Conseil sera invité à exprimer - par delà la seule question de choisir entre telle ou telle groupe (Dumez, SPIE, Bouygues) - son opinion sur la question fondamentale : oui ou non, veut-on construire cette nouvelle installation qui, pour la 1ère fois va être présentée et soumise – enfin – au vote du Conseil municipal ?

Dans ces circonstances, monsieur le maire, il est inconcevable que vous continuiez à priver les élus de la communication du « Programme » de conception-réalisation qui constituera la feuille de route des entreprises. Nous demander le 27 septembre - à nous élus - de désigner un groupe d’entreprises après nous avoir refusé cette parcelle tardive d’information que constitue l’étude du « Programme » qui est entre les mains des entreprises depuis le début de Juillet, est tout simplement aussi ridicule que de demander à un coureur de faire un slalom en le privant de reconnaissance.

Croyez, monsieur le maire, en ma considération distinguée.

Serge Paquin

samedi, août 11, 2007

La Patinoire patine grave…

Il aurait pu être une fois un joli lac glacé sur lequel, au clair de la lune, au son long des violons, des jeunes filles en jupon eussent virevoltées au feu étincelant des lumières et des lampions, sous les yeux émerveillés des riverains accoudés à leurs balcons. Il n’en aurait coûté que 1 800 000 €, promettait enthousiaste la municipalité. On était en 2003, l’Affaire n’avait pas encore éclaté.

Quatre ans ont passé. L’Affaire est finie. On a la patinoire. Mais le son des violons est perdu pour toujours, les feux de la glace ne brilleront jamais. Dès la nuit venue – elle vient tôt sous nos cieux - la Patinoire sera muette et aveugle.

Il en aura finalement coûté tout compris : construction, astreintes, avocats, huissiers, coût de l’argent bloqué plus de 3 ans dans un chantier pétrifié… 3 400 000 €. C’est beaucoup pour une patinoire mal aimée, mal votée, sans musique, sans éclairage, fermée à 21:00 h et interdite l’été aux skate-boards, rollers et autres distractions bonnes pour les « djeun’s » mais qui déplaisent à nos responsables épris du calme propre aux villes d’eaux et aux maisons de retraites.

La municipalité, - bien honnête comme on le sait - se demande de quel montant elle devrait loyalement déprécier une installation amputée de ses attraits par les concessions qu’il a fallu consentir aux hôtels et autres résidences riveraines, pour poursuivre jusqu’au bout son caprice.

La réponse, nous la lui proposons : elle devrait admettre une dépréciation égale à la différence entre son projet romantique de l’année 2003 et ce qu’il en reste en l’an de grâce 2007. Il y a de quoi donner un joli coup de « poussette » aux 3 400 000 € de base. Cela fait cher du salto.

jeudi, août 09, 2007

Le feuilleton du centre (fin)

4ème épisode : Plan de rechange (3ème partie)

3) Le « Forum Vers les Eaux »

Voici en résumé les 3 réalités auxquelles nous devons faire face :

1) Première réalité : La perspective de nous retrouver avec sur les bras le Centre-dit-Sportif de monsieur Catelan, installation coûteuse à construire, ruineuse à entretenir et surtout installation décalée par rapport au goût et aux besoins de notre cible de clientèle. Le choix en a été du reste fait non dans l’intérêt de notre clientèle mais par des responsables municipaux aveuglés par les championnats du monde.

2) Deuxième réalité : la station de Val d’Isère souffre d’un déficit incontestable dans le domaine des infrastructures d’attractions et de loisirs proposées après le ski à sa clientèle. Il est donc souhaitable qu’elle se dote d’installations appropriées. Ce n’est pas une raison pour se tirer dans le pied en construisant n’importe quoi, comme on le voit faire dans cette affaire.

3) Troisième réalité : Avec ce projet de Centre-dit-Sportif qui s’ajoute à une longue liste, cette mandature, qui a dépensé sans discernement, s’apprête à léguer un endettement communal considérable.

C’est ce constat qui nous conduit à souhaiter la reprise de « Vers les Eaux » par un opérateur indépendant, si c’est possible, la CDA / STVI. La CDA est, chacun le sait, un professionnel expérimenté de l’industrie des loisirs. Mais, direz-vous, pourquoi devrait-elle aller se fourrer dans cette galère ? Elle a racheté la STVI parce qu’il s’agit d’un des plus beaux parcs français de remontées mécaniques, ce n’est pas pour construire et gérer des bowlings, des cybercafés, des practices de golfs « indoors » ou quoi que ce soit de ce genre !

Certes. Mais elle y trouverait une contrepartie : ce serait la pérennisation de sa concession actuellement menacée par une échéance assez proche (12 ans). Or, à compter de cette échéance, que peut-il advenir ? Sans doute Val d’Isère lancera-t-elle un appel d’offres pour déléguer à nouveau la concession au mieux offrant. On voit mal qui cela pourrait être, hormis la STVI.

Mais Val d’Isère pourrait tout aussi bien, en 2020, décider de profiter de l’expiration de sa concession pour mettre purement et simplement fin à toute délégation, jugeant - après tant d’années - qu’elle a acquis l’expérience et qu’elle dispose des moyens de gérer elle-même son service public de remontées mécaniques qui est si rentable.

On peut penser que ce risque - éloigné de 12 ans certes, mais bien réelle - ne peut laisser indifférente une grande entreprise comme la CDA à laquelle serait offerte l’opportunité de l’écarter en consolidant la position de sa filiale avec une « concession durable ».


FIN


Ici s’achève « Le feuilleton du Centre ». Nous avions très à cœur qu’il soit terminé avant le conseil municipal qui se tient ce soir. Vous a-t-il convaincu des deux choses essentielles ? :

1. La première est qu’une somme d’argent considérable est en cause (10 fois plus que la Patinoire des Lèches par exemple). C’est un montant comme jamais, dans toute son histoire, Val d’Isère n’en a dépensé. Évitons que cela ne soit le plus grand gaspillage réalisé dans uns station de sports d’hiver !
2. En second lieu, la situation – pour mal engagée qu’elle soit aujourd’hui – n’est pas irréversible. Encore faut-il que les Avalins s’y mettent tous. Or viendra le jour – le 27 septembre probablement - où le maire devra soumettre au vote de son conseil le choix du groupe d’entreprises qu’il préfèrera aux deux autres pour rouvrir le chantier à « Vers les Eaux ». Ce jour-là, Val d’Isère n’aura pas seulement besoin d’une opposition municipale. Elle aura besoin de tous les Avalins. Et leur comportement constituera un vrai test. Car il ne faudrait pas que le désintérêt de la population de Val d’Isère serve d’excuse à notre municipalité, ou pire de caution.

Serge Paquin

samedi, août 04, 2007

Le Feuilleton du Centre

4ème épisode : Plan de rechange (2ème partie)

2) « Grands travaux » et finances communales

Évidemment, pour le moment, on ne sait pas très bien. 20 millions ? 25 millions ? 30 millions ? Avec ou sans la TVA ? Avec ou sans la chaudière à bois ? Avec ou sans la démilitarisation de l’actuelle piscine municipale ? Avec ou sans le coût de sa reconversion ? Avec les 900 000 € versés à JAPAC, notre maître d’œuvre remercié ?

Pourquoi ne publiez-vous rien, monsieur Catelan ? Ah, si ! Vous avez publié ce mois-ci un chiffre, dans une feuille appelée « Le point SUR LES TRAVAUX 2009 ». Vous avez publié en effet que le Centre Sportif aurait un « coût d’objectif » de… 13 800 000 €. H.T. Nous ne savons pas trop ce qu’est un « coût d’objectif ». Si ce mot compliqué veut seulement dire "estimation" , alors nous affirmons que ce chiffre est ridiculement faux et que l'expédition dans laquelle vous nous entrainez à « Vers les Eaux » sera d'un coût d'une autre taille. Le « coût d’objectif » s’avérera être le coup du Père François. On a l’habitude, vous nous avez déjà fait plusieurs fois... le coup. Mais on vous pardonne, on sait bien que vous êtes fâché avec les chiffres.

Ce qui est certain, c’est que venant derrière le Centre technique de la Daille, derrière la Patinoire des Lèches, derrière la rénovation des Richardes, derrière la construction des Côves et celle des Campanules, derrière le rachat des Jardins de la Balme, derrière les championnats du monde côté pistes, du côté centre de presse, du côté parkings souterrains, venant donc derrière tout cela et derrière tout ce que nous avons pu oublier - et en dépit de quelques millions de subventions - nos finances communales sont à genoux.

C’est la raison pour laquelle nous devons appliquer une action de changement c'est à dire – pour parler vrai – un plan de sauvetage des meubles. Ce plan de rechange, nous lui avons donné un nom. C’est le « Forum Vers les Eaux ». Nous en parlerons dans quelques jours. Ce sera alors la fin de notre « Feuilleton du Centre ».

Mais pas la fin de ce que nous avons à dire, monsieur le maire, avant le conseil municipal-fantoche que vous avez prévu de réunir le 27 septembre. Car le 27 septembre prochain, votre plan est en effet de faire avaler à votre majorité la plus grosse pilule du tube que vous leur avez remis lorsqu’ils vous ont élu maire en mars 2001 : vos élus devront faire semblant de choisir eux-mêmes le groupe d’entreprises qui construira votre Centre Sportif. Il s'agit pourtant d'un Centre Sportif :

1) Sur l’opportunité duquel ils n’ont jamais été consultés.
2) Sur le contenu duquel ils n’ont aucun renseignement.
3) Dont le Programme de construction ne leur a pas été soumis.
4) Programme dont une simple copie leur a même été refusée malgré leur demande.
5) Dont le budget relève, pour dire la chose poliment, de la plus haute fantaisie, et dont l'analyse détaillée est refusée aux élus qui la réclament.
Oui, le 27 septembre sonnera l'heure des comptes et de la vérité. Ce sera l'accord donné par votre conseil de faire la plus grosse erreur jamais commise dans une petite commune par une équipe incompétente, irresponsable, imprudente et entêtée. Ou bien alors, dans un sursaut tardif mais honorable, ce sera enfin le bon choix, celui de mettre en oeuvre une action de redressement courageuse et énergique. Cette action, c'est notre "Plan de rechange".
(à suivre)
Le côté fâcheux de l'histoire
On peut parfois lire, parmi les commentaires faits dans ce blog, l’exaspération de ceux qui désapprouvent les choix ou les décisions du maire. Je voudrais y mettre mon grain de sel :

Monsieur Catelan a été élu, en 2001, maire de Val d’Isère. La chose a eu lieu de façon démocratique. Aujourd’hui, sur 19 conseillers élus, 12 lui apportent leur soutien, formant ainsi ce que l’on appelle la majorité. Fort de cette majorité et de sa loyauté, Monsieur Catelan dirige la commune comme il lui semble souhaitable et non évidemment comme le souhaiteraient ceux qui critiquent ce qu’il fait.

C’est comme cela que ça se passe dans n’importe quelle démocratie, et, pour ceux qui trouvent que ce n’est pas bien, qu’ils se rappellent ce qu’en disait Winston Churchill : « La démocratie est un détestable système…mais c’est le moins mauvais ! »

Ce qui ne va pas du tout, en revanche, est la façon dont monsieur Catelan gère les critiques qui lui sont adressées et la négligence qu’il porte à toute forme d’information envers ses concitoyens. Il suffit de le contredire pour être une sale bête et de le contrarier pour devenir malfaisant. Quant aux attaques dont son personnage politique est l’objet il les range parmi le lot des « attaques personnelles » dont on le persécute. Voilà en fait un homme qui avait promis la transparence et qui nous englue dans la plus opaque des ignorances, qui se piquait d’écouter et qui est sourd comme un pot à tout ce qu’on lui dit ou écrit, qui s’était juré de communiquer de façon exemplaire, et qui reste muet.

Avant la fin du mandat je publierai le nombre considérable des interventions que j’ai faites au conseil, le nombre de lettres, le nombre d’e-mails qu’en près de 7 ans je lui ai adressés. En réponse je n’ai jamais rien eu. Est-il possible que pendant tant d’années je ne lui aie dit ou écrit que des bêtises ? Ce que je disais ou ce que j’écrivais était-il si mal formulé, si mal écrit que cela était incompréhensible et ne méritait pour toute réponse que le silence ? En tout cas, pour moi, quel expérience ! Et quelle leçon de modestie…

À moins qu’immobile par nature, peu doué pour convaincre, ni porté à choisir et moins encore à décider, le voilà enclin à se déterminer en fonction de l’avis de ses proches plutôt que par conviction. N’est-ce pas ce qu’il fait au conseil en s’interdisant si souvent de prendre parti avant de savoir de quel côté souffle le vent ? Aussi, quand on l’interpelle, qu’on lui demande pourquoi, combien, quand, ou bien lorsqu’on le critique, que l’on s’oppose, qu’on lui dit non, il se tait. Par indifférence, hauteur ou mépris ? Pas du tout. C’est parce qu’il est vide de conviction.

C’est du reste le côté fâcheux de l’histoire.

jeudi, août 02, 2007

Le feuilleton du centre


4ème épisode : Plan de rechange (1ère partie)

Au commencement de ce « Feuilleton du Centre » nous posions la question : « Y a-t-il une marge de manœuvre ? ». Nous allons vous montrer que la réponse est oui. Il y a une marge de manœuvre. Cette marge réside dans la mise en œuvre d’un plan de rechange.

À peine les Avalins étaient-ils informés - au début du mois de janvier dernier – de l’éventualité d’une cession de la STVI à la Compagnie des Alpes (CDA) que Renouveau de Val s’exprimait aussitôt dans sa « Tribune », dans ce blog, et au micro de Radio Val.

Notre proposition était que cette opération soit assortie d’un accord entre la Commune et le groupe CDA / STVI. Selon nous, la concession – normalement vouée à expirer en 2020 - devrait être résiliée immédiatement d’un commun accord entre les parties. Elle serait alors remplacée – dans le cadre bien sûr d’une procédure d’appel d’offres – par une « concession durable », repoussant ainsi l’expiration de la convention à une date clairement plus éloignée. En échange de cet avantage, notre concessionnaire, ou sa société mère, accepterait de reprendre le chantier à « Vers les Eaux », qui serait reconverti en Centre de Loisirs et d’Attractions. Cette future infrastructure, nous l’avons appelée :
« Forum Vers les Eaux ».

Notre réflexion procédait de l’analyse suivante :

1) Le projet Catelan d’un Centre-dit-Sportif n°2 est coûteux et futile. Il est aussi complètement décalé par rapport à notre « cible de clientèle », c'est-à-dire par rapport à la clientèle présentant le meilleur profil de consommation souhaitable. Pire il va à l’encontre.
2) Cet investissement, s’ajoutant à ceux qui l’ont précédé, déséquilibre gravement nos finances publiques, la dette et l’annuité de la dette qui en résultent étant vouées à atteindre un niveau insupportable.
3) Il existe une alternative possible : c’est le
« Forum Vers les Eaux ».

1) Un Centre coûteux, futile et décalé

En construisant un « centre sportif » - qui ne semble guère devoir être autre chose qu’une piscine – qui donc croit encore que monsieur Catelan voulait satisfaire un besoin que Val d’Isère éprouvait depuis longtemps ? Du reste, si ce Centre Sportif répondait à un besoin ou un désir anciens, monsieur Catelan peut-il expliquer pourquoi ni lui, ni ses adjoints n’en avaient jamais évoqué l’intérêt dans le passé, et pourquoi ce projet ne figurait pas parmi leurs diverses promesses de campagnes électorales antérieures ?

Faut-il redire que l’on ne construit pas une installation pareille seulement pour l’usage – pour une courte quinzaine de jours - d’un centre de presse ? Ni pour faire « comme Tignes » ? On réalise pareil projet quand on a la certitude que l’installation envisagée va donner pleine satisfaction à la « cible de clientèle » que l’on vise. C’est quoi, la « cible de clientèle » que l’on vise ? C’est la clientèle que l’on souhaite recruter parce que son profil socio-économique correspond le mieux à l’intérêt à moyen terme et à long terme de la Station. Avec votre piscine, monsieur Catelan, non seulement on est loin du compte, mais pire, on se tire dans le pied ! Croyez-vous réellement que c’est notre « bonne clientèle » qui fera la queue devant votre centre aquatique ?

Alors, pourquoi nous avoir fait ce coup là, monsieur le maire ? La raison est simple : il vous plaisait, en vue de la date magique de 2009, de montrer - aux uns et aux autres - un centre de presse unique, grandiose, exceptionnel, marquant ainsi de votre signature vos championnats du monde. Quel fiasco !

(à suivre)

mardi, juillet 31, 2007

Le feuilleton du Centre

3ème épisode : « Un centre de presse à géométrie variable »

Au lendemain des élections municipales de mars 2008, l’équipe élue devra se mobiliser dans la plus grande urgence sur les 4 objectifs énumérés dans notre blog du 22 juillet. Le premier est de veiller à la bonne mise à disposition d’un centre de presse irréprochable. Car nous organiserons les championnats du monde en 2009, en dépit des cafouillages bienheureusement secoués par l’électro choc Killy.

Il ne s’agit pas en effet de jeter le bébé avec l’eau du bain sous prétexte de la remise en cause du Centre-dit-Sportif de monsieur Catelan. Val d’Isère a pris des engagements vis-à-vis de la FIS et du CLO qui doivent être tenus et qui le seront. Nos partenaires s’attendent à quoi ? À un centre de presse installé dans un Centre Sportif flambant neuf. Ils risquent de déchanter. Pourquoi ? Parce qu’il est évident qu’entre mai et octobre 2008 il sera impossible de tenir parole (fait admis par la municipalité elle-même dans "Le point sur les travaux 2009" dont elle vient de nous gratifier). Ce qui sera achevé de ce trop fameux Centre-dit-Sportif n°2 à la date du 15 octobre 2008 sera en tout et pour tout une coque en béton, vide de son second œuvre et dont l’intérieur devra être équipé provisoirement d’un aménagement éphémère. Va et vient assez coûteux pour Val d’Isère. Et belle performance pour une municipalité qui disposait d'un préavis de 5 ans pour préparer son centre de presse !

Compte tenu de l’intention de stopper l’erreur considérable que constitue cette piscine bis pour l’avenir de Val, le point capital et urgent sera d’examiner avec le concepteur réalisateur – au lendemain même des élections – les conditions de la réorientation du chantier. Il faudra aussi vite que possible discuter avec le CLO et la FIS pour savoir quel accueil nos partenaires réserveraient à l’éventualité de remplacer le centre de presse en dur par un village de tentes. Pourquoi ? Parce qu’il est souhaitable de disposer d’un joker, au cas où les discussions nécessaires à la réorientation du chantier Vers les Eaux consommeraient trop de temps. Ce serait fou en effet d’être condamnés à poursuivre un mauvais projet… faute du temps nécessaire pour le reconvertir en un bon !

Si la FIS et le CLO se déclaraient d’accord pour autoriser Val d’Isère à riper en cas de besoin seulement sur le Plan B dit « Village de tentes », la Station disposerait alors d’une certaine marge de temps pour étudier la réorientation du chantier « Vers les Eaux », à l’abri de la pression des championnats du monde.
.
Avec ce 3ème épisode se termine la première moitié de notre « Feuilleton du Centre ». Dès vendredi prochain, nous commencerons la publication du 4ème épisode qui constitue la seconde moitié. Il se divise en 3 parties qui seront publiées successivement les 3, 7 et 12 août. Ce 4ème épisode s’appelle : « Plan de rechange ». L'adoption de ce plan est le bon choix que doit faire Val d’Isère pour sortir de l’ornière dans laquelle elle est embourbée.

dimanche, juillet 29, 2007

Réponse à la question posée par le blog précédent :

A la STVI, peut-être.

samedi, juillet 28, 2007

Quand on manque d’eau, faut des idées…

Dans le Var, les autorités appliquent actuellement des restrictions importantes compte tenu de la pénurie d’eau : ces restrictions frappent en tout premier lieu les jardins et leurs gazons, les piscines etc. Pourtant l’arrosage automatique du golf de Sainte Maxime crache à tout va et fairways et greens sont verts comme en Irlande…. Raison : la direction du golf et la Mairie ont passé un accord au terme duquel - moyennant des aménagements supplémentaires dans la chaine d’épuration mis en place aux frais du golf - la station rallonge le traitement des eaux usées de la ville qui, au lieu d’être rejetées comme auparavant dans la mer, sont désormais traitées "plus fin" et canalisées ensuite vers l’installation d’arrosage automatique du parcours.

À qui Diable cela pourrait-il bien donner des idées ?
(Source : TF1 / 27/07 – 20 :00 h.)

vendredi, juillet 27, 2007

Le feuilleton du Centre

2ème épisode : «Y a-t-il une marge de manœuvre ? »

En violation du droit, des règles, des bonnes manières qu’un maire doit appliquer dans ses relations avec son opposition, le nôtre s’entête à refuser aux élus qui y appartiennent la copie du Programme qu’il est censé avoir remis aux 3 entreprises candidates qui concourent pour enlever le marché de conception réalisation du Centre-dit-Sportif-bis. Ce refus obstiné – pour ne pas dire obsédé – entretient autour de ce projet global de 20, 25 ou 30 millions d’euros, une sorte de secret lamentable. En fait de transparence, d’ouverture et de communication, monsieur Catelan nous en aura décidément donné pour notre argent !

Reste qu’après le naufrage du vaisseau Centre Sportif n°1, coulé sous le poids d’un coût que l’opposition n’avait - sans le moindre succès - cessé de prédire, le maire et sa majorité prétendent maintenant lancer, dans un climat de rare précipitation et d’improvisation commandées par l’electro choc Jean-Claude Killy, un projet de Centre-dit-Sportif-bis que le Conseil municipal a été privé d’examiner, de débattre et de voter. Et maintenant ?

Pour tenter de comprendre l’incompréhensible, rappelons que le maire a pris – l’épée de mesdames Bachelot et Lewis dans les reins – l’engagement « solennel » de livrer le Centre de Presse au plus tard le 15 octobre 2008. Or les 3 entreprises candidates à la conception réalisation ne vont pas remettre leurs copies avant le 15 septembre 2007. Compte tenu du temps nécessaire pour ouvrir et apprécier « les plis », sélectionner le « mieux offrant », présenter au Conseil municipal – une fois n’est pas coutume - le projet, signer le permis, gérer les recours etc., on peut imaginer que l’entreprise concepteur-réalisateur recrutée ne disposera guère de temps pour démarrer son chantier en 2007. Du coup, les travaux ne commenceront sérieusement que dans les premiers jours de mai 2008. Il restera alors 5 mois seulement avant l’expiration du délai accordé par la ministre et par la FIS.

Or quand les entreprises seront à pied d’œuvre, début mai 2008 donc, un bon mois se sera écoulé depuis l’élection du nouveau conseil municipal et la prise de fonctions d’un maire. Comprenez-vous mieux maintenant pourquoi a été retenu le choix de la conception réalisation, au mépris de toute prudence et de toute conscience, sans la collaboration d’architectes et de bureaux d’études pour nous assister ? C’est tout simple, monsieur Catelan manque de temps : il est comme le lièvre de la fable qui prend le départ quand la course est presque finie. Il court à travers champs, sans souci de bousculades et de disqualification !

Dans ces circonstances, de quelle marge de manœuvre disposera l’équipe qui prendra les commandes en mars 2008 pour empêcher ou réduire le désastre, à moins bien sûr que monsieur Catelan ne se succède à lui-même ? Pourra-t-elle arrêter l’opération ? Sera-t-il encore possible de redresser la barre, retourner le projet ? C’est ce que nous allons tenter de vous présenter dans les semaines à venir.

mercredi, juillet 25, 2007

Demandez donc aussi le programme !
Sans réponse du maire à notre demande, nous lui adressons aujourd'hui un e-mail dont nous vous communiquons la troisième partie. Dans quelles mains sommes-nous tombés pour que la municipalité en arrive à refuser de communiquer à son opposition des documents aussi importants ? Si elle pense que c'est la moins mauvaise façon d'éviter les critiques, c'est une erreur de plus. Car on présume le pire des choses que l'on vous cache.
Extrait du courriel adressé ce jour au maire :

"La troisième raison, malheureusement sans doute la bonne, est que l'on vous demande un "programme défini en termes précis" selon les propres mots de la Cour des Comptes. Or le plus vraisemblable est que, de programme précis, vous n'en avez aucun. Le document qui existe doit être sous une forme tellement schématique que vous êtes mort de honte à l'idée que, diffusé hors de votre mairie, il révèle que vous vous êtes bel et bien jeté dans la conception réalisation de votre projet tête baissée, sans les études préalables, sans la circonspection, sans la prudence qui incombent au maître d'ouvrage, selon l'avis même de la Cour des Comptes. Victime du tourbillon dans lequel votre gouvernance chaotique vous a laissé sur place, incapable de manager votre projet conformément aux règles de l'art et à la prudence élémentaire vous vous êtes alors abandonné à vos 3 entreprises candidates, en leur tenant à peu près ce langage :

"Écoutez, nous, on sait pas trop ce qu'on veut faire. En tous cas, on est bien incapables de vous remettre un programme défini préalablement et en termes précis. Tout ce qu'on sait, c'est qu'on ne peut absolument pas mettre dans l'histoire plus de 19 millions d'euros vu ce qui nous est arrivé avec le Centre Sportif n°1. Alors ce qu'on vous demande, c'est de nous livrer - coûte que coûte au plus tard le 15 octobre 2008 - une coque en béton dans laquelle on empilera un second oeuvre provisoire pour qu'elle soit prête à fonctionner en centre de presse. Ensuite, à partir de février 2009, vous viderez le contenu du local et vous vous remettrez au boulot pour aménager le bâtiment le mieux que vous pourrez au prix convenu. La seule chose que vous devez absolument prévoir, c'est une piscine bien propre entourée de quelques gadgets. En fait, vous avez de l'imagination, nous on n'en a pas, alors on vous fait confiance. Il n'y a qu'une chose qu'on veut c'est la piscine à laquelle on tient énormément vu que, pour nous, c'est une question de principe, on reste contre vents et marées accrochés au projet de faire une nouvelle piscine.... Mais surtout, c'est bien compris n'est-ce pas, pas plus que 19 000 000 € parce que sinon, bonjour la deuxième vague d'ennuis qui va nous dégringoler dessus !

Monsieur le maire, nous n'avons pas l'intention d'abandonner notre demande. Remettez-nous donc s'il vous plaît le Programme que vous êtes censé avoir préparé à l'intention de votre concepteur réalisateur ou bien alors expliquez-nous pour quelles raisons vous vous y refusez. Vous ne sortiriez guère grandi devant les Avalins en restant enfermé dans un refus persistant."

dimanche, juillet 22, 2007

Le feuilleton du Centre

1er épisode : « Les 4 objectifs »

Dans un blog publié il y a 8 jours dont le titre était « Centre dit Sportif & élections municipales », nous posions la question suivante : De quelle marge de manœuvre disposera la nouvelle équipe sortie des élections en mars prochain ? Nous promettions d’y revenir. Nous le faisons en publiant aujourd’hui le 1er épisode d’une série intitulée « Le feuilleton du Centre ». Cet épisode s’appelle : « Les 4 objectifs ».

Élue en mars, constatons que la nouvelle majorité disposera d’un atout indiscutable : en effet le Centre dit Sportif ne sera pas encore construit puisque, selon toute vraisemblance, peu de béton aura pu être coulé au cours de la fin de l’année 2007. En revanche, handicap sérieux, le crédit de temps dont disposera le nouveau maire sera limité par diverses contraintes parmi lesquelles – et non la moindre – l’obligation d’avoir à livrer, en temps et heure, un centre de presse conforme aux engagements pris par Val d’Isère à Miami, le 3 juin 2004. Et cette obligation comprendra une date butoir à respecter à savoir le 15 octobre 2008, date assignée au début de juillet à monsieur Catelan par mesdames Roselyne Bachelot et Sarah Lewis (FIS).

La feuille de route de la nouvelle majorité devra dès lors concilier les 4 objectifs suivants :

1er objectif
Garantir l’installation d’un centre de presse conforme à nos engagements. Il ne s’agirait pas en effet de trahir le petit bout de confiance maintenue à Val d’Isère par des autorités exaspérées quand elles ont compris les raisons de la démission de Jean-Claude Killy.

2ème objectif
Arrêter immédiatement la fabrication de la nouvelle piscine (Centre dit Sportif n°2), celle de sa chaudière à bois, tout comme écarter pour l'avenir le projet de désarmement/reconversion de l’actuelle piscine.

3ème objectif
Reconvertir le site sur base d’un projet de « Forum Vers les Eaux » destiné à rassembler des installations ciblées en direction de notre cœur de clientèle. Car la chose certaine est que parmi nos plus graves déficits, il y a l’insuffisance notoire de Val d’Isère dans le domaine des infrastructures d’après-ski présentant un bon niveau d’attractivité pour notre clientèle. L’occasion est donc là de combler cette insuffisance en reconvertissant un chantier inutile dans une direction conforme à nos besoins en matière d’équipements de jeux et distractions touristiques de bonne qualité.

4ème objectif
Transférer - si cela s'avère réalisable - le financement et le fonctionnement de cette installation à un investisseur privé. Nous avons à plusieurs reprises cité la CDA/STVI qui pourrait trouver une raison à la reprise du chantier à reconvertir, compte tenu de leur expérience dans le domaine des activités de loisirs et si, en échange, la Commune était disposée au remaniement durable de la concession. Il faudra donc immédiatement se rapprocher de nos partenaires et en discuter avec eux.

Nous détaillerons ces 4 objectifs au cours du mois d'août en commençant par poser le préalable essentiel : de quelle marge de manoeuvre disposera en fait la majorité sortie des urnes municipales en mars.

samedi, juillet 21, 2007

Val d’Isère, morne plaine

Il faut accepter que les mêmes vieilles soupes ne peuvent pas être éternellement réchauffées dans les mêmes vieux pots. Notre saison estivale doit être remise à plat. Pourquoi notre municipalité n’a-t-elle jamais ouvert le débat de la refondation de la saison d’été ?

mardi, juillet 17, 2007

Centre dit Sportif et élections municipales


GTM/Dumez, GFS (Bouygues) et SPIE Batignolles sont donc les 3 candidats désignés par la commune à la candidature de la construction du Centre dit Sportif. Ces 3 concurrents disposent d’un délai qui expire le 15 septembre prochain pour la mise en concurrence de leurs services. Le conseil municipal aura alors (enfin !) le droit de connaître un projet qu’il aurait normalement dû discuter et décider lui-même. Mais au royaume de Val d’Isère, les choses ne se passent pas comme cela : le conseil est une chambre d’enregistrement qui n’intervient que quand tout est fini. Les piailleries de l’opposition n’y font rien.

Dès le 17 juillet – c'est-à-dire 5 jours après la sélection des 3 candidats – nous avons néanmoins demandé par écrit qu’une copie du programme ou cahier des charges remis aux entreprises concurrentes nous soit communiquée. C’est bien le moins, nous semble-t-il, que nous puissions faire ainsi connaissance - par la bande - du projet de Centre Sportif qui, jusqu’ici, a si bien été dissimulé aux élus.

En outre, nous connaissons tous les engagements pris par monsieur Catelan à l’égard de madame Roselyne Bachelot et de madame Sarah Lewis (FIS) : le 15 octobre 2008, le Centre Sportif sera – promis juré - en état de marche pour offrir à la Presse internationale l’accueil auquel elle est en droit de s’attendre lors de son arrivée dans les premiers jours de 2009. Espérons que notre maire n’a qu’une parole, sinon - et faute du Plan B que nous préconisons - adieu veaux, vaches, cochons, couvées…

Il est certain que monsieur Catelan va devoir retrousser ses manches. Car le groupe d’entreprises retenu ne pourra probablement guère ouvrir les hostilités avant la fin de notre prochaine saison hivernale, soit le 1er mai 2008. Or du 1er mai 2008 au 15 septembre 2008, il n’y a que 5½ mois.

Entre temps, surviendront les élections municipales du mois de mars 2008. Sont-elles susceptibles d’interférer dans le planning ? Sans aucun doute. Nous y reviendrons.

Une chose encore. La démission de Jean-Claude Killy, la convocation lancée par la ministre à laquelle se sont rendus notre maire et ses collaborateurs, le vice-président du conseil général, le président de la FIS, ainsi que les raisons qui sont à l'origine de cette crise grave au retentissement international, tout cela a évidemment créé une vive émotion à Val d'Isère. En pareille occurrence ne pensez-vous qu'il eût été normal que le maire convoque son conseil pour lui rendre compte de la situation et pour lui demander son avis ? Eh bien , il ne l'a pas fait.

lundi, juillet 16, 2007

Le pire n’est jamais sûr, mais quand même…

Après les remontrances que lui ont successivement infligées Jean-Claude Killy et madame Roselyne Bachelot, notre maire monsieur Bernard Catelan a néanmoins réussi à éviter le pire, que pourtant nous lui souhaitions. L’espoir est en effet conservé que le Centre dit sportif, malgré le sévère inachèvement dont il souffrira de toute évidence au moment voulu après seulement quelques mois de travaux, soit utilisé comme centre de presse 2009.

Les dindons de la farce seront donc les Avalins condamnés à financer ce projet inapproprié et ruineux, dont au fond la seule raison d’être est sa vocation éphémère d’accueillir pour 15 jours des journalistes sportifs. À son coût prohibitif il ne faut pas oublier d’ajouter la dérisoire mais coûteuse chaudière à bois et la reconversion annoncée de notre actuelle piscine qui ne demandait pourtant rien à personne.

Les finances publiques auront donc à encaisser le double choc d’une patinoire bis et d’une piscine bis. Nous ne fournissons pas le coût global de ces grands travaux du maire. Certains trouvent en effet que nous avons le tort de donner trop de chiffres !

Mise au point

En relisant le blog de la période récente, nous recensons certains commentaires qui relèvent de l’insulte ou du ragot. Il est anormal que, sous couvert d’anonymat, il soit procédé ici à des attaques personnelles dans le seul but de nuire ou de salir. En conséquence nous supprimons ces commentaires en rappelant que ce blog est un instrument de communication et d’information politiques d’où seront éliminés les commentaires masqués qui n’expriment que rancunes ou inimités.

mercredi, juillet 11, 2007

Cher Jean-Claude Killy,

On imagine bien que votre préoccupation n° 1 n’est pas de protéger ou de couvrir le projet discutable de la municipalité de Val d’Isère. On comprend bien en revanche votre souci que les championnats du monde 2009 se déroulent dans les meilleures conditions possibles au pays qui est le vôtre. Mais par-dessus tout, nous sommes confiants de votre détermination que cette manifestation soit positive pour notre Commune et ses habitants et qu’elle reste pour tous un souvenir merveilleux.

Or, spéculer sur la réalisation en quelques mois de la construction du Centre-dit-Sportif est hautement aléatoire et constitue la certitude d’un travail précipité et mal fait. Du reste c’est déjà parti, avec la décision saugrenue de confier le chantier à un opérateur unique en conception-réalisation, opérateur qui ne sera au demeurant désigné qu’au début de l’automne, de telle sorte qu’aucuns travaux significatifs ne seront réellement engagés avant le début de mai 2008.

C’est la raison pour laquelle nous vous exhortons à convaincre la FIS et les autorités nationales de tutelle à enjoindre notre municipalité d'abandonner le projet du Centre Sportif en tant que lieu d’hébergement du centre de presse et à le remplacer par un village de presse éphémère.

Merci pour le succès des championnats du monde. Merci pour nous.

dimanche, juillet 08, 2007

Encore ! Oui, encore

Parce que les Championnats du Monde, c'est la responsabilité de la France. Parce que c'est l'honneur de Val d'Isère. Parce que les enjeux financiers sont considérables pour nous. Parce qu'il est encore temps, mais qu'on est tout près d'atteindre le point dont nous ne pourrons pas revenir. Donc, ENCORE une lettre au maire. Lisez malgré tout jusqu'au bout parce qu'après, il n' y aura plus grand chose à dire. Il y aura juste à regretter d'avoir eu plus gros yeux que gros ventre. Maintenant lisez :


Cher Bernard,

J’utilise ce ton plus familier qui est le nôtre lorsque nous nous parlons. Nous nous sommes rapidement vus samedi matin au Col de l’Iseran et tu m’as confirmé avoir bien reçu le mail par lequel je t’ai proposé une « feuille de route » pour le dossier Championnats du Monde. Malheureusement, je n’ai pas eu l’impression d’avoir réussi à te convaincre. L’affaire est si grave que je me permets encore un fois de m’adresser à toi.
1 ) Nous avons voulu et reçu la mission d’accueillir les championnats du monde 2009. Cette mission, il faut la remplir et de façon exemplaire.

2) Cette mission comportait un cahier des charges. Un point de ce cahier stipulait notre obligation de mettre à disposition du CLO un local de 4 000 m2 pour accueillir la presse.

3) Notre dossier de candidature a proposé que le « Centre Media » soit implanté sur le front de neige. Aucune précision n’était exigée quant à ses caractéristiques, hormis sa taille.

4) Ce qui est clair est que la forme, la nature, le type de construction de ce Centre Media étaient laissés à notre discrétion. Nous ne sommes donc tenus que par une taille (4 000 m2) et par une zone d’implantation (le front de neige).

5) Je ne reviens pas sur la décision d’installer ce que l’on a appelé ensuite « Centre de Presse » dans un « Centre Sportif » de 6 000 m2 à construire. Cette décision a du reste été finalement abandonnée au mois de mars dernier devant un coût que ta majorité en est arrivée à juger elle-même comme inacceptable.

6) En dépit du temps qui s’écoule dangereusement tu as alors pris la décision d’envisager une reconversion en faveur d’un projet moins grand, moins équipé, donc présumé moins cher - un « Centre Sportif bis » en somme - dont nous ne savons pas grand-chose si ce n’est la nécessité de le réaliser « à l’arraché » en adoptant une technique de construction que nous avons désapprouvée, la conception-réalisation.

7) Des inquiétudes relatives à la construction de ce Centre de Presse et à divers autres retards, Jean-Claude Killy a tiré les conséquences que l’on sait. Sa décision « électrochoc » n’est pas, je l’espère, irréversible, à condition du moins que tu t’avères prêt à lui donner des gages sérieux de ressaisissement. D’où la « feuille de route » que je me suis permis de t’adresser cette semaine.

8) Cher Bernard, ce rappel écrit des faits - mieux que ce que j’ai pu dire, un peu sur tous les tons et depuis maintenant deux ans, autour de la table de notre conseil, - va, je l’espère, te convaincre de reconsidérer un projet qui – tu t’en rends évidemment compte - suscite une vive réprobation dans notre population.

En conclusion :

I. Nous ne sommes tenus l’égard de la FIS par aucun engagement autre que celui de livrer une ou plusieurs installations de bonne qualité, dignes de recevoir – sur 4 000 m2 environ – la presse sportive pendant la durée des épreuves.

II. Une nouvelle piscine à Val d’Isère - fut-elle de haut de gamme et agrémentée de divers accessoires tels que jacuzzis ou autres saunas - ne constitue pas une infrastructure prioritaire et même utile pour notre cible de clientèle. Ses frais de fonctionnement seront, en outre, très élevés et sa fréquentation peu satisfaisante.

III. Or ce projet était et restera dramatiquement coûteux à réaliser. D’autant qu’il ne faut pas oublier d’y ajouter une chaudière à bois devenu inutile (2 500 000 €), puis ensuite le désarmement de l’actuelle piscine faisant alors doublon et sa reconversion en Dieu ne sait pas encore quoi. Le coût global n’est pas affiché puisque l’on ne connaît pas le profil de votre projet de Centre Sportif bis, ni le prix du désarmement et de la reconversion de la piscine actuelle. Mais il n’est pas déraisonnable de penser que tout cela se terminera aux environs d’une trentaine de millions d’euros (c'est-à-dire le chiffre qui vient de vous faire prendre la fuite devant la réalisation du Centre Sportif n° 1).

IV. Un Centre de presse éphémère est possible, souhaitable, approprié.

V. Le futur du chantier « Vers les Eaux » mérite mieux que l’improvisation et la précipitation tardives. Je te propose que la réflexion sur l’avenir de cette zone soit effectuée calmement, à l’écart des contraintes et des délais imposés par les championnats du monde.


J’ai compris, mon cher Bernard, que vous vous retrouverez chez la ministre de tutelle, le 12 juillet. J’ai lu dans la presse que Jean-Claude Killy se rendra peut-être à cette convocation. Mon dernier argument (ce n’est guère le plus glorieux, mais c’est le plus fort) est que si tu maintiens ton projet de « Centre Sportif bis » tu ne pourras jamais, à tort ou à raison, convaincre jeudi prochain tes interlocuteurs de ta capacité à tenir les délais. Le doute jouera alors contre toi et le risque est important d’un capotage complet de toute l’histoire. Pour gagner la guerre, il faut savoir perdre une bataille.

Bien cordialement à toi,
Serge Paquin

jeudi, juillet 05, 2007

Ci-dessous lettre adressée ce jour à monsieur le maire par Serge Paquin


Ref : Championnats du monde 2009


Monsieur le maire,

Voici une feuille de route, permettez –-moi de vous la proposer :

1) Travaux de pistes

Vous venez de vous engager à la radio en garantissant que les travaux de pistes seront finis à l’automne. Tant mieux !

2) Jean-Claude Killy

Cet engagement pris par vous à la radio avaline, confirmez-le par écrit à Jean-Claude Killy. Joignez à votre lettre un rapport précis d’état des lieux et un calendrier précis relatant semaine par semaine le déroulement programmé des travaux à terminer. Dans la même lettre, exhortez Jean-Claude Killy à reprendre son poste à l’automne s’il s’avère que vous avez bien tenu parole et que les travaux sont achevés.

3) Centre de Presse

Arrêtez immédiatement tout le travail en cours au sujet du centre aquatique : Jury, préparation du cahier des charges, appel à candidatures, recrutement d’un concepteur-réalisateur etc. ARRETEZ TOUT ! Bâcler un projet d’intérêt très discuté, très coûteux et très durable par obsession de livrer à temps un centre de presse éphémère est pire qu’un crime, c’est une faute. ARRETEZ du coup la chaudière à bois qui ne sert à rien, pas même à satisfaire ceux parmi nous qui sont le plus épris d’écologie. Oubliez courageusement tout cela ! « Vers les eaux » est un chantier qu’il faut fermer définitivement dans la perspective des championnats du monde et qu’il faudra rouvrir après dans celle de l’intérêt touristique durable de Val d’Isère, en prenant tout son temps.

Dans le même temps, vous devez vous rapprocher de Jean-Claude Killy et de la FIS et leur présenter le projet d’un village de tentes centralisé ou bien de quelques petits hameaux de tentes éparpillés sur le front de neige et/ou implantés à son immédiate proximité. Ce village ou ces hameaux accueilleront de façon excellente le centre de presse auquel vous devez réserver au maximum 4000 m2. Ce genre de villages, je les ai pratiqués sur les golfs du monde entier où s’installent, le temps de la compétition, organisateurs, sponsors, prestataires, presse, souvent les salles à manger qui accueillent la clientèle des fabricants etc. Je tiens à votre disposition, monsieur le maire, de nombreuses photos d’une installation de ce type utilisée par Saint-Moritz pour recevoir plus de 30 000 spectateurs à l’occasion de leurs courses de galop et de trot sur glace.

Monsieur le maire, 4000 m2 c’est un espace de 65 m X 60 m. Quatre « hameaux », ce serait 35 m X 30 m. Evidemment il faut un peu plus pour ménager les circulations. De grâce, faites maintenant le bon choix ! Il n’y a que les gens faibles qui ne cèdent jamais…

Je réserverai une certaine diffusion à cette lettre. Croyez, monsieur le maire, en l’expression de ma meilleure considération.

Serge Paquin

lundi, juillet 02, 2007

Communiqué

Certains s’étonnent de mon silence. En cas de crise, le remède ne provient pas de l’excitation et des menaces de l’opposition. Le remède dépend d’un Pouvoir courageux qui accepte de tirer les conséquences de sa responsabilité. Sinon, c’est au peuple de s’exprimer.

Serge Paquin