« La candidature se présente comme une très bonne opération. Regardez plutôt. Si nous sommes candidats, puis si nous sommes ensuite désignés par la FIS, c’est nous qui aurons la charge complète de tout organiser : le fonctionnement et la préparation des infrastructures. En contrepartie, on recevra un très gros budget : La FIS nous remettra 43 000 000 CHF, en francs français, cela fait 187 000 000. En plus, nous aurons des subventions de l’Etat, du Conseil Régional, du Conseil Général, la billetterie, les partenaires… Bref nous avons fait les comptes - je veux dire notre Comité de candidature fait des comptes depuis 4 mois - et je peux vous annoncer le budget qui sera à notre disposition : ce sera une enveloppe totale de 258 000 000 francs. Je vous assure que c’est formidable, vu que le Comité de candidature, présidé par notre ami Claude Régis, a déposé un rapport qui conclut à un budget de fonctionnement qui ne dépassera pas 132 000 000 francs seulement. Cela nous laisse donc : 258 000 000 – 132 000 000 = 126 000 000 francs pour financer les investissements que je vais maintenant vous proposer.
Eh bien, d'abord, un grand parking sous le front de neige, bien utile pour l’avenir, et que nous aménagerons provisoirement en centre de presse pour février 2009. Et puis, on pourrait aussi proposer d’aménager la A pour les épreuves féminines. Mais si les travaux de la piste M sont réalisés, alors les travaux de la A ne seront pas effectués… (cette dernière phrase figure mot à mot dans le PV du conseil du 24/04/03). C’est dire, chers collègues, que ces championnats du monde pourront, pour l'essentiel, s’autofinancer y compris les investissements". [1]
Cette présentation si convaincante a entraîné l’adhésion du conseil et la candidature a été votée à l’unanimité.
Eh bien ! Que dire d’un maire qui, ce soir-là, s'avérera avoir menti à peu près sur toute la ligne pour séduire un conseil trop confiant ? Il n'y a qu'une qualification possible : Il est purement et simplement coupable de forfaiture.
Car enfin, tout ce qu’il a dit est faux :
I. Il n’a jamais, absolument jamais, été question que la FIS verse un seul franc à Val, sauf dans le discours de notre maire.
VI. On imagine enfin un Centre dit sportif de 6 000 m², aquatique surtout, héros d’un feuilleton pathétique, qui coûtera d’abord 35 000 000 €. Après jet de l’éponge de ce projet pharaonique, on concocte alors, dans un secret qui confine à la dissimulation, une solution alternative affublée d’un autre budget que l’on connaîtra peut-être jeudi 27 septembre 2007 à 08:00 am, en même temps que l’on découvrira le chef d’œuvre dont il est le prix. Trois ans tout de même après Miami...
VII. Personne ne doit oublier que l’ensemble est couronné par une chaudière à bois hors de prix ainsi que le désarmement d’une bonne vieille piscine en état de marche. Il y en a pour de nombreux millions supplémentaires.
Forfaiture, oui forfaiture. C’est bien de forfaiture que nous accusons Bernard Catelan, maire de Val d’Isère. Car c’est bien de forfaiture qu’il s’agit le 24 avril 2003. Obtenir par mensonge et ruse l’accord des élus en vu d’obtenir et de publier leur unanimité en faveur de la candidature pour ensuite renier les engagements pris devant eux et leur substituer un projet et des conditions que près de la moitié d’entre eux récusent catégoriquement, c’est une forfaiture. Forfaiture oui, forfaiture que d’exciper une unanimité obtenue par des manœuvres trompeuses et mensongères pour le seul service de son dessein personnel.
[1] Ce texte est la synthèse de ce qu'a dit M. Catelan. L'esprit de son exposé et les chiffres avancés sont scrupuleusement respectés.










