samedi, août 11, 2007

La Patinoire patine grave…

Il aurait pu être une fois un joli lac glacé sur lequel, au clair de la lune, au son long des violons, des jeunes filles en jupon eussent virevoltées au feu étincelant des lumières et des lampions, sous les yeux émerveillés des riverains accoudés à leurs balcons. Il n’en aurait coûté que 1 800 000 €, promettait enthousiaste la municipalité. On était en 2003, l’Affaire n’avait pas encore éclaté.

Quatre ans ont passé. L’Affaire est finie. On a la patinoire. Mais le son des violons est perdu pour toujours, les feux de la glace ne brilleront jamais. Dès la nuit venue – elle vient tôt sous nos cieux - la Patinoire sera muette et aveugle.

Il en aura finalement coûté tout compris : construction, astreintes, avocats, huissiers, coût de l’argent bloqué plus de 3 ans dans un chantier pétrifié… 3 400 000 €. C’est beaucoup pour une patinoire mal aimée, mal votée, sans musique, sans éclairage, fermée à 21:00 h et interdite l’été aux skate-boards, rollers et autres distractions bonnes pour les « djeun’s » mais qui déplaisent à nos responsables épris du calme propre aux villes d’eaux et aux maisons de retraites.

La municipalité, - bien honnête comme on le sait - se demande de quel montant elle devrait loyalement déprécier une installation amputée de ses attraits par les concessions qu’il a fallu consentir aux hôtels et autres résidences riveraines, pour poursuivre jusqu’au bout son caprice.

La réponse, nous la lui proposons : elle devrait admettre une dépréciation égale à la différence entre son projet romantique de l’année 2003 et ce qu’il en reste en l’an de grâce 2007. Il y a de quoi donner un joli coup de « poussette » aux 3 400 000 € de base. Cela fait cher du salto.

jeudi, août 09, 2007

Le feuilleton du centre (fin)

4ème épisode : Plan de rechange (3ème partie)

3) Le « Forum Vers les Eaux »

Voici en résumé les 3 réalités auxquelles nous devons faire face :

1) Première réalité : La perspective de nous retrouver avec sur les bras le Centre-dit-Sportif de monsieur Catelan, installation coûteuse à construire, ruineuse à entretenir et surtout installation décalée par rapport au goût et aux besoins de notre cible de clientèle. Le choix en a été du reste fait non dans l’intérêt de notre clientèle mais par des responsables municipaux aveuglés par les championnats du monde.

2) Deuxième réalité : la station de Val d’Isère souffre d’un déficit incontestable dans le domaine des infrastructures d’attractions et de loisirs proposées après le ski à sa clientèle. Il est donc souhaitable qu’elle se dote d’installations appropriées. Ce n’est pas une raison pour se tirer dans le pied en construisant n’importe quoi, comme on le voit faire dans cette affaire.

3) Troisième réalité : Avec ce projet de Centre-dit-Sportif qui s’ajoute à une longue liste, cette mandature, qui a dépensé sans discernement, s’apprête à léguer un endettement communal considérable.

C’est ce constat qui nous conduit à souhaiter la reprise de « Vers les Eaux » par un opérateur indépendant, si c’est possible, la CDA / STVI. La CDA est, chacun le sait, un professionnel expérimenté de l’industrie des loisirs. Mais, direz-vous, pourquoi devrait-elle aller se fourrer dans cette galère ? Elle a racheté la STVI parce qu’il s’agit d’un des plus beaux parcs français de remontées mécaniques, ce n’est pas pour construire et gérer des bowlings, des cybercafés, des practices de golfs « indoors » ou quoi que ce soit de ce genre !

Certes. Mais elle y trouverait une contrepartie : ce serait la pérennisation de sa concession actuellement menacée par une échéance assez proche (12 ans). Or, à compter de cette échéance, que peut-il advenir ? Sans doute Val d’Isère lancera-t-elle un appel d’offres pour déléguer à nouveau la concession au mieux offrant. On voit mal qui cela pourrait être, hormis la STVI.

Mais Val d’Isère pourrait tout aussi bien, en 2020, décider de profiter de l’expiration de sa concession pour mettre purement et simplement fin à toute délégation, jugeant - après tant d’années - qu’elle a acquis l’expérience et qu’elle dispose des moyens de gérer elle-même son service public de remontées mécaniques qui est si rentable.

On peut penser que ce risque - éloigné de 12 ans certes, mais bien réelle - ne peut laisser indifférente une grande entreprise comme la CDA à laquelle serait offerte l’opportunité de l’écarter en consolidant la position de sa filiale avec une « concession durable ».


FIN


Ici s’achève « Le feuilleton du Centre ». Nous avions très à cœur qu’il soit terminé avant le conseil municipal qui se tient ce soir. Vous a-t-il convaincu des deux choses essentielles ? :

1. La première est qu’une somme d’argent considérable est en cause (10 fois plus que la Patinoire des Lèches par exemple). C’est un montant comme jamais, dans toute son histoire, Val d’Isère n’en a dépensé. Évitons que cela ne soit le plus grand gaspillage réalisé dans uns station de sports d’hiver !
2. En second lieu, la situation – pour mal engagée qu’elle soit aujourd’hui – n’est pas irréversible. Encore faut-il que les Avalins s’y mettent tous. Or viendra le jour – le 27 septembre probablement - où le maire devra soumettre au vote de son conseil le choix du groupe d’entreprises qu’il préfèrera aux deux autres pour rouvrir le chantier à « Vers les Eaux ». Ce jour-là, Val d’Isère n’aura pas seulement besoin d’une opposition municipale. Elle aura besoin de tous les Avalins. Et leur comportement constituera un vrai test. Car il ne faudrait pas que le désintérêt de la population de Val d’Isère serve d’excuse à notre municipalité, ou pire de caution.

Serge Paquin

samedi, août 04, 2007

Le Feuilleton du Centre

4ème épisode : Plan de rechange (2ème partie)

2) « Grands travaux » et finances communales

Évidemment, pour le moment, on ne sait pas très bien. 20 millions ? 25 millions ? 30 millions ? Avec ou sans la TVA ? Avec ou sans la chaudière à bois ? Avec ou sans la démilitarisation de l’actuelle piscine municipale ? Avec ou sans le coût de sa reconversion ? Avec les 900 000 € versés à JAPAC, notre maître d’œuvre remercié ?

Pourquoi ne publiez-vous rien, monsieur Catelan ? Ah, si ! Vous avez publié ce mois-ci un chiffre, dans une feuille appelée « Le point SUR LES TRAVAUX 2009 ». Vous avez publié en effet que le Centre Sportif aurait un « coût d’objectif » de… 13 800 000 €. H.T. Nous ne savons pas trop ce qu’est un « coût d’objectif ». Si ce mot compliqué veut seulement dire "estimation" , alors nous affirmons que ce chiffre est ridiculement faux et que l'expédition dans laquelle vous nous entrainez à « Vers les Eaux » sera d'un coût d'une autre taille. Le « coût d’objectif » s’avérera être le coup du Père François. On a l’habitude, vous nous avez déjà fait plusieurs fois... le coup. Mais on vous pardonne, on sait bien que vous êtes fâché avec les chiffres.

Ce qui est certain, c’est que venant derrière le Centre technique de la Daille, derrière la Patinoire des Lèches, derrière la rénovation des Richardes, derrière la construction des Côves et celle des Campanules, derrière le rachat des Jardins de la Balme, derrière les championnats du monde côté pistes, du côté centre de presse, du côté parkings souterrains, venant donc derrière tout cela et derrière tout ce que nous avons pu oublier - et en dépit de quelques millions de subventions - nos finances communales sont à genoux.

C’est la raison pour laquelle nous devons appliquer une action de changement c'est à dire – pour parler vrai – un plan de sauvetage des meubles. Ce plan de rechange, nous lui avons donné un nom. C’est le « Forum Vers les Eaux ». Nous en parlerons dans quelques jours. Ce sera alors la fin de notre « Feuilleton du Centre ».

Mais pas la fin de ce que nous avons à dire, monsieur le maire, avant le conseil municipal-fantoche que vous avez prévu de réunir le 27 septembre. Car le 27 septembre prochain, votre plan est en effet de faire avaler à votre majorité la plus grosse pilule du tube que vous leur avez remis lorsqu’ils vous ont élu maire en mars 2001 : vos élus devront faire semblant de choisir eux-mêmes le groupe d’entreprises qui construira votre Centre Sportif. Il s'agit pourtant d'un Centre Sportif :

1) Sur l’opportunité duquel ils n’ont jamais été consultés.
2) Sur le contenu duquel ils n’ont aucun renseignement.
3) Dont le Programme de construction ne leur a pas été soumis.
4) Programme dont une simple copie leur a même été refusée malgré leur demande.
5) Dont le budget relève, pour dire la chose poliment, de la plus haute fantaisie, et dont l'analyse détaillée est refusée aux élus qui la réclament.
Oui, le 27 septembre sonnera l'heure des comptes et de la vérité. Ce sera l'accord donné par votre conseil de faire la plus grosse erreur jamais commise dans une petite commune par une équipe incompétente, irresponsable, imprudente et entêtée. Ou bien alors, dans un sursaut tardif mais honorable, ce sera enfin le bon choix, celui de mettre en oeuvre une action de redressement courageuse et énergique. Cette action, c'est notre "Plan de rechange".
(à suivre)
Le côté fâcheux de l'histoire
On peut parfois lire, parmi les commentaires faits dans ce blog, l’exaspération de ceux qui désapprouvent les choix ou les décisions du maire. Je voudrais y mettre mon grain de sel :

Monsieur Catelan a été élu, en 2001, maire de Val d’Isère. La chose a eu lieu de façon démocratique. Aujourd’hui, sur 19 conseillers élus, 12 lui apportent leur soutien, formant ainsi ce que l’on appelle la majorité. Fort de cette majorité et de sa loyauté, Monsieur Catelan dirige la commune comme il lui semble souhaitable et non évidemment comme le souhaiteraient ceux qui critiquent ce qu’il fait.

C’est comme cela que ça se passe dans n’importe quelle démocratie, et, pour ceux qui trouvent que ce n’est pas bien, qu’ils se rappellent ce qu’en disait Winston Churchill : « La démocratie est un détestable système…mais c’est le moins mauvais ! »

Ce qui ne va pas du tout, en revanche, est la façon dont monsieur Catelan gère les critiques qui lui sont adressées et la négligence qu’il porte à toute forme d’information envers ses concitoyens. Il suffit de le contredire pour être une sale bête et de le contrarier pour devenir malfaisant. Quant aux attaques dont son personnage politique est l’objet il les range parmi le lot des « attaques personnelles » dont on le persécute. Voilà en fait un homme qui avait promis la transparence et qui nous englue dans la plus opaque des ignorances, qui se piquait d’écouter et qui est sourd comme un pot à tout ce qu’on lui dit ou écrit, qui s’était juré de communiquer de façon exemplaire, et qui reste muet.

Avant la fin du mandat je publierai le nombre considérable des interventions que j’ai faites au conseil, le nombre de lettres, le nombre d’e-mails qu’en près de 7 ans je lui ai adressés. En réponse je n’ai jamais rien eu. Est-il possible que pendant tant d’années je ne lui aie dit ou écrit que des bêtises ? Ce que je disais ou ce que j’écrivais était-il si mal formulé, si mal écrit que cela était incompréhensible et ne méritait pour toute réponse que le silence ? En tout cas, pour moi, quel expérience ! Et quelle leçon de modestie…

À moins qu’immobile par nature, peu doué pour convaincre, ni porté à choisir et moins encore à décider, le voilà enclin à se déterminer en fonction de l’avis de ses proches plutôt que par conviction. N’est-ce pas ce qu’il fait au conseil en s’interdisant si souvent de prendre parti avant de savoir de quel côté souffle le vent ? Aussi, quand on l’interpelle, qu’on lui demande pourquoi, combien, quand, ou bien lorsqu’on le critique, que l’on s’oppose, qu’on lui dit non, il se tait. Par indifférence, hauteur ou mépris ? Pas du tout. C’est parce qu’il est vide de conviction.

C’est du reste le côté fâcheux de l’histoire.

jeudi, août 02, 2007

Le feuilleton du centre


4ème épisode : Plan de rechange (1ère partie)

Au commencement de ce « Feuilleton du Centre » nous posions la question : « Y a-t-il une marge de manœuvre ? ». Nous allons vous montrer que la réponse est oui. Il y a une marge de manœuvre. Cette marge réside dans la mise en œuvre d’un plan de rechange.

À peine les Avalins étaient-ils informés - au début du mois de janvier dernier – de l’éventualité d’une cession de la STVI à la Compagnie des Alpes (CDA) que Renouveau de Val s’exprimait aussitôt dans sa « Tribune », dans ce blog, et au micro de Radio Val.

Notre proposition était que cette opération soit assortie d’un accord entre la Commune et le groupe CDA / STVI. Selon nous, la concession – normalement vouée à expirer en 2020 - devrait être résiliée immédiatement d’un commun accord entre les parties. Elle serait alors remplacée – dans le cadre bien sûr d’une procédure d’appel d’offres – par une « concession durable », repoussant ainsi l’expiration de la convention à une date clairement plus éloignée. En échange de cet avantage, notre concessionnaire, ou sa société mère, accepterait de reprendre le chantier à « Vers les Eaux », qui serait reconverti en Centre de Loisirs et d’Attractions. Cette future infrastructure, nous l’avons appelée :
« Forum Vers les Eaux ».

Notre réflexion procédait de l’analyse suivante :

1) Le projet Catelan d’un Centre-dit-Sportif n°2 est coûteux et futile. Il est aussi complètement décalé par rapport à notre « cible de clientèle », c'est-à-dire par rapport à la clientèle présentant le meilleur profil de consommation souhaitable. Pire il va à l’encontre.
2) Cet investissement, s’ajoutant à ceux qui l’ont précédé, déséquilibre gravement nos finances publiques, la dette et l’annuité de la dette qui en résultent étant vouées à atteindre un niveau insupportable.
3) Il existe une alternative possible : c’est le
« Forum Vers les Eaux ».

1) Un Centre coûteux, futile et décalé

En construisant un « centre sportif » - qui ne semble guère devoir être autre chose qu’une piscine – qui donc croit encore que monsieur Catelan voulait satisfaire un besoin que Val d’Isère éprouvait depuis longtemps ? Du reste, si ce Centre Sportif répondait à un besoin ou un désir anciens, monsieur Catelan peut-il expliquer pourquoi ni lui, ni ses adjoints n’en avaient jamais évoqué l’intérêt dans le passé, et pourquoi ce projet ne figurait pas parmi leurs diverses promesses de campagnes électorales antérieures ?

Faut-il redire que l’on ne construit pas une installation pareille seulement pour l’usage – pour une courte quinzaine de jours - d’un centre de presse ? Ni pour faire « comme Tignes » ? On réalise pareil projet quand on a la certitude que l’installation envisagée va donner pleine satisfaction à la « cible de clientèle » que l’on vise. C’est quoi, la « cible de clientèle » que l’on vise ? C’est la clientèle que l’on souhaite recruter parce que son profil socio-économique correspond le mieux à l’intérêt à moyen terme et à long terme de la Station. Avec votre piscine, monsieur Catelan, non seulement on est loin du compte, mais pire, on se tire dans le pied ! Croyez-vous réellement que c’est notre « bonne clientèle » qui fera la queue devant votre centre aquatique ?

Alors, pourquoi nous avoir fait ce coup là, monsieur le maire ? La raison est simple : il vous plaisait, en vue de la date magique de 2009, de montrer - aux uns et aux autres - un centre de presse unique, grandiose, exceptionnel, marquant ainsi de votre signature vos championnats du monde. Quel fiasco !

(à suivre)

mardi, juillet 31, 2007

Le feuilleton du Centre

3ème épisode : « Un centre de presse à géométrie variable »

Au lendemain des élections municipales de mars 2008, l’équipe élue devra se mobiliser dans la plus grande urgence sur les 4 objectifs énumérés dans notre blog du 22 juillet. Le premier est de veiller à la bonne mise à disposition d’un centre de presse irréprochable. Car nous organiserons les championnats du monde en 2009, en dépit des cafouillages bienheureusement secoués par l’électro choc Killy.

Il ne s’agit pas en effet de jeter le bébé avec l’eau du bain sous prétexte de la remise en cause du Centre-dit-Sportif de monsieur Catelan. Val d’Isère a pris des engagements vis-à-vis de la FIS et du CLO qui doivent être tenus et qui le seront. Nos partenaires s’attendent à quoi ? À un centre de presse installé dans un Centre Sportif flambant neuf. Ils risquent de déchanter. Pourquoi ? Parce qu’il est évident qu’entre mai et octobre 2008 il sera impossible de tenir parole (fait admis par la municipalité elle-même dans "Le point sur les travaux 2009" dont elle vient de nous gratifier). Ce qui sera achevé de ce trop fameux Centre-dit-Sportif n°2 à la date du 15 octobre 2008 sera en tout et pour tout une coque en béton, vide de son second œuvre et dont l’intérieur devra être équipé provisoirement d’un aménagement éphémère. Va et vient assez coûteux pour Val d’Isère. Et belle performance pour une municipalité qui disposait d'un préavis de 5 ans pour préparer son centre de presse !

Compte tenu de l’intention de stopper l’erreur considérable que constitue cette piscine bis pour l’avenir de Val, le point capital et urgent sera d’examiner avec le concepteur réalisateur – au lendemain même des élections – les conditions de la réorientation du chantier. Il faudra aussi vite que possible discuter avec le CLO et la FIS pour savoir quel accueil nos partenaires réserveraient à l’éventualité de remplacer le centre de presse en dur par un village de tentes. Pourquoi ? Parce qu’il est souhaitable de disposer d’un joker, au cas où les discussions nécessaires à la réorientation du chantier Vers les Eaux consommeraient trop de temps. Ce serait fou en effet d’être condamnés à poursuivre un mauvais projet… faute du temps nécessaire pour le reconvertir en un bon !

Si la FIS et le CLO se déclaraient d’accord pour autoriser Val d’Isère à riper en cas de besoin seulement sur le Plan B dit « Village de tentes », la Station disposerait alors d’une certaine marge de temps pour étudier la réorientation du chantier « Vers les Eaux », à l’abri de la pression des championnats du monde.
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Avec ce 3ème épisode se termine la première moitié de notre « Feuilleton du Centre ». Dès vendredi prochain, nous commencerons la publication du 4ème épisode qui constitue la seconde moitié. Il se divise en 3 parties qui seront publiées successivement les 3, 7 et 12 août. Ce 4ème épisode s’appelle : « Plan de rechange ». L'adoption de ce plan est le bon choix que doit faire Val d’Isère pour sortir de l’ornière dans laquelle elle est embourbée.

dimanche, juillet 29, 2007

Réponse à la question posée par le blog précédent :

A la STVI, peut-être.

samedi, juillet 28, 2007

Quand on manque d’eau, faut des idées…

Dans le Var, les autorités appliquent actuellement des restrictions importantes compte tenu de la pénurie d’eau : ces restrictions frappent en tout premier lieu les jardins et leurs gazons, les piscines etc. Pourtant l’arrosage automatique du golf de Sainte Maxime crache à tout va et fairways et greens sont verts comme en Irlande…. Raison : la direction du golf et la Mairie ont passé un accord au terme duquel - moyennant des aménagements supplémentaires dans la chaine d’épuration mis en place aux frais du golf - la station rallonge le traitement des eaux usées de la ville qui, au lieu d’être rejetées comme auparavant dans la mer, sont désormais traitées "plus fin" et canalisées ensuite vers l’installation d’arrosage automatique du parcours.

À qui Diable cela pourrait-il bien donner des idées ?
(Source : TF1 / 27/07 – 20 :00 h.)

vendredi, juillet 27, 2007

Le feuilleton du Centre

2ème épisode : «Y a-t-il une marge de manœuvre ? »

En violation du droit, des règles, des bonnes manières qu’un maire doit appliquer dans ses relations avec son opposition, le nôtre s’entête à refuser aux élus qui y appartiennent la copie du Programme qu’il est censé avoir remis aux 3 entreprises candidates qui concourent pour enlever le marché de conception réalisation du Centre-dit-Sportif-bis. Ce refus obstiné – pour ne pas dire obsédé – entretient autour de ce projet global de 20, 25 ou 30 millions d’euros, une sorte de secret lamentable. En fait de transparence, d’ouverture et de communication, monsieur Catelan nous en aura décidément donné pour notre argent !

Reste qu’après le naufrage du vaisseau Centre Sportif n°1, coulé sous le poids d’un coût que l’opposition n’avait - sans le moindre succès - cessé de prédire, le maire et sa majorité prétendent maintenant lancer, dans un climat de rare précipitation et d’improvisation commandées par l’electro choc Jean-Claude Killy, un projet de Centre-dit-Sportif-bis que le Conseil municipal a été privé d’examiner, de débattre et de voter. Et maintenant ?

Pour tenter de comprendre l’incompréhensible, rappelons que le maire a pris – l’épée de mesdames Bachelot et Lewis dans les reins – l’engagement « solennel » de livrer le Centre de Presse au plus tard le 15 octobre 2008. Or les 3 entreprises candidates à la conception réalisation ne vont pas remettre leurs copies avant le 15 septembre 2007. Compte tenu du temps nécessaire pour ouvrir et apprécier « les plis », sélectionner le « mieux offrant », présenter au Conseil municipal – une fois n’est pas coutume - le projet, signer le permis, gérer les recours etc., on peut imaginer que l’entreprise concepteur-réalisateur recrutée ne disposera guère de temps pour démarrer son chantier en 2007. Du coup, les travaux ne commenceront sérieusement que dans les premiers jours de mai 2008. Il restera alors 5 mois seulement avant l’expiration du délai accordé par la ministre et par la FIS.

Or quand les entreprises seront à pied d’œuvre, début mai 2008 donc, un bon mois se sera écoulé depuis l’élection du nouveau conseil municipal et la prise de fonctions d’un maire. Comprenez-vous mieux maintenant pourquoi a été retenu le choix de la conception réalisation, au mépris de toute prudence et de toute conscience, sans la collaboration d’architectes et de bureaux d’études pour nous assister ? C’est tout simple, monsieur Catelan manque de temps : il est comme le lièvre de la fable qui prend le départ quand la course est presque finie. Il court à travers champs, sans souci de bousculades et de disqualification !

Dans ces circonstances, de quelle marge de manœuvre disposera l’équipe qui prendra les commandes en mars 2008 pour empêcher ou réduire le désastre, à moins bien sûr que monsieur Catelan ne se succède à lui-même ? Pourra-t-elle arrêter l’opération ? Sera-t-il encore possible de redresser la barre, retourner le projet ? C’est ce que nous allons tenter de vous présenter dans les semaines à venir.

mercredi, juillet 25, 2007

Demandez donc aussi le programme !
Sans réponse du maire à notre demande, nous lui adressons aujourd'hui un e-mail dont nous vous communiquons la troisième partie. Dans quelles mains sommes-nous tombés pour que la municipalité en arrive à refuser de communiquer à son opposition des documents aussi importants ? Si elle pense que c'est la moins mauvaise façon d'éviter les critiques, c'est une erreur de plus. Car on présume le pire des choses que l'on vous cache.
Extrait du courriel adressé ce jour au maire :

"La troisième raison, malheureusement sans doute la bonne, est que l'on vous demande un "programme défini en termes précis" selon les propres mots de la Cour des Comptes. Or le plus vraisemblable est que, de programme précis, vous n'en avez aucun. Le document qui existe doit être sous une forme tellement schématique que vous êtes mort de honte à l'idée que, diffusé hors de votre mairie, il révèle que vous vous êtes bel et bien jeté dans la conception réalisation de votre projet tête baissée, sans les études préalables, sans la circonspection, sans la prudence qui incombent au maître d'ouvrage, selon l'avis même de la Cour des Comptes. Victime du tourbillon dans lequel votre gouvernance chaotique vous a laissé sur place, incapable de manager votre projet conformément aux règles de l'art et à la prudence élémentaire vous vous êtes alors abandonné à vos 3 entreprises candidates, en leur tenant à peu près ce langage :

"Écoutez, nous, on sait pas trop ce qu'on veut faire. En tous cas, on est bien incapables de vous remettre un programme défini préalablement et en termes précis. Tout ce qu'on sait, c'est qu'on ne peut absolument pas mettre dans l'histoire plus de 19 millions d'euros vu ce qui nous est arrivé avec le Centre Sportif n°1. Alors ce qu'on vous demande, c'est de nous livrer - coûte que coûte au plus tard le 15 octobre 2008 - une coque en béton dans laquelle on empilera un second oeuvre provisoire pour qu'elle soit prête à fonctionner en centre de presse. Ensuite, à partir de février 2009, vous viderez le contenu du local et vous vous remettrez au boulot pour aménager le bâtiment le mieux que vous pourrez au prix convenu. La seule chose que vous devez absolument prévoir, c'est une piscine bien propre entourée de quelques gadgets. En fait, vous avez de l'imagination, nous on n'en a pas, alors on vous fait confiance. Il n'y a qu'une chose qu'on veut c'est la piscine à laquelle on tient énormément vu que, pour nous, c'est une question de principe, on reste contre vents et marées accrochés au projet de faire une nouvelle piscine.... Mais surtout, c'est bien compris n'est-ce pas, pas plus que 19 000 000 € parce que sinon, bonjour la deuxième vague d'ennuis qui va nous dégringoler dessus !

Monsieur le maire, nous n'avons pas l'intention d'abandonner notre demande. Remettez-nous donc s'il vous plaît le Programme que vous êtes censé avoir préparé à l'intention de votre concepteur réalisateur ou bien alors expliquez-nous pour quelles raisons vous vous y refusez. Vous ne sortiriez guère grandi devant les Avalins en restant enfermé dans un refus persistant."

dimanche, juillet 22, 2007

Le feuilleton du Centre

1er épisode : « Les 4 objectifs »

Dans un blog publié il y a 8 jours dont le titre était « Centre dit Sportif & élections municipales », nous posions la question suivante : De quelle marge de manœuvre disposera la nouvelle équipe sortie des élections en mars prochain ? Nous promettions d’y revenir. Nous le faisons en publiant aujourd’hui le 1er épisode d’une série intitulée « Le feuilleton du Centre ». Cet épisode s’appelle : « Les 4 objectifs ».

Élue en mars, constatons que la nouvelle majorité disposera d’un atout indiscutable : en effet le Centre dit Sportif ne sera pas encore construit puisque, selon toute vraisemblance, peu de béton aura pu être coulé au cours de la fin de l’année 2007. En revanche, handicap sérieux, le crédit de temps dont disposera le nouveau maire sera limité par diverses contraintes parmi lesquelles – et non la moindre – l’obligation d’avoir à livrer, en temps et heure, un centre de presse conforme aux engagements pris par Val d’Isère à Miami, le 3 juin 2004. Et cette obligation comprendra une date butoir à respecter à savoir le 15 octobre 2008, date assignée au début de juillet à monsieur Catelan par mesdames Roselyne Bachelot et Sarah Lewis (FIS).

La feuille de route de la nouvelle majorité devra dès lors concilier les 4 objectifs suivants :

1er objectif
Garantir l’installation d’un centre de presse conforme à nos engagements. Il ne s’agirait pas en effet de trahir le petit bout de confiance maintenue à Val d’Isère par des autorités exaspérées quand elles ont compris les raisons de la démission de Jean-Claude Killy.

2ème objectif
Arrêter immédiatement la fabrication de la nouvelle piscine (Centre dit Sportif n°2), celle de sa chaudière à bois, tout comme écarter pour l'avenir le projet de désarmement/reconversion de l’actuelle piscine.

3ème objectif
Reconvertir le site sur base d’un projet de « Forum Vers les Eaux » destiné à rassembler des installations ciblées en direction de notre cœur de clientèle. Car la chose certaine est que parmi nos plus graves déficits, il y a l’insuffisance notoire de Val d’Isère dans le domaine des infrastructures d’après-ski présentant un bon niveau d’attractivité pour notre clientèle. L’occasion est donc là de combler cette insuffisance en reconvertissant un chantier inutile dans une direction conforme à nos besoins en matière d’équipements de jeux et distractions touristiques de bonne qualité.

4ème objectif
Transférer - si cela s'avère réalisable - le financement et le fonctionnement de cette installation à un investisseur privé. Nous avons à plusieurs reprises cité la CDA/STVI qui pourrait trouver une raison à la reprise du chantier à reconvertir, compte tenu de leur expérience dans le domaine des activités de loisirs et si, en échange, la Commune était disposée au remaniement durable de la concession. Il faudra donc immédiatement se rapprocher de nos partenaires et en discuter avec eux.

Nous détaillerons ces 4 objectifs au cours du mois d'août en commençant par poser le préalable essentiel : de quelle marge de manoeuvre disposera en fait la majorité sortie des urnes municipales en mars.

samedi, juillet 21, 2007

Val d’Isère, morne plaine

Il faut accepter que les mêmes vieilles soupes ne peuvent pas être éternellement réchauffées dans les mêmes vieux pots. Notre saison estivale doit être remise à plat. Pourquoi notre municipalité n’a-t-elle jamais ouvert le débat de la refondation de la saison d’été ?

mardi, juillet 17, 2007

Centre dit Sportif et élections municipales


GTM/Dumez, GFS (Bouygues) et SPIE Batignolles sont donc les 3 candidats désignés par la commune à la candidature de la construction du Centre dit Sportif. Ces 3 concurrents disposent d’un délai qui expire le 15 septembre prochain pour la mise en concurrence de leurs services. Le conseil municipal aura alors (enfin !) le droit de connaître un projet qu’il aurait normalement dû discuter et décider lui-même. Mais au royaume de Val d’Isère, les choses ne se passent pas comme cela : le conseil est une chambre d’enregistrement qui n’intervient que quand tout est fini. Les piailleries de l’opposition n’y font rien.

Dès le 17 juillet – c'est-à-dire 5 jours après la sélection des 3 candidats – nous avons néanmoins demandé par écrit qu’une copie du programme ou cahier des charges remis aux entreprises concurrentes nous soit communiquée. C’est bien le moins, nous semble-t-il, que nous puissions faire ainsi connaissance - par la bande - du projet de Centre Sportif qui, jusqu’ici, a si bien été dissimulé aux élus.

En outre, nous connaissons tous les engagements pris par monsieur Catelan à l’égard de madame Roselyne Bachelot et de madame Sarah Lewis (FIS) : le 15 octobre 2008, le Centre Sportif sera – promis juré - en état de marche pour offrir à la Presse internationale l’accueil auquel elle est en droit de s’attendre lors de son arrivée dans les premiers jours de 2009. Espérons que notre maire n’a qu’une parole, sinon - et faute du Plan B que nous préconisons - adieu veaux, vaches, cochons, couvées…

Il est certain que monsieur Catelan va devoir retrousser ses manches. Car le groupe d’entreprises retenu ne pourra probablement guère ouvrir les hostilités avant la fin de notre prochaine saison hivernale, soit le 1er mai 2008. Or du 1er mai 2008 au 15 septembre 2008, il n’y a que 5½ mois.

Entre temps, surviendront les élections municipales du mois de mars 2008. Sont-elles susceptibles d’interférer dans le planning ? Sans aucun doute. Nous y reviendrons.

Une chose encore. La démission de Jean-Claude Killy, la convocation lancée par la ministre à laquelle se sont rendus notre maire et ses collaborateurs, le vice-président du conseil général, le président de la FIS, ainsi que les raisons qui sont à l'origine de cette crise grave au retentissement international, tout cela a évidemment créé une vive émotion à Val d'Isère. En pareille occurrence ne pensez-vous qu'il eût été normal que le maire convoque son conseil pour lui rendre compte de la situation et pour lui demander son avis ? Eh bien , il ne l'a pas fait.

lundi, juillet 16, 2007

Le pire n’est jamais sûr, mais quand même…

Après les remontrances que lui ont successivement infligées Jean-Claude Killy et madame Roselyne Bachelot, notre maire monsieur Bernard Catelan a néanmoins réussi à éviter le pire, que pourtant nous lui souhaitions. L’espoir est en effet conservé que le Centre dit sportif, malgré le sévère inachèvement dont il souffrira de toute évidence au moment voulu après seulement quelques mois de travaux, soit utilisé comme centre de presse 2009.

Les dindons de la farce seront donc les Avalins condamnés à financer ce projet inapproprié et ruineux, dont au fond la seule raison d’être est sa vocation éphémère d’accueillir pour 15 jours des journalistes sportifs. À son coût prohibitif il ne faut pas oublier d’ajouter la dérisoire mais coûteuse chaudière à bois et la reconversion annoncée de notre actuelle piscine qui ne demandait pourtant rien à personne.

Les finances publiques auront donc à encaisser le double choc d’une patinoire bis et d’une piscine bis. Nous ne fournissons pas le coût global de ces grands travaux du maire. Certains trouvent en effet que nous avons le tort de donner trop de chiffres !

Mise au point

En relisant le blog de la période récente, nous recensons certains commentaires qui relèvent de l’insulte ou du ragot. Il est anormal que, sous couvert d’anonymat, il soit procédé ici à des attaques personnelles dans le seul but de nuire ou de salir. En conséquence nous supprimons ces commentaires en rappelant que ce blog est un instrument de communication et d’information politiques d’où seront éliminés les commentaires masqués qui n’expriment que rancunes ou inimités.

mercredi, juillet 11, 2007

Cher Jean-Claude Killy,

On imagine bien que votre préoccupation n° 1 n’est pas de protéger ou de couvrir le projet discutable de la municipalité de Val d’Isère. On comprend bien en revanche votre souci que les championnats du monde 2009 se déroulent dans les meilleures conditions possibles au pays qui est le vôtre. Mais par-dessus tout, nous sommes confiants de votre détermination que cette manifestation soit positive pour notre Commune et ses habitants et qu’elle reste pour tous un souvenir merveilleux.

Or, spéculer sur la réalisation en quelques mois de la construction du Centre-dit-Sportif est hautement aléatoire et constitue la certitude d’un travail précipité et mal fait. Du reste c’est déjà parti, avec la décision saugrenue de confier le chantier à un opérateur unique en conception-réalisation, opérateur qui ne sera au demeurant désigné qu’au début de l’automne, de telle sorte qu’aucuns travaux significatifs ne seront réellement engagés avant le début de mai 2008.

C’est la raison pour laquelle nous vous exhortons à convaincre la FIS et les autorités nationales de tutelle à enjoindre notre municipalité d'abandonner le projet du Centre Sportif en tant que lieu d’hébergement du centre de presse et à le remplacer par un village de presse éphémère.

Merci pour le succès des championnats du monde. Merci pour nous.

dimanche, juillet 08, 2007

Encore ! Oui, encore

Parce que les Championnats du Monde, c'est la responsabilité de la France. Parce que c'est l'honneur de Val d'Isère. Parce que les enjeux financiers sont considérables pour nous. Parce qu'il est encore temps, mais qu'on est tout près d'atteindre le point dont nous ne pourrons pas revenir. Donc, ENCORE une lettre au maire. Lisez malgré tout jusqu'au bout parce qu'après, il n' y aura plus grand chose à dire. Il y aura juste à regretter d'avoir eu plus gros yeux que gros ventre. Maintenant lisez :


Cher Bernard,

J’utilise ce ton plus familier qui est le nôtre lorsque nous nous parlons. Nous nous sommes rapidement vus samedi matin au Col de l’Iseran et tu m’as confirmé avoir bien reçu le mail par lequel je t’ai proposé une « feuille de route » pour le dossier Championnats du Monde. Malheureusement, je n’ai pas eu l’impression d’avoir réussi à te convaincre. L’affaire est si grave que je me permets encore un fois de m’adresser à toi.
1 ) Nous avons voulu et reçu la mission d’accueillir les championnats du monde 2009. Cette mission, il faut la remplir et de façon exemplaire.

2) Cette mission comportait un cahier des charges. Un point de ce cahier stipulait notre obligation de mettre à disposition du CLO un local de 4 000 m2 pour accueillir la presse.

3) Notre dossier de candidature a proposé que le « Centre Media » soit implanté sur le front de neige. Aucune précision n’était exigée quant à ses caractéristiques, hormis sa taille.

4) Ce qui est clair est que la forme, la nature, le type de construction de ce Centre Media étaient laissés à notre discrétion. Nous ne sommes donc tenus que par une taille (4 000 m2) et par une zone d’implantation (le front de neige).

5) Je ne reviens pas sur la décision d’installer ce que l’on a appelé ensuite « Centre de Presse » dans un « Centre Sportif » de 6 000 m2 à construire. Cette décision a du reste été finalement abandonnée au mois de mars dernier devant un coût que ta majorité en est arrivée à juger elle-même comme inacceptable.

6) En dépit du temps qui s’écoule dangereusement tu as alors pris la décision d’envisager une reconversion en faveur d’un projet moins grand, moins équipé, donc présumé moins cher - un « Centre Sportif bis » en somme - dont nous ne savons pas grand-chose si ce n’est la nécessité de le réaliser « à l’arraché » en adoptant une technique de construction que nous avons désapprouvée, la conception-réalisation.

7) Des inquiétudes relatives à la construction de ce Centre de Presse et à divers autres retards, Jean-Claude Killy a tiré les conséquences que l’on sait. Sa décision « électrochoc » n’est pas, je l’espère, irréversible, à condition du moins que tu t’avères prêt à lui donner des gages sérieux de ressaisissement. D’où la « feuille de route » que je me suis permis de t’adresser cette semaine.

8) Cher Bernard, ce rappel écrit des faits - mieux que ce que j’ai pu dire, un peu sur tous les tons et depuis maintenant deux ans, autour de la table de notre conseil, - va, je l’espère, te convaincre de reconsidérer un projet qui – tu t’en rends évidemment compte - suscite une vive réprobation dans notre population.

En conclusion :

I. Nous ne sommes tenus l’égard de la FIS par aucun engagement autre que celui de livrer une ou plusieurs installations de bonne qualité, dignes de recevoir – sur 4 000 m2 environ – la presse sportive pendant la durée des épreuves.

II. Une nouvelle piscine à Val d’Isère - fut-elle de haut de gamme et agrémentée de divers accessoires tels que jacuzzis ou autres saunas - ne constitue pas une infrastructure prioritaire et même utile pour notre cible de clientèle. Ses frais de fonctionnement seront, en outre, très élevés et sa fréquentation peu satisfaisante.

III. Or ce projet était et restera dramatiquement coûteux à réaliser. D’autant qu’il ne faut pas oublier d’y ajouter une chaudière à bois devenu inutile (2 500 000 €), puis ensuite le désarmement de l’actuelle piscine faisant alors doublon et sa reconversion en Dieu ne sait pas encore quoi. Le coût global n’est pas affiché puisque l’on ne connaît pas le profil de votre projet de Centre Sportif bis, ni le prix du désarmement et de la reconversion de la piscine actuelle. Mais il n’est pas déraisonnable de penser que tout cela se terminera aux environs d’une trentaine de millions d’euros (c'est-à-dire le chiffre qui vient de vous faire prendre la fuite devant la réalisation du Centre Sportif n° 1).

IV. Un Centre de presse éphémère est possible, souhaitable, approprié.

V. Le futur du chantier « Vers les Eaux » mérite mieux que l’improvisation et la précipitation tardives. Je te propose que la réflexion sur l’avenir de cette zone soit effectuée calmement, à l’écart des contraintes et des délais imposés par les championnats du monde.


J’ai compris, mon cher Bernard, que vous vous retrouverez chez la ministre de tutelle, le 12 juillet. J’ai lu dans la presse que Jean-Claude Killy se rendra peut-être à cette convocation. Mon dernier argument (ce n’est guère le plus glorieux, mais c’est le plus fort) est que si tu maintiens ton projet de « Centre Sportif bis » tu ne pourras jamais, à tort ou à raison, convaincre jeudi prochain tes interlocuteurs de ta capacité à tenir les délais. Le doute jouera alors contre toi et le risque est important d’un capotage complet de toute l’histoire. Pour gagner la guerre, il faut savoir perdre une bataille.

Bien cordialement à toi,
Serge Paquin

jeudi, juillet 05, 2007

Ci-dessous lettre adressée ce jour à monsieur le maire par Serge Paquin


Ref : Championnats du monde 2009


Monsieur le maire,

Voici une feuille de route, permettez –-moi de vous la proposer :

1) Travaux de pistes

Vous venez de vous engager à la radio en garantissant que les travaux de pistes seront finis à l’automne. Tant mieux !

2) Jean-Claude Killy

Cet engagement pris par vous à la radio avaline, confirmez-le par écrit à Jean-Claude Killy. Joignez à votre lettre un rapport précis d’état des lieux et un calendrier précis relatant semaine par semaine le déroulement programmé des travaux à terminer. Dans la même lettre, exhortez Jean-Claude Killy à reprendre son poste à l’automne s’il s’avère que vous avez bien tenu parole et que les travaux sont achevés.

3) Centre de Presse

Arrêtez immédiatement tout le travail en cours au sujet du centre aquatique : Jury, préparation du cahier des charges, appel à candidatures, recrutement d’un concepteur-réalisateur etc. ARRETEZ TOUT ! Bâcler un projet d’intérêt très discuté, très coûteux et très durable par obsession de livrer à temps un centre de presse éphémère est pire qu’un crime, c’est une faute. ARRETEZ du coup la chaudière à bois qui ne sert à rien, pas même à satisfaire ceux parmi nous qui sont le plus épris d’écologie. Oubliez courageusement tout cela ! « Vers les eaux » est un chantier qu’il faut fermer définitivement dans la perspective des championnats du monde et qu’il faudra rouvrir après dans celle de l’intérêt touristique durable de Val d’Isère, en prenant tout son temps.

Dans le même temps, vous devez vous rapprocher de Jean-Claude Killy et de la FIS et leur présenter le projet d’un village de tentes centralisé ou bien de quelques petits hameaux de tentes éparpillés sur le front de neige et/ou implantés à son immédiate proximité. Ce village ou ces hameaux accueilleront de façon excellente le centre de presse auquel vous devez réserver au maximum 4000 m2. Ce genre de villages, je les ai pratiqués sur les golfs du monde entier où s’installent, le temps de la compétition, organisateurs, sponsors, prestataires, presse, souvent les salles à manger qui accueillent la clientèle des fabricants etc. Je tiens à votre disposition, monsieur le maire, de nombreuses photos d’une installation de ce type utilisée par Saint-Moritz pour recevoir plus de 30 000 spectateurs à l’occasion de leurs courses de galop et de trot sur glace.

Monsieur le maire, 4000 m2 c’est un espace de 65 m X 60 m. Quatre « hameaux », ce serait 35 m X 30 m. Evidemment il faut un peu plus pour ménager les circulations. De grâce, faites maintenant le bon choix ! Il n’y a que les gens faibles qui ne cèdent jamais…

Je réserverai une certaine diffusion à cette lettre. Croyez, monsieur le maire, en l’expression de ma meilleure considération.

Serge Paquin

lundi, juillet 02, 2007

Communiqué

Certains s’étonnent de mon silence. En cas de crise, le remède ne provient pas de l’excitation et des menaces de l’opposition. Le remède dépend d’un Pouvoir courageux qui accepte de tirer les conséquences de sa responsabilité. Sinon, c’est au peuple de s’exprimer.

Serge Paquin

samedi, juin 30, 2007

Conseil du 28 : « centre sportif »

La dernière question à l'ordre du jour du conseil de jeudi dernier était de loin la principale. Il était demandé aux élus de désigner un Jury pour recruter le concepteur-réalisateur du "centre sportif" si contreversé par ailleurs. L’opposition municipale a répété à nouveau son opposition à une procédure de construction imprudente et inadaptée. « Construire votre projet, ce n’est pas construire un simple hangar en plaine a ironisé Serge Paquin » pour stigmatiser la procédure de conception-réalisation qui prive la Commune de la collaboration et du soutien du cabinet d’architectes et des ingénieurs conseils qu'elle devrait au contraire recruter pour l'assister tout au long du chantier et de la réception des travaux.

« Avant qu'ait lieu le vote, êtes-vous disposé ce soir à nous expliquer les conditions dans lesquelles le Jury recevra un Programme soigneusement défini par le maître d’ouvrage ? Pouvez-vous confirmer quels seront les responsables de la Commune en charge d’élaborer ce Programme ? Quel type d’assistance extérieure sera mis à leur disposition ? Quels délais leur seront impartis ? » a demandé l’opposition au maire sans recevoir de réponse satisfaisante.

Par ailleurs l'opposition a affirmé qu’il était surréaliste d'installer un Jury pour recruter le concepteur-réalisateur d’un projet dont le conseil municipal n'a jamais été saisi. « Peut-on en effet vous rappeler que ce projet que vous appelez « centre sportif » n’a jamais été débattu, ni a fortiori adopté par notre conseil ? » a insisté Serge Paquin.

« Mais Il y a plus fort » a martelé l’intervenant en s’adressant au maire : « Ce projet ni débattu ni voté, ce projet qui donc pour nous n’existe pas, figure néanmoins dans le dossier du budget 2007 voté par ce conseil dans sa séance du 3 avril dernier pour une somme de 22 451 348 € ! Comment votre majorité a-t-elle pu mettre à votre disposition une somme de
22 451 348 € pour réaliser un projet inconnu du conseil ? »
.

Plus loin, dans la vaine tentative de retourner quelques membres de la majorité, Serge Paquin a ajouté: « Car à partir du moment où celui qui réalise l’ouvrage est le même que celui qui l’a conçu et que cet intervenant unique livre son travail à prix forfaitaire et à date convenus à l’avance, le jury recruteur et lui doivent être enfermés dans un cahier des charges d’une précision millimétrique, conçu et rédigé par le maître d’ouvrage c'est-à-dire par la Commune elle-même. Je ne fais là que répéter ce que dit la Cour des Comptes que vous avez citée lors de notre conseil municipal du 18 avril dernier. Voici les propres mots qu'elle utilise pour préciser les conditions impératives de la conception-réalisation : « Ces avantages (ceux de la conception-réalisation) ne jouent réellement que si le programme est défini préalablement et en termes précis, grâce à des études suffisantes menées à l’initiative du maître d’ouvrage ».

Il est inquiétant de constater que cette condition ne semble pas satisfaite dans cette affaire dont la préparation est au contraire caractérisée par la précipitation et la légèreté. La majorité municipale est restée sourde à tous ces arguments et a malgré tout voté comme demandé par le maire.

Patinoire des Lèches : fin et comptes

Au conseil municipal en date du 28 juin dernier, le maire a soumis le projet d’indemnisation qu’il a proposé à Solaise Plein Sud en échange duquel les copropriétaires abandonneront la procédure en cours. A la suite de sa présentation, l’opposition municipale a fait la mise au point suivante :
Cette patinoire mal aimée dès l’origine – votée seulement par 8 élus sur 19 – était promise par M. l'adjoint Xavier Mattis pour 1 800 000 €. Trois ans plus tard voici la réalité :

Coût de la construction (budget 2007) = 2 719 000
Astreintes déjà payées = 140 000
Frais de justice, d’experts, d’avocats etc. = 200 000
Frais financiers sur argent bloqué pendant 3 ans = 500 000

Total = 3 659 000 €

Par ailleurs, la patinoire sera défigurée par les concessions que la mairie consent au Christiania, à la Savoyarde et bien sûr à Solaise Plein Sud pour prix de la paix. Résumons-les :

-Réduction d’un quart du chalet d’accueil (4.5 m au lieu de 6 m)
-Aucune sonorisation
-Aucun éclairage sur mâts
-Aucunes activités après 21 :00 h
-Aucune utilisation l’été de l’espace pour les jeunes (sports de glisse type skate board, patins à roulettes etc.)

Au cours de son intervention l’opposition municipale a rappelé les programmes électoraux 2001 présentés par Monsieur Catelan et par le 1er adjoint monsieur Moris au nom de leurs deux listes « VAL CHAMPION » et « En Avant Val d’Isère ! ». Ces deux programmes avaient en commun de promettre tous les deux aux Avalins un aménagement de notre ancienne patinoire avec système de réfrigération et gradins abrités. Les promesses n’engagent décidément que ceux qui les croient.

vendredi, juin 29, 2007

Commune de Val / CDA / STVI

Le Conseil municipal du 28 juin a porté sur 3 questions importantes. Abordons la première :

Le maire a expliqué au conseil les conditions dans lesquelles la Compagnie des Alpes (CDA) a racheté à la SOFIVAL (Groupe Blas) 60% du capital de la STVI, en attendant d’acquérir prochainement 20% supplémentaires. Le maire a souligné que l’agrément de la Commune est de pure forme, tout refus de sa part n'étant en fait recevable qu'en cas d'insuffisance notoire du repreneur.
Intervenant après le maire, Serge Paquin a indiqué que l’opposition municipale approuvait l'opération et voterait l'agrément. Mais il a exprimé le souhait que ce soit entre la Commune et la STVI l'occasion d’un new deal. Ce « new deal » consisterait à proposer à la STVI – après résiliation d’un commun accord de la concession actuelle qui expire en 2020 - la signature d’une nouvelle convention de durée longue – une convention durable en somme - par exemple 30 ans (sous bénéfice évidemment d'un appel d'offres). En échange le groupe CDA/STVI s’offrirait auprès de la Commune en repreneur du projet appelé « Centre Sportif ». Aux termes de cette reprise, la CDA reprendrait la conception, la réalisation et le fonctionnement d’un nouveau projet appelé « Forum Vers les Eaux » implanté sur le site de l'ancien Centre Soprtif. L’idée serait de créer ainsi un centre attractif et ludique pour nos clients, particulièrement les enfants et les jeunes. On pourrait y retrouver un parc d’attraction couvert, peut-être aussi un bowling, un cyber-center, un cinéma etc.

L’opposition municipale a exprimé que la CDA devrait marquer un certain intérêt à une proposition dont le mérite pour elle serait de repousser de 2020 à 2037 l’échéance de la concession STVI qu’elle vient d’acquérir. Elle devrait en échange concevoir, réaliser et gérer un projet assez voisin de ses métiers rentable. Encore faudrait-il que notre municipalité cesse d’être sourde à toute remise en cause du projet actuel qu’elle appelle « Centre Sportif ».

vendredi, juin 22, 2007

À propos du commentaire proposé
par TH au sujet du Centre Sportif

C’est dès le conseil du 2 mars dernier que le maire a demandé aux élus de déclarer sans suite – pour coût excessif - l’appel d’offres des travaux du Centre Sportif N°1. Un mois plus tard il sollicitait l’autorisation de résilier le marché passé avec le maître d’œuvre JAPAC. C’est donc depuis près de 4 mois (et non 2) que mijote maintenant en secret la reconversion du projet. Or, comme TH l’a bien compris, les élus sont toujours tenus dans l’ignorance de la solution de remplacement envisagée, sur l’opportunité même de laquelle on ne les a jamais consultés.

Et pourtant, bons bougres, ils acceptent de voter deux choses :
1) La première - le 3 avril - c’était le budget 2007. Or ce dernier comprenait, dans un petit coin du gros dossier, le financement d’un Centre sportif (forcément N°2), certes inconnu au bataillon, pour un montant indiqué forfaitairement de… 22 451 348 € ! Il fallait une sacrée santé à nos élus pour mettre une somme pareille à disposition d’un maire qui ne les avait consulté ni sur l’opportunité ni sur le contenu de cette nouvelle opération.
2) La seconde, c’était le 18 avril. Ce jour-là les élus, statuant toujours au sujet d’un Centre dont ils ne connaissaient rien, ne craignirent pas d’autoriser le maire à adopter pour la construction du mystérieux projet une procédure simplifiée dite de « conception-réalisation » dont nos édiles s’étaient entichés...

Comme l’admet TH, cela est tout de même un peu fort de café ! Regardons-y de plus près :

Construire cette nouvelle piscine – fût-elle enjolivée - est un projet critiquable, surtout quand on sait qu’il s’agit d’un besoin improvisé dans l’intérêt éphémère des championnats du monde. Mais c’est le droit, et surtout le pouvoir, d’une majorité de commettre des erreurs, de faire de mauvais choix. En revanche, en confier la réalisation à travers un contrat unique à un opérateur « concepteur-réalisateur » constitue une faute de gestion et une imprudence particulièrement coupables. Bien sûr, on cherche par ce comportement à rattraper un peu du temps perdu en raison des erreurs commises dans le projet du Centre Sportif N°1 maintenant abandonné. Pour gagner quelques semaines, c’est donc la fuite en avant au royaume de la naïveté et de l’imprudence. Car le bénéficiaire du contrat unique qui sera signé par le maire aura seul plein pouvoir sur l’ensemble de la conception et la réalisation du futur projet. Ce pouvoir il l’exercera sans aucun contrepoids. Or, dans le cas présent, il ne s’agit pas de livrer clé en mains un hangar en zone artisanale d’une petite ville de province. Il s’agit au contraire – comme du reste la mairie l’a écrit – d’une construction très complexe, implantée dans un environnement hostile. Ce n’est donc pas le moment de se priver du savoir-faire, de la concurrence et du contrôle contradictoires d’un cabinet d’architectes indépendant, d’ingénieurs-conseils, de métreurs vérificateurs, tous recrutés normalement les uns et les autres par le maître d’ouvrage. Car l’interaction et le croisement de ces différents professionnels constitueraient pour le maître d’ouvrage une garantie et une sécurité, en particulier dans le choix et le suivi des entreprises – également recrutées une par une par le maître d’ouvrage - et la réception de leurs travaux.

Construire ce centre sportif rétréci est certes une décision consternante. Mais, arracher à sa majorité le droit de le faire dans des conditions caractérisées par l’imprudence et la méconnaissance des rapports et des responsabilités au sein de l’activité du bâtiment doit être qualifié avec plus de sévérité encore. Attendons pour le faire que sorte du chapeau municipal le gros lapin blanc providentiel que la municipalité s’apprête à nous présenter en sauveur solitaire de notre temps et de notre argent.

Oui, attendons de voir si ce lapin blanc n’est que « concepteur-réalisateur ». Car on découvrira peut-être qu’il est aussi l’inspirateur de la formule à l’adoption de laquelle il a converti la municipalité. La coupe risque alors de déborder.

samedi, juin 16, 2007

Centre Sportif : Alerte Rouge !

L’affaire est si grave que nous mettons les points sur les i. Il est en effet inouï que deux analyses identiques conduisent la majorité et l’opposition à deux conclusions diamétralement opposées. Voici l’analyse présentée par le maire au Conseil du 29 mai dernier :

« En termes techniques l’étroite collaboration entre conception et réalisation favorise l’émergence d’une solution optimum entre la conception architecturale pure et les techniques à mettre en œuvre.
Or la complexité de l’ouvrage à réaliser est très importante, en effet ce bâtiment « centre sportif » est soumis à de multiples contraintes :
I. A la poussée des terres sur 3 faces, étant en grande partie enterré
II. Au risque sismique
III. Au risque avalanche
IV. Au risque inondation
V. Au poids de la neige
De plus ce bâtiment …nécessite la création de longues portées qui rendent la complexité technique de l’ouvrage à exécuter d’autant plus importante… » etc.

Pour dire les choses clairement, la Commune tire de la complexité de l’ouvrage une bonne raison de concentrer tous les pouvoirs de sa conception et de sa construction entre les mains d’une seule et même personne, partenaire unique, qui assurera par conséquent à la fois la responsabilité de concevoir et celle de réaliser. C’est le contrat « conception-réalisation ».

Or c’est justement de la complexité architecturale (conception) et de celle des travaux (réalisation) que l’opposition municipale tire la certitude inverse qu’il ne faut à aucun prix mélanger les genres, qu’il ne faut surtout pas confondre et mêler les deux missions, qu’il faut au contraire absolument que les pouvoirs de conception d’une part et de réalisation d’autre part soient bien distincts, fassent contrepoids l’un à l’autre et se contrôlent mutuellement. Comme c’est du reste toujours le cas dans la totalité des réalisations un tant soit peu importantes (et le plus souvent dans les autres).

Confondre les deux missions, c’est peut-être suffisant pour construire un hangar en plaine. Mais dans le cas où nous sommes, c’est nous jeter dans un piège que de nous priver du savoir-faire et de la liberté d’un maître d’œuvre indépendant, entièrement dévoué aux seuls intérêts de son maître d’ouvrage.

A l’instar de la Patinoire, la municipalité fait preuve ici, une fois encore, d’une grande légèreté ou bien alors d’une incorrigible imprudence. Dans ce dernier cas, on sait bien pourquoi elle est commise. Ce n’est pas honorable.

vendredi, juin 15, 2007

Centre Sportif

Bien que les élus soient toujours privés de la présentation du projet de remplacement « moins cher » qu’envisage de réaliser la municipalité sur le cadavre du projet d’origine, ils n’en ont pas moins été invités par le maire à adopter une procédure de réalisation appelée « conception-réalisation » au terme de laquelle la Commune cessera de confier la maîtrise d’œuvre à un intervenant indépendant des entreprises recrutées. Dans ce système « conception-réalisation » la Commune contractera avec un partenaire unique à qui sera confié l’ensemble du projet, maîtrise d’œuvre comprise.

Cette méthode a un avantage : elle permet d’aller plus vite puisqu’on fait l’économie de la procédure préalable d’appel à candidatures pour la maîtrise d’œuvre. Selon l’opposition, elle présente en revanche un gros inconvénient : le maître d’ouvrage perd la solidarité d'intérêts qui le lie au maître d’œuvre indépendant qu'il s'est adjoint, solidarité pourtant bien utile pour faire face aux situations conflictuelles susceptibles de surgir avec les entreprises en charge des travaux. A partir du moment où il n’y a plus de maître d’œuvre, ou plus exactement à partir du moment où il y a confusion d'intérêts entre la maîtrise d'oeuvre et l'exécution proprement dite de l'ouvrage, la maître d'ouvrage va se retrouver tout seul en face d’un opérateur unique dont les intérêts d'entrepreneur risquent souvent d’être divergents des siens.

Il y a, de toutes les façons, quelque chose de surréaliste à débattre de la forme du flacon quand ceux-là mêmes qui en discutent n’ont pas la moindre idée de la liqueur qu’il contiendra ! En un mot comme en mille, le temps n'est-il pas enfin venu que le conseil municipal débatte de l'essentiel c'est à dire du projet envisagé à Vers les Eaux par la municipalité ?

lundi, juin 11, 2007

COMMUNIQUÉ

Le N°5 de "Val d’Isère 2009", journal des Championnats du Monde 2009 publie que « Le projet de centre sportif…est en cours de modification après avoir été jugé trop onéreux à l’issue de l’appel d’offre. Un projet recalibré d’une surface moins importante (passant de 6500 à 4500 m2) est étudié par le Conseil Municipal qui devrait proposer une alternative à la fin de l’été, comme l’a affirmé le Maire Bernard Catelan lors de la Commission de coordination de la FIS du 12 avril. »
L’opposition municipale communique qu'à ce jour le Conseil Municipal de Val d'Isère n’a pas encore été saisi du projet de reconversioin mentionné.
Affaire de la Patinoire

Le Juge de l’expropriation était à Val d’Isère il y a 8 jours. But de sa visite : fixer le montant de l’indemnité d’expropriation due par la Commune aux copropriétaires de la Résidence Solaise Plein Sud au titre de l’expropriation de leur servitude non aedificandi. Après son audience, le juge – la juge plus exactement – a mis sa décision en délibéré au 4 juillet, non sans indiquer que cette décision deviendrait caduque en cas de signature d’ici là d’un accord amiable entre les parties.

Voilà en effet presque 3 années – en fait depuis juillet 2004 - que l’opposition municipale exhorte le maire à négocier c'est-à-dire proposer à la copropriété une réparation amiable. Il semble, enfin, que cet heureux évènement soit sur le point d’avoir lieu. C’est une chose que bien des gens savent (hormis les élus scrupuleusement tenus à l’écart), tout comme du reste Madame la Juge qui préfère – comme l’opposition municipale – une sortie négociée à la poursuite d’un procès interminable. La Mairie s’est donc décidée – après 3 années d’atermoiements - à rallier ce point de vue, ce qui n’est pas une mince prouesse pour elle qui n’a guère la fibre négociatrice…

Ne boudons pas notre plaisir et formons le vœu que soit signé avant le 4 juillet un bel et bon accord qui mette un terme à cette page peu glorieuse de la mandature. Il sera bien temps, après, de faire les comptes. L’entêtement de toutes ces années aura coûté en astreintes, en frais de procédure et honoraires d’avocats, en frais financiers sur un chantier bloqué 3 ans, des centaines de milliers d’euros.

Le vrai bon choix aurait en fait été de ne jamais réaliser la construction d’une patinoire inutile et amputée de musique et de sports, dont personne ne voulait, et que le conseil municipal n’a voté que par la décision de 8 conseillers sur 19.

jeudi, juin 07, 2007

Une délégation de service public pour gérer nos parkings ? Deux dernières raisons de dire NON…(suite & fin)

Il reste enfin à relater les deux dernières raisons fournies par l’opposition municipale pour convaincre la municipalité de ne pas donner suite à son projet de délégation de service public pour la gestion des parkings. Les voici :

7) Il est une chose qui embrouillerait gravement le fonctionnement du projet. Le stationnement est en effet un sujet qui est imbriqué avec les transports en commun, l’action de la police municipale etc. Or ces questions sont et resteront sous le contrôle de la seule municipalité. Leur interférence avec les intérêts d’un opérateur indépendant « Parkings » serait une cause permanente de conflits d’intérêt. A fortiori si la Commune conserve sous sa coupe un parc de stationnement aérien gratuit !

8) On doit enfin critiquer une municipalité qui prétend créer, quelques mois avant la fin de sa mandature, une concession que personne auparavant - ni elle-même du reste - n’avait jamais envisagée. Si elle en ressentait si fort le besoin, on peut s’étonner qu’elle ait mis tant d’années à le satisfaire. Mais la décence aurait commandé de ne pas léguer à la dernière minute un choix si critiquable et si durable à ses successeurs.

lundi, juin 04, 2007

Créer une délégation de service public pour gérer nos parkings ? NON, ce n’est pas raisonnable (4)

Devant le CTP l’opposition municipale a également développé deux autres raisons :

5) Le périmètre de la concession envisagée porte sur le parc de stationnement couvert. Aujourd’hui, 1171 places. Demain on pourra sans doute y ajouter Vers les Eaux et Les Richardes I. Au total cela pourrait faire un parc total compris entre 1700 et 1800 places réparties sur 8 ou 9 différents sites. Mais la concession exclurait les 700 ou 800 places actuelles de parking de surface. Nous pensons que c’est en soi une erreur grave. C’est en outre défavorable, comme nous le verrons plus tard, au fonctionnement même de la concession envisagée.

6) La concession ne porterait que sur le « fonctionnement ». Il en résulterait une délégation croupion. Pourquoi croit-on en effet que l’Etat ou les Collectivités locales en viennent à signer des délégations de service public dans les domaines variés des autoroutes, des parkings, de la signalétique, du matériel urbain etc. ? La réponse est : principalement pour se décharger de la conception, du financement, et de la construction d’installations lourdes. Tout comme du reste Val d’Isère l’a fait avec la STVI dans le domaine des remontées mécaniques. Or, justement, cette part lourde du mandat qui confie généralement au concessionnaire la responsabilité et la charge de concevoir, financer et construire les installations concédées est exclue du périmètre de la délégation proposée qui ne délèguerait que les tâches de fonctionnement. C’est bien court.
(à suivre…)

vendredi, juin 01, 2007


Créer une délégation de service public pour gérer nos parkings ? D’autres raisons de dire NON…(3)

Pour fonder son refus d’approuver le projet, l’opposition municipale a également fait valoir devant le CTP du 29 mai dernier les deux autres points de vue qui suivent :
3) La municipalité soutient que de « confier l’exploitation à un même titulaire » favoriserait « une meilleure communication vis-à-vis des usagers… ». On se demande en vertu de quelle fatalité une Commune qui gère elle-même ses affaires serait condamnée à communiquer moins bien à leur sujet que le concessionnaire qu’elle se substituerait. Si l’on pense du reste que les choses sont mieux faites par les gens auxquels on les délègue qu’elles ne peuvent l’être par soi-même, il n’y a qu’à alors recruter un délégataire de service public dans tous les autres domaines gérés par la Commune !
4) La délégation ne porterait que sur le « fonctionnement ». En soi, c’est critiquable et nous y reviendrons plus tard. Mais pour le moment ne nous cachons pas qu’un délégataire de service public aura vite chiffré les frais de fonctionnement qu’il encourra dans sa nouvelle mission. Et soyons certains qu’il veillera attentivement à ce que son contrat le couvre confortablement desdits frais…majorés évidemment de sa marge de profit. En fait « d’économies d’échelle », attendons-nous plutôt à un coût alourdi.
(à suivre…)

mardi, mai 29, 2007

Créer une délégation de service public pour gérer nos parkings ?
Les raisons de dire NON…(2)

Devant le CTP réuni ce matin, les élus présents de l’opposition municipale ont expliqué leur désaccord sur le projet de création d’une délégation de service public pour gérer nos parkings. Rappelons (voir blog du 19 mai) que la municipalité avait argumenté son projet en affirmant qu’une gestion déléguée présenterait les mérites suivants :

a) Expertise d’une entreprise privée
b) Réalisation d’économies d’échelle
c) Optimisation de la fréquentation des parkings
d) Meilleure communication vis-à-vis des usagers

L’opposition a énuméré devant le CTP les différentes raisons de dire NON. Voici les deux premières :

1) Le premier argument de la municipalité en faveur du projet est qu’il est « de nature à faire bénéficier la Ville de l’expertise et de la technicité des sociétés privées… ». Si à chaque fois qu’elles ressentent le besoin de bénéficier du savoir-faire du secteur privé les collectivités locales se mettent à créer une délégation de service public, il ne restera bientôt plus un seul employé communal en fonctions ! Dieu merci, une commune peut fort bien tirer bénéfice de la compétence du secteur privé de façon moins radicale, et sans lui abandonner pour autant ses responsabilités :
· Soit en recourant aux services d’un conseil en organisation pour l’assister dans la conception et l’organisation de son projet.
· Soit en recrutant un professionnel venant du privé pour l’aider à structurer son installation, puis en assurer la direction.

2) Le deuxième argument de la municipalité tient en sa conviction qu’en plaçant un délégataire de service public unique en charge de gérer les parkings couverts, cela « permettrait de réaliser des économies d’échelle ». Pourquoi donc ? Pourquoi le transfert de la gestion actuelle placée entre les mains d’un opérateur qui est lui-même unique (c'est-à-dire la Commune) à un autre opérateur unique (qui serait un délégataire) garantirait-il de « dégager des économies d’échelle » ?
(à suivre…)

samedi, mai 19, 2007

Et pourquoi pas un nouveau concessionnaire…

C’est la proposition présentée par la municipalité au Conseil municipal du mois d’avril. Le projet est de créer une nouvelle délégation de service public chargée de la gestion des parkings couverts de Val d’Isère. Le parc transférable sous contrôle du concessionnaire envisagé comprendrait les 1200 places existantes auxquelles s’ajouteraient celles que la Commune va construire à Vers les Eaux et celles du parking public de la Daille actuellement géré par Pierre et Vacances.

Voici les 4 arguments avancés par la municipalité :

1. Bénéficier de l’expertise d’une société privée.
2. Optimiser la fréquentation des parkings.
3. Réaliser des économies d’échelle.
4. Améliorer la communication vis-à-vis des usagers.

Conformément à la loi, le CTP sera saisi lors d’une réunion qui se tiendra le 29 Mai prochain. Ce sera pour l’opposition municipale la première occasion de donner son avis sur un projet dont elle a pris connaissance au cours de la réunion du dernier conseil ( à suivre…)

jeudi, mai 10, 2007

PLU et...communication

Il a été proposé dans ce blog que le PLU soit passé aux Avalins via le Net. C’est une bonne idée. Mais son auteur-blogueur (et un peu blagueur) répugne à en faire la demande à monsieur le maire pour ne pas dit-il
« compliquer les choses avec le personnel de la mairie » ( ?). Il suggère tout bonnement que Serge Paquin - auquel apparemment il n'est pas grave de "compliquer les choses" - et qui, « en tant qu’élu, devrait être en possession du document » le publie en toute simplicité sur notre blog...
Malheureusement, c’est non. Pour les raisons suivantes :

1. Le projet comprend une quarantaine de pages, écrites très petit. Cela doit faire entre 10 000 et 20 000 mots. Sous le format « blog » cela couvrirait des dizaines et des dizaines de pages d’écran…

2. Le PLU comprend en outre 3 grands plans. Chacun d’eux fait à peu près 2 m2. Soit 6 m2 en tout…Impossible à réduire (sauf à utiliser un microscope pour lire sur l’écran !).

3. N’importe quel Avalin peut, bien entendu, se rendre en mairie pour consultation de l’ensemble de la documentation, texte et plans.

4. N’importe quel Avalin peut, bien entendu, demander également en mairie une copie, contre remboursement des frais de photocopie.

mardi, mai 08, 2007

« Débattre » ou se battre ?

Un avalin intervient souvent sur notre blog et dans une forme sympathique. Sa contribution favorise utilement le débat. Il précise ne soutenir personne, ce qui est bien son droit. Il est parfois de notre avis mais laisse comprendre qu’il désapprouve un peu notre ton incisif. Pour ma part, j’apprécie sa courtoisie et son style agréable même si je ne partage pas la priorité qu’il semble accorder à la modération consensuelle sur l’engagement, un peu vite entaché à ses yeux de parti-pris.

Car la politique – et ce dont nous traitons dans notre blog, c’est la politique de Val d’Isère – est synonyme d’engagement. Cela conduit évidemment à interpeller plus qu’à ménager, à provoquer plutôt qu’à éluder. Il s’agit d’affirmer sa vérité, de tenir son cap contre les critiques et les reproches. Telle a été ma ligne dans le passé et ce l’est maintenant à Val d’Isère. Ce n’est pas le modèle récemment proposé aux Français - et approuvé par 80 % d'entre eux - qui m’incite à changer.

Dans un blog politique, se féliciter de ne soutenir rien ni personne n’est pas un fait d’armes. Car indépendance et abstention ne riment avec absence et abandon que si l’on fait des vers. Or la politique n’est pas la poésie. La politique, c’est le mouvement et non la posture, le choix et non le quant-à-soi. Certes, il faut savoir « participer aux débats ». Mais je me méfie des gens dont le débat est le sport favori : À toujours débattre on en oublie de se battre. Gouverner, c’est choisir.
Serge Paquin

vendredi, mai 04, 2007

Énergies lentement renouvelables
« Quant à encourager le chauffage au bois sous prétexte qu’il s’agirait d’un recyclage du carbone absorbé par les plantes par la photosynthèse, cela conduirait inévitablement à détruire nos forêts comme l’ont fait les Écossais et les Islandais autrefois. En effet, pour brûler un arbre, il faut un jour ; pour le faire grandir, il faut dix à quinze ans… » (dans : « Ma Vérité sur la planète » de Claude Allègre, scientifique et chercheur, professeur émérite à divers Instituts parmi lesquels l’Institut universitaire de France. Membre de l’Académie des sciences, de l’Académie des sciences des Etats-Unis, de l’Inde, et de la Royal Society. Ancien ministre de l’Éducation nationale).

mardi, mai 01, 2007

Réponse à la bonne question d'un blogueur au sujet de la Lettre ouverte à messieurs Catelan & Killy

« Mais que feriez-vous du chantier qui est en friche ? »
C’est la question posée le 29 avril par un blogueur dans les « comments » de la lettre ouverte adressée à messieurs Catelan et Killy. Je réponds ici, non sans rappeler d'abord que :

1. Cet investissement, qu’il soit de 20, 25, 30 millions d’euros ou plus, n’est pas supportable par nos finances publiques compte tenu du niveau atteint par notre endettement et de la faible marge laissée par notre budget de fonctionnement. Il y a des réalités – qui sont en fait des évidences – dont il est surprenant et triste qu’elles ne recueillent l’adhésion générale… que lorsqu’il est trop tard.
2. La nature de l’installation envisagée est, en tout état de cause, d’un intérêt durable très douteux.
3. Val d’Isère dispose actuellement d’une piscine située à quelques dizaines de mètres. Le coût de son désarmement et de sa reconversion grèveront d’une façon supplémentaire et lourdement le budget de l’opération. Personne n’en parle.
4. Le chauffage prévu par chaudière à bois – miracle environnemental devant lequel j’ai du mal à me prosterner - nécessitera un autre investissement supplémentaire de l’ordre – nous dit on – de 2 500 000 €.
5. La dépense finale : nouvelle piscine + désarmement / reconversion de l’actuelle piscine + chaudière à bois… dépassera l’imagination.

Je réponds maintenant à la question posée par notre ami blogueur : « Mais que feriez-vous du chantier qui est en friche ? »

Il y a plus de trois mois – à Radio Val le 16 janvier, dans ce blog le lendemain, puis dans la Tribune de Renouveau de Val - j’ai suggéré que la Commune propose à la Compagnie des Alpes de reprendre le projet. Sur ce site reconverti, elle pourrait alors développer un « Forum Vers les Eaux » destiné à accueillir diverses infrastructures de loisirs autour d’un centre d’attractions couvert. Lorsque j’ai avancé cette idée, l’affaire CDA-SOFIVAL n’était pas encore conclue. Mais il fallait faire vite pour encourager notre municipalité à réfléchir à cette reconversion au lieu de poursuivre les travaux du Centre Sportif. Un centre d’attractions, on sait que c’est le métier de la CDA. Le Forum pourrait également accueillir d’autres installations telles que bowling, cinémas, restaurants etc. À l’objection que la CDA n’a pas de raison d’accepter, on répond qu’elle pourrait trouver cette raison dans notre accord à substituer une convention STVI durable à la convention actuelle qui expire en 2020.

Cette proposition ne compromet en rien l’utilisation provisoire du site pour accueillir la presse en janvier 2009.
Serge Paquin