dimanche, septembre 21, 2008

Que l'on soit puissant ou misérable...


...il faut garder la tête près du bonnet !


La crise mondiale a pour cause la soif de croissance rapide et de prestige de dirigeants financiers américains qui, pour satisfaire leurs ambitions et résister à celles de leurs concurrents, ont eu recours à un endettement excessif.

Le maintien d'un niveau de dette approprié conditionne toute bonne gestion. Les plus grandes banques du monde l’apprennent aujourd'hui à leurs dépens et aux nôtres. La santé et le développement harmonieux de Val d’Isère dépendent tout autant du respect de cette règle.

Ci-dessous copie de la lettre adressée ce jour à monsieur le maire :



Monsieur le maire,


I. Investissements Championnats du Monde


Le 28 mars dernier, je vous ai adressé un tableau dressant - compte tenu des informations en ma possession - le budget prévisionnel des investissements liés aux championnats du monde 2009. Plus de six mois se sont maintenant écoulés et le moment est venu de tenir votre promesse de nous présenter la situation financière qui vous a été léguée.


Vous parliez je crois d’un « audit ». Il ne nous semblait pas bien nécessaire à l’époque de recourir à un cabinet professionnel, mais si votre commission des finances peine à sortir un rapport sur la question, peut-être aviez-vous raison et faudrait-il nous résoudre à recruter une firme d’audit.


En mars dernier, je concluais que Val d’Isère aurait à sortir de sa propre poche une somme de l’ordre de 29 000 000 € pour financer les seules installations liées aux championnats du monde. Ce chiffre tenait compte de la reconversion de la piscine actuelle qu’on ne peut pas laisser en friche. Il prenait évidemment en compte les subventions reçues ou attendues des pouvoirs publics et du CLO pour un total de 19 600 000 € (dont CLO : 10 000 000 €) ainsi que la récupération ultérieure de la TVA payée.


En bref, les installations – Centre Sportif – Parking Bellevarde – Pistes – Reconversion de la piscine etc.) devaient coûter, selon nos calculs, plus de 52 000 000 € brut. Après subventions, environ 29 000 000 € resteraient à la charge de Val d’Isère.


II. Investissements et endettement consolidés de la Commune.


Bien sûr, la vie de Val d’Isère n’a pas commencé avec les championnats du monde et ne va pas se terminer avec eux. D’autres investissements importants ont été mis en route par votre prédécesseur, d’autres doivent être mis en route prochainement, et d’autres enfin le seront évidemment dans l’avenir, à l’initiative de votre majorité. Tout cet ensemble a un coût global qu’il convient de consolider avec celui des championnats du monde.


Ne croyez-vous pas, monsieur le maire qu’il est de notre devoir d’élus – avant toute autre chose – de nous asseoir maintenant rapidement autour de la table du Conseil, pour procéder à un examen de nos finances publiques, c'est-à-dire à l'analyse des perspectives d'évolution de nos coûts de fonctionnement, de l’évolution de notre endettement et bien sûr à la façon dont nous pourrons le financer ? Cela vous permettrait d’élaborer un Plan à 5 ans prenant en compte les contraintes et les moyens à notre disposition. Or l’existence d’un tel « Plan » constitue une ardente obligation pour des dirigeants responsables qui n’entendent pas piloter « à vue » mais au contraire en disposant des repères indispensables.


Le système financier américain a fait l’inverse : emprunter massivement et dépenser sans compter. On voit où il est. Ne serait-ce pas une bonne idée de nous inspirer du chaos dans lequel il s'est enfoncé pour gérer nos affaires de façon plus raisonnable ?


Croyez, monsieur le maire, en l’expression de ma meilleure considération.


Serge Paquin

dimanche, juin 08, 2008

Petit débat...

sur deux sujets


Peut-on revenir sur deux points examinés lors du dernier conseil ?

1. Le premier est relatif à l’aménagement de la Calabourdanne. Une mission de maîtrise d’œuvre a été confiée à Sogreah qui préconise la réalisation d’un projet dont le coût sera de l’ordre de 600 000 €. Il est souhaitable de sécuriser la Calabourdanne. J’ai donc voté cette proposition.

Toutefois je me suis permis d’alerter le maire : « Faire des plans de bataille, c’est bien. Mais ensuite il ne faut pas oublier de livrer bataille ! ». Pourquoi cette boutade ? Parce qu’au début de son deuxième mandat, M. Catelan avait recueilli l’unanimité de son Conseil pour engager des études en vue de la sécurisation de l’Isère, autrement nécessaire, en amont du chef-lieu. Ces études ont abouti à deux projets distincts présentés au Conseil. Or rien n’a été entrepris.

2. Le second est relatif à une « Étude bilan carbone » lancée lors du conseil du 28 mai dernier, la municipalité soulignant que « Val d’Isère ambitionne de se positionner comme une station exemplaire sur le développement durable » (sic).

Je n’ai pas eu le cœur de m’opposer à une démarche évidemment pavée des meilleures intentions. Je n’en ai pas eu le cœur, dis-je, ni le courage du reste, car, avouons-le, il est difficile d’être contre les choses, tout seul. J’ai malgré tout trouver la force – avant de voter – de confier que ce projet me semblait « une coquetterie ».

Je pense en effet que Val d’Isère a d’autres priorités que de s’égarer dans le calcul de ses émissions de CO². Si nous nous intéressons tous aux questions environnementales soulevées dans l’intérêt de la planète, ce n'est pas une raison suffisante pour céder au goût "tendance" d'afficher "l'ambition de se positionner comme une station exemplaire sur le développement durable".

A force de projets clinquants, on finit par en négliger de faire bouillir la marmite. Il semble en effet que devraient plutôt être inscrites tout en haut de notre feuille de route des questions qui revêtent certes un caractère moins planétaire, mais qui sont graves et urgentes pour le bon fonctionnement et la prospérité de notre Commune.

Aussi faut-il moins se soucier d’« être exemplaires » dans le développement durable et nous concentrer à l’être un peu mieux, et plus vite, sur des questions négligées depuis de nombreuses années. De la façon dont ces questions vont être gérées maintenant dépend en effet, concrètement et à court terme, notre avenir local.

Que l’on ne nous fasse pas dire que la pollution de nos dameuses et de nos bus, tout comme celle causée par le chauffage urbain et, dans une moindre mesure, par les automobiles, ne méritent pas une étude et des actions.

Mais de là à la réalisation d'une étude « bilan carbone » qui donnera un volumineux rapport laissé sans suite, et cultiver l'ambition de notre exemplarité dans le domaine du développement durable, il y a une distance.

Serge PAQUIN







jeudi, mai 29, 2008

Conseil du 28 mai


A propos du PLU

Le Conseil municipal du 28 mai dernier a voté à l’unanimité les 41 points inscrits à l’ordre du jour à l’exception des comptes administratifs 2007 qu’il m’eût été difficile d’approuver n’ayant pas voté le budget de la précédente mandature qui leur correspondait.

Le débat a fourni à madame Lejeune, adjointe au maire en charge de l’urbanisme, l'occasion d'indiquer les critiques qu’inspire le PLU adopté sous le précédent mandat. Le maire est intervenu pour préciser que certaines dispositions - parmi lesquelles le zonage et ses injustices - justifient la révision de ce texte.

Rappelons que le conseil antérieur avait, à l’unanimité, rejeté le PPRN proposé par le Préfet. Mais le maire n’en avait pas tenu compte pour présenter un recours et s’était au contraire empressé - à la fin de son mandat - de faire voter un projet de PLU, adossé à ce PPRN critiquable et critiqué par tout le conseil, que l’opposition avait évidemment refusé de voter.

Au nom de l’opposition Jacques Le Privey avait alors exprimé l’opinion de notre groupe. Il a été rendu compte de son intervention le 27 janvier dernier de la façon suivante dans ce blog :

« Jacques Le Privey, conseiller municipal, est intervenu hier soir à la réunion du Conseil municipal dans les termes suivants :

« Plusieurs raisons m’incitent, chers collègues, à vous déconseiller de voter le PLU. Je n’invoquerais ce soir que la principale. Ce PLU se calque entièrement sur le PPRN, Plan de Prévention des Risques Naturels, que notre conseil municipal a refusé à l’unanimité, il y a quelque temps. Nous étions alors tous tombés d’accord, majorité et opposition réunies, pour le juger injuste, inexact et, essentiellement, parce qu’il provoquera fatalement des victimes, un jour ou l’autre.

Il est vrai que sous une autre mandature, on a bien vu qu’il suffisait d’être Président de la Commission d’urbanisme pour construire à l’endroit où seule une stèle à la mémoire de 39 victimes aurait dû être érigée.

Est-ce cet exemple qui a encouragé votre majorité à élaborer ce PPRN et ce PLU ?

C’est un euphémisme de dire que vous avez fait tout votre possible pour vous masquer à vous-même la vérité sur les avalanches de notre commune.

De nombreux exemples peuvent en attester, et à moins de deux mois du changement de municipalité, la sagesse aurait été de laisser aux futurs élus la relecture de cet épineux dossier. »

Serge Paquin




dimanche, mai 04, 2008

Cris ...

et chuchotements...


Comme il s'agit de faits vérifiés, nous avons publié quelques commentaires relatifs à l'état dans lequel sont repérés, en fin d'après-midi, certains de nos jeunes clients au bas de La Daille. Nous en avons toutefois supprimé beaucoup en raison de leur agressivité et de la vulgarité des accusations.

Mais c'est fini. Nous ne nous ferons plus l'écho de ce mécontentement. En effet, ce blog n'est pas le mur des lamentations. Pour les protestations, il y a la mairie et la gendarmerie. Ce serait plus utile - et plus courageux - de vous en contenter.


vendredi, avril 25, 2008

2 canards enneigés ne font pas ...



un canard enchainé !



Quelques gamins bien planqués, anonymes – écrivent sur internet anonymement, dans un bling-boum-pom-hue à l’anonymat encore plus étanche.

Sous la couette protectrice de cette clandestinité, et abondamment documentés par un compère infiltré, – ils accablent le nouveau maire d’allusions constantes à son hygiène, ridiculisent son 1er adjoint dit « Bouc de Solaise », déversent des sarcasmes incessants sur l’opposant, pseudonymisé « Jambon de Paris », qu’on affirme « frappé de préemption », que l’on moque comme étant « agité du bocal », avant de lui prédire l’expulsion par TGV.

Au mieux, c’est de l’extrémisme de quartier. Sauf que dans les quartiers, on montre son visage et son courage. Mais, ce pot pourri de dénigrement, de dérision et d’insultes, déversé sous le manteau sur certains « politiques » pour les disqualifier et les exclure, ressemble à une méthode nauséabonde qui rappelle d’autres temps.

Figurez-vous pourtant qu’un peu las de ce torrent de boue que l’on répand sur lui, une parmi les victimes a retourné le jet contre les arroseurs. Malheur ! Nos bébés « canards enneigés » – prompts à canarder mais détestant ramasser - ne pensent plus, pauvres oisillons tombés du nid fortifié de leur suffisante insuffisance, qu’à piailler et se plaindre auprès des grandes personnes.

Chic, on verra enfin ( !) le beau visage de ces plumitifs qui fustigent les commentaires anonymes quand ils sont publiés chez les autres, sans se gêner pourtant pour déblatérer dans leur propre bling machin-chose, sous couvert d’un anonymat impénétrable. On croit déjà en connaître au moins deux, remarquez…

mardi, avril 22, 2008

Langue de bois...

et calembours de bar


Il se passe toujours un petit rien dans la sphère médiatique avaline. Deux exemples :

I. Le petit doigt sur la couture du pantalon, RadioVal, tout au souci de ne pas déplaire à ses nouveaux maîtres, rend compte de la location par la commune du terrain Bonnevie à la Daille décidée au Conseil :

"Le conseil a validé la location pour un montant de 13 700 € par an. Ce terrain retrouve ainsi sa fonction de parking à côté du Funival. Serge Paquin estimait le coût de cette location trop élevée, ce à quoi répondait Marc Bauer : "Quand un terrain rend le service, il vaut le service".

En fait, Serge Paquin (c’est moi), a dit au conseil les choses de façon moins sucrée. En langage courant (j'adore le langage courant), cela donnait à peu près ça : « …la proposition est de louer cette parcelle en payant chaque année un loyer annuel supérieur à la valeur totale du terrain. En 30 ans, la commune l’aura ainsi payé 30 fois et quand ce sera fini, il n’aura toujours pas changé de mains. En 1988, Mr. Degouey s’était fait moins de noeuds : il avait proposé aux copropriétaires riverains le choix entre la valise et l’expropriation…sauf aux Bonnevie qu’il avait du oublier, le cher-très cher homme, préférant leur offrir « un sacré bon prix » de location. Monsieur Bauer respecte la tradition inaugurée par son ancien maître... ». Tel maire...tel maire.

II. " Bling Blang Pom hue ! » , le second media récemment débarqué dans les valises de la Cour, se « garde » de déplaire en évoquant ces choses dégoûtantes qui chatouillent l’entourage du Mètre. « Bling Blang Pom hue ! » fait exclusivement dans le calembour de Bourg et dans le canular de Bar (évidemment). Malheureusement ce pur produit de la DjeunSS de banlieue savoyarde est à Desproges et Bedos ce que la Savonnette est l’Épaule de Charvet. Quant à son insolence de service continu, elle est à l’humour ce que la chutney sauce est au gigot. C’est bon, mais point trop n’en faut. Pour tout potache, n’avoir que des petites cuillers de chutney à gober, c’est dur.

Pauvres de vous…



samedi, avril 19, 2008

Le communiqué en date du 16/4...

... au sujet du Centre Sportif appelle de notre part les observations suivantes que nous avons adressées à M. le Maire :



Le coût du Centre Sportif et de la reconversion de l’actuelle piscine que ce Centre rendra caduque sera voisin de 30 000 000 €.
C’est :

  • Une dépense incompatible avec l’état de nos finances.
  • Une installation d’un intérêt douteux pour la clientèle.

Une bonne solution

Il est certain que l’urgence de la situation aurait requis une attention immédiate, dès le 16 mars. La CDA avait en effet marqué – avant les élections - un intérêt de principe à la reprise du chantier pour en faire un espace de loisir et d’attractions. C’était la bonne solution.

Il eût alors été souhaitable de réorienter immédiatement le projet, avant le début des travaux de gros œuvre, car leurs éléments (réservations pour ascenseurs et escaliers, fluides, contraintes de portance etc.) risquaient, une fois achevés, de figer les principales caractéristiques du projet et compliquer toute reconversion ultérieure. C’est du reste une chose que M. le Maire a exprimé fort clairement dans son communiqué.

C’est la raison pour laquelle il aurait fallu convaincre Bouygues de modifier les plans pour attaquer tout de suite une coque modifiée, vouée à accueillir un centre de loisir et d’attractions et non les bassins d’un centre aquatique. Pourquoi Bouygues se seraient-ils braqués contre cette reconversion d’un projet destiné à leur être confié de toutes les façons ? Quant au centre de presse, son accueil eût tout aussi bien été assuré dans une coque plutôt que dans l’autre.

Le mérite eût été double :

  • Pas de financement communal.
  • Création aux frais d’un opérateur extérieur professionnel, d’une installation plus propice aux besoins de l’après-ski de notre clientèle.
  • Accueil à l’identique du centre de presse.

Deux remarques :

La première est que la solution retenue – « celle, comme communique M. le Maire, de ne pas ralentir le projet en n’en modifiant rien jusqu’à l’hiver pour se laisser le temps de réfléchir sur des modifications » - a l’apparence de la flexibilité, mais n’en a pas les mérites. Car le gros oeuvre prévu pour le Centre Sportif a des caractéristiques qui figent le projet - c’est ce que dit mot à mot le communiqué de M. Bauer - et qui compromettent donc toute modification structurelle ultérieure d’importance. Par conséquent, la solution municipale qui consiste à « ne pas ralentir le projet », en construisant le Centre Sportif à l’identique jusqu’à l’hiver, condamne la possibilité de toute modification sérieuse après les CM 2009. Elle est donc vouée à rester voisine du projet de l’ancienne municipalité, c'est-à-dire essentiellement aquatique, et sous financement public. Quant à la piscine actuelle, elle est condamnée.

  1. La seconde remarque est que l’enjeu était si grand qu’il aurait fallu refuser de se laisser enfermer, au prétexte de la seule urgence créée par la date du 1er novembre où doit être livré au CLO le centre de presse. La Commune aurait donc du disposer d’un plan B à mettre en œuvre en cas de retard pour échapper à la contrainte de temps créée par la livraison de ce centre de presse.

Ce plan B aurait consisté, en cas de retard, à recourir éventuellement à une structure provisoire. Nous en avons fait chiffrer le coût, il y a 6 mois, par GL events Services. Il était de 375 400 €, ht y compris une superbe décoration sérigraphique revêtant murs extérieurs et plafonds. On était assez loin, M. le Maire, des « cabanes de chantier » dont vous parlez !




jeudi, avril 10, 2008

10 avril, 07:30...


...conseil municipal


Il y a dans l’air un peu d’émotion pour cette première réunion de travail de la mandature. Certains sont sans doute plus à leur aise que d’autres, peut-être même 18 fois plus à leur aise que certain…

Je ne parlerai ici que de 3 questions. Sur 14 points à l’ordre du jour, 11 ont en effet été adoptés à l’unanimité. S’agissant des 3 autres, j’ai voté contre deux et me suis abstenu sur le troisième. Je vous explique :

  1. J’ai refusé d’approuver que la commune soit caution à 100 % d’un emprunt contracté par la SOGEVALDI dans le cadre de son plan global d’endettement (12 460 000 €).

Pourquoi ? Parce que la Commune ne détient que les 2/3 du capital de SOGEVALDI, le 1/3 restant étant entre les mains du secteur privé. Il me semble donc anormal que ces actionnaires minoritaires bénéficient d’un crédit gagé à 100 % par la seule commune, et s’enrichissent ainsi sans risque et en dormant, au seul péril des Avalins. Le maire a bien voulu confirmer que cette position ne manquait pas de pertinence mais a demandé à sa majorité de se prononcer favorablement sur l’accord de cette garantie, en raison du fait que l’opération a été lancée sur cette base et que certains autres emprunts ont déjà bénéficié de la garantie exclusive de la commune.


  1. J’ai également refusé d’approuver la location par la commune de la parcelle connue sous le nom « Bonnevie-Costerg » à La Daille. Pourquoi ? Parce que la proposition est de louer, ou plutôt de relouer, cette parcelle sur la base d’un loyer dont le montant annuel correspond probablement à un peu plus que la valeur totale du terrain…

Cette location a commencé en 1988. Elle s’est interrompu en 2006, le précédent conseil ayant refusé de la renouveler. Elle repart maintenant à nouveau pour douze ans. En 30 ans de location, les bailleurs auront donc finalement reçu, sous forme de loyers, un montant correspondant à une trentaine de fois la valeur du bien !

La chose est particulièrement critiquable parce qu’en 1988, Mr. Degouey avait obtenu des 3 ou 4 autres propriétaires de la zone qu’ils cèdent leurs parcelles à la Commune, sous menace d’expropriation. Pourquoi un traitement différent a-t-il, à l’époque, bénéficié à la parcelle Bonnevie-Costerg qui a échappé à l’expropriation et reçu à la place une proposition royale de location ? Je ne le sais pas.

Ce que je ne sais pas non plus est la raison pour laquelle notre nouveau maire, qui était pourtant aux côtés de Mr. Degouey en 1988 pour procéder à une récupération efficace, expéditive et bon marché des parcelles voisines, fait preuve maintenant d’un comportement si opposé, alors qu’il se trouve confronté à une situation identique.

Je comprends bien que Mr. Bauer répugne à recourir à la menace d’expropriation, même s’il y a quelques années Mr. Degouey avait donné l’exemple à ses jeunes compagnons politiques. Mais de là à dilapider l’argent public, il y a une marge.

Parmi les propos apaisants tenus par le maire, il y a eu l'indication qu’il s’agirait d’une « solution provisoire ». Bon, peut-être, mais 12 ans, tout de même, c’est du provisoire qui va durer…


  1. Je me suis abstenu sur le recrutement de Mr. François Garde.

Mr. Garde nous a été présenté – par écrit seulement, malheureusement - comme nécessaire à « la mise en œuvre d’une réforme structurelle pour l’avenir de la commune de Val d’Isère ». Nous avons observé que le recrutement d’un collaborateur pour être en charge d’une « réforme structurelle pour l’avenir de la commune de Val d’Isère » dont nous n’avons jamais entendu parler – et Dieu sait pourtant que les occasions de s’exprimer n’ont pas manqué au cours des derniers mois - semble un peu prématuré.

Le maire a alors précisé que ce futur « conseiller spécial au cabinet du maire » aurait des responsabilités beaucoup plus larges, puisqu’il aurait autorité sur l’ensemble des services opérationnels de la Commune… A notre demande de précisions, il nous a été confirmé que Mr. Garde était recruté, en fait, pour assumer des fonctions de « super directeur général » de la station toute entière.

Nous avons alors fait remarquer que ni son titre annoncé, ni les fonctions décrites le concernant dans la note de présentation, ne correspondaient à cette révélation de son véritable rôle. A une précision demandée, il nous a été répondu que même notre actuel directeur général des services devrait lui rendre compte.

Une question identique a alors été posée au sujet de la position hiérarchique de Mr. François Garde vis-à-vis de la Régie des Pistes. Elle est restée sans réponse.

Il nous parait pour le moins souhaitable de requalifier le titre de Mr. François Garde – « conseiller au cabinet du maire » semblant inapproprié au regard de la réalité de ses fonctions - en sorte que sa place dans l’organigramme du personnel communal et tout particulièrement vis-à-vis des cadres importants soit dépourvue d’ambigüité.


J’allais oublier ! Il a été procédé au début du conseil à la désignation de toutes les commissions réglementaires et de travail. Le maire ayant précisé la règle que seuls des élus y siègeraient, la candidature des 5 ou 6 personnes que j’avais proposées n’a pas été retenue.

Trois remarques :

  1. Ce nouveau règlement improvisé par la majorité a des relents de règlement…de comptes.
  2. Rappelons en effet au pouvoir que plus de 40 % de ses administrés ont voté pour son adversaire. Avec un scrutin proportionnel, cela aurait évidemment fait beaucoup d’élus sur les bancs de l’opposition. Avec notre mode de scrutin, il n’y en a qu’un, j’en sais quelque chose. Il ne faut pas en abuser.
  3. Ni faire preuve de mauvaise foi en disant qu’on ne retiendra (pour le moment du moins) que des élus dans les commissions…et s’empresser d’y déroger dans des commissions ou Val Différence n’avait pas proposé de candidats !

Serge Paquin




jeudi, avril 03, 2008

Val Différence procède à une...

Mise au point

  1. Val Différence n’a engagé aucune action en annulation des élections. A la clôture de l’élection du 1er tour, notre délégué de liste – en application du conseil donné par la sous préfecture – s’est borné à remettre à M. Catelan nos observations concernant certaines irrégularités dans le déroulement des opérations électorales. M. Catelan a joint ces observations au procès-verbal de l’élection qu’il a adressé en Préfecture. Jugeant sans doute les reproches consignés au PV suffisamment sérieux, le Préfet a pris l’initiative de transmettre au Tribunal administratif pour ouverture d’une procédure contentieuse dont nous avons été informés en même temps que nos adversaires.

  1. Le fait de juger dilatoire et inutile la commande d’un audit comptable ou de nous étonner du recrutement d’un fonctionnaire préfectoral pour diriger le cabinet du maire de Val d’Isère - à côté ou par-dessus le personnel dirigeant de la mairie - ne constituent pas un crime de « lèse état de grâce » mais une réaction à des initiatives dont nous ne comprenons pas le sens.

Ce n’est tout de même pas parce que l’on sort des élections que les incohérences du jeune pouvoir sont à l’abri de toute critique.



mardi, avril 01, 2008

"Quand je veux enterrer une question...



je nomme une commission !"

Un correspondant nous fait part de son étonnement devant le recrutement envisagé d'un "conseiller spécial" auprès du maire chargé d'aider ce dernier dans l'analyse et la prise de décision. Voici un extrait de la réponse que nous lui avons faite :


"Ce qui nous gêne le plus est le fait que nos jeunes dirigeants - confrontés à leurs nouvelles responsabilités - paraissent démunis et affichent le besoin de recourir aussitôt à des audits, des délégataires, des conseillers en tous genres pour voler à leur secours.

Exemple ? On vient d'apprendre deux choses : la première est qu'ils embauchent un "préfet" pour assister le maire au plus haut niveau... Cela leur est, paraît-il, nécessaire pour trier et juger dans les contentieux prétendument innombrables de la Commune.

Pourquoi un conseiller supplémentaire ? On a déjà un directeur général des services fort compétent, des avocats expérimentés, des adjoints au maire qu'on espère gens capables et l'on devrait avoir un maire, plus capable encore, pour trancher lui-même, finalement...

Alors pourquoi un "homme fort" supplémentaire ? Serait-ce parce que cette municipalité, si prompte à critiquer et à fustiger lorsqu'elle sautillait sur la touche, est en réalité dépassée par les questions auxquelles elle doit maintenant faire face ? Evidemment les bling-bling et les Pom-Pom girls pour séduire, c'est une chose. Travailler, comprendre et décider, c'en est une autre.

On dit par ailleurs, second exemple, que le maire aurait annoncé son intention de recruter un cabinet d'audit pour faire la clarté nécessaire sur les comptes de la Commune et informer la municipalité sur la réalité de la situation financière.

Quelle blague ! On dirait vraiment que les comptes de la Commune de Val d'Isère sont aussi embrouillés et compliqués que ceux de LVMH et de ses 2 000 filiales, ou bien encore ceux de la Société Générale, plombés par un trader aventurier et piégés dans les subprimes américaines !

En réalité, les comptes de Val d'Isère sont aussi simples à analyser que ceux d'un commerce, pour n'importe qui cherche à s'en donner la peine.

Je parle de ce que je sais, m'étant pas mal investi là-dedans depuis 7 ans ! Il ne m'a fallu pour se faire qu'un peu de temps et la bonne volonté des personnes qui ont accès aux informations. Pour une municipalité en place, il y a évidemment en plus l'assistance du directeur général des services, celle du responsable comptable et financier, celle encore de nos banquiers souvent de bon conseil etc.

Bref un "audit" commandé
par la-dessus est la chose la plus inutile du monde : a-t-on besoin d'un "audit" pour lire les horaires de la SNCF ?

Soit désir de ne pas agir en s'abritant derrière la bonne raison d'un improbable et lent "audit", soit pour faire "business" en jetant un peu de poudre aux yeux des innocents, on prétend ne rien pouvoir engager sans recourir à une assistance extérieure inutile et couteuse.

Pourtant, la réalité de nos comptes est parfaitement connue : les dépenses de fonctionnement consomment presque toutes les ressources et nos investissements sans compter conduisent à coup sûr au surendettement nécessaire à leur financement. Nous avons les chiffres pour ceux qui font mine de ne pas les connaître. Le cout élevé d'un audit est une charge supplémentaire et inutile qui fera perdre du temps pour découvrir ce que l'on sait ou que l'on prévoit depuis des années.

Dans les deux cas - celui du recrutement d'un préfet providentiel et celui de l'audit incontournable - on assiste à une drôle de façon de gouverner : on désigne, on nomme, on délègue plutôt que de s'engager sur des terrains pourtant parfaitement maitrisables. Le coût et les retards qui en résultent n'ont en réalité qu'un objet, celui de masquer, derrière un écran de fumée, l'impuissance et l'incompétence de ceux qui ont été élus pour agir.

Il y avait, sous la IIIème République, un Président célèbre qui disait : "Quand je veux enterrer une question... je nomme une commission !" Il semble qu'il ait fait des émules en Haute-Tarentaise. Pourvu que cela ne dure pas 6 ans !"

On peut sérieusement se demander quand s'arrêtera ce besoin imaginaire d'avis superposés. Après avoir pris celui de ses proches collaborateurs, de ses adjoints, de nos avocats ou de nos banquiers, celui enfin du nouveau "conseiller spécial" recruté, le maire éprouvera-t-il ensuite le besoin supplémentaire de reconsulter à nouveau, par exemple un cabinet de consultants juridiques ou financiers, ne serait-ce que pour vérifier les avis délivrés par ... le "conseiller spécial" ?

On dit que deux précautions valent mieux qu'une. Certes. Mais à force de circonspection, y aura-t-il finalement quelqu'un pour prendre une décision ?

dimanche, mars 30, 2008

Centre Sportif...


URGENCE !

En raison de l’urgence imposée par les échéances nous avons écrit il y a quelques jours à M. Marc Bauer au sujet du Centre Sportif.

Nous lui avons répété que la réalisation de ce projet mettra à mal nos finances publiques, en raison du cout de sa construction et des frais de fonctionnement qu'il engendrera. Nous lui avons redit que c’est en outre un projet peu en ligne avec les goûts et les besoins de notre cible de clientèle. Nous avons enfin stigmatisé le gâchis qui consiste à désarmer une piscine qui marche pour la reconvertir en une installation improbable.

A notre lettre était joint un tableau explicitant le coût total brut des constructions soit 52 4000 000 € (Centre Sportif + Pistes + Parking Face). Après subventions, assistance CLO, et récupération TVA, il reste à la charge de la Commune 28 900 000 € à emprunter pour boucler les financements des travaux décidés dans la perspective des seuls championnats du monde 2009.

Le Centre Sportif pèse 80 % de ce total, soit 23 230 000 €. Nous ne souhaitons par harceler la nouvelle municipalité pendant l’« état de grâce » auquel elle a droit en prenant ses fonctions. Mais malheureusement, dans cette affaire de Centre Sportif, il y a « le feu au lac » ou plutôt le feu aux bassins, car Bouygues débarque dans quelques jours pour engager le processus du chantier « Catelan », c'est-à-dire le mauvais.

Changer de direction commande la définition urgente d’un projet et d’un plan nouveaux. Puis il faut parler et s’accorder avec Bouygues, avec la CDA ou tout autre opérateur privé, avec le CLO et la FIS, et enfin avec le Secrétariat d’Etat aux Sports. Et tout cela en un temps record si l'on ne veut pas être débordés par le calendrier.

Autant dire qu’il n’y a pas une seconde en perdre pour se donner une chance d’arrêter, au bord du gouffre, le désastre financier et touristique vers lequel nous précipite le chantier ouvert – et abandonné derrière lui - par M. Catelan.

M. Bauer, il n’est jamais trop tard pour bien faire sauf…quand on tarde trop !



samedi, mars 29, 2008

Le cambrioleur et


le gendarme


Lundi 10 mars – 03 :00 am…

Clôture du 1er tour. Le président du bureau Bernard Catelan invite les scrutateurs et les délégués de liste à signer le procès-verbal de l'élection. Au préalable, il demande aux délégués de liste de faire part de leurs observations éventuelles.

Jean-Luc Renevier, délégué de la liste « Val Différence » demande alors au Président de joindre au PV – comme suggéré par la Préfecture – les 3 observations principales suivantes :

"I Le maire de Val d'Isère a confirmé, lors du conseil municipal en date du 28 février dernier, avoir autorisé la liste « Vivons Imaginons Val » à se rendre dans les locaux de travail communaux - auprès du personnel communal ou para-communal - pour y faire campagne. Selon certains, ce prosélytisme politique aurait même eu lieu pendant les heures de service, dans une atmosphère festive.

Ce comportement nous semble répréhensible à plusieurs égards et nous avons peine à croire que le chef de la Commune s'en soit rendu responsable et les chefs de service complices.

Reste par ailleurs que les personnels - tenus à une obligation de réserve - se sont ainsi trouvés pris en otage par des gens qui, demain, seront certes peut-être leurs chefs mais qui, s'ils ne le sont pas, les auront compromis vis à vis de leurs adversaires.

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II. En outre, la liste Vivons Imaginons Val a lancé – par la poste et par son site - une invitation aux Avalins à assister le mercredi 5 mars à 20 :00 h à une réunion publique avec la participation active de messieurs Chabert et Nguyen, spécifiquement désignés comme dirigeants de la Compagnie des Alpes, société propriétaire de notre délégataire de service public de remontées mécaniques.

L’incompatibilité entre les fonctions de messieurs Chabert et Nguyen et leur participation active à une réunion à caractère électorale, prévue de surcroît quelques jours seulement avant le scrutin, a conduit la direction générale de la Compagnie des Alpes, sur notre demande, à inviter ses deux dirigeants à s’abstenir.

Il n’en reste pas moins que la publicité donnée à cette invitation par Vivons Imaginons Val et le prestige de leurs invités – monsieur Chabert est de surcroît président du Syndicat National de l’ESF – couplés à l’apparence de liste « officielle » dont se pare, à travers son logo, la puissance invitante, tout cela a indiscutablement fait sur l’ensemble de l’électorat une impression influente.

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III. La propagande électorale de « Vivons Imaginons Val » est réalisée sous l’égide d’un logo qui emprunte beaucoup à celui de la station de Val d’Isère : même emblème stylisé de l’aigle mythique de la station, même « rouge », même « police » d’écriture du mot Val (« Bookman Old Style »).

Le maire de Val d’Isère, tout comme M.Gérard Mattis, Président de l’Office du Tourisme qui est candidat sur cette liste, ont été priés d’intervenir. En vain.

Il est clair que cet agissement confère à la liste « Vivons Imaginons, Val » une apparence usurpée de liste officielle, susceptible d’abuser certains électeurs."

Certains colistiers de VivonsVal affirment avoir reçu de Val Différence une lettre recommandée avec AR initiant une procédure en annulation des élections. C’est un mensonge. Val Différence précise ici n’avoir initié aucune poursuite d’aucune sorte ni assigné au tribunal administratif qui que ce soit, comme cela avait été entrepris en 1983 et 1995 par la liste Mattis contre les listes Degouey puis Paquin.

Il semble plutôt que la Préfecture jugeant sans doute sérieuses les infractions commises par VivonsVal ait transmis au Parquet qui ouvre une enquête, comme c’est son rôle dès lors qu’il y a abus de pouvoirs et entorses légales.

Ce qui prête à rire sont les protestations et les reproches de procédure qui circulent du côté du Nouveau Pouvoir. Car enfin, qui est répréhensible, le cambrioleur ou le gendarme qui l’arrête ?

samedi, mars 22, 2008

D'un dimanche...

…à l’autre


Dimanche dernier, Val Différence était battue dans des conditions pires que celles auxquelles on s’attendait et qui donnent à Val Imaginons Val et à Marc Bauer une victoire sans partage.

Près de huit jours se sont écoulés et le moment est venu d’en tirer l’enseignement.

La campagne de Val Imaginons Val a été flamboyante et dynamique. Celle de Val Différence, plus sobre et moins chatoyante. Faut-il y trouver la raison du succès de Val Imaginons Val ? Nous ne le pensons pas. D’abord parce que, s’il est probable que certains ont été séduits par la (couteuse) modernité de la campagne de Marc Bauer, d’autres s’en sont trouvés agacés.

En outre la séduction exercée sur les uns a été compensée par des erreurs de communication qui ont détourné certains autres (Monos en Père Noël, rattracks déguisés en cerfs, épreuves ESF cannibalisées, vrai-fausse invitation de responsables CDA, logo copié sur celui de la station, casquettes, tee-shirts etc.). Les Avalins, étant ce qu’ils sont, n’ont pas trop vocation à marcher au « bling-bling » et aux pom-pom girls !

D’un autre côté, certains n’ont cru voir dans notre blog qu’une machine à démolir. Eh bien, admettons-le, il y a du vrai ! Car quand ce blog a été créé fin 2006 par l’opposition municipale, il avait indiscutablement pour mission de porter à la connaissance des Avalins les erreurs et les insuffisances – inconnues ou méconnues alors de notre population - de la gestion de notre Commune, et barrer la route au troisième mandat qui pointait à l'horizon ! Cette mission a certes été remplie, mais s’est en partie retournée contre Val Différence, stigmatisée habilement par nos adversaires comme le « parti du refus » (ce qui est injuste pour ceux qui ont lu notre « contrat de candidature » ou assisté à nos réunions publiques).

Mais les deux principales raisons de notre échec sont ailleurs :

  1. La première est que notre adversaire regroupait ce que nous avons appelé le « Parti conservateur ou Parti des propriétaires ». Nous prétendions incarner au contraire un courant plus « libéral » (ce qui a porté M. Bauer à me lancer devant les caméras et les micros que j’étais « de gauche » !). Eh bien, il apparaît sans doute tout simplement que le premier de ces deux partis dispose de plus de moyens, de soutien, de copains, de cousins, et finalement de voix, que le second ! La démocratie commande donc sa victoire.

  1. La deuxième raison est que les deux principales listes opposées à Vivons Imaginons Val disposaient pourtant , après le premier tour, d’un résultat voisin de celui de leur adversaire, et supérieur en comptant les voix de la troisième liste. Notre faute est de n’avoir ni su ni pu rassembler au second tour. Certains prônaient depuis longtemps une ouverture dont l’absence a perdu ceux qui auraient dû en être les acteurs. Voilà tout.

Serge Paquin

dimanche, mars 16, 2008

Début de la mandature...

"Vivent mes ennemis !

"Vivonsimaginonsval" a gagné les élections. Dans 3 jours, Marc Bauer sera élu maire de Val d’Isère par un conseil municipal quasi unanime. Que succès, mais aussi quel défi !

Nous lui adressons nos félicitations et formons pour Val d'Isère le voeu que ce mandat qui débute dans l'enthousiasme d'une victoire électorale complète tienne les promesses que le pays en espère, parce qu'il vraiment besoin d'un effort de redressement.

L’opposition municipale, réduite à un seul homme, n'existe pas. Seul élu au conseil municipal, Serge Paquin, grand perdant de ces élections, ne disposera guère du moyen d'opposer résistance à une majorité de 18 conseillers.

L'accès à un certain niveau d'information que lui donnera sa situation d'élu fera néanmoins de lui un observateur privilégié. Il pourra, s'il l'estime nécessaire, utiliser cette position pour alerter notre opinion publique sur tel ou tel aspect de l'action conduite.

Nous souhaitons à Marc Bauer bonne chance. La place qu'il occupe doit changer un homme. Il doit s'élever, se détacher des emprises et des ambitions partisanes. Il doit s'habituer à la critique et se préparer à déplaire, sans sourciller.

S'il doit écouter, il doit aussi se méfier autant des conseils en tous genres que des tentations, car son rôle n'est pas d'être le petit télégraphiste de ses entourages. Il doit décider et trancher.

Il verra que le plus souvent c'est en contrariant des gens qui estiment avoir sur lui des droits que leur confèrent le rôle qu'ils revendiquent dans son accession au pouvoir.

Puisse-t-il aussi parfois écouter ses adversaires et se souvenir de ce mot de Montherland dont j'ai souvent eu dans ma vie l'occasion de constater la justesse :

"Vivent mes ennemis, eux du moins ne peuvent pas me trahir !"

Serge PAQUIN



vendredi, mars 14, 2008

14 mars 2008...


Choisir, puis éliminer !


Dans un scrutin à deux tours la règle est :

« Au premier tour on choisit, au second tour on élimine ».

A Val d’Isère, le résultat des têtes de liste au premier tour montre que Marc Bauer recueille 570 voix et ses adversaires ensemble 758 voix. C’est dire que ses concurrents ont recueilli un tiers de voix de plus que lui.

Puisqu’au second tour on « élimine », chaque électeur doit se poser maintenant la question de savoir qui il préfère « éliminer », de Marc Bauer ou de Serge Paquin et de leurs listes.

Si votre réponse est que, tout bien pesé, c’est Marc Bauer et sa liste, dites-vous que vous êtes suffisamment nombreux pour contenir « vivons imaginons val » dans la minorité, si vous vous unissez en votant pour « Val Différence ».

Dimanche 16 est un jour bien différent du dimanche 9. Dimanche dernier vous avez marqué votre préférence pour l’une ou pour l’autre des 4 listes en présence. Dimanche prochain vous allez écarter celle des deux qui restent en lice et qui vous semble la moins désirable !

Electeurs du 1er tour qui avez voté pour les listes de Xavier Mattis et de Philippe Caillot, reportez vos voix au second sur « Val Différence » pour une démocratie avaline plus juste et pour une gouvernance moderne et expérimentée !

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La fièvre et le thermomètre…

Ce blog a été ouvert en novembre 2006. En 17 mois nous y avons écrit 300 articles qui ont suscité près de 3000 commentaires déposés par les bloggeurs.

Beaucoup se sont félicités de la création d’un espace d’information et d’échange propice à une communication entre les Avalins. D’autres ont critiqué l’abondance des commentaires, leur fréquent anonymat derrière lequel a pu parfois s’abriter des propos outranciers.

Nous avons, sauf erreur ou omission regrettées, supprimé l’insulte, l’injure et bien sur la diffamation. Nous avons publié en revanche reproches et critiques dirigées contre tel ou tel de nos adversaires ou contre nous.

Il n’est pas raisonnable de nous avoir reproché la publication de commentaires « anonymes ». Ce reproche n’a pu être fait que par des gens extérieurs qui n’apprécient pas le point auquel il est difficile à un employé communal, à un pisteur, au personnel d’entreprises privées locales, de dire tout haut – et a fortiori par écrit – ce qu’ils pensent.

Nous mettons enfin au défi quiconque d’avoir pu se plaindre d’une attaque personnelle contre lui. Nous appelons attaque personnelle toute attaque contre quelqu’un qui concerne sa famille, son argent, son passé, ses origines, son éducation, son instruction, ses mœurs, sa santé, son hygiène de vie, bref sa vie privée au sens le plus large. Il n'y a JAMAIS eu la moindre attaque de cette nature. Il ne faut pas confondre les critiques des projets et des actes politiques avec cette bassesse qui consiste à s'en prendre personnellement aux gens.

Mais ce blog n’était pas un « media » d’information, mais d’opinion. Son but était de porter à la connaissance des Avalins les erreurs d’une longue gestion écoulée et celles que promet une gouvernance future confiée à des mains inexpertes ou trop liées à des intérêts privés.

Un « media » d’opinion interpelle et parfois choque. Mais face à la maladie, faut-il chercher le médecin qui fera baisser la fièvre ou bien…casser le thermomètre ?

Serge PAQUIN


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Intervention intégrale de Serge PAQUIN au nom de Val Différence sur RadioVal le 14 mars, 18 h...


Au premier tour, les Avalins ont donné une large avance à la liste adverse. La discipline de vote a bien joué en faveur de cette liste, même si elle semble l’avoir fait à sens unique, dans la mesure où si un camp a loyalement voté en faveur des candidats désignés par l’autre camp, en revanche l’inverse n’a pas été vrai. C’est évidemment la raison du mauvais résultat enregistré par Le Président de l’Office du Tourisme.

Je n’ai pas la naïveté de croire, Benoit, que les quelques minutes d’antenne que vous m’offrez vont suffir à retourner la situation. Ce que j’espère de ces quelques minutes est qu’elles encouragent les Avalins à modérer cette situation qui est excessive, c'est-à-dire en donnant une chance à Val d’Isère que siège au conseil municipal – face à un pouvoir qui menace d’être très fort - une opposition suffisante.

Dans 3 jours, si le second tour n’infléchit pas le premier, Val d’Isère tombera dans une sorte de monarchie élective, c'est-à-dire qu’elle sera gouvernée par un système où tous les pouvoirs seront concentrés entre les mains du maire et de son proche entourage.

Ce pouvoir ne pourra être ni interpellé, ni contré. Une chape de plomb s’abattra sur l’information critique, et celle qui restera ressemblera alors à de la simple propagande, ne trouvant rien ni personne en face pour répliquer.

Pourtant, c’est utile qu’il y ait une opposition. Et c’est d’autant plus utile que le Pouvoir en place est puissant. Le rôle de l’opposition est en effet de :


1. Critiquer quand il le faut
2.
Réfléchir à l’écart des responsabilités
3.
Infléchir si possible
4.
Proposer des alternatives
5.
Et surtout, garantir une information indépendante

Au cours de toutes ces années passées, est-ce M. Catelan qui a tenu les Avalins au courant des grands dossiers qui dérangeaient? Il y a dix ans, déjà, celui dit de la Bailletta ? Celui des investissements de la STVI ? Celui des désaccords relatifs au montage des championnats du monde ? Celui du centre Sportif ? Celui de la Patinoire des Lèches ? Surtout, et plus que tout, celui d’un surendettement annoncé, conséquence d’une politique d’investissements trop généreuse ?

Oui vraiment un pouvoir en face duquel ne siège aucune opposition est un pouvoir qui n’informe pas, ou bien qui n’informe que de ce qui lui convient. En un seul mot, c’est un pouvoir totalitaire !

N’est-ce pas déjà commencé quand on entend un adversaire affirmer, au mépris de toute analyse responsable, que les caisses de Val d’Isère sont pleines ! Alors que la vérité est inverse et que la dette qui s’installe compromet au contraire gravement l’avenir de nos finances publiques ? C’est un sujet que je connais bien, que je suis de près depuis longtemps, vous le savez Benoit, et que - beaucoup l’admettent, y compris parmi mes adversaires - ma formation professionnelle me prédispose à ne pas comprendre plus mal qu’un autre !

Evidemment, ce n’est pas le Pouvoir d’un seul parti, d’un seul clan, qui informe objectivement. Partout dans le monde – et Val d’Isère ferait-elle exception au monde entier ? - c’est toujours l’opposition qui contribue à garantir l’objectivité de l’information. Ici, cela a été – pendant 7 ans - l’opposition municipale que j’ai eu l’honneur de conduire.

Avalines et Avalins, voulez-vous que cette action cesse ? Si c’est oui pour certains, alors – avec ce premier tour - c’est presque gagné pour eux. Et c’est perdu pour la grande Val d’Isère.

Il est trop tard pour affirmer que l’équipe Val Différence vaut mieux que celle qui entoure Marc Bauer. Nous l’avons fait, et le premier tour montre que vous ne nous avez pas cru. C’est trop tard, parce qu’en votant vous avez exprimé que vous préfériez Marc Bauer à Serge Paquin comme maire, et ainsi de suite pour toute sa liste qui occupe les 19 premières places du vote de dimanche dernier.

Mais si grande semble être votre préférence, peut-elle; a-t-elle le droit d’aller jusqu’à éliminer - et pour 6 longues années - toute forme de questions, de critiques, de propositions alternatives, bref toute opposition municipale à Val d’Isère?

Dans de nombreuses circonstances, certes autrement tragiques, survenues dans l’histoire de tous les pays et hélas du nôtre, ce choix-là a été fait : donner les pleins pouvoirs à un homme et à son entourage. Mon Dieu, comme le prix finalement payé en a été élevé !

On dit souvent des scrutins à deux tours : « Au premier tour, on choisit, au second tour, on réfléchit ». Je dis ce soir aux Avalins, ne privilégiez pas trop vos sentiments, privilégiez Val d’Isère, en lui offrant après-demain un conseil municipal équilibré et raisonnable !

Oui, réfléchissez. Réfléchissez qu’il n’est pas raisonnable, dans l’euphorie d’une victoire annoncée, de jeter le bébé avec l’eau du bain, en sacrifiant toute forme d’opposition sur l’autel d’un enthousiasme passager.

Installez au contraire véritable opposition au conseil municipal de Val d’Isère. Mais surtout ne vous dites pas : « oui, pourquoi pas, votons Paquin il sera au Conseil, il fera le gendarme ! ». Ne vous dites pas cela, parce qu’une opposition n’est jamais un homme seul ! Un homme seul, c’est Don Quichotte. Je n’ai pas cette vocation !

Une opposition digne de son nom doit se composer d’hommes et de femmes suffisamment nombreux pour mettre en commun leur expérience, leur compétence et leur force. Votez dimanche « Val Différence » liste pleine pour mettre une note de véritable différence dans cette campagne à sens unique.

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J’ai été attaqué : Tour à tour on m’a accusé de n’être qu’un retraité, un homme du passé, trop riche pour certains, trop parisien pour d’autres, d’être de gauche, autoritaire, tyrannique et finalement, comble de l’ignoble, certains m’ont affirmé gravement malade.

Je suis peut-être tout cela. Peut-être aussi par certains aspects de mon passé, de mon action, de ma réputation et finalement de ma vie, je vaux un peu mieux que ceux qui m’accablent.

Et c’est vrai aussi que je suis malade. Non pas de la terrible maladie dont on m’a a affublée. Mais malade de chagrin. Ce n’est pas le chagrin de quitter la scène politique de Val d’Isère. Avant d’en occuper un petit bout, j’ai eu une autre vie, et si je quitte cette scène, ma vie continuera.

Comment disait très bien Yves Montand après avoir perdu quelqu’un auquel il tenait beaucoup – et je vous assure que je ne tiens pas au poste de conseiller municipal de Val d’Isère autant qu’Yves Montand tenait à Simone Signoret ! – on ne refait pas sa vie. On la continue. Eh bien, je continuerai la mienne !

Mais je suis malade du chagrin de voir Val d’Isère – que je connais depuis si longtemps, et que j’aime si fort, qui a donné leurs métiers à mes deux fils aînés – atteinte d’une grave maladie, la maladie de la décadence, et qu’elle répugne à se faire correctement soigner.

Merci, Benoit.
Avalines et Avalins, je vous remercie également et je vous dis à bientôt …ou bien au revoir.

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C’est curieux…

Au premier tour, la moyenne des voix recueillies par chaque colistier de « vivons imaginons val » est 512. La moyenne des voix recueillies par chaque colistier de la liste conduite par Philippe Caillot est 69. Xavier Mattis retire sa liste au second tour en raison des résultats décevants du premier. Pourtant sa liste a recueilli près de 2.5 fois plus de voix que celle de Philippe Caillot qui, lui, prend la décision de se maintenir.

Il fait pourtant peu de doute que l’électorat de Philippe Caillot se recrute moins dans les beaux hôtels ou chez les riches commerçants que parmi les travailleurs de la Station : En maintenant sa liste, il confisque donc des voix qui, sinon, se reporteraient sans doute vers « Val Différence », encouragées à le faire par Philippe Caillot lui-même qui ne cache pas l’estime qu’il porte à Serge Paquin qu’il qualifie souvent d’ « homme de la situation ».

Il est donc raisonnable de lui demander la raison pour laquelle, en prenant la décision de maintenir sa liste au second tour, il prive « Val Différence » de voix qui se serait reportées naturellement vers elle, c'est-à-dire vers une liste dont les idées sociales ont conduit Marc Bauer a qualifié son chef Serge Paquin d’ « homme de gauche »devant caméras et radio. Ce faisant, il donne un signe fort de soutien à « vivons imaginons val ».

C’est curieux.