mardi, mars 24, 2009

CLO...



...scandale à 3 temps




En 2004, Jean-Claude Killy informe notre maire que le CLO dont il est Président du Directoire versera à la Commune de Val une somme de 10 000 000 € pour la location des sites et installations mis à disposition des championnats du monde. Cet engagement est, plus tard, confirmé dans un contrat. Il ne sera pas respecté.



Le CLO, chacun le sait, est l’association sportive conçue, créée et financée par la FIS. Son rôle est d’assurer, indépendamment de la Station, l’organisation des championnats, Val d’Isère ayant pour seule tâche (ce n’était du reste pas rien) de mettre sites et installations avalines à sa disposition. Pour accomplir sa mission, le CLO est financé exclusivement par la FIS (à hauteur de CHF 43 000 000), qui confie sa direction générale à Jean-Claude Killy.


Dans le cadre du contrat signé à Miami entre FIS, FFS et Val d’Isère, la FIS a inséré une clause qui dit que « la FFS, Val d’Isère et le CLO seront responsables conjointement et solidairement de tous les engagements signés individuellement ou collectivement par eux. »


En pratique, cette disposition signifie que toute défaillance du CLO à l’égard de l’un de ses créanciers doit être supportée conjointement par les deux autres, c'est-à-dire moitié par Val, moitié par la FFS.


Conclusion :


  1. La FFS doit partager avec Val d’Isère la responsabilité solidaire des dettes impayées du CLO puisqu’elle en est responsable conjointement et solidairement. Cela vaut quel que soit le créancier.

  1. Il nous semble toutefois que la FIS peut difficilement échapper à sa responsabilité : C’est elle qui a créé, installé, imposé et financé le CLO. En fait la FIS dispose avec le CLO de l’organisme qu’elle charge, tous les deux ans - ici et ailleurs - de l’organisation des championnats du monde. Elle lui assigne ses missions, pourvoit à l’intégralité de son financement et désigne son management. Dans ces circonstances peut-elle rester indifférente à un désastre étroitement lié à sa gestion financière imprévoyante ?

  1. Enfin, si l’Etat s’est récemment déclaré sensible aux difficultés que rencontre Val d’Isère, il a une bonne occasion de le prouver en sorte que la défaillance du CLO ne retombe pas sur notre Commune.

Car n’oublions pas ce que l’on nous a si souvent rappelé : c’est la France qui accueillait ces championnats du monde.



Note : Les 19 et 20 mars, Radio Val a abordé le même sujet et exprimé une opinion radicalement inverse de la nôtre. D’après elle, les comptes du Comité seraient « plutôt bons » et Val d’Isère pourrait espérer un « reversement ». Pourtant, aucun "reversement" du CLO n’est prévu pour Val d’Isère dans le contrat FIS-Val-FFS. En termes simples, nous n’avons ni à escompter ni à espérer que le CLO nous reverse aimablement ce qu'il lui restera quand il aura fini ses comptes.


Nous avons en revanche - c'est mieux et plus - une créance de 10 millions qui résulte d’un contrat signé en décembre 2007 réitérant l’engagement pris en 2004 par le Président du Directoire du CLO

jeudi, mars 19, 2009

Fonctionnement du Centre Sportif

Faire faire,

c’est plus cher !



Lors du dernier Conseil, la municipalité a présenté un rapport en faveur de la création d’une délégation de service public (DSP) pour assurer la future gestion du Centre Sportif. Selon elle, Val d’Isère ne disposerait pas d’un savoir-faire suffisant ni du personnel approprié pour assurer elle-même cette gestion en Régie.


Ce motif semble un peu maigre. Val d’Isère qui sait (ou savait) faire marcher des usines à neige ou damer de périlleux massifs devrait sans peine être capable d’assurer elle-même l’exploitation d’une piscine ou deux, fussent-elles agrémentées d’un sauna ou d’une salle de musculation.


La DSP apparaît du coup comme une solution de facilité qui débarrasse la Commune d’une charge et d’une responsabilité. Pourtant, rien qui justifie la délégation de gestion du service public ne se retrouve ici :


  • Normalement le délégataire prend en effet les investissements à sa charge. Les exemples abondent : dans les villes, VINCI pour les parkings, DECAUD pour le mobilier urbain ; chez nous, la STVI pour nos remontées mécaniques etc. Pour le centre Sportif l’installation est construite, et les 30 000 000 € investis sont les nôtres. Dans ces circonstances, le délégataire de service public n’aurait plus – sans mettre un sou - qu’à se cantonner dans une simple tâche de gestion.

  • Franchement, le Centre Sportif n’est pas une centrale nucléaire dont l’exploitation requerrait une expérience et un savoir-faire complexes que nous serions incapables de mettre en œuvre.

  • Enfin il nous semble que nous avons, ou que nous pourrions recruter, un personnel aussi professionnel que celui qu’importerait un éventuel délégataire.

Les mérites d’une DSP n’étant pas établis, voyons ses inconvénients :


  • La DSP est rentable, mais avant tout pour le délégataire ! Car celui-ci, fort de son expérience ailleurs, révise vos prévisions à la baisse pour les recettes, à la hausse pour les dépenses, et saupoudre le tout de sa marge bénéficiaire. Voilà du coup votre prévision de déficit d’exploitation doublée (ce sera malheureusement un déficit). Evidemment ce budget révisé en baisse est alors intégré par les soins du délégataire pour arrêter la subvention communale contractuelle qu’il vous réclamera pour prendre ses fonctions. Si la Commune se débarrasse bien d’une charge dont elle répugne à s’encombrer, mon Dieu ! c’est au prix fort !

  • Une fois installé, le délégataire est chez lui. Et l’expérience enseigne que – en dépit des précautions que l’on croit avoir prises dans le cahier des charges – le service est assuré comme il l’entend plutôt que comme le souhaiterait le commanditaire.


Mais direz-vous, la STVI, délégataire de service public, ça marche ! Oui. Mais :


  1. C’est la STVI qui investit – à ses risques et périls - des sommes considérables dans l’outil de travail.
  2. Par ailleurs, et encore mieux depuis son entrée dans le groupe de la Compagnie des Alpes, elle dispose d’un savoir-faire et de synergies que nous n’avons pas. Cela vaut sans doute les profits importants qu’elle tire de la délégation depuis près de 75 ans.

Si Val d’Isère fait le choix d'une DSP pour gérer le Centre Sportif, elle commettra la même erreur que celle commise par la municipalité précédente en installant pour 8 ans la SAGS dans nos parkings. Il nous en coûte une subvention annuelle proche de 900 000 € pour boucher le trou d’une gestion que nous n’aurions jamais du déléguer.


Cette opinion ne semble pas éloignée de celle d’un adjoint au maire, M. Jean-Claude Fritsch, qui a exprimé au Conseil que la SOGEVALDI pourrait au moins être mise en concurrence.





mardi, mars 17, 2009

BUDGET 2009...


Vote sans joie…



Hommage à M. Bauer qui n’a pas mâché ses mots.


Il a souligné la préoccupante situation financière de la Commune, stigmatisant l’endettement légué par la gestion antérieure qui privera sa mandature de toute marge de manœuvre en matière d’investissements. « L’héritage condamne donc notre mandature à la seule tâche de gestion… » a t-il admis sans plaisir mais en affirmant sa détermination de faire au mieux.


On ne peut que féliciter le maire pour sa lucidité et la calme détermination qu’il affiche. Deux remarques, tout de même :


Pendant la campagne électorale de 2007, M. Bauer montrait plus d’optimisme, il avait vu les comptes et affirmait « qu’il y avait de l’argent dans les caisses », position qui détonnait évidemment beaucoup avec celle de son adversaire qui, au contraire, interpellait brutalement M. Catelan à la « une » d’une tribune d’avril 2006 : « Vous laisserez derrière vous un surendettement intolérable ».


Qu’il vous soit fait grâce d’une batterie de chiffres relevés dans le budget. Résumons-nous à l’essentiel :


Dans les comptes agrégés, c'est-à-dire en consolidant l’ensemble des budgets, il y a tout en bas : « L’Epargne disponible », c'est-à-dire la montant rendu disponible pour investir. Le budget annonce - 2 763 594 €… c'est-à-dire un chiffre négatif, la perte en somme.


L’autre chiffre qui compte, c’est la dette. Elle grimpe maintenant à 47 697 622 € auxquels s’ajoute le dette de la SACOVAL pour 17 257 589 €, soit un total de 64 955 0211 €. Au début de 2007, la dette de la Commune était de 17 183 211 €


SACOVAL incluse, l’endettement est donc multiplié par 3.8. Sans la SACOVAL, par 2.8. Cette progression a été accomplie en 2 ans. On l’avait dit. Mais ce n'est pas parceque nous l'avions que ce n'est pas une catastrophe.


Dans le même temps, l’annuité de la dette n’a que doublé (remboursements différés, emprunts allongés, intérêts plus favorables). Elle coûte 6 000 000 € (SACOVAL comprise). Soit une charge supplémentaire pour le budget de 3 000 000 € (30% des impôts locaux).


Il faudra beaucoup d’efforts, beaucoup d’imagination et surtout beaucoup de courage pour piloter un tel budget dans une mer par ailleurs agitée par :


  • La note des championnats du monde
  • L’inéluctable déficit de fonctionnement du Centre Sportif et de la Patinoire
  • L’impacte de la crise mondiale sur la fréquentation et la consommation de nos clients
  • L’évolution corrélée à la baisse des dotations, redevances et taxes reçues par la Commune.


Voilà pour aujourd’hui. Nous reviendrons sans doute un peu plus tard pour parler d’autres sujets tels que le fonctionnement du Centre Sportif qui sera opérationnel la saison prochaine.


Mais surtout il y a l’ardoise de 10 000 000 € que nous laisse le CLO.

Le maire et le soussigné ont eu un long, mais peu consensuel, échange de vue sur le sujet. Mais j’espère que le débat reprendra car je j’estime qu’il n’y a aucune fatalité à accepter que Val d’Isère soit le dindon d’une farce et que la FIS, la FFS et même l’Etat qui sont en première ligne se dérobent.


Serge PAQUIN


dimanche, décembre 21, 2008

Cela fait longtemps qu'on vous dit que...


Les promesses n'engagent que
ceux qui les croient !


Il faut remonter quelques années en arrière, à une époque où Bernard Catelan est le maire et Jean-Claude Killy président du directoire du CLO.


Jean-Claude Killy prend alors l’engagement auprès du maire que le CLO prélèvera une somme de dix millions d'euros (10 000 000 € ) sur son budget en faveur de Val d’Isère afin de l’aider dans son effort d’investissements championnats du monde.


Quelques années passent et le conseil municipal confirme du reste la chose dans une convention que Val et le CLO signent finalement le 12 décembre 2007 et qui stipule que …


« En contrepartie de la mise à disposition des pistes de ski et sites d'entraînement équipés conformément aux directives de la FIS d'une part et de la mise à disposition du centre sportif nécessaire aux médias d'autre part, le Comité Local d'Organisation versera à la ville une location de dix millions d’euros HT ».


Pourtant, dix mois plus tard, le 1er octobre 2008, le conseil municipal est convoqué par le successeur de monsieur Catelan et invité à approuver la délibération suivante :


« La convention du 12 décembre 2007 entre la Commune de Val d’Isère et le Comité d’Organisation des Championnats du Monde de Ski alpin de 2009 est une convention d’objectif n’obligeant les parties qu’à une obligation de moyens ».


Les 18 conseillers présents ou représentés approuvent la chose. Permettons-nous d’expliquer aux Avalins ce qui pourrait leur paraître assez obscur dans cette soudaine magnanimité :


Le CLO, à l'époque où monsieur Jean-Claude Killy en dirigeait le Directoire, a pris un engagement clair : celui de verser dix millions d'euros (10 000 000 €) à Val d’Isère. Pendant plusieurs années, la Commune a donc compté dur comme fer sur cette somme pour financer son effort de guerre. Et puis, soudain - fin 2008 - les responsables du CLO réalisent qu’ils vont être sérieusement à court… Le CLO en...cessation de paiement ?! Bonne fille, Val d’Isère le rassure alors comme nous venons de le voir : « Ce n’est pas grave, vous nous donnerez ce que vous pourrez. Ce qu'il vous restera, en somme… " Pour le reste, les Avalins peuvent bien en être à nouveau de leur poche.


Pour se protéger tout de même contre le risque que des esprits chagrins protestent qu’un contrat est un contrat et que 10 000 000 € promis c’est 10 000 000 dus, Val d’Isère modifie gracieusement, en toute dernière minute et à la veille des champlonnnats, les termes du contrat signé avec le CLO : on fait voter un changement du texte en sorte que le CLO ne soit plus désormais tenu qu’à une obligation de moyens, c'est à dire qu'il ne soit plus tenu de nous régler que dans la mesure où il lui en reste ...les moyens !


Disons la chose un peu vulgairement : "Vous nous deviez par contrat dix millions, sans réserve. Mais Mon Dieu, s'il ne vous en reste que 4 ou 5, on ne vous cherchera pas noise, on prendra ce qu'il reste".


La vérité est que celui ou ceux qui ont pris au CLO un engagement qu’ils s’avèrent maintenant en grande difficulté de respecter n’ont pas envie que celui ou ceux qui dirigent Val d’Isère leur fassent un jour un procès pour non paiement d'une dette certaine. Avec cette délibération du 1er octobre dernier, ils peuvent dormir tranquilles : non seulement Val d'Isère va sans doute être lésée...mais elle en donne absolution par avance !


Remarquez que quand c'est Val d'Isère qui menaçait de ne pas pouvoir remplir ses engagements, cela faisait nettement plus de bruit. Que voulez-vous , le poëte le disait bien :

"Selon que vous serez puissants ou misérables

Les jugements de Cour vous feront blancs ou noirs".




dimanche, novembre 23, 2008

Bonneval-sur-Arc


Liaison dangereuse (suite)


IV. Vocation fatale ?


Pour certains, le dogme est qu’un agrandissement de l’Espace Killy - fût-il marginal - est un atout qu’il faut payer… sans compter. Au conseil municipal du 6 novembre dernier, le maire a qualifié l’opération d’opportunité unique de conjuguer « développement durable et développement économique ». Il y a comme cela des formules générales qui découragent ceux qui les écoutent de gratter pour comprendre quelle réalité concrète se trouve au juste derrière.


Mais est-ce la vocation fatale de Val d’Isère que de se jeter régulièrement tête baissée dans des entreprises hors de prix ou à contresens, voire les deux, au nom d’arguments de grandeur ou de prestige dont toute contestation est blasphématoire ?


Après un Centre Technique de la Daille trop cher par excès d’ambition, après une Patinoire des Lèches futile, après des installations coûteuses et incertaines en échange du prestige attendu de l’organisation des championnats du monde, Val d’Isère va-t-elle maintenant se couper un bras devant un projet incarnant – selon son maire – la garantie d’un « développement durable et économique » ?



FIN




mercredi, novembre 19, 2008

Bonneval-sur-Arc...


Liaison dangereuse (suite)



III. Projet bancale...


Ainsi, tandis que Bonneval bénéficierait du boom économique, commercial, immobilier créé par la liaison, les deux stations propriétaires et gestionnaires de l’Espace Killy regarderaient skier chez elles des convois encombrants, sans contrepartie significative pour leurs concitoyens, leurs contribuables et leurs clients.


Qui refuserait d’admettre que l’ouverture sur Bonneval offrirait aux clients avalins un avantage modique au regard de l’encombrement supplémentaire de notre domaine skiable, soudain partagé avec une clientèle croissante à Bonneval ? Et qui ne pressentirait le risque d’une concurrence progressive de la petite station promise à un développement offert sur un plateau d’argent ?


Certains encouragent évidemment cette opération discutable au regard des intérêts de Val d’Isère. Sans doute parce que leurs intérêts particuliers ou bien leurs sentiments personnels les y engagent.


La Compagnie des Alpes ? C’est probable.
La commune de Bonneval ? Sans aucun doute.
Un lobby mauriennais à Val d’Isère même ? Peut-être.
Certains investisseurs immobiliers ou commerciaux qui ont investi là-bas pour y planter des jalons en prévision d’une liaison éventuelle ? On le dit.
Assez probablement aussi des responsables au niveau de la Région et du Département, satisfaits à la perspective du coup de main généreux et désintéressé ainsi donné à la petite station mauriennaise.


Mais parmi les Avalins et ceux qui travaillent à Val d’Isère, qui est partisan de tant offrir en échange de presque rien ? Car que pèserait cette mini extension périphérique du domaine skiable (qui, du reste, sacrifierait au passage l’actuelle descente hors-pistes vers Bonneval) au regard de ses inconvénients ?


mardi, novembre 18, 2008

Bonneval-sur-Arc...

Liaison dangereuse !

II. Les Bréviaires, La Daille, Bonneval : mêmes causes, mêmes effets ?



Pour Bonneval, la liaison ouvrirait soudain un accès immédiat sous les spatules d’une clientèle habituée au train-train de sa petite station. De fait, elle entrerait ainsi de plein pied dans l’Espace Killy et – par la grâce d’une remontée mécanique – accéderait de façon permanente, et pour beaucoup quotidienne, à l’un des plus beaux sites de ski du monde.


Mais, gare ! Car si les clients de Bonneval disposeraient ainsi à plein temps d’un Espace Killy entretenu par les deux grandes stations voisines, ils n’en continueraient pas moins, pour l’essentiel, à consommer à Bonneval. Leur hébergement resterait bonnevalin, leurs achats et la location de leurs équipements se poursuivraient là-bas, la fréquentation des restaurants – au moins le soir - s’effectuerait sur place, comme les achats de denrées domestiques nécessaires à ceux d’entre eux hébergés en location. Ils s’inscriraient évidemment dans les écoles de ski locales, paieraient des impôts locaux à Bonneval, y réaliseraient peut-être de plus séduisantes opérations immobilières.


Qui sait même si certains clients de notre propre station n’en viendraient pas à céder à la tentation de descendre finalement à Bonneval lui-même, plus romantique et moins cher, dès lors qu’ils seraient assurés de conserver l’avantage de skier sur le même domaine ?


En un mot comme en mille, la liaison fournirait à Bonneval un avantage identique à celui octroyé dans le passé à des localités comme La Daille ou Les Bréviaires lorsque Val d’Isère ou Tignes les ont reliés par une remontée mécanique à leurs domaines skiables respectifs, et que ces hameaux sont devenus alors partie intégrante des stations.


Oui, mais avec une différence majeure : La Daille est membre de la Commune de Val d’Isère, Les Bréviaires font partie de la Commune de Tignes. Ce qui veut dire que leurs intérêts économiques, sociaux, immobiliers sont partie intégrante de leurs communes respectives. Ce n’est pas le cas de Bonneval qui est indépendant, et dont l’ensemble des intérêts est distinct, voire concurrent du nôtre.



Nous proposons à ceux d'entre vous qui souhaitent intervenir sur ce sujet de déposer leurs commentaires dans quelques jours lorsque notre publication sur cette question sera terminée.






dimanche, novembre 16, 2008

Bonneval-sur-Arc...


Liaison dangereuse !


La liaison Val-Bonneval occupe les esprits depuis longtemps et beaucoup spécule sur l’opportunité qu’elle offrirait d’agrandir l’Espace Killy. En 4 chapitres successifs que nous publierons ici à quelques jours d’intervalle, nous présentons notre point de vue.


Chapitre I : Une liaison « gagnant-gagnant » ?

Au conseil municipal du 6 novembre dernier quelques chiffres ont été donnés. L’Espace Killy s’étend sur 10 000 hectares sur lesquels serpentent 300 km de pistes desservies par 90 remontées mécaniques. Bonneval ne compte que 26 km de pistes et 10 remontées installées sur 125 hectares. Il était honnête de la part du maire de Val d’Isère de rappeler ces chiffres qui relativisent les forces en présence avant de demander au conseil son avis sur la liaison.

Cette liaison permettrait occasionnellement aux skieurs de Val d’Isère une petite échappée, à la périphérie du domaine… Elle offrirait en revanche aux clients de Bonneval, confinés aujourd’hui dans une station de petite taille, l’accès quotidien et sans doute permanent à l’un des plus grands et des plus beaux domaines skiables monde.

Cela s’avèrerait-il « gagnant-gagnant » ?

• Pour la Compagnie des Alpes, aucun doute : au prix de la construction d’une remontée mécanique, elle agrandirait sa clientèle Killy d’un contingent supplémentaire, littéralement tombé du ciel. Cela offrirait un développement inespéré de la fréquentation de ses installations dans un Espace Killy dont la saturation en lits ne permet plus guère de croissance significative.

• Le PNV collaborerait paraît-il lui-même à une manœuvre dans laquelle il cèderait pourtant 32 ha pour implanter la remontée mécanique. Oui ! Mais la Commune de Bonneval compenserait ce généreux sacrifice en acceptant de reverser au Parc 3 200 ha sur le secteur des Evettes et du glacier des sources de l’Arc. 100 contre 1 ! C’est dire les « compensations » auxquelles Bonneval serait disposé pour faciliter la liaison possible.


Nous proposons à ceux d'entre vous qui souhaitent intervenir sur ce sujet de déposer leurs commentaires sur ce blog dans quelques jours, lorsque nous aurons terminé de publier le sujet.

mercredi, octobre 15, 2008

Logique de répétition...


La question n'est pas : Val d'isère est-elle trop endettée ? Nous connaissons la réponse. La question est : quelle pression vont désormais exercer sur elle des banquiers dont la marge de manœuvre a rétréci comme une peau de chagrin ? C'est l'objet de cette nouvelle lettre adressée au maire le 8 octobre :


Monsieur Marc Bauer

Maire de Val d’Isère

Mairie de Val d’Isère

(Copie aux élus)


Monsieur le maire,


Il y a trois ans, nous écrivions au maire Bernard Catelan : « Vous laisserez derrière vous un surendettement intolérable ! ». C’était l’époque où, pourtant, l’endettement de la Ville était encore inférieur à 20 000 000 €. Or le chiffre prévu au 31 décembre 2009 figure dans votre budget supplémentaire où il frôle 40 000 000 €. Or, à ces 40 000 000 €, il faut ajouter les emprunts importants contractés par la SACOVAL, la Régie des Pistes, les amortissements etc.


Au total, on se situera, dans peu de temps, dans une zone d’endettement consolidé de la Commune et de ses satellites voisine de 60 000 000 €, soit trois fois plus qu’il y a trois ans ! Ce n’est pas faute que la chose ait été prédite !


Cette dette, il faut évidemment en payer le prix, chaque année. C’est l’annuité de la dette, c'est-à-dire la somme du remboursement et des intérêts.


Si l’endettement augmente, les annuités de la dette augmentent évidemment. Comment s’y est on pris jusqu’à présent ? Certainement pas en prélevant sur nos budgets dépourvus de la marge nécessaire. En vérité, le jeu a consisté chaque année à demander à nos banquiers de nous consentir une ligne de crédit suffisante pour nous permettre de rembourser d’une main ce qu’ils acceptaient de nous reprêter de l’autre.


Cela a bien marché, aux temps heureux. On peut craindre que ces temps soient révolus. Pourquoi ? Pour deux raisons :


  1. La première est que nos besoins ont gravement augmenté, en proportion de nos investissements, d’où le triplement de notre endettement.

  1. La seconde est qu’il y a une crise financière mondiale. Dans cette crise, les banques réduisent les montants qu’elles prêtent, et non l’inverse. Dans cette crise, elles ne prêtent que sous bénéfice de garanties augmentées et en veillant, mieux que par le passé, aux gages de solidité, à la bonne santé financière et à la saine gestion des emprunteurs. On peut craindre que le petit jeu de bonneteau qui consistait à ne rembourser que sous bénéfice d’octroi d’un nouveau prêt soit caduc. A fortiori si les besoins de l’emprunteur ont considérablement augmenté.


Bref, monsieur le maire, vous ne pouvez éluder l’avenir, tantôt en restant inerte dans l’attente d’un hypothétique rapport d’une chambre départementale de la Cour des Comptes, tantôt en différant l’établissement de nos comptes au prétexte que vous ne savez pas trop de combien le CLO (que pourtant vous présidez) s’apprête à réduire le soutien qu’il nous avait pourtant promis, tantôt en vous posant des questions là où nous attendons de vous des réponses (votre lettre datée du 2 octobre).


Il est temps - plus de six mois s’étant maintenant écoulés depuis votre élection et la crise grondant à l’extérieur - de délaisser ce qui est secondaire et accessoire et de demander à votre conseil de se réunir et de délibérer sur l’essentiel : Quel priorités pour les prochaines années ? Quelles réformes ? Quelles mesures à mettre en œuvre pour garantir l’équilibre des nos finances publiques ?


C’est à vous, et à vous seul, qu’il incombe de proposer un plan d’action adossé à un projet global. Et à quoi servirait le conseil municipal si ce n’était de se soucier de l’essentiel, avant de discuter du reste ?


Je vous prie d’agréer, monsieur le maire, l’expression de ma meilleure considération.


Serge PAQUIN



samedi, octobre 04, 2008

Réponse de Monsieur le Maire à...


notre lettre du 21 septembre :



« Il se trouve que la Chambre Régionale des Comptes a inscrit Val d’Isère à son programme de contrôle de cette année … J’attends donc ce document avec beaucoup d’intérêt et il répondra nécessairement à votre demande ».


On peut malgré tout s’étonner que Monsieur le maire n’ait pas la curiosité de savoir où en est notre commune sur le plan financier avant que la Cour des Comptes n’ait pris l’initiative de le lui raconter. Et que, du coup, nous soyons privés ainsi de toute information.


S’agissant maintenant du bilan financier « Championnats du Monde », Monsieur le maire répond que "de nombreux aléas subsistent" qui l’empêchent de le présenter. Bizarre, tout de même : Les pistes 2009 sont faites et chiffrées, le parking de Bellevarde est fait et chiffré, le Centre Sportif est réalisé à prix convenu et préchiffré, les subventions de l’Etat, de la Région, du Département sont chiffrées. Les Championnats du Monde, c’est demain. Et pourtant, Monsieur le maire nous dit que « de nombreux aléas subsistent » qui l’empêchent « de faire des prévisions utiles ». Et donc de nous répondre.


Cela serait drôle, si ce n’était pas triste. Car le maire annonce malgré tout la couleur : « Vous savez que l’excédent que laissera le Comité d’organisation (CLO) sera une ressource importante pour la Commune. Disposer des comptes du Comité d’Organisation après la fin des championnats est un préalable à tout exercice de planification budgétaire pluriannuel » explique-t-il. Il semble donc en fait que le véritable motif de la discrétion de Monsieur Bauer tient à au brouillard qui entoure l'assistance promise par le CLO.


On croit en effet comprendre que les 10 000 000 € auxquels le CLO s'est engagé à notre égard- et présentés depuis le début comme une recette certaine - ont du plomb dans l’aile et pourraient bien se trouver réduits, faute de munitions. Il est là, l'aléa : dans quelle situation le CLO va-t-il bien pouvoir nous laisser...quand il en aura fini avec ses propres comptes.


Monsieur Catelan avait pourtant affirmé avoir reçu du CLO l’assurance formelle d’une participation de 10 000 000 €. L’opposition municipale avait certes demandé si un courrier avait été remis en confirmation de cette promesse. Devant la réticence mise à lui répondre, elle avait alors insinué que, plus probablement, le CLO ne nous reverserait que ce qu’il lui resterait une fois toutes ses dépenses payées. « Nous ne pourrons sans doute compter au mieux que...sur les restes » avait-elle ironisé. N'aurait-elle malheureusement pas eu tort ?


Le maire nous dit aujourd’hui qu’il n’est pas en mesure de présenter aux Avalins la vérité des comptes relatifs aux investissements des championnats 2009 parce qu’il ne sait pas ce que le CLO – une fois ses comptes finalisés - pourra finalement réserver à la Commune.


C’est une réponse choquante et d’autant plus étonnante que le budget 2008 - voté par la majorité dès son élection - comprenait la totalité de la « Participation CLO » à hauteur prévue à l’origine entre J-C. Killy et Bernard Catelan. "Les aléas" sont donc récents. Monsieur Bauer est le président du CLO. Il devrait donc avoir une petite idée...


Serge Paquin