La vérité existe, on n’invente que le mensonge
(Georges Braque)
TOUTE MAUVAISE
MANIERE A SES
PETITS SECRETS …
Seul élu sur la liste de Val
Différence en mars 2008, j’ai, au cours de la première année du mandat, assisté
à trois séances du Conseil Municipal présidé par Marc Bauer. Deux raisons m’ont
convaincu de m’en abstenir par la
suite. Je les relate dans l’encadré ci-dessous :
I. La première est que les commissions municipales créées dès le Conseil du 10 avril
2008 ont toutes été fermées aux 5 ou 6 personnes candidates ayant figuré sur la liste Val Différence. Le maire a justifié cette exclusion en expliquant que "dans un premier temps les élus travailleront seuls dans les commissions..." . Au cours du quart d'heure qui suit, le Conseil procède à la composition des commissions dans lesquelles il élit - sur proposition du maire - bon nombre de personnes ... extérieures au Conseil !
♠
II.
La seconde raison remonte au conseil du
13 mars 2009.
1) Au soir de ce conseil, on vote le
premier budget de la
mandature. Je demande la parole pour intervenir sur deux points dont un revêt une grande
importance. J’adresse en effet au maire - pour la 1ère fois - mais Dieu sait que ce ne sera pas la dernière ! - le reproche de s’accommoder
(déjà !) de l’insolvabilité du CLO au prétexte que ce dernier ne serait tenu
- selon lui - à aucune obligation contractuelle envers la Commune. Je suis en
complet désaccord avec cette position dans laquelle je vois en fait une manœuvre
par laquelle le maire s’efforce d’exonérer le CLO d’une obligation formelle – celle de nous
payer un loyer de 10 000 000 € stipulé au contrat – dont il est bien placé, en tant que
président, pour savoir que sa situation financière l’empêche de l’honorer.
2) La veille du week-end du vendredi
1er mai, je reçois le
compte-rendu de cette réunion du 13 mars, compte-rendu qui doit être adopté
trois jours plus tard au conseil du lundi 4 mai. A ma stupéfaction, aucune de
mes deux interventions n’y figure. Je juge particulièrement inacceptable que mon désaccord
sur ce qui deviendra «L’Affaire CLO » ait ainsi été escamoté.
3) Conseil municipal du 4 mai.
En séance, on distribue deux textes que j’ai
apportés, le maire indiquant que je souhaite leur insertion dans le
compte-rendu. Il ne précise pas s’il entend exaucer ce souhait. Du coup, le
projet est adopté dans sa forme originelle …
4)Conseil municipal du 3 juin.
Le procès-verbal du conseil municipal du 4
mai est approuvé à l’unanimité sans pour autant être distribué en séance. Je ne peux donc pas vérifier comment j'ai été traité dans ce sacré PV du 13 mars.
Finalement je reçois plus tard la version officielle du-dit PV. C'est celle que chaque administré peut consulter et qui est adressée en
Préfecture. Deuxième motif de stupéfaction : on y a finalement inséré
les textes de mes deux interventions, mais à des emplacements sans rapport avec
les sujets auxquels elles se réfèrent ! Situées ainsi hors des questions qu'elles concernent, et noyées au contraire parmi des sujets avec lesquels elles n’ont rien à voir – le tout dans un
compte-rendu qui compte par ailleurs 35 pages - autant dire qu'elles se
trouvent incompréhensibles pour tout lecteur !
A chacun son mauvais goût, le mien ne me porte guère vers la soupe à l'entourloupe. Or j'ai l'impression qu'on risque de m'en servir souvent à cette table, où j'ai certes ma place, mais où je serai condamné aux plats commandés par d'autres et assaisonnés à leur façon !
C’est dans ces circonstances que
j’ai estimé pouvoir être plus utile en écrivant dans ce blog, ou bien en
saisissant certaines autorités, plutôt qu'en
imposant ma présence aux réunions de ce Conseil municipal.
Sur quels sujets ?
L’affaire CLO, évidemment. D’autres,
évidemment. Citons-en quelques uns :
- La liaison Val-Bonneval, si avantageuse pour
l’une des parties et bien peu pour l’autre.
- L’inadmissible caution donnée par la Commune à 100
% des emprunts de la SOGEVALDI dont elle n’est pourtant actionnaire qu’à
hauteur de 66 %.
- Le loyer excessif payé aux consorts
Bonnevie-Costerg pour un bout de notre parking à La Daille.
- La reconversion du Centre de presse en un Centre
Sportif d’intérêt futile et coûteux.
- Le rapport sans pitié, mais lucide, de la Cour des
Comptes etc.
Comment m’y suis-je pris ?
Au moyen de ce blog, bien sûr. Depuis le début
du mandat de Marc Bauer,
c'est-à-dire au cours des cinq dernières années, plus de 60 articles y ont été
postés ! La majorité des Avalins se
sont dits : mon Dieu, qu’il est bavard ! On me rassure en m’assurant qu’une
minorité non négligeable réplique : Ouf ! Enfin une chance de savoir
quelque chose !
Car appelons un chat un
chat : Val d’Isère est une république à caractère bananier ! Comment
ne le serait-elle pas, sans media locaux, ni journaux, ni télé, ni radio (Radio Val
n’étant que la voix de son maître), sans réunions politiques ni débats, sans la
moindre place réservée à l’opposition, bref sans aucun espace de questionnement
ou de contradiction, sans rien d’autre qu’un scrutin tous les six ans, organisé
par des féodalités familiales accordées sur un maire, mais veillant auprès de
lui au respect de leurs intérêts respectifs, fussent-ils rivaux !
Le blog était un moyen. Il y en
avait d’autres : Au maire, j’ai adressé de nombreuses lettres, certaines
ouvertes, d’autres recommandées, généralement rendues publiques. J’ai parfois
saisi la Préfecture, ai écrit à la Chambre Départementale
de la Cour des Comptes, à d’autres responsables …
Quant à l’affaire CLO, j’en ai
informé les Avalins sur le vif toute une année durant à partir du 21 décembre 2008, au
moyen de plusieurs articles postés sur le blog. Puis, lorsque j’ai eu
connaissance qu'une enquête était diligentée par le Parquet
d’Albertville, j’ai engagé une nouvelle campagne d’information à la fin de
l’année dernière en sorte que nos concitoyens aient une chance de comprendre ce
dossier qui, pour ne pas être simple, n’en en constitue pas moins un scandale
financier de première grandeur à l’échelle de notre Commune.
Bref, unique élu d’une opposition
municipale lilliputienne – parfois choqué par la conduite de nos affaires
publiques, et scandalisé en une ou deux occasions - je crois avoir rempli,
autant qu’il était possible, et en tout cas au mieux des moyens qui sont les
miens, mon travail d’élu.
Serge Paquin
(à suivre samedi prochain : extraits et citations)