jeudi, juin 07, 2007

Une délégation de service public pour gérer nos parkings ? Deux dernières raisons de dire NON…(suite & fin)

Il reste enfin à relater les deux dernières raisons fournies par l’opposition municipale pour convaincre la municipalité de ne pas donner suite à son projet de délégation de service public pour la gestion des parkings. Les voici :

7) Il est une chose qui embrouillerait gravement le fonctionnement du projet. Le stationnement est en effet un sujet qui est imbriqué avec les transports en commun, l’action de la police municipale etc. Or ces questions sont et resteront sous le contrôle de la seule municipalité. Leur interférence avec les intérêts d’un opérateur indépendant « Parkings » serait une cause permanente de conflits d’intérêt. A fortiori si la Commune conserve sous sa coupe un parc de stationnement aérien gratuit !

8) On doit enfin critiquer une municipalité qui prétend créer, quelques mois avant la fin de sa mandature, une concession que personne auparavant - ni elle-même du reste - n’avait jamais envisagée. Si elle en ressentait si fort le besoin, on peut s’étonner qu’elle ait mis tant d’années à le satisfaire. Mais la décence aurait commandé de ne pas léguer à la dernière minute un choix si critiquable et si durable à ses successeurs.

lundi, juin 04, 2007

Créer une délégation de service public pour gérer nos parkings ? NON, ce n’est pas raisonnable (4)

Devant le CTP l’opposition municipale a également développé deux autres raisons :

5) Le périmètre de la concession envisagée porte sur le parc de stationnement couvert. Aujourd’hui, 1171 places. Demain on pourra sans doute y ajouter Vers les Eaux et Les Richardes I. Au total cela pourrait faire un parc total compris entre 1700 et 1800 places réparties sur 8 ou 9 différents sites. Mais la concession exclurait les 700 ou 800 places actuelles de parking de surface. Nous pensons que c’est en soi une erreur grave. C’est en outre défavorable, comme nous le verrons plus tard, au fonctionnement même de la concession envisagée.

6) La concession ne porterait que sur le « fonctionnement ». Il en résulterait une délégation croupion. Pourquoi croit-on en effet que l’Etat ou les Collectivités locales en viennent à signer des délégations de service public dans les domaines variés des autoroutes, des parkings, de la signalétique, du matériel urbain etc. ? La réponse est : principalement pour se décharger de la conception, du financement, et de la construction d’installations lourdes. Tout comme du reste Val d’Isère l’a fait avec la STVI dans le domaine des remontées mécaniques. Or, justement, cette part lourde du mandat qui confie généralement au concessionnaire la responsabilité et la charge de concevoir, financer et construire les installations concédées est exclue du périmètre de la délégation proposée qui ne délèguerait que les tâches de fonctionnement. C’est bien court.
(à suivre…)

vendredi, juin 01, 2007


Créer une délégation de service public pour gérer nos parkings ? D’autres raisons de dire NON…(3)

Pour fonder son refus d’approuver le projet, l’opposition municipale a également fait valoir devant le CTP du 29 mai dernier les deux autres points de vue qui suivent :
3) La municipalité soutient que de « confier l’exploitation à un même titulaire » favoriserait « une meilleure communication vis-à-vis des usagers… ». On se demande en vertu de quelle fatalité une Commune qui gère elle-même ses affaires serait condamnée à communiquer moins bien à leur sujet que le concessionnaire qu’elle se substituerait. Si l’on pense du reste que les choses sont mieux faites par les gens auxquels on les délègue qu’elles ne peuvent l’être par soi-même, il n’y a qu’à alors recruter un délégataire de service public dans tous les autres domaines gérés par la Commune !
4) La délégation ne porterait que sur le « fonctionnement ». En soi, c’est critiquable et nous y reviendrons plus tard. Mais pour le moment ne nous cachons pas qu’un délégataire de service public aura vite chiffré les frais de fonctionnement qu’il encourra dans sa nouvelle mission. Et soyons certains qu’il veillera attentivement à ce que son contrat le couvre confortablement desdits frais…majorés évidemment de sa marge de profit. En fait « d’économies d’échelle », attendons-nous plutôt à un coût alourdi.
(à suivre…)

mardi, mai 29, 2007

Créer une délégation de service public pour gérer nos parkings ?
Les raisons de dire NON…(2)

Devant le CTP réuni ce matin, les élus présents de l’opposition municipale ont expliqué leur désaccord sur le projet de création d’une délégation de service public pour gérer nos parkings. Rappelons (voir blog du 19 mai) que la municipalité avait argumenté son projet en affirmant qu’une gestion déléguée présenterait les mérites suivants :

a) Expertise d’une entreprise privée
b) Réalisation d’économies d’échelle
c) Optimisation de la fréquentation des parkings
d) Meilleure communication vis-à-vis des usagers

L’opposition a énuméré devant le CTP les différentes raisons de dire NON. Voici les deux premières :

1) Le premier argument de la municipalité en faveur du projet est qu’il est « de nature à faire bénéficier la Ville de l’expertise et de la technicité des sociétés privées… ». Si à chaque fois qu’elles ressentent le besoin de bénéficier du savoir-faire du secteur privé les collectivités locales se mettent à créer une délégation de service public, il ne restera bientôt plus un seul employé communal en fonctions ! Dieu merci, une commune peut fort bien tirer bénéfice de la compétence du secteur privé de façon moins radicale, et sans lui abandonner pour autant ses responsabilités :
· Soit en recourant aux services d’un conseil en organisation pour l’assister dans la conception et l’organisation de son projet.
· Soit en recrutant un professionnel venant du privé pour l’aider à structurer son installation, puis en assurer la direction.

2) Le deuxième argument de la municipalité tient en sa conviction qu’en plaçant un délégataire de service public unique en charge de gérer les parkings couverts, cela « permettrait de réaliser des économies d’échelle ». Pourquoi donc ? Pourquoi le transfert de la gestion actuelle placée entre les mains d’un opérateur qui est lui-même unique (c'est-à-dire la Commune) à un autre opérateur unique (qui serait un délégataire) garantirait-il de « dégager des économies d’échelle » ?
(à suivre…)

samedi, mai 19, 2007

Et pourquoi pas un nouveau concessionnaire…

C’est la proposition présentée par la municipalité au Conseil municipal du mois d’avril. Le projet est de créer une nouvelle délégation de service public chargée de la gestion des parkings couverts de Val d’Isère. Le parc transférable sous contrôle du concessionnaire envisagé comprendrait les 1200 places existantes auxquelles s’ajouteraient celles que la Commune va construire à Vers les Eaux et celles du parking public de la Daille actuellement géré par Pierre et Vacances.

Voici les 4 arguments avancés par la municipalité :

1. Bénéficier de l’expertise d’une société privée.
2. Optimiser la fréquentation des parkings.
3. Réaliser des économies d’échelle.
4. Améliorer la communication vis-à-vis des usagers.

Conformément à la loi, le CTP sera saisi lors d’une réunion qui se tiendra le 29 Mai prochain. Ce sera pour l’opposition municipale la première occasion de donner son avis sur un projet dont elle a pris connaissance au cours de la réunion du dernier conseil ( à suivre…)

jeudi, mai 10, 2007

PLU et...communication

Il a été proposé dans ce blog que le PLU soit passé aux Avalins via le Net. C’est une bonne idée. Mais son auteur-blogueur (et un peu blagueur) répugne à en faire la demande à monsieur le maire pour ne pas dit-il
« compliquer les choses avec le personnel de la mairie » ( ?). Il suggère tout bonnement que Serge Paquin - auquel apparemment il n'est pas grave de "compliquer les choses" - et qui, « en tant qu’élu, devrait être en possession du document » le publie en toute simplicité sur notre blog...
Malheureusement, c’est non. Pour les raisons suivantes :

1. Le projet comprend une quarantaine de pages, écrites très petit. Cela doit faire entre 10 000 et 20 000 mots. Sous le format « blog » cela couvrirait des dizaines et des dizaines de pages d’écran…

2. Le PLU comprend en outre 3 grands plans. Chacun d’eux fait à peu près 2 m2. Soit 6 m2 en tout…Impossible à réduire (sauf à utiliser un microscope pour lire sur l’écran !).

3. N’importe quel Avalin peut, bien entendu, se rendre en mairie pour consultation de l’ensemble de la documentation, texte et plans.

4. N’importe quel Avalin peut, bien entendu, demander également en mairie une copie, contre remboursement des frais de photocopie.

mardi, mai 08, 2007

« Débattre » ou se battre ?

Un avalin intervient souvent sur notre blog et dans une forme sympathique. Sa contribution favorise utilement le débat. Il précise ne soutenir personne, ce qui est bien son droit. Il est parfois de notre avis mais laisse comprendre qu’il désapprouve un peu notre ton incisif. Pour ma part, j’apprécie sa courtoisie et son style agréable même si je ne partage pas la priorité qu’il semble accorder à la modération consensuelle sur l’engagement, un peu vite entaché à ses yeux de parti-pris.

Car la politique – et ce dont nous traitons dans notre blog, c’est la politique de Val d’Isère – est synonyme d’engagement. Cela conduit évidemment à interpeller plus qu’à ménager, à provoquer plutôt qu’à éluder. Il s’agit d’affirmer sa vérité, de tenir son cap contre les critiques et les reproches. Telle a été ma ligne dans le passé et ce l’est maintenant à Val d’Isère. Ce n’est pas le modèle récemment proposé aux Français - et approuvé par 80 % d'entre eux - qui m’incite à changer.

Dans un blog politique, se féliciter de ne soutenir rien ni personne n’est pas un fait d’armes. Car indépendance et abstention ne riment avec absence et abandon que si l’on fait des vers. Or la politique n’est pas la poésie. La politique, c’est le mouvement et non la posture, le choix et non le quant-à-soi. Certes, il faut savoir « participer aux débats ». Mais je me méfie des gens dont le débat est le sport favori : À toujours débattre on en oublie de se battre. Gouverner, c’est choisir.
Serge Paquin

vendredi, mai 04, 2007

Énergies lentement renouvelables
« Quant à encourager le chauffage au bois sous prétexte qu’il s’agirait d’un recyclage du carbone absorbé par les plantes par la photosynthèse, cela conduirait inévitablement à détruire nos forêts comme l’ont fait les Écossais et les Islandais autrefois. En effet, pour brûler un arbre, il faut un jour ; pour le faire grandir, il faut dix à quinze ans… » (dans : « Ma Vérité sur la planète » de Claude Allègre, scientifique et chercheur, professeur émérite à divers Instituts parmi lesquels l’Institut universitaire de France. Membre de l’Académie des sciences, de l’Académie des sciences des Etats-Unis, de l’Inde, et de la Royal Society. Ancien ministre de l’Éducation nationale).

mardi, mai 01, 2007

Réponse à la bonne question d'un blogueur au sujet de la Lettre ouverte à messieurs Catelan & Killy

« Mais que feriez-vous du chantier qui est en friche ? »
C’est la question posée le 29 avril par un blogueur dans les « comments » de la lettre ouverte adressée à messieurs Catelan et Killy. Je réponds ici, non sans rappeler d'abord que :

1. Cet investissement, qu’il soit de 20, 25, 30 millions d’euros ou plus, n’est pas supportable par nos finances publiques compte tenu du niveau atteint par notre endettement et de la faible marge laissée par notre budget de fonctionnement. Il y a des réalités – qui sont en fait des évidences – dont il est surprenant et triste qu’elles ne recueillent l’adhésion générale… que lorsqu’il est trop tard.
2. La nature de l’installation envisagée est, en tout état de cause, d’un intérêt durable très douteux.
3. Val d’Isère dispose actuellement d’une piscine située à quelques dizaines de mètres. Le coût de son désarmement et de sa reconversion grèveront d’une façon supplémentaire et lourdement le budget de l’opération. Personne n’en parle.
4. Le chauffage prévu par chaudière à bois – miracle environnemental devant lequel j’ai du mal à me prosterner - nécessitera un autre investissement supplémentaire de l’ordre – nous dit on – de 2 500 000 €.
5. La dépense finale : nouvelle piscine + désarmement / reconversion de l’actuelle piscine + chaudière à bois… dépassera l’imagination.

Je réponds maintenant à la question posée par notre ami blogueur : « Mais que feriez-vous du chantier qui est en friche ? »

Il y a plus de trois mois – à Radio Val le 16 janvier, dans ce blog le lendemain, puis dans la Tribune de Renouveau de Val - j’ai suggéré que la Commune propose à la Compagnie des Alpes de reprendre le projet. Sur ce site reconverti, elle pourrait alors développer un « Forum Vers les Eaux » destiné à accueillir diverses infrastructures de loisirs autour d’un centre d’attractions couvert. Lorsque j’ai avancé cette idée, l’affaire CDA-SOFIVAL n’était pas encore conclue. Mais il fallait faire vite pour encourager notre municipalité à réfléchir à cette reconversion au lieu de poursuivre les travaux du Centre Sportif. Un centre d’attractions, on sait que c’est le métier de la CDA. Le Forum pourrait également accueillir d’autres installations telles que bowling, cinémas, restaurants etc. À l’objection que la CDA n’a pas de raison d’accepter, on répond qu’elle pourrait trouver cette raison dans notre accord à substituer une convention STVI durable à la convention actuelle qui expire en 2020.

Cette proposition ne compromet en rien l’utilisation provisoire du site pour accueillir la presse en janvier 2009.
Serge Paquin

samedi, avril 28, 2007

PLU

Le conseil municipal a adopté le projet du nouveau Plan Local d’Urbanisme (PLU). Le travail réalisé par la municipalité est un travail important. L’opposition municipale a toutefois refusé le texte.

Un aspect positif du projet est certes que le futur PLU est orienté en faveur de la construction hôtelière qui sera désormais exonérée de tout COS. Les responsables ont voulu ainsi favoriser - et il faut les en féliciter - la construction de lits conformes à l’intérêt de l’économie générale de la station. Mais c’est une chose que de faire un texte, c’en est une autre que de l’utiliser avec courage. Ainsi, après avoir fait ce bon choix, les auteurs du nouveau PLU ont pris la décision de classer la partie nord du « Coin » en « hébergement & commerces ». L’occasion était pourtant bonne d’affirmer la vocation hôtelière du « Coin ». Certes il aurait fallu – au moins partiellement – procéder à un classement « hôtels » de parcelles non encore construites. À l’évidence, il y aurait eu quelques grincements de dents. On leur a sacrifié la logique et l’intérêt de Val d’Isère.

Le PLU est par ailleurs adossé au PPR qui le conditionne étroitement. On se souvient que le projet de PPR a été en son temps rejeté à l’unanimité du conseil municipal, tout comme il l’avait été par un très grand nombre nos concitoyens qui se sont exprimés dans le cadre de l’enquête publique. Or le Préfet est passé outre. L’opposition a rappelé le reproche fait à la mairie de ne pas avoir exercé un recours contre ce passage en force.

jeudi, avril 26, 2007

Elections municipales, élection présidentielle… et certaines ressemblances

À Val d’Isère se forment des petits groupes qui réfléchissent au sujet de la prochaine mandature. On remarque, parmi eux, certains qui, dans le passé, ont participé à l’action municipale où ils ont le plus souvent laissé un bon souvenir. On ne peut que s’en réjouir. Car, ici comme ailleurs, l’avenir requiert des hommes et des femmes d’expérience, moins soucieux de rivalité que d’union dans l’action à entreprendre.

La campagne présidentielle nous confirme une chose : quand on ne parvient pas à combattre un homme sur ses idées et sur sa compétence, on caricature alors sa personnalité et son caractère en tentant de convaincre les gens que son esprit critique ne sert que son ambition, que sa combativité n’est qu’agressivité, que son discours est opportunisme et que sa détermination dissimule son autoritarisme. Ce n'est pas bien sportif. Mais ça marche...

mercredi, avril 25, 2007

Lettre à Bernard Catelan et à J-C. Killy
Renouveau de Val vient d’adresser une lettre ouverte à Messieurs Bernard Catelan, maire de Val d’Isère et Jean-Claude Killy, président du Directoire du CLO 2009. En voici le texte :

"Monsieur le maire, monsieur le président,
Si nous nous adressons à vous, c’est parce que vous tenez tous deux ensemble entre vos mains une décision qui est importante pour Val d’Isère. Il s’agit des conditions dans lesquelles nous accueillerons en janvier 2009 la presse qui couvrira les championnats du monde.

Pour régler cette question, une action est actuellement programmée : elle consiste en la construction d’un centre sportif – disons plutôt une piscine bien équipée - moins ambitieux que le centre sportif récemment abandonné à « Vers les Eaux », en raison de son coût trop élevé. La réalisation rapide de cet ouvrage – on peut dire précipitée, compte tenu des retards pris – fournira en 2009 les locaux où la presse sportive sera confortablement installée.

Quel est l’objet de cette lettre ? Il est de vous demander d’arrêter un projet qui est contraire à l’intérêt de Val d’Isère. Pourquoi ? Parce qu’il nous conduit, dans la précipitation, à dépenser beaucoup d’argent pour construire une installation inutile, futile et coûteuse. Inutile, futile et coûteuse parce qu’une piscine – voire un centre aquatique – ne correspond ni à une urgence, ni à une priorité, ni même à un besoin. Or des choses urgentes, prioritaires et qui commandent des investissements considérables, requièrent de notre Commune un effort financier concentré et opiniâtre : hébergement social, stationnement et circulation, transports en commun, infrastructures d’après-ski, mobilisation des lits froids, sécurisation etc. Qui du reste - vous le dernier monsieur Catelan - a jamais promis en campagne électorale la construction d’une nouvelle piscine ? La simple idée en était-elle même jamais venue à quiconque ?

Alors pourquoi ? Disons-le franchement : Essentiellement pour respecter la mise à disposition du CLO du centre de presse de qualité promis. Convenez pourtant que c’est un choix déraisonnable que de se doter, dans la précipitation, d’un équipement coûteux et sans intérêt durable pour régler un besoin provisoire, si honorable soit-il.

Or il est une chose, monsieur Killy, que vous pouvez dire à notre maire monsieur Bernard Catelan pour l’aider à changer de cap. Cette chose est la suivante :

« Ne nous entêtons pas. Le projet du Centre sportif initial a du être abandonné. Soit. Eh bien, pour lui succéder, ne construisons pas « à l’arraché » un projet coûteux et critiqué. Réfléchissons au contraire à une solution alternative pour installer la presse pendant les quelques courtes semaines où nous devrons l’accueillir en janvier 2009. Cela peut être fait dans des installations provisoires. C’est ce qui se passe très souvent pour certaines manifestations commerciales, tout comme à l’occasion d’épreuves importantes dans le sport professionnel - ski, golf et autres - qui requièrent, un court espace de temps, des locaux spacieux pour les journalistes. Faisons de même. Présentons un projet alternatif acceptable par la FIS. Nous avons plus d’un an et demi devant nous pour régler la question. C’est largement suffisant. Au travail ! ».

Monsieur Killy, en disant cela, vous rendrez un service considérable à une municipalité déstabilisée par les ennuis causés à « Vers les Eaux », qui a peur de mal faire et peut-être aussi de perdre la face en prenant l’initiative d’un changement commandé par le contretemps qu’elle vient d’essuyer. Mais ce n’est ni l’échec, ni l’erreur qui sont graves. Le grave est d’y répondre sans flexibilité, ni imagination. Puissiez-vous par votre action inspirer une nouvelle appréciation des choses favorable à Val d’Isère et à son développement à long terme.

Croyez, monsieur le maire, monsieur le président…"


vendredi, avril 20, 2007

Devenir n’est pas avenir

La mairie a consacré un article entier de la Lettre de Val d’Isère n°6 au « Devenir du Centre sportif ». En dépit du titre, l’article est en fait un faire part nécrologique de l'ancien Centre Sportif. Le « devenir » du Centre annoncé par l’article, se limite à la confidence de la municipalité qu'"elle travaille, d’ores et déjà, sur un nouveau programme avec comme priorité le respect de la commande faite par le comité d’organisation 2009 ". Travaille sur quoi ? Ni les élus, ni les avalins ne le savent. Pourquoi ? Peut-être bien parce que la municipalité ne le sait pas trop elle-même, hormis le fait qu'il faut respecter la commande du CLO". Diable…
Il y a un peu plus d’un mois nous écrivions dans ce blog ce qui suit :

« jeudi 8 mars 2007
Le grave n’est pas d’arrêter le projet. Le grave serait de louper sa reconversion par entêtement vis-à-vis de ses amis et par crainte de perdre la face vis-à-vis des autres. Il y a pourtant plus de mérite à admettre un échec qu’à en aggraver les conséquences en cherchant à en dissimuler la taille. Si on réduit le centre nautique à une simple piscine, histoire de « faire malgré tout quelque chose qui y ressemble quand même un peu » et surtout de procurer en 2009 le centre de presse annoncé, on se tire à nouveau dans le pied, un peu comme on l’a fait en doublant l’actuelle patinoire avec la future. Il vaut mieux une reconversion courageuse que s’enfoncer dans une continuité sans avenir. »

Si nous nous répétons, c’est parce qu’il s’agit d’une histoire de l’ordre de 20 à 30 millions d’euros : cela vaut tout de même la peine.

De grâce, messieurs du pouvoir : il y a plus de grandeur à admettre une erreur qu’à s’entêter à la nier. Faites zéro piscine, zéro bassin ludique, zéro spa, zéro sauna, zéro tout ça. Négociez en revanche avec le CLO une solution honorable pour caser la presse en 2009 : il n’y a pas de honte à ce que cela soit dans des installations à caractère provisoire.
Mais, sous prétexte de « respecter la commande du CLO », ne nous faites pas financer une installation durable, très durable, d’un coût prohibitif et d’une utilité ultérieure discutable.

Toujours dans ce blog, nous écrivions le 16 janvier qu’il serait préférable, en échange d’une concession durable, de proposer à la Compagnie des Alpes « d’accepter de reprendre les installations en cours à "Vers les Eaux". On peut alors imaginer que - évidemment en concertation avec la Commune - notre nouveau partenaire CDA installerait là un Parc d'attraction couvert, un bowling, des cinémas etc...Bref un forum de loisirs autrement attractif qu'une piscine.

mardi, avril 17, 2007

Quand on aime, on ne compte pas...

Bulletin d’informations municipales n° 6, page 4 : le Centre Sportif. La municipalité publie loyalement (enfin) qu’on arrête tout. Il aura fallu plus de deux ans de travail gaspillé, de millions d’euros et de temps perdus pour que s’impose l’évidence.

Crise certes, mais crise salutaire ? Nenni ! Voilà au contraire que l’aveu échappe. Lisons le bulletin : « Mais cette rupture ne doit pas être une fin en soi. La municipalité travaille d’ores et déjà sur un nouveau programme avec comme priorité le respect de la commande faite par le Comité d’Organisation 2009 de bénéficier d’un centre de presse de 4000 m2 à l’automne 2008…"

Ainsi, à peine relevés d’un profond fossé, qu’on se jette, tête la première, dans le suivant. Pourquoi ? « Par respect de la commande faite par le CLO... »

Car bien que les élus n’aient pas l’honneur d’en être informés - puisque la moindre information leur a été refusée au conseil, tout comme les avalins du reste en sont également privés dans ce bulletin municipal n°6 - le « devenir » du Centre Sportif est assuré, si on peut dire. Du reste, une somme de 2 505 121 € « réservés aux travaux qui seront engagés pour la poursuite du projet… » a d’ores et déjà été votée le 3 avril par une majorité-godillots pour financer le mystérieux projet sur le cadavre du précédent. « Avec comme priorité le respect de la commande du CLO ».

Le téléphone avalin ayant fonctionné, on croit savoir qu’il s’agit encore d’un projet d’eau. D’eau, toujours d’eau…. Une sorte de mini-Centre Aquatique implanté à quelques mètres de notre actuelle piscine municipale, devenue bonne à nous coûter quelques millions supplémentaires pour la désarmer et la reconvertir en… on ne sait pas.

Rappelons donc le mérite du nouveau projet : Respecter la commande du CLO. Autre avantage : fournir (enfin!) un client à la chaudière à bois..

Comme dit sans rire le maire, on financera avec des emprunts qui « doivent rester compatibles avec notre capacité de remboursement ». Ouf !
Faux et usage de faux (suite)

Nous avons déjà relaté qu'une transaction immobilière concernant un terrain au Fornet a nécessité l’intervention d’un grand nombre de vendeurs. À cette occasion, une ou plusieurs procurations ont été établies dont la ou les signatures ont été certifiées par la Mairie. Cette ou ces procurations sont des faux. La Mairie a porté plainte contre X, son cachet ayant été – selon elle - copié ou utilisé frauduleusement pour authentifier la ou les signatures apposées. Ce sont les faits – imprécis et incomplets – que nous sommes, faute de mieux, en mesure de relater.

Pour en savoir plus - en qualité d’élus - nous aurions souhaité que le maire accepte d’inscrire cette affaire à l’ordre du jour du conseil municipal de demain. Il nous semble en effet que nous avons le droit d’avoir une opinion, et de souhaiter un débat pour discuter l’opportunité de la plainte portée contre... X. Cette voie de procédure nous paraît en effet assez « soft » au regard des faits connus…

Toutes allégations contenues dans des commentaires prématurément formulés sur ce blog au sujet de telle ou telle responsabilité n’engagent que ceux qui les formulent. Pour notre part, ce que nous souhaitons, c’est une instruction judiciaire diligente et que la mairie y collabore de la façon la plus efficace possible.
L'opposition municipale

lundi, avril 16, 2007

« Sans liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur » (Beaumarchais)

« Sarcasme et cynisme ». Tel est le reproche adressé aux « paquinistes et sympathisants » par un blogueur qui intervient souvent et utilement dans ce blog, sous pseudo ou sous anonymat. Il aurait observé nos mauvaises manières au conseil municipal… Faisons-lui remarquer qu’à cet endroit il n’y a pas grand monde, hormis quelques élus, et lui sans doute…

Toutefois, son propos ne dépasse-t-il pas sa pensée ? Le mot « ironie » - tout au plus le mot « insolence » – ne serait-t-il pas plus approprié ? Si c’est le cas, cher ami blogueur, les quelques « paquinistes » que tu vois au conseil avouent bien volontiers. Ils leur arrivent de pratiquer l’ironie. T’es-tu demandé pourquoi ?

Eh bien, voilà : parce que - pour nous - l’ironie est l’honneur, le courage et l’arme des faibles contre le fort. L’arme d’une opposition convaincue et consternée contre un pouvoir sourd et impuissant, de cette impuissance qui est la pire, celle de ne rien entendre. L’arme de ceux qui parlent en plein jour face à ceux qui les critiquent, masqués, dans l’ombre.

Et comme tu sembles aimer lire, amuse-toi à rechercher le nom de ceux qui ont dit que « sans l’ironie, le monde serait comme une forêt sans oiseaux », « qu’elle est la pudeur de l’humanité », ou bien que « sachant que c’est à l’ironie que commence la liberté, redouter l’ironie, c’est craindre la raison »…

Pas de souci pour toi : ce ne sont ni des « paquinistes », ni des « sympathisants » qui ont dit ces bêtises.

Renouveau de Val

dimanche, avril 15, 2007

PLU

Le point essentiel inscrit à l'ordre du jour du conseil de mercredi prochain est la révision du Plan Local d'Urbanisme (PLU). L'importance du sujet justifie votre présence.
Faux et usage de faux…

Par lettre en date du 9 courant, l’opposition a demandé à Monsieur le maire d’accepter d’inscrire à l’ordre du jour du conseil municipal qui se tiendra mercredi soir une affaire de faux et usage de faux qui entache une opération immobilière réalisée au Fornet. La Mairie est impliquée dans la mesure où son sceau se trouve apposé sur des documents falsifiés. Cette demande est restée sans réponse et n’a pas été inscrite à l’ordre du jour adressé aux élus. Cela ne devrait toutefois pas priver un conseiller du droit d’interroger la municipalité en séance au sujet d’une affaire qui interpelle la réputation de la Mairie.

mardi, avril 10, 2007

Parenthèse…

Certains amis à Val d’Isère estiment que nous ne nous intéressons pas suffisamment aux questions écologiques. Nos préoccupations locales leur semblent un peu terre à terre face aux défis lancés par l’effet de serre, le réchauffement de la planète, sa terrible conséquence pour l’eau, autant de choses qui – selon eux - devraient être mieux prises en compte, ici.

On peut leur faire observer que nous postulons tout au plus à la mairie de notre Commune, non à la Présidence de la République française. Notre rôle est d’aborder les problèmes qui concernent Val d’Isère – y compris, certes, dans le domaine de l’environnement. Mais, s’agissant de ce dernier point, ce ne sont pas les mêmes que ceux du vaste monde.

Que nos amis n’en concluent pas pour autant que nous sommes indifférents à l’enjeu planétaire lancé par la réduction des pollutions d’origine humaine. Même si – naïveté ou optimisme - nos convictions nous portent plus vers Claude Allègre que vers Nicolas Hulot, vers Nicolas Hulot que vers José Bové. Il nous semble en effet qu’il faut faire de la résolution des problèmes écologiques – que la science a identifiés et auxquels elle est capable d’apporter des solutions – le moteur de la croissance, celui du développement des pays du tiers-monde et celui de la réduction des inégalités, et non nous mortifier en cultivant un catastrophisme qui brandit la décroissance comme la juste punition que nous devrions nous infliger pour avoir eu l’arrogance d’arracher à la nature une amélioration imméritée de la condition humaine.

Le développement et la croissance ont pour partie généré des effets nocifs, identifiés, mesurés et possibles à résoudre, au prix d’une prise de conscience qui est en cours et d’actions que l’humanité commence à leur consacrer. Celle-ci poursuivra son effort comme elle a su le faire dans le passé contre les épidémies, les fléaux et d’autres malheurs ou obstacles placés sur sa route, tout au cours de sa préhistoire et de son histoire. Cela lui sera d’autant plus facile que, dans le cas particulier du réchauffement de la planète – et en espérant qu’il est dû à la seule pollution humaine et non pour partie à un cycle indépendant – l’homme est le sujet du problème et non l’objet. A-t-on si peu confiance en lui qu’on le croit capable – lui qui s’est tant battu pour survivre et pour vivre – de s’autodétruire ?

samedi, avril 07, 2007

Endettement ou surendettement ?

Un blogueur nous reproche de prédire un surendettement prochain. Selon lui, cette prédiction méconnait l’allègement de nos dettes qui résultera, dans quelques années, de l’arrivée à échéance de remboursement d’emprunts anciens. Certes. Mais son appréciation méconnait qu’il y aura une vie pour Val d’Isère après 2007. Cette vie commandera de nouveaux travaux, de nouvelles constructions, de nouveaux projets, donc de nouveaux investissements, indépendants de ceux qui sont pris en compte dans la prévision d’endettement présentée par la mairie lors du vote du budget. La présentation de la mairie est statique, c'est-à-dire qu’elle fige les besoins au jour où nous sommes, comme s' il n' allait pas y avoir une vie, après . Elle ne tient pas compte des besoins financiers futurs créés par l’entretien, le développement, la modernisation de notre pays. Ces besoins rendront nécessaire un nouvel endettement, non pris en compte par la présentation faite au conseil. A moins qu’on ne puisse pas les satisfaire, tout occupés que nous serons alors à tenter de payer le surendettement légué. En tout cas, pour savoir qui a tort ou qui a raison, il ne va hélas pas y avoir longtemps à attendre.

vendredi, avril 06, 2007

Conseil du 3 avril : chaufferie mixte bois

En dépit d’une vigoureuse opposition, la majorité du Conseil s’est incompréhensiblement entêtée à voter la construction d’une chaufferie à bois (2 500 000 €) pour chauffer principalement l’ex-futur Centre Sportif dont le maire a pourtant confirmé l’abandon (après quelques millions déjà dépensés dans l’histoire) en raison de son coût… exorbitant. Certains, nous semble-t-il, avaient prédit la chose.

À la question de savoir ce que cette chaufferie chauffera, en dehors de ce qui l’est déjà de façon satisfaisante [piscine municipale actuelle, CHO, Résidence Plein Sud (?)], zéro réponse aux conseillers trop curieux. En revanche, dans les bistrots, on finit par apprendre que la municipalité cogite une nouvelle piscine plus petite et d'un coût moins indécent, dont l'un des mérites - et non le moindre - serait d’être la cliente de l'imposante chaufferie. Il pourrait tout de même en coûter 22 à 23 millions d'euros... Outre la dépense, on se demande pourquoi - après une deuxième patinoire à 50 m. de la première (astreintes = 615ème jour) - on veut faire maintenant une nouvelle piscine à côté de celle qui existe déjà. D’autant que, devant l’absurdité du cumul, on désarmerait alors - évidemment à grands frais - notre piscine actuelle, perdue alors comme bonne cliente de la chaufferie bois… Remarquez que les conseillers qui ont voté cette chaufferie l'ont fait sans se soucier de l'usage qu'on en fera.

mardi, avril 03, 2007

Conseil municipal de ce soir...

Ceux parmi vous qui ne pourront pas assister à la réunion en trouveront sur ce blog un écho dans la soirée-même.

lundi, avril 02, 2007

Conseil municipal : Vote du Budget 2007

Ce soir, le budget 2007 de la Commune a finalement été voté par 11 voix pour, 7 voix contre, et 1 abstention .

Serge Paquin a procédé à l'explication de vote de son Groupe. Après avoir démontré que les constructions et travaux prévus ou engagés commanderont, après 2007, un endettement supplémentaire massif, il a affirmé qu'en conséquence la prochaine municipalité « héritera » de l'obligation de contracter 32 000 000 € d’emprunts supplémentaires pour financer les engagements de la municipalité précédente.

Le représentant de l'opposition municipale a conclu dans les termes suivants :

« Vous constatez que la Commune affiche au 1er janvier 2007 (page 43) une dette de 18 000 000 €. À cette dette actuelle, il faut évidemment ajouter les 32 000 000 € supplémentaires qu’il faudra emprunter à partir de 2008 pour financer votre lourd « héritage ».
Cela portera l’endettement de notre Commune à plus de 50 000 000 € !
Ce chiffre de 50 000 000 €, nous le prédisions déjà dans une publication de décembre 2005 intitulée « la feuille des Deux Savoie ». Tout au cours de 2006 nous sommes revenus souvent sur la question, soit dans la « Tribune de Renouveau de Val », soit à la table de ce Conseil. Il y a un an, dans cette salle, nous étions réunis pour le budget 2006. Au cours de notre explication de vote, nous avons présenté la même analyse et avons interpellé Monsieur le maire dans ces termes : « Vous laisserez derrière vous un surendettement intolérable ». Dans une « Tribune » du mois d’avril 2006, nous l’exhortions à nouveau « à parler ou à partir ». Nous l’interrogions ainsi : « Vous avez des projets. Il faudra les financer. Comment financerez-vous ? Comment rembourserons-nous ? ».

Nous attendons toujours la réponse. Vous attendez toujours la réponse. Et ce silence a une excellente raison : il n’y a pas de réponse. Ce que nous venons de dire, et que nous répétons depuis des années est vrai. La gestion de nos finances publiques nous précipite dans le mur. Je le demande : en son âme et conscience, qui, parmi vous ce soir, est encore déterminé à partager la responsabilité de ce désastre en approuvant un budget qui en est l’expression ? »

La Tribune de Renouveau de Val publiera dans son prochain numéro l’intégralité de la déclaration de l’opposition municipale.

dimanche, avril 01, 2007

Les mots pour le dire…

Il semble que plusieurs blogueurs s’expriment le plus souvent comme si l’Écologie était une fin en soi - l’alpha et l’oméga de tout le système - et non seulement le moyen de rendre plus saine, plus durable et plus paisible la vie de l’humanité, des espèces vivantes, et de la nature qui constituent son environnement. Vais-je gâcher mes chances électorales en affirmant ma conviction que les remèdes ne doivent pourtant pas tuer le malade ?

Le développement économique et ses deux mamelles - le profit et la croissance - ont permis à l’humanité de s’extirper progressivement de la faim, du froid, de la maladie et de la mort prématurée. Ce qui a été vrai pour la plus grande partie du monde l'a également été pour Val d'Isère. Ce n’est pas si mal. Au nom de la déesse Écologie, faut-il compromettre ce succès ? L’Écologie nous aide à borner le développement économique, à corriger les défauts des progrès techniques et technologiques, à modérer la quantité dans l’intérêt de la qualité. C’est bien. Mais cela ne doit pas être trop, sauf à tomber dans le parti-pris politique et dans le sectarisme idéologique.

Pourquoi dis-je cela ? Parce que certains dans ce blog semblent penser différemment et que, étant candidat aux élections, j'ai le devoir de leur dire ce que je pense.

Eh bien, je pense que Val d’Isère est avant tout une magnifique station de sports d’hiver et qu’elle doit protéger et développer sa vocation : un domaine skiable chaque année amélioré, un accueil de plus en plus performant, un village de plus en plus attractif par son hébergement touristique et par son commerce de détail, par ses écoles de ski, par la qualité de l’ensemble des services qu’elle met à disposition de sa clientèle, etc. Dans ce panorama, l’Écologie a un double rôle à jouer, dans l’intérêt des habitants de Val d’Isère et dans l’intérêt de ses hôtes : Soin attentif porté à ce que le ski cohabite paisiblement avec la faune et la flore, détermination farouche de limiter la circulation automobile et d’éliminer le stationnement anarchique, limitation des pollutions énergétiques et d’abord de celles produites par les transports en commun qui doivent être nombreux, maillés, ludiques et non polluants, économies énergétiques dans la construction et réduction de la pollution du chauffage urbain, dans le secteur public aussi bien que dans le secteur privé.

Si j’écris cela c’est parce que la « décroissance » envisagée par certains, à l’instar de la « croissance zéro » que prônait le Club de Rome dans les années 70, me paraît un remède - ou plutôt une philosophie à caractère sectaire - qui consiste à jeter le bébé avec l’eau du bain. Si l’on veut un modèle, il n’y a qu’à regarder par exemple du côté des « mesures compensatoires ». J’appartiens à une génération qui a vécu la guerre, la faim, la peur et la mort : on n’aura du mal à la convaincre de se tromper de cible.

Serge Paquin

vendredi, mars 30, 2007

3 avril 2007, 19 :00 h : Assistez au conseil municipal !

La réunion la plus importante du conseil municipal est certainement celle du vote du budget. C’est pour la majorité l’occasion d’apporter son soutien au gouvernement de la commune. C’est pour l’opposition celle d’exprimer et de motiver son désaccord. Venez nombreux, mardi soir prochain, assister à la délibération et au vote du budget.

jeudi, mars 29, 2007

Garage de mécanique automobile

Patrick Martin vient d’écrire au maire au nom de l’opposition municipale. Selon lui, le procès-verbal affirme à tort que, lors de la réunion du conseil du 2 mars, les élus auraient autorisé le maire à lancer un appel d’offres auprès des entreprises et à passer les marchés. Or la seule autorisation qu’auraient donné les élus seraient qu’un permis de construire soit déposé pour tester la position de l’administration. De toutes les façons cette question est reprise à zéro lors du prochain conseil qui aura lieu le 3 avril : la Sous-Préfecture a en effet informé Val d’isère d’une irrégularité dans la délibération du 2 mars qui ne mentionne pas le montant estimatif des travaux.
Reprise à zéro, donc. Tant mieux.

mardi, mars 20, 2007

Avis aux blogueurs

Je viens de relire tous les commentaires envoyés sur ce blog depuis l’origine en novembre. Leur nombre démontre que le dialogue se noue volontiers entre les avalins si l’occasion leur en est donnée. Parmi ces commentaires, certains nous approuvent et nous soutiennent. Que leurs auteurs en soient remerciés ici. D’autres nous critiquent. Qu’ils soient remerciés aussi, parce que la critique est utile.
Certains blogs sont truffés de gros mots et d’insultes. C’est d’autant plus nul que c’est anonyme. Désormais nous éliminerons les commentaires qui se complaisent dans ce style. Pourquoi ? Parce que si leurs auteurs attaquent nos adversaires, nous ne voulons plus – en les publiant – passer pour leurs complices. Et si c’est à nous qu’ils s’adressent, qu’ils s’expriment poliment. Quant à ceux qui pensent du mal de ce que nous disons ou de ce que nous faisons, qu’ils continuent à le dire, ici, sur notre blog. Mais avec décence.

Serge Paquin

lundi, mars 19, 2007

Garage de mécanique automobile à La Daille

Sur rapport présenté par l’adjoint M. Xavier Mattis, le conseil municipal réuni le 2 mars a donné au maire l’autorisation de poser la demande d’un permis de construire pour un garage de 690 m2 à installer au rond-point de la Daille et de signer les marchés avec les entreprises retenues. Autant dire tous pouvoirs de mener l’opération jusqu’au bout.

Cela nous paraît discutable pour les 4 raisons qui suivent :

En premier lieu il est anormal de donner ainsi carte blanche au maire. Sur une affaire aussi importante, celui-ci devrait d'abord, une fois le permis obtenu, revenir devant le Conseil pour lui présenter le projet détaillé ; puis ensuite, le consulter à nouveau avec le résultat des appels d’offres en mains. C’est alors, et alors seulement, que le Conseil serait en mesure de prendre une décision finale et de donner son accord pour exécution.

En deuxième lieu, en quoi est-ce le rôle de la Commune de financer la construction d’un garage privé ? Aujourd’hui c’est un garage, demain ce sera quoi ? Si la raison est qu’il n’y a personne dans le secteur privé qui soit volontaire pour réaliser un tel projet à son compte, il doit être clair qu’avec l’argent public on ne finance que la construction d’installations publiques, et non privées. Faire l’inverse est malsain, voire irrégulier.

En troisième lieu, il y a, à deux encablures, le Centre Technique de La Daille. Ne peut-on y installer un atelier de dépannage géré à son compte par quiconque sera candidat pour y louer l’emplacement nécessaire ? Et s’il n’y a pas de candidat, la Commune est-elle incapable d’installer une petite équipe communale pour assurer un service minimum ?

Enfin, et surabondamment, l’emplacement est saugrenu.

dimanche, mars 18, 2007

Stations de sports d'hiver et développement durable
"Blogueur anonyme" du 16 mars a bien raison d'attirer l'attention sur le Forum international tenu à Avoriaz le 19 janvier dernier sur ce thème.
Cette rencontre, au cours de laquelle une vingtaine d'intervenants se sont exprimés, a balayé l'ensemble des questions que posent l'existence et le développement des stations de sports d'hiver au regard du développement durable. M. Jean-François Blas est intervenu brillament pour souligner un certain nombre des actions qui illustrent la détermination des entreprises de remontées mécaniques qu'il dirige : il cite - parmi d'autres choses - le souci de veiller à ne pas réaliser un investissement sans quantification préalable de son impact sur l'éco-système, ou encore de n'entreprendre des travaux (par exemple implantation de nouveaux pylones) que considération prise du mode vie de la faune susceptible d'être dérangée (Tetras-lyre). M. Jean-François Blas a également insisté sur les efforts consacrés au choix d'installations de neige de culture de moins en moins polluantes (eau, électricité, bruit) et aux précautions prises dans la construction de retenues collinaires.
Arnaud Dutheil (CAUE Haute-Savoie) a stigmatisé que le développement durable, ce n'est pas que l'énergie, c'est aussi résister dans les stations à la densification d'un urbanisme qui, sous la pression d'un immobilier de tourisme de plus en plus envahissant, tend à refouler les habitants historiques vers "en bas". Monsieur Dutheil a bien raison. Il aurait pu précisé que le phénomène ne tient pas seulement à l'envahissement des lits touristiques mais aussi à la nécessité de loger dans les stations le personnel recruté à l'extérieur par les employeurs locaux. Nous y reviendrons sous peu.

lundi, mars 12, 2007

Réponse au commentaire du 9 mars de "blogueur fou" sur le sujet "centre nautique" qui précède

Nous proposerons bientôt dans la Tribune de Renouveau de Val - dans le cadre du logement social que nous avons fait le choix de traiter par étapes successives - la distinction que la Commune doit faire, selon nous, entre les logements sociaux proposés aux avalins qui travaillent à l'année, et les autres. Tu constateras alors que - contrairement à ce que tu affirmes - ce n'est pas une question qui nous laisse indifférente.
Serge Paquin

jeudi, mars 08, 2007

Centre nautique

Le grave n’est pas d’arrêter le projet. Le grave serait de louper sa reconversion par entêtement vis-à-vis de ses amis et par crainte de perdre la face vis-à-vis des autres. Il y a pourtant plus de mérite à admettre un échec qu’à en aggraver les conséquences en cherchant à en dissimuler la taille. Si on réduit le centre nautique à une simple piscine, histoire de « faire malgré tout quelque chose qui y ressemble quand même un peu » et surtout de procurer en 2009 le centre de presse annoncé, on se tire à nouveau dans le pied, un peu comme on l’a fait en doublant l’actuelle patinoire avec la future. Il vaut mieux une reconversion courageuse que s’enfoncer dans une continuité sans avenir.

mardi, mars 06, 2007

L’art et la manière…

Le 6 février dernier, nous nous étonnions ici des malfaçons révélées dans la sécurisation de la A et de leurs conséquences possibles sur l’accueil à Val d’Isère des Championnats de France à la fin du mois de mars. Nous posions la question : À qui la faute ? Celle de l’entreprise italienne à laquelle le chantier a été confié ? Celle du cahier des charges et, dans ce cas, rédigé sous la signature de qui ? Celle du responsable de la Commune mandaté pour assurer le suivi des travaux ? Ou bien alors celle d’un maire qui aurait fait l’impasse sur la définition des rôles et responsabilités respectives des collaborateurs impliqués dans ce dossier pour le conduire à bien ?

A la question posée par un élu en séance du conseil municipal du 2 mars, monsieur le maire a répondu clairement : selon lui, il entrait dans la mission de la Régie des Pistes d’effectuer la réception des travaux ce qui implicitement inclut la surveillance de leur bon déroulement. Cette opinion n’est guère partagée dans l’entourage des responsables de la Régie qui affirment au contraire qu’aucune mission ne leur avait été dévolue, les comptes -rendus de ce chantier placé sous une autre responsabilité leur étant seulement transmis « Pour information ».
4x4

Après avoir failli céder à la tentation de recruter la SEPELCOM pour remplacer le Groupe Audhui (voir les blogs de Val Différence en date du 24 novembre et 11 décembre derniers), le conseil municipal - conscience prise des risques causés par une manœuvre qui exposait Val d’Isère à un nouveau contentieux initié par notre organisateur traditionnel sur le fondement de la concurrence déloyale - s'est finalement rallié à la décision de maintenir en 2007 l’organisation du salon du 4 x 4 entre les mains du Groupe Audhui. Que ceux qui souhaitaient un changement comprennent bien que l’alternative n’était pas SEPELCOM ou Audhui, mais Audhui ou bien un procès supplémentaire engagé contre nous par l’organisateur évincé.

lundi, mars 05, 2007

Le grand centre nautique : suite et fin

Le conseil municipal réuni le 5 mars a pris la décision de déclarer infructueux l’appel d’offres lancé pour la construction du centre nautique au motif que l’ouverture des plis a révélé que les offres présentées par les entreprises excédaient de 40 % ce qui était prévu, portant le coût global de l’installation à une somme supérieure à … 35 000 000 €. !

Aucune solution alternative originale ne semble toutefois être envisagée par la mairie autre que de ramener le grand projet à un petit projet : une piscine. Pour nos édiles, le plus préoccupant ne semble pas au fond être ce que l'on fabrique mais qu'une structure soit créée dare-dare pour accueillir la Presse pendant une quinzaine de jours en 2009 . Ce n’est pas –selon nous - le bon choix et par conséquent nous déplorons que, lors du même conseil du 2 mars, ait été confirmée la construction d'une chaudière à bois, d’un coût considérable. Où se trouve en effet le sens de construire pareille installation, envisagée à l’origine pour chauffer principalement le centre nautique si ce projet est abandonné ? Les raisons données sont bien discutables, nous y reviendrons plus tard, non sans rappeler que, en l'occurence, nous avons proposé clairement dans ce blog même la démarche qui nous paraît la bonne. La Tribune de Renouveau de Val a repris la proposition dans son n° 34 de février et Serge Paquin au micro de Radio Val.

samedi, mars 03, 2007

Les belles promesses n'engagent que...ceux qui les croient !
L’un des arguments forts utilisés par Monsieur Catelan et son entourage en faveur de la candidature de Val d’Isère à l’organisation des championnats du monde était l’amélioration routière qui – selon eux – en résulterait pour notre station. À entendre ces messieurs, si Val d’Isère était désignée par la FIS, le bénéficie qui en résulterait serait une pluie d’améliorations de nos infrastructures routières en récompense de notre succès à Miami. Il s’agissait d’un boniment que toutes les personnes un peu informées s'efforçaient de démentir, le plan routier actuellement en cours ayant été défini et voté de longue date, et appliqué sans le moindre changement, hormis un retard notoire, particulièrement visible à Bourg-Saint- Maurice pour ne citer qu’un seul exemple.

Or donc, notre maire et sa majorité ont copieusement enfumé voici trois années la population de Val d’Isère avec des arguments mensongers, répandus à seule fin de faire triompher leur ambition d’avoir les championnats du monde. On serait tenté de dire « Bien joué ! », en dépit de la malhonnêteté de la méthode retenue pour convaincre.

Oui, mais voilà que l’on apprend maintenant qu’un vent de fronde souffle au Conseil Général de Savoie. Pour quelle raison ? Parce de nombreux élus, de droite comme de gauche, estiment que cela ne rimait à rien de verser à Val d’Isère une subvention qu’ils jugent démesurée (2 000 000 €) au prétexte d’accueillir en Savoie une manifestation, soi-disant promise à rivaliser en notoriété avec une épreuve olympique. Or, Are est tombée comme une douche glacée avec l’indifférence des télés et un Audimat détestable. « Ce n’est pas parce qu’on intervient avec de l’argent public qu’il ne doit pas y avoir de retour sur investissement » s’est exclamé Daniel Dufresnay maire et conseiller général de La Chambre (Maurienne). Quant au député UMP Michel Bouvard, il prévient tout simplement qu’il s’opposera au moindre investissement routier supplémentaire en Tarentaise sous prétexte des seuls Championnats du Monde !

Les Championnats du Monde nous étaient, paraît-il, livrés, sur un plateau d’argent. Nous les avons eu, certes. Mais nous ignorions que nous aurions à payer le plateau.

mardi, février 27, 2007

Réponse à un blogueur intervenu le 21 février pour nous faire un reproche…

« Vous nous reprochez d’ « invectiver » parfois la municipalité. Bien que l’expression nous paraisse un peu forte, nous reconnaissons que nous devrions éviter l’ironie ou un ton caustique qui ajoutent peu au message et blessent inutilement des gens qui, sans doute, sont nos adversaires, mais en aucune façon nos ennemis. Merci de nous l’avoir dit, nous en tiendrons compte à l’avenir.

En revanche vous ajoutez que nous ferions mieux de « construire, d’apporter, de solutionner… ». Nous trouvons le reproche assez sévère. Trouvez-vous que nous sommes inertes ? Trouvez-vous sincèrement que nous nous privons de suggérer et de proposer ? Certes, vous avez raison de dire que nous devrions « solutionner ». Mais pour « solutionner », il ne suffit pas d’être au conseil municipal, encore faut-il y détenir la majorité. Or nous ne l’avons pas, ce qui, face à une majorité qui est sourde et sûre d’elle-même, nous ramène à bien peu de chose.

mardi, février 20, 2007

Royal éloignitude...

Tandis que le Centre Nautique coulait et que la « A » chavirait, le maire et son entourage arpentaient à pas lents les raquettes d’Äre…
SCHIZO...

Les Avalins sont-ils devenus les citoyens du Royaume de la Schizophrénie ? On le croirait en lisant « La Lettre de Val d’Isère » de février 2007 et, datée du même mois, « La Tribune de Renouveau de Val ». Dans la première publication, monsieur Catelan ne se lasse pas d'exprimer ses sentiments de "fierté et de soulagement". Une fois livrée la satisfaction du maire, la « Lettre » en fait des kilos sur l’interdiction de fumer dans les lieux publics, sur le calendrier des élections en 2007, sur les vœux de fin d’année au cours desquels « la solidarité et détermination ont été les maîtres mots de son discours ». Dormez bien les bébés, Nounours veille… De la Tribune de l’opposition municipale, ne citons que le titre « Dérives » et la conclusion « Quel gâchis ».

dimanche, février 11, 2007

Endettement de la Commune

Ci-dessous, copie du mail de ce jour faisant suite à une lettre sans réponse adressée à la fin de l'année dernière :

"Monsieur le maire,
Le 23 décembre dernier, je me suis permis de vous écrire au sujet de l'état prévisionnel de l'endettement de notre Commune. Vous trouverez ci-joint la copie de cette lettre . Mon souci tenait en deux points :
> D'abord, quel endettement résultera-t-il des emprunts effectués et encore rendus nécessaires pendant les deux ans qui viennent, par l'ensemble des travaux et installations prévus, qu'il s'agisse de constructions liées aux Championnats du Monde ou bien de constructions d'un tout autre ordre, comme par exemple de logements à caractère social ?
> Ensuite, je souhaitais que soient consolidés avec l'endettement de la ville les emprunts déjà contractés ou bien susceptibles de l'être dans les deux ans qui viennent par nos satellites (Régie des pistes, Sacoval etc...) car, au bout du compte , tout cela se termine, si je puis dire, dans la même poche.
Je m'étais donc permis de vous adresser un projet de tableau dont le renseignement par vos services - après peut-être qu'ils l'eussent amélioré - aurait répondu aux questions préoccupées que nous nous posons au sujet du futur équilibre de nos finances publiques.
Plus d'un mois et demi s'est écoulé et je n'ai malheureusement pas encore reçu de réponse à notre demande. Je me demande si vous prenez la mesure exacte de ce qu'il y a d'indécent - dans une démocratie moderne - à tenir pour nulles et négligeables les questions qu'adresse au pouvoir le chef d'une opposition qui représente une quarantaine de pour cent (40 %) du Conseil municipal responsable du gouvernement de la ville. D'autant que le sujet n'est ni passionnel, ni polémique. Il concerne au premier chef ce dont nous sommes responsables : l'argent de nos concitoyens. J'espère donc que, par retour du courrier, vous voudrez bien apporter une réponse à une interrogation dont le sérieux ne peut pas vous échapper.
Croyez, monsieur le maire, en ma considération distinguée.

Serge Paquin"

Transports en commun
Nous sommes sans réponse de monsieur le maire à notre demande d'examiner la possibilité d'améliorer le service de navettes après 20:00 h. Nous vous avions informés de notre démarche auprès de lui par un blog en date du 21 janvier dernier.

mardi, février 06, 2007

Bug sur la "A"...
Chargé d’organiser les championnats de France qui doivent se dérouler en mars prochain sur la A, dite Rhône-Alpes, le Club des Sports constate la difficulté d’accomplir sa mission compte tenu des déficits de sécurité qui – selon lui – caractérisent la nouvelle piste. En un mot comme en mille, le Club des Sports ne s’estime pas en mesure d’organiser une compétition sur une piste dont le dispositif de sécurité est non conforme. L’opposition municipale aimerait bien savoir qui était responsable du cahier des charges de l’entreprise recrutée pour réaliser l'installation de sécurisation de notre nouvelle piste, qui l’a signé, qui a réceptionné les travaux etc. La mairie ? Un service communal ? Qui à la mairie ? Quel service communal ? S’il est une chose que l’on se croyait en droit de revendiquer à Val d’Isère, c’est bien le savoir-faire pour concevoir, équiper et préparer la sécurisation d’une piste de compétition. Pourquoi un bug pareil - au coeur de notre propre métier - à la veille d’une épreuve destinée à engager le processus d’homologation du site des épreuves féminines de vitesse 2009 ? L’opposition municipale ne manquera pas de poser ces questions au maire de Val d’Isère, lors de la prochaine réunion qui aura lieu le 2 mars. Gageons qu'à un auditoire nombreux il proposera des réponses claires et indiquera les dispositions qu'il prend pour sanctionner les fautes et garantir qu'elles ne se reproduiront pas.

jeudi, janvier 25, 2007

Réponse au commentaire de « anonyme » au sujet de la coupe du monde reprise par Val

De nombreuses manifestations sportives internationales constituent des « évènements » de première ampleur : Roland-Garros, Tour de France, Dakar, Augusta, Bercy etc. Pourquoi ? Parce que – indépendamment de la qualité et de l’intérêt des sports – une action et de l’argent ont été consacrés à faire de ces manifestations de véritables évènements médiatiques en direction du grand public, par la mise en œuvre de moyens collatéraux…très éloignés du sport lui-même. À ceux qui se plaignent que le ski (en France) n’est pas télévisé - d’où, selon eux, la désaffection du grand public - nous pouvons dire que la réalité est inverse : c’est parce que le grand public ne s’intéresse pas au ski que la télévision ne vient pas. Une recette ? Mettez dans l’aire d’arrivée Segolène, Depardieu ou Sarkozy et quelques autres, ajoutez une bonne pincée de festivités au soir des épreuves, saupoudrez d'une poignée d'interviews "people", emballez le tout dans quelques feuilles de Paris-Match et autres Gala…et vous verrez la télé revenir ventre à terre ! Faites cela trois ou quatre ans de suite, ici et ailleurs, et le ski y gagnera – sous l'égide de quelques dirigeants charismatiques - ses galons « grand public », à l’instar du rugby qui ne craint pas d’éditer maintenant des calendriers, ou même du golf qui est passé en peu de temps du statut de « Jeu pour Snobs » au « Sport des Sportifs » !

lundi, janvier 22, 2007

Bravo !

Bravo au Club des Sports et à la Régie des Pistes pour le sans faute réalisé lors de la reprise de la Coupe du Monde, la semaine dernière. Et ce n'est rien de dire que l'affaire ne se présentait pourtant pas dans des conditions faciles. Bravo aux personnels et à leurs chefs qui n'ont pas ménagé ler peine. Et merci de démontrer que quand Val d'Isère veut, elle peut. Il n'y a plus qu'à vouloir...
Toute dernière : arrangement partiel sur la Patinoire des Lèches...

Sur rapport de M. Jean-Christophe Moris, le conseil municipal a autorisé le maire à signer avec les copropriétaires de « Les Terrasses du Christiania » un accord amiable aux termes duquel ces derniers et la Commune se déclarent finalement…la paix ! Les « Terrasses du Christiania » renoncent à indemnisation ultérieure, en échange de la délivrance par la Commune d’une servitude (encore !) par laquelle - hormis la patinoire et ses annexes - elle s’interdit de construire quoi que ce soit d’autre sur la parcelle dite des Lèches. Elle promet en outre d’abandonner l’installation du compresseur à l’air libre, d’y interdire musique ou sonorisation en tous genres, activités nocturnes, manifestations sportive, culturelle ou musicale, la pratique de quelque sport que ce soit hormis le patin à glace, celle du skate board l’été ou toutes activités nécessitant rampe ou tremplin, et ceci à longueur d’année. Ce compromis met certes un terme "à l'ouest" au contentieux côté Christiania et Savoyarde, mais le projet y perd des plumes supplémentaires et l’oiseau présente encore moins d’attrait.

Oui, mais… Oui, mais la signature « à l’ouest » ne résout rien au « nord-est ». Et le contentieux Solaise Plein Sud continue, lui, de battre son plein. Quel dommage ! Et n’eut-il pas été préférable, avant de faire les concessions que l’on vient de voir « à l’ouest », de tenter parallèlement une négociation « au nord-est » avec notre principal adversaire ? Car maintenant Solaise Plein Sud joue sur le velours : même si les tribunaux leur donnent tort et qu’ils ressortent bredouilles de l’interminable procès engagé contre nous, ils auront toujours - au moins et de façon inespérée - le bénéfice des avantages prévus par l’accord « Christiania » auxquels ils ne sont pourtant pas partie prenante. Dans cette pénible histoire, nous serions-nous, une fois encore, tirés dans le pied ?

dimanche, janvier 21, 2007

Transports en commun
Nous venons d’écrire à monsieur le maire pour lui demander d’examiner la possibilité d’améliorer le service de navettes à l’intérieur de la Commune, après 20 h le soir. Pour nos clients résidents dans les hameaux – tout comme pour nos concitoyens et le personnel saisonnier - il est en effet assez dissuasif de remonter au chef-lieu pour dîner, ou tout simplement pour retrouver des amis, quand on sait qu’il n’y a qu’une seule navette par heure. C'est également une gêne pour certains professionnels qui quittent leur travail peu après 20:00 h et doivent attendre pour rejoindre leur domicile. C’est en outre un encouragement à prendre sa voiture, ce qui ne va guère dans le sens d’une Val sans voitures.

mercredi, janvier 17, 2007

Conseil municipal

Demain, jeudi 18 janvier - 19:00 h : réunion du conseil municipal.

mardi, janvier 16, 2007

Compagnie des Alpes : bases d'une concession durable

Au micro de RadioVal, Serge Paquin a précisé aujourd’hui les bases de la « concession durable » qu’il appelle de ses vœux avec la Compagnie des Alpes, au cas où se finaliserait la cession envisagée entre la filiale de la Caisse des Dépôts et la STVI. La modernisation de la concession passe, selon lui, par une garantie "longue durée" donnée au concessionnaire dès 2007, écartant en particulier l’hypothèque de 2020. Le corollaire serait une clause pérennisant la promesse d’investir avec régularité, en fonction des résultats.

En outre, il serait proposé à la Compagnie des Alpes d’accepter de reprendre les installations en cours à « Vers les Eaux ». Il s’agit du chantier du Centre Nautique et du parking qui le jouxtera. En cédant ces projets, la Commune allégerait ainsi de façon satisfaisante l’endettement excessif que lui imposerait leur financement.

A la question de Benoît Launay sur la bonne raison que pourrait bien avoir la CDA de reprendre un Centre Nautique dont le chef de l’opposition municipale et ses amis ne cessent de prédire qu’il produira un déficit de fonctionnement considérable, Serge Paquin réplique : « Nous devons assortir notre offre d’une proposition de reconversion de ce chantier en quelque chose de tout à fait différent, un "Forum Vers les Eaux" capable d’héberger des activités plus attractives et rentables ». Si Serge Paquin affirme qu’il ne lui incombe pas de dicter quoi que ce soit à qui que ce soit, il confie malgré tout qu’il imagine par exemple assez bien un centre d’attractions couvert, un nouvel espace commercial à l’instar de ceux qui fleurissent si souvent au cœur des villes moyennes...

De toutes les façons, dit-il, il est prématuré de faire des projets de cette sorte, la question étant, à ce stade, de savoir si 6 200 m² d’une structure moderne constitue pour un entrepreneur un projet immobilier attractif pour y développer un espace d’activités ludiques ou commerciales. Il pense que la réponse est oui.

Il précise que, bien entendu, la reconversion ne porterait pas préjudice, au contraire, à l’utilisation du site, en 2009, pour y installer le centre de presse des championnats du monde.

vendredi, janvier 12, 2007

STVI / Compagnie des Alpes

Radio Val lundi 15 ou Mardi 16 Janvier : Ecoutez l'interview de Serge Paquin par Benoît Launay. Extraits à 07:50 h et à 09:50 h, l'intégral à 18:00 h. Sujet : comment réussir un mariage de raison...

dimanche, janvier 07, 2007

Patinoire des Lèches

Elles courent elles courent les astreintes, elles courent toujours. Aujourd'hui, c'est le 520 ème jour depuis qu'elles ont commencé à courir... Elles sont infatigables. Il faut essayer de comprendre que quand elles s'arrêteront de courir, ce ne sera pas fini, au contraire : c'est le moment où les choses sérieuses et désagréables commenceront vraiment. Car Solaise Plein Sud recourra alors contre la décision du Juge de l'expropriation dont l'indemnité lui semblera insuffisante. Parallèlement, et bien plus ennuyeux, se mettra en branle la saisine des juridictions administratives, en annulation de la déclaration d'utilité publique. Si, comme nous le pensons depuis le début, les tribunaux estiment finalement que le Préfet y est allé fort, et de façon complaisante, en voyant de l'utilité publique là où il n'y en avait pas, la DUP sera alors annulée et on se retrouvera à la case départ. La patinoire s'avèrera construite sur un terrain...non constructible pour cause de restauration de la servitude ! Pour une Commune ce n'est pas joli-joli.
Maintenant, lisez bien ce qui suit : que se passera-t-il si, en revanche, la Commune gagne ? Bravo monsieur le maire, bravo messieurs les adjoints ? Pas si sûr, hélas. Les copropriétaires ne pourront ils alors pas remettre en cause le transfert de propriété du terrain effectué au profit de la Commune en 1963 ? Car enfin, ce terrain, ils l'ont donné en échange d'une promesse de non aedificandi. Si l'expropriation de la servitude est confirmée, ne pourront ils pas exciper de la nullité de cette opération de 1963 contre un partenaire qui aura donné puis repris la servitude contrepartie de leur ancienne libéralité ? Du coup la propriété du terrain lui-même retournera aux copropriétaires ! Nous n'aurons plus alors une patinoire construite sur un terrain communal non constructible, nous aurons une patinoire communale construite...sur terrain d'autrui ! Pour une Commune, ce sera vraiment le pompon ! Après les astreintes, après 100 000 €, 150 000 €, ou 200 000 € d'honoraires et de frais, bonjour les dommages intérêts. Car il ne s'agira plus de valeur du terrain à dire d'experts ou des Domaines, mais bien de dommages intérêts en réparation du préjudice causé par l'installation de force de cette fichue patinoire sur un terrain appartenant à des gens qui n'en voulaient à aucun prix chez eux.
A ceux qui pensent qu'en écrivant cela nous donnons à nos adversaires des idées qu'ils vont pouvoir utiliser contre nous, nous disons que leur innocence les sauvera ! Car, en effet, SPS, ses copropriétaires, son syndic, ses avocats, n'ont hélas vraiment pas besoin de nous pour se faire expliquer la manoeuvre, il suffit de leur parler un peu pour s'en rendre compte. Du reste, pour leur donner un coup de main, monsieur le maire, messieurs les adjoints, leur suffisent amplement : ils passent leur temps à se tirer dans le pied ! Mais pour nouer un véritable dialogue à partir duquel on aurait pu espérer arranger les choses, rien à faire : monsieur le maire, messieurs les adjoints, ne sont guère causants, ils ne parlent qu'entre eux. C'est insuffisant pour nous sortir de cette catastrophe.
Stationnement et transports en commun : une stratégie responsable

Article principal de la tribune Renouveau de Val n°33 que vous recevrez la semaine prochaine : la gestion du stationnement et la réforme des transports en commun à Val d’Isère. Bonjour les critiques ! Elles vont en effet pleuvoir sur nous, pour crime de lèse sacro-saint « tout parking souterrain », enfant chéri des mollahs de la solution unique, qui rêvent d’une Val d’Isère-gruyère, truffée de tunnels et de bunkers dédiés à la déesse-bagnole ! Car nous montrons un projet aux antipodes, dont le moindre des mérites nous semble être qu’il relève du possible, ce qui est certes moins glorieux – surtout en période électorale - que la distribution gratuite de mirages dont chacun sait bien que plus on s’en rapproche, plus ils s’évaporent…
Compagnie des Alpes

Renouveau de Val publiera au début de la semaine prochaine sa tribune de janvier n°33. Vous y trouverez en première page un article intitulé : "Compagnie des Alpes : concession durable". Durable, pourquoi ? Parce qu'il est temps d'admettre que la durée, et surtout la pérennité de la concession doivent être garanties dès lors que la Commune et le concessionnaire ont pris des accords durables et précis dans le domaine des investissements. Pour Val d'Isère, le partenariat de la Compagnie des Alpes constitue une opportunité exceptionnelle. Lisez la tribune n°33, elle jette les bases de ce que devrait être une longue et fructueuse collaboration entre nous. Nous y reviendrons souvent et en détails.
Coup de chapeau

L'avalanche déclenchée cette semaine dans la "Spatule" par un couple imprudent aurait pu se solder de façon encore plus grave. Coup de chapeau à l'efficacité de secours organisés avec sang-froid et compétence.

samedi, janvier 06, 2007

Conseil municipal

Le prochain conseil aura lieu le jeudi 18 Janvier à 19:00 h. Bien que l'ordre du jour n'a pas encore été adressé aux élus on peut penser qu'un échange de vue interviendra entre eux au sujet de la cession de concession de nos remontées mécaniques. Nous vous en reparlerons la semaine prochaine mais de toutes les façons nous vous conseillons de garder votre soirée libre...

vendredi, décembre 29, 2006

Savoir-faire n’est pas jugement...

Huit jours avant l’ouverture de la station quelques professionnels, au savoir faire indiscutable mais au jugement limité, clamaient encore à tue-tête que la « campagne polémique » déclenchée par l’opposition au sujet de la gastro-entérite allait entraîner la fuite de notre clientèle, affolée par cet inquiétant tapage. Bilan : l’Office du Tourisme enregistre pour Noël une fréquentation très supérieure à celle de l’année dernière et fait une prévision optimiste pour l’après-fêtes.
Il ne venait pas un instant à l’esprit de nos Cassandre de comptoir que l’inverse était à craindre, à savoir le détournement d’une clientèle choquée par notre indifférence, voire par notre arrogance face à son inquiétude, fût-elle excessive. L’ironie est que ceux qui auront tant fait preuve de maladresse dans cette affaire sont les mêmes qui donnent généralement des leçons à tout le monde dans le domaine où ils se piquent d'être experts, la communication, « l’écoute du client », et le commerce en général…

mercredi, décembre 27, 2006

Patinoire, terrain vague
27 décembre : Le ski est difficile, la patinoire municipale est hors service... Pourquoi ?
La cigale et la fourmi

Je reviens sur mon souci n°1 : le spectre du futur endettement de Val d’Isère. Tous mes camarades me le reprochent, ils trouvent que ça lasse. Les avalins veulent bien qu’on leur parle de projets, disent-ils, non de ce qui tache et de ce qui fâche. Tant pis, j’y vais malgré tout. Pourquoi ? Parce que je suis dans le blog, et qu’un blog est fait pour la confiance et pour la sincérité, pas pour tartiner des slogans électoraux.

Lors du dernier débat budgétaire, la mairie a affirmé que la dette de la Commune passerait de 20 400 000 € (situation au 31/12/2006) à 33 600 000 € (situation projetée au 31/12/2009). Belle augmentation, certes, 65% ! Pourquoi avouer 65% ? Parce que, tout compte fait, c’est moins dur à avaler que la vérité qui suit.

La vérité est que la mairie, se plaçant au 32.12.06, a préféré ainsi zapper les emprunts à réaliser en 2007, 2008 et jusqu’en 2009, pour les installations en cours ou bien annoncées. Il y a aussi les investissements immobiliers de la SACOVAL. Du coup, la vérité est que la dette culminera en 2009 dans la zone 50 000 000 € / 60 000 000 € ! Jolie progression depuis 2006… Les responsables font le gros dos en comptant que les gens n’y verront clair qu’après les élections. Trop tard ! Bien pris ! Ou bien alors, après avoir tant dépensé dans l’accessoire et le futile, on laissera tomber l’urgent et l’indispensable (le maire l’a dit clairement lors d’un récent conseil : « Si on n’a plus d’argent, on arrêtera d’en dépenser ») !

Pourquoi y revenir si cela n’intéresse personne ? Parce qu’un ami m’a aidé à comprendre la raison de l’indifférence générale. Il m’a dit : « Bof ! les dettes on s’en fout tous un peu, c’est ceux d’après qui payent ! ».

Faux, l’ami ! A peine on sort de la banque avec le prêt signé, il faut immédiatement commencer à rembourser la 1ère annuité du capital. Au remboursement du capital s’ajoutent les intérêts chaque année également. La somme des deux s’appelle l’annuité de la dette. C’est toi qui la paye, l’ami ! Tu avais 20 000 000 € de dette, et une annuité de 3 000 000 € à sortir chaque année. Pris par la folie des grandeurs, te voilà qui empruntes 30 000 000 € supplémentaires, ton annuité passe alors de 3 000 000 € à 7 500 000 €. Différence : 4 500 000 € à trouver chaque année. C’est quoi 4 500 000 € ? Eh bien, par exemple, c’est 20 % du budget de fonctionnement d’une commune nommée Val d’Isère.
La cigale après avoir chanté tout l'été se trouva fort dépourvue...
Serge Paquin

dimanche, décembre 24, 2006

Parking de la Daille – Réponse à « Blogueur anonyme » du samedi 23 décembre (10 h 30)

« Blogueur anonyme » juge « atterrante » la situation qui nous explose aujourd’hui au visage ! Difficile de lui donner tort. Il estime que la Commune aurait du renouveler la convention avec les propriétaires. 13 700 € par an lui semble une prix normal à payer (165 000 € pour le total des 12 années envisagées) pour éviter la tempête du parking. « Blogueur anonyme » trouve que ce loyer est une goutte d’eau dans la mer des gaspillages communaux et qu’une goutte de plus ou de moins…

Cher « Blogueur », permets-moi de te répondre :
Ce n’est pas parce que la Commune est mal gérée qu’il faut pratiquer la politique du pire. Elle a commencé cette location en 1988, signée pour 18 ans. En euros constants, les propriétaires ont donc déjà reçu 13 700 € x 18 = 246 600 €. Si la convention était maintenant renouvelée au même prix, les propriétaires recevraient en 30 ans une somme totale supérieure à 400 000 €. Je rappelle ces chiffres pour que tu mesures à quel point cela ne va pas : un propriétaire ne peut pas recevoir, fût-ce sur la durée d’une génération entière, un loyer égal à 100 fois la valeur de son terrain. Ne trouves-tu pas ?

C’est d’autant plus « atterrant », comme tu le dis justement, que la Commune s’est assurée en 1988 la maîtrise des terrains environnants à des conditions de prix presque symboliques, ce qui ajoute l’injustice à la disproportion.

Y-a-t-il un coupable ? Oui ! Les propriétaires ? Non ! Les propriétaires gèrent leurs biens et leurs intérêts. C’est la chose la plus normale du monde. Ils le font de façon d’autant plus efficace qu’ils trouvent devant eux des négociateurs incapables ou incompétents. C’est le cas ici : quand le maire actuel a été élu, il a trouvé dans ses dossiers cette fameuse convention en cours pour les 11 années suivantes mais qui viendrait inéluctablement à échéance en 2006. Il aurait du immédiatement se rapprocher des propriétaires pour trouver avec eux une sortie honorable à une situation dont l’origine tenait à un événement exceptionnel : la construction du Funival et les JO de 1992. Au lieu de cela, il a mis la tête dans le sable, sans bouger jusqu’à…lundi dernier, date à laquelle, tout penaud, il a annoncé aux conseillers municipaux la situation « atterrante » dans laquelle son immobilisme (ou pire) plongeait la Commune.

Les élus avaient alors le choix entre deux solutions. Selon toi, 12 ou 13 ont fait le mauvais. Si tu avais assister au Conseil (et tu n’y as pas assisté tout comme la quasi totalité des avalins que l’on empêche, en fixant – exprès - la réunion à une heure où ils attaquent leur boulot) tu aurais constaté que ce chiffre aurait même été plus élevé si certains avaient pu voter en conscience plutôt que par solidarité.

Maintenant, cher « Blogueur », permets-moi de te dire deux choses :
Tu as 100 % tort quand tu vois dans cette affaire une histoire de clocher. Il faut que tu te départisses de certaines vielles habitudes et que tu cesses de croire que toute querelle est affaire de clocher. Il y a ici des gens qui regardent l’avenir et le progrès, non le passé et ses querelles. Ta familiarité avec Internet, ton goût de bavarder sur le web, démontrent que tu y es au fond disposé.
La seconde est que parmi les gens en charge de l’Etat ou en charge des Communes, les plus nombreux sont ceux qui agissent en fonction de leurs préoccupations électorales. Cela les conduit à se coucher souvent devant les lobbys, les groupes de pression, les intérêts privés. Une minorité fait l’inverse, c’est son honneur car elle en est rarement récompensée.

vendredi, décembre 22, 2006

valdifferenceblog.blogspot.com

Vous connaissez maintenant notre site. Pour ceux d'entre vous qui ne sont pas encore des internautes familiers n'oubliez surtout pas, après avoir accédé à valdifferenceblog.blogspot , de cliquer sur "Favoris" en sorte de ne plus avoir à recomposer notre adresse la prochaine fois que vous viendrez nous voir. Allez, cliquez, et à demain !
Parking de la Daille

Le maire a réuni de toute urgence le Conseil Municipal pour délibérer ce matin à 8:00 h sur une question unique et urgente : le renouvellement d’une convention de mise à disposition de la Commune, moyennant un loyer de 13 700 € par an, d’une parcelle d’un peu moins de 5 000 m², partie du terrain constituant le Parking du Funival à la Daille. Il a en effet été découvert (bien tardivement !) que la convention signée en 1988 pour une durée de 18 ans est expirée depuis un certain temps. Les propriétaires – forts de l’avantage tiré d’une inertie de la Commune pendant toutes ces années, qui la prive aujourd’hui de toute marge de manœuvre - lui proposent maintenant, à prendre ou à laisser, un renouvellement de 12 ans, au même loyer. Ce que le maire et son entourage ont recommandé au Conseil d’accepter ce matin.

Le Conseil a réalisé alors que le loyer pour les 12 ans qui viennent, s’il est versé, correspond à une somme supérieure à 3 fois la valeur totale du terrain, non constructible et situé en zone rouge. On peut donc conclure qu’en trente ans de location, les propriétaires auront encaissé sous forme de loyers près de 100 fois…la valeur du bien loué ! C’est beaucoup, et surtout inacceptable au regard des conditions infiniment moins avantageuses obtenues de propriétaires des parcelles voisines.

Aussi la proposition de la municipalité a-t-été repoussée par 9 voix CONTRE, 7 voix POUR et 3 ABSTENTIONS. Le maire a alors tenté d’arracher l’accord du Conseil sur un renouvellement pour 2 ans seulement, et au même loyer. Il a de nouveau essuyé un refus, l’opposition soulignant que le problème n’est pas tant la durée que dans le prix et s’interrogeant même sur la légalité d’un contrat aussi généreux consenti sur fonds publics à des particuliers.

Interrogé par un adjoint au maire sur son avis, Serge Paquin a déclaré qu’il ne voyait aucune bonne solution dans la prolongation de la convention, c’est à dire dans la location, qu’elle soit de 2, 12 ou 18 ans. Il estime en revanche souhaitable un accord avec les propriétaires pour leur racheter la parcelle. En cas d'échec l'utilité publique conduit alors à l'expropriation.

lundi, décembre 18, 2006

Patinoire, terrain glissant…

"VDI magazine" a consacré une pleine page de son 2ème numéro à l’affaire de la Patinoire. Tout ce qui est écrit est juste. Malheureusement, ce qui compte n’est pas écrit. Ainsi, par exemple, le Juge de l’expropriation n’ayant pas encore statué sur l’indemnité due aux copropriétaires, ceux-ci demeurent toujours propriétaires de la servitude à ce jour. Donc, les astreintes continuent à courir, jour après jour, depuis maintenant le 1er août 2005. C’est un détail de taille, que "VDI magazine" a préféré taire.
Et puis, le conflit ne vient pas de s'achèver, au contraire : car c’est seulement après l’expropriation que commencera le véritable feuilleton judiciaire. Après l'expropriation nous aurons évidemment droit à un recours contre la décision du juge de l'expropriation. Mais c'est peu de chose au regard de la perspective d'un second recours : celui qui sera, sans coup férir, engagé contre la déclaration d'utilité publique elle-même, recours dont le succès nous coucherait par terre. Or l'annulation d'une DUP, prise sur avis mal motivé du commissaire enquêteur et dont la complaisance préfectorale a été critiquée, est une chose qui peut arriver : voir pour s'en convaincre ce qu'il est advenu de celle relative au détournement de la route à Bourg Saint Maurice...
Nous reviendrons sur tout cela - astreintes, indemnités d’expropriation, coût du contentieux, travaux supplémentaires, délais, dommages intérêts éventuels - qui porte l'addition provisoire à un chiffre sur lequel "VDI magazine" a préféré rester discret. Elle est salée.
Été brulant

Sortie de VDI magazine, 2ème numéro de l’année. Bien présenté et meublé de nombreuses photographies, ce qui rend la lecture facile. À force d’être rendu facile à lire…on en arrive du reste à n’avoir plus rien à lire du tout !
Exemple ? Page 9. La mairie traite là du sujet délicat et préoccupant de l’avenir de notre saison d’été. Comment ? Eh bien, comptez : il y a … 54 mots ! Et quels mots ! Nous apprenons pour l’essentiel que la commune fera porter l’effort « sur le développement de l’animation d’été sur les plans environnementaux, culturels et festifs, la force de proposition des équipements publics [de saison] et l’offre des sports de plein air ». C'est clair...et ambitieux !
Val Différence voudrait – elle - lancer pour l'été le projet « Val Summer Camp », chantier qui doit mobiliser l’Office du Tourisme, le Club des Sports, les hébergeurs et les Écoles de ski. Grande différence, en effet.

samedi, décembre 16, 2006

Mesure compensatoire…à géométrie variable

Retour de la buse sur les pentes de Solaise... Mais non ! Ce n'est pas du bel oiseau dont nous parlons mais de l'ouvrage grâce auquel devait être assuré un «croisement» sécurisé entre l’arrivée du télésiège du Rogoney et la A. Or la présence de Cirsium Helenioïdes dans la zone avait conduit le ministère à exiger de Val d’Isère, au nom de mesures compensatoires avec lesquelles on ne plaisante pas et sous peine d'interdiction de travaux sur la Rhône Alpes, l’abandon d’un projet selon lui préjudiciable à la flore. Et puis, finalement, non. Circulez, il n'ya plus de Cirsium helenioïdes... Vous pouvez continuer à jouer, faites votre buse si ça vous chante...C'est trop, merci encore...

vendredi, décembre 15, 2006

Parkings

La mairie vient de déposer devant le conseil municipal un projet de création de 450 places de parking au lieudit "Vers les Eaux". On ne peut que s'en féliciter puisque, s'il existait une installation véritablement espérée dans le cadre des Championnats du Monde, c'est bien celle-là. Cette annonce complète et sans doute finalise le panorama des investissements dans la perspective 2009. C'est un sujet sur lequel nous reviendrons prochainement.
Etoiles et Médailles...

Alain Lamaison n’est pas encore bien connu chez nous. Il mérite pourtant de l'être, et même d'être reconnu, puisque c’est à lui que le restaurant des « Barmes de l’Ours » doit l'étoile au Guide Michelin qui vient de lui être attribuée. Cette récompense rejaillit pour une part sur notre Station toute entière. L’étoile aux « Barmes », certes. À Alain Lamaison une médaille décernée par Val d’Isère !

lundi, décembre 11, 2006

4X4 (suite)

Le 8 novembre dernier, la Majorité avait retenu la SEPELCOM – contre l’avis de l’opposition municipale - pour organiser l’édition 2007 du 4X4 en remplacement du Groupe Audhui. Le maire vient d’écrire aux conseillers qu’« une analyse juridique détaillée (!) précise tous les risques liés à cette potentielle nouvelle collaboration ». C’est précisément ce qu’avait dit l’opposition... il y a un mois. Voila donc la SEPELCOM remerciée. L’opinion du Conseil va être requise lors de sa réunion de jeudi prochain : tout le monde veut faire le 4X4 mais la mairie a remercié l’organisateur propriétaire du concept, seul habilité. Que faire, mesdames et messieurs les conseillers ?

En avant-première, donnons ici notre avis :

1. Il faut se rapprocher à nouveau du Groupe Audhui, chacun y mettant évidemment du sien et très peu d’amour-propre. Lui seul est en mesure d’assurer.

2. Le 4X4 doit « muter ». Il nous semble qu’il devrait dès maintenant privilégier les SUV et surtout s’orienter vers l’exposition des véhicules propres et consommateurs d’énergies renouvelables. Notre Salon serait en effet plus à son aise et mieux dans son temps en acteur affiché du respect de l’environnement et du développement durable qu’en encourageant des pétarades emmazoutées sur les pentes de nos montagnes. Cette proposition devrait être au centre des prochaines conversations avec l’organisateur.

jeudi, décembre 07, 2006

Championnats du Monde

En prévision du Conseil municipal du 14 décembre prochain et dans l’espoir que peut-être – enfin - le maire y procèdera à une présentation financière globale de l’état actuel et à venir des dépenses concernant les Championnats du Monde, je relis le dossier de notre candidature et le compare à ce que tout le monde sait plus ou moins de la situation à ce jour.

Le dossier de candidature remis à la FIS, il y a trois ans, prévoyait
22 915 000 CHF d’investissements sportifs et autres. Soit 14 436 000 €. Où en est-on ? Le Centre Nautique – imaginé pour fournir un Centre de Presse digne de ce nom aux journalistes – ne coûtera pas moins de 25 000 000 €. La piste « Rhône Alpes », les Stades et autres coûteront – autant que l’on puisse savoir - au moins 10 000 000 €. Il faudra, dans la foulée, financer la reconversion de l’actuelle piscine, devenue caduque. Disons, au total, qu’on en est actuellement à une enveloppe comprise entre 35 et 40 millions d’euros. Soit, au stade où nous en sommes, un dépassement de l'ordre de …160 %. C’est d’autant plus préoccupant que, dans tout cela, pas un € n’ est encore compté pour financer les parkings souterrains qui devaient constituer l’investissement de base, prévu dans l’intérêt d’une « Val d’Isère sans voitures » si chère (au sens propre) aux responsables du projet. Je sais bien qu’il ne faut plus trop parler de chiffres : ça lasse. Surtout ceux-là.

SP

mercredi, décembre 06, 2006

Conseil du 14 décembre

Notez que la prochaine séance du Conseil aura lieu le jeudi 14 décembre à 07:30 h (matin, hélas...ou exprès !). Nous y reviendrons lorsque l'ordre du du jour aura été remis.