samedi, décembre 29, 2012

Il était une fois le CLO... (7)




                                                      


Redouter l'ironie, 
c'est craindre la raison.
(Sacha Guitry)




Les 7 Questions...(1)




Par contrat le CLO s'est engagé à "verser à la Ville de Val d'Isère une location de dix millions d'euros HT en contrepartie de la mise à disposition des pistes de ski et sites d'entrainement équipés conformément aux directives de la FIS" 
Le contrat prévoyait un règlement échelonné:



- En 2006                                   334 448 € HT  (payé)
- En 2007                                1 003 344 € HT  (payé)                                        
- En juin 2009                        8 662 208 € HT
______________________________________
TOTAL                                 10 000 000 €  HT

Les deux premiers acomptes furent payés cash, aux dates prévues. C’était bien parti.

♠

En mars 2008, Marc Bauer est élu maire de Val d'Isère. Simultanément il est porté à la     présidence du Conseil de Surveillance du CLO, succédant à M. B. Catelan. Le directoire du CLO est présidé par M. Fabre. Le directoire conduit l'action pratique sous le contrôle et la surveillance du Conseil de Surveillance.
L'une des premières initiatives du nouveau président du Conseil de Surveillance est certainement de convoquer le président du directoire pour vérifier l'action et les comptes, à quelques mois des Championnats du Monde.

Douche froide ! L'organisation se présente sous de bons auspices mais l'état des finances est ...catastrophique. Le nouveau président du Conseil de Surveillance découvre le pot aux roses : un trou proche de 10 millions d'euros dans les comptes ! Et c'est à lui qu'incombe le privilège de ramasser la patate chaude refilée par son prédécesseur !

Révéler le naufrage financier du CLO à trois mois des épreuves, c'est le scandale et l'opprobre jetée sur ses dirigeants. Le maire de Val d'Isère a le choix entre deux solutions.
 Il choisit la mauvaise. Nous vous révèlerons plus tard quelle eût été la bonne. Nous nous demanderons aussi comment un CLO, généreusement financé par la FIS à hauteur de 43 M de francs suisses, s'est retrouvé dans le rouge en fin de parcours, et dans une   proportion aussi exhorbitante.

 M. Bauer choisit donc la mauvaise solution.  Elle consiste à dresser un rideau de fumée pour masquer l’insolvabilité du CLO. Plus tard, en avril 2009, il en viendra à stigmatiser ce qu'il appelle "les rumeurs", proclamant à Radio Val puis dans un « Communiqué de M. le maire » rendu public que : « Le CLO a-t-il une dette de 10 000 000 envers la commune ? Réponse : NON. » 

Comment le maire pourra t-il soutenir une pareille contrevérité que démentent les archives municipales, les comptes publics depuis 2005, de nombreux PV du Conseil municipal... ? C'est un mystère. N'a-t-il du reste pas lui-même fait voter - 6 mois plus tôt - un avenant au contrat de location dont il nie maintenant l'existence ?             


Mais pour l'heure, le Conseil est réuni. C'est le 1er octobre 2008. Sous ses yeux le maire va exécuter son fameux numéro de Bonneteau. But ? "Modifier" le contrat de location en faisant voter qu'il ne sera désormais qu' "un contrat d'objectifs n'engageant les parties qu'à une obligation de moyens". Les élus présents et représentés approuvent une délibération dont on peut gager qu'ils n'y comprennent pas grand chose.

Le comportement du maire pourrait n'être qu'incohérent. Quelle cohérence y a-t-il en effet à modifier ainsi unilatéralement un contrat de location avantageux pour Val d'Isère quand celui-ci arrive à son terme dans quelques mois seulement ? Mais en fait, il n'est pas incohérent, il obéit à une logique. Car derrière cette balle que la Commune se tire dans le pied en faisant mine de dévaluer sans raison ni contrepartie son solide contrat de location, il y a un plan : organiser l'évaporation de la dette du CLO, tout en sauvegardant son impunité. 


                                                                         (à suivre mercredi prochain)



samedi, décembre 22, 2012

Il était une fois le CLO... (6)







Il n'est pas nécessaire d'espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer.
(Guillaume d'Orange -Nassau)

  •       

L'imposture...  


Ce qui suit doit vous expliquer une imposture dont le but est de sauver le CLO et ceux qui l'ont géré. Pour vous en convaincre, lisez les 2 extraits qui suivent :

Texte n°1 : Contrat signé entre le CLO et la Commune :
"En contrepartie de la mise à disposition des pistes de ski et sites d'entraînement équipés conformément aux directives de la FIS... le Comité Local d'Organisation versera à la ville une location de dix millions d’euros HT".

Texte n°2 : Compte-rendu du conseil municipal tenu 10 mois plus tard, le 1/10/2008 :
" Pour compléter la convention... il est proposé l’avenant suivant :
 "La convention du 12 décembre 2007 entre la Commune de Val d’Isère et le Comité d’Organisation des Championnats du Monde de Ski alpin de 2009 est une convention d’objectifs n’obligeant les parties qu’à une obligation de moyens"…

Commentaire :
Ces deux extraits de comptes-rendus du Conseil résument la situation : 

-  En 2005,         le CLO s'engage à verser à la Commune un loyer de 10 000 000 €. 
- Le 01/10/2008, la Commune prend l'initiative de "complèter" le contrat en                                      rétrogradant l'engagement du CLO à une "obligation de moyens" 
-  En juin 2009,  le CLO ne paiera pas. Val d'Isère ne réclamera rien, n'engagera  aucune action en recouvrement ...

Pourquoi le maire, alors que les championnats vont démarrer sous peu - on est en octobre 2008 - pousse-t-il son propre Conseil à modifier désavantageusement le contrat ? Quelle contrepartie justifie cette initiative qui dessert ainsi au dernier moment l'intérêt de Val d'Isère ?
Le maire n'a AUCUNE raison d'agir de la sorte. Le président du CLO en a-t-il une ?
Réponse : EVIDEMMENT OUI ! L'association est en faillite. Son passif excède son actif d'environ 10 millions € !

Or la faillite du CLO, c'est le scandale, ambitions et carrières soudain compromises.
Or le président du CLO est M. Bauer. 
Or le principal créancier du CLO est notre Commune dont le maire est M. Bauer. 
Or la dette envers Val est sensiblement égale au trou des finances du CLO. 
Or en ce 1er octobre 2008, le président du CLO sait parfaitement bien que l'Organisation qu'il préside est ruinée. En quoi consiste la machination ? A faire échapper le CLO à cette faillite inexorable, en escamotant sa dette envers Val d'Isère. 


De fait, la FFS - caution conjointe du CLO -  ne sera pas appelée en garantie.
De fait, le Conseil de Surveillance du CLO, le Ministère des Sports et la FIS seront soigneusement tenus à l'écart du problème. 
De fait, fournisseurs et prestataires seront réglés jusqu'au dernier centime.
De fait, Val d'Isère, toute seule, fera les frais de l'opération.

On réglera cela par connivence entre le maire de Val d'Isère M. Bauer et le président du CLO M. Bauer, l'objectif étant de rétablir l'équilibre des comptes du CLO par escamotage pur et simple de sa dette envers la Commune, en sorte qu'il puisse achever sa mission sans histoire, par une manoeuvre protégeant sa réputation et surtout celle de ses dirigeants.
Le prix à payer ? 8 700 000 € . 
Par qui ? Par la Commune. 

Mais l'arrroseur sera arrosé ! Le fameux "contrat d'objectifs n'obligeant les parties qu'à une obligation de moyens" est sans valeur. Car ce type de contrat, tel qu'il est prévu par  la loi, est en effet un montage juridique bien particulier dont l'utilisation obéit à des règles précises de forme, ignorées dans le cas présent. Surtout, la relation entre la Commune et le CLO ne relève en aucune façon de l'application de ce dispositif. 
Les élus ont certes voté un contrat prétendument dénommé par eux "contrat d'objectifs n'obligeant les parties qu'à une obligation de moyens". Mais le procédé est une bévue qui a finalement dû sauter aux yeux des uns ou des autres si l'on en juge par le fait  que le contrat ne fut jamais ni rédigé, ni a fortiori signé par les parties.  A peine voté, il n'existera plus. 
Nous reviendrons sur ce sujet plus tard.

Néanmoins, à l'initiative du Pouvoir local, la machination se développe au cours des mois suivants, sans susciter d'émotion - hormis la nôtre ! - et au mépris de...
... la parole donnée par JCK,
... la convention de location signée par M. Fabre,
... la remise par le CLO des deux acomptes prévus au contrat,
... la démarche à l'Elysée, 
 Le maire parachèvera l'imposture, en avril 2009, quand il écrira aux Avalins dans son Communiqué  : 
« Le CLO a-t-il une dette de 10 000 000 € envers la commune ?"
  Réponse : "NON" »  

Cette affirmation est un mensonge. Vous aurez plus tard la surprise d'apprendre que Marc Bauer a fini par l'avouer.
                                            

                                                         (à suivre samedi prochain)

samedi, décembre 15, 2012

Il était une fois le CLO... (5)





Il n'est pas nécessaire d'espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer.

(Guillaume d'Orange -Nassau)



Le Jeu de Bonneteau...

Cinq mois après les Championnats du Monde, le CLO nous doit toujours 8 700 000 €.

Mais le nouveau maire découvre que le CLO dont il est devenu le Président est... au bord de la faillite ! 

Afficher cette faillite ? Impensable. Tant d'amis et de réputations en pâtiraient.
Une manoeuvre est alors élucubrée, mise en marche lors du conseil municipal du 1er octobre 2008 : elle consiste à faire avaler aux conseillers municipaux une modification de quelques mots du contrat, modification censée entrouvrir la porte vers l'apparence d'un désengagement progressif  du CLO vis à vis de Val d'Isère.
C'est compliqué. Tellement compliqué qu'il y a risque de grosses ratées... Qu'importe, on charge un plumitif de l'administration municipale (éloigné depuis) de rédiger une formulation alambiquée, aux termes de laquelle le contrat est supposé être "complété" (c'est le mot utilisé dans l'avenant). "Compléter", mais "compléter" dans quel intérêt ? Pour que la dette certaine du CLO envers Val d'Isère s'évapore en douceur vers une mystérieuse et incompréhensible "obligation de moyens".  Le bénéficiaire de la manoeuvre initiée par la Commune, cest l'autre ! Bizarre...



Ainsi, le public présent dans la salle assiste à une variante du jeu de bonneteau :

- A 09:12 h, sous le gobelet renversé , Val d'Isère détient sur le CLO une créance certaine de 8 700 000 €.

- A 09:17 h, le maire soulève le gobelet, mon Dieu ! la créance certaine s'est envolée ! Mais en retournant l'autre gobelet, le maire découvre alors un joli "contrat d'objectif n'obligeant les parties qu'à une obligation de moyens".
Le contrat de location a été "complété"...Bien joué l'artiste !

Commentaire :

L'idéal - si on peut dire - eût été que l'Etat-sauveur se mêle de la partie. Il aurait renfloué le CLO qui aurait alors pu nous payer.  Mais de vous à nous, il était tout de même assez naïf d'imaginer que l'Elysée se prêterait à l'indemnisation de la créance impayée d'une commune s'étant si gracieusement privée d'exercer tout recours, et même toute réclamation, à l'encontre de  son débiteur ! 
La visite au Chateau fit donc long feu.
Oon se rabattit alors, faute de mieux,  sur le joli "contrat d'objectifs n'obligeant les parties qu'à une obligation de moyens", récemment nouveau né...

Comprenne qui pourra. A vrai dire, peu y comprirent grand chose. Mais la bêtise n'est pas de ne pas comprendre. Elle est de tenir pour négligeable ce que l'on ne comprend pas ... 


                                                          (à suivre samedi prochain)


samedi, décembre 08, 2012

Il était une fois le CLO... (4)


"Une nation périclite quand l'esprit de justice et de vérité se retire d'elle"



A l’Elysée !
Survolons les championnats du monde et les mois qui suivent et rejoignons la date du 3 juin 2009. Cinq mois se sont maintenant écoulés depuis la grande fête. Il y a conseil municipal ce jour-là à Val d’Isère. Voici un extrait du compte-rendu de la séance :

Visite à l’Elysée :

Monsieur le maire tient à faire le point sur les discussions qui se sont tenues avec deux conseillers de Monsieur Sarkozy à l’Elysée le 02 juin 2009. Les difficultés financières de la commune ont été évoquées en présence également de Monsieur le Préfet et du directeur général des Services du Conseil Général. Des propositions ont été faites, notamment sur les factures des services de l’Etat (Armées et Gendarmerie) et le versement d’une subvention de fonctionnement au CLO. »

♠

Commentaire

L'objet de la visite est de rencontrer deux conseillers du Président. L’affaire est grave : le maire évoque des « difficultés financières ». Il suggère à ses deux interlocuteurs de faire "une proposition de versement d’une subvention de fonctionnement au CLO" ! 

Avez-vous bien lu ? Ne s’agit-il pas plutôt d’une demande de subvention pour Val d’Isère ? Pas du tout : le CLO - qui doit encore 8 7000 000 € à Val d’Isère -  s’avère en fait dans l'incapacité d'en régler le premier sou, alors que son contrat lui impose d'en effectuer maintenant le paiement. Bizarre, pensez-vous tout de même, cette démarche du maire à Paris ... Il nous avait pourtant adressé, moins de deux mois auparavant, un document intitulé "Communiqué de M. le maire " dans lequel on pouvait lire  ce qui suit :  « Le CLO a-t-il une dette de 10 000 000 € envers la commune ?  Réponse : Non. »

Alors, une subvention de l'Etat au CLO, pour quoi faire ? A quel titre notre maire s'entremettait-il ainsi - 5 mois après les championnats du monde - en faveur d'un CLO qui, selon lui, ne nous devait rien ? Non ! avait-il affirmé deux mois plus tôt, le CLO n'a aucune dette envers Val d'Isère... 
Eh bien voilà, ce n'était pas vrai. La réponse était  : OUI ! 

Mais oui, bien sûr : puisque le CLO ne peut plus nous payer, on comprend  pourquoi le maire se démène. Le CLO renfloué par l'Etat disposerait en effet des fonds nécessaires pour honorer sa dette à notre égard.
 Moyen idéal pour Marc Bauer de se débarasser des "rumeurs" qui stigmatisent la collusion entre le maire de Val d'Isère et le président du CLO - qui sont une seule et même personne - reprochant au premier d'avoir étouffé la dette du second  et spollier ses administrés pour éviter la faillite du CLO. 

Revenons justement sur le communiqué que le maire vous a adressé en avril 2009. En écrivant que le CLO n'avait aucune dette envers la Commune, s'était-il trompé ? Vous avait-il trompé ? Vous apprendrez bientôt qu'un an plus tard - le 5 mai 2010 - il en viendra à admettre le mensonge. D'ici là vous saurez pourquoi.

                                                   (à suivre samedi prochain)

samedi, décembre 01, 2012

Il était une fois le CLO... (3)




"Une nation périclite quand l'esprit de justice et de vérité se retire d'elle"

  •                            


 La parenthèse que nous ouvrons dans ce récit est en forme de comparaison. Comparaison n’est pas raison, direz-vous ?
Eh bien, regardez-y malgré tout de plus près :

Jacques Chirac, au terme de son immunité présidentielle, a été jugé par le Tribunal correctionnel de Paris.
Quels faits lui étaient reprochés ?
Du temps où il était maire de Paris et président du RPR, il fut, selon les termes du jugement, « l’auteur, le concepteur et le bénéficiaire d’un système d’emplois fictifs » rémunérés par la mairie de Paris mais travaillant en réalité au bénéfice de son parti, le RPR.
Le tribunal a déclaré Jacques Chirac coupable de détournements de fonds publics, de prise illégale d'intérêt et d'abus de confiance, et l'a condamné à deux ans de prison avec sursis. Jacques Chirac n'a pas jugé bon de faire appel.

Pour avoir abusé de son mandat de maire au profit d'une organisation extérieure dans laquelle il était partie prenante, l'ancien Président de la République a été condamné pour :

  1. Détournement de fonds municipaux parce que des fonds ou des biens appartenant à la Ville avaient été sacrifiés dans l'intérêt d'un tiers.
  2. Abus de confiance du maire à l’égard de ses administrés lésés.
  3. Prise illégale d’intérêt du maire ayant tiré avantage d’un système dont « il était l’auteur, le concepteur et le bénéficiaire ».

NOTRE COMMENTAIRE :

Ce que vous lirez au fil des semaines dans ce blog vous démontrera qu'une confusion orchestrée des intérêts de notre Commune et du CLO a été sciemment organisée au préjudice des Avalins.
Dans quel intérêt ? Dans celui d'un CLO auquel ses dirigeants cherchaient à épargner la faillite engendrée par leur gestion.
Par qui ? Par des responsables de la Commune qui cumulaient leurs fonctions municipales avec la direction du CLO.
Pour quelle raison ? Pour éviter le discrédit et l'opprobre de l'opinion publique. 

Considérez bien maintenant que l'affaire dite des "emplois fictifs" a causé à Paris un préjudice de 2,2 millions d'euros. C'est à dire 0.03 % du budget de la Capitale qui est d'environ 7 milliards d'euros. 
"L'affaire CLO" porte sur 8,7 millions d'euros. Rapporté au budget de notre Commune qui est de l'ordre de 30 millions, c'est... 30 % !                                                              

                                                          (à suivre, samedi prochain)






samedi, novembre 24, 2012

Il était une fois le CLO... (2)


Une nation périclite quand l’esprit de justice et de vérité se retire d’elle.

(Jean Paulhan)

  •               

Extraits du message du : 

samedi, octobre 04,2008  

Titre du message originel :
"Réponse de Monsieur le Maire...                             

Bref rappel des faits :

Le CLO a été fondé à l’automne 2004 à la demande de la FIS pour organiser les championnats du monde 2009. Son fonctionnement fut confié à un Directoire présidé par Jean-Claude Killy et le financement assuré à hauteur de 43 millions de francs suisses par la FIS. Celle-ci donna pour instruction à Jean-Claude Killy de réserver sur son budget une somme de 10 millions d'euros à verser à la Commune de Val d'Isère pour l'aider dans son effort d'investissement. M. Bernard Catelan, maire de Val, communiqua immédiatement cet engagement à notre conseil municipal. La Cour des Comptes, dans son rapport déposé en 2009, cite les termes du contrat dans lesquels cet engagement fut consacré  :

« Le Centre sera loué par le Comité d’Organisation (CLO) qui en fera le siège de l’organisation des championnats du monde.
Une convention du 12 décembre 2007 prévoit à son article 2 que les installations et prestations apportées par la commune sont facturées pour un montant prévu de 10 M€ liquidé selon l’échéancier suivant :
·                  334 448.16 € HT en décembre 2006
·                  1 003 344.48 € HT en octobre 2007
·                  Et le solde de 8 662 208 € HT en juin 2009 »

Voici maintenant ce que nous  écrivions dans notre blog  le 04/10/2008 - c'est à dire moins d'un an après la signature du contrat :
"Le maire nous dit aujourd’hui qu’il n’est pas en mesure de présenter aux Avalins la vérité des comptes relatifs aux investissements des championnats 2009. Citons-le : "parce qu'il ne sait pas ce que le CLO – une fois ses comptes finalisés - pourra finalement réserver à la Commune". C’est une réponse choquante et d’autant plus étonnante que le budget 2008 - voté par la majorité dès son élection - comprenait évidemment la totalité de la « Participation CLO » à hauteur prévue à l'origine entre J-C Killy et Bernard Catelan."

"...à hauteur prévue à l'origine...", c'est à dire prévue au contrat dont les termes sont repris par la Cour des Comptes dans son rapport. Comment M. Bauer - qui est également à l'époque le président du conseil de surveillance du CLO - peut-il, au mépris du contrat par lequel le CLO s'est engagé de  façon intangible, déclarer "qu'il ne sait pas ce que le CLO – une fois ses comptes finalisés - pourra finalement réserver à la Commune"?  
Nous ouvrirons la semaine prochaine une parenthèse importante pour la bonne compréhension de cette affaire.
                                                                                                                                  

                                                                           (à suivre samedi prochain)

jeudi, novembre 22, 2012

Il était une fois le CLO... (1)


 Une nation périclite quand l’esprit de justice et de vérité se retire d’elle.

(Jean Paulhan)


Plusieurs parmi vous savent qu'à la demande du Procureur de la République d’Albertville, la brigade financière de la Gendarmerie Nationale diligente depuis 2011 une enquête concernant les raisons pour lesquelles la Commune de Val d’Isère n’a pas reçu du CLO, en juin 2009,  la rémunération convenue au titre des services et des installations mis à disposition pour les Championnats du Monde 2009.
Il est question d’une somme considérable, voisine de 85 % des 10 M€ prévus au contrat signé entre Val et le CLO. La mission des enquêteurs est de découvrir pourquoi la Commune a non seulement couvert la défaillance de son débiteur mais, plus grave encore, a collaboré à sa dérobade. 

La Justice est certes lente. Mais elle est inexorable. Des comptes seront demandés aux dirigeants de la période allant de fin 2008 à la liquidation des comptes du CLO en mai 2010. Je propose donc de rouvrir ce blog et d’y présenter de courts extraits de ce qui a été publié voici maintenant plusieurs années. Les Avalins pourront ainsi - s'ils le souhaitent -  se remettre en mémoire une histoire d’autant plus obscure qu’elle a été soigneusement étouffée.

J’invite ceux d'entre vous qui ont lu ce message à informer leur entourage et l’encourager à venir reprendre le fil d'une affaire qui a couté à la Commune l’équivalent d'un montant voisin du total des impôts locaux payés par l’ensemble des contribuables avalins au titre d'une entière ! Revenez tous sur :

              www.valdifferenceblog.blogspot.fr


Bien cordialement à vous,

Serge Paquin
conseiller municipal









mardi, mai 03, 2011

Vive le Pouvoir...


M. Bauer avait raison de dire, en ouvrant la séance du conseil municipal du 18 février, que le budget 2011 avait été difficile à préparer. Il mettait cela sur le compte de « la situation économique nationale tendue ». Il aurait pu s’en prendre plutôt à la situation économique locale tendue, épousant l’avis de la Cour des Comptes qui met en cause la gestion de Val d’Isère (endettement excessif, investissements onéreux etc.)
Faut-il donner un ou deux exemples ?
Le Centre Aquasportif (ex Centre Sportif, devenu Centre Oxigen) est un équipement que le maire trouve bien à son goût. Malheureusement les contribuables de Val d’Isère en seront de leur poche à hauteur de 1,4 million d'euros : car seule une subvention communale de ce montant couvrira cette année le déficit de fonctionnement envisagé par le conseil municipal...
Quant à la jolie patinoire, dont la construction s’est avérée deux ou trois fois plus élevée que ne l'avait prévu l’ancienne mandature, elle ne fonctionnera cette année elle même que sous bénéfice d’une subvention communale de 420 000 €. Bien vu et bien joué...
"Quand on aime, on ne compte pas" affirmait au Conseil un conseiller municipal élu avec M. Catelan, marquant ainsi sa fidélité au maire le plus dépensier et le plus inconséquent que Val d’Isère ait jamais eu. Il ne sert au demeurant à rien d’en vouloir à un homme qui ne savait pas compter.
C’est un reproche que l’on ne saurait faire à son successeur : lui, du moins, compte fort bien. Aux dépens malheureusement de Val d’Isère, à laquelle il a fait abandonner une créance de 10 000 000 € due à notre Commune par le CLO.
Peut-on reprocher à ce maire sa généreuse bienveillance à l'égard d' une association dont il était en même temps le Président ? Il incombera peut-être bientôt à un Tribunal de le dire.
Nous saurons alors qui, « des rumeurs » et de nos pouvoirs publics, mentent le mieux…

mercredi, mars 16, 2011

La Fête et le maire

Lettre à M. le maire concernant la STVI et la Fête

(COPIE)


Monsieur le maire,


J’ai pris connaissance de la lettre en date du 7 mars que la STVI a adressée à nos hébergeurs. Elle les invite à conseiller à leurs clients de ne plus skier en fin d’après-midi sur l’envers de Bellevarde, la navette de retour étant exposée aux inconvénients créés par les clients éméchés qui sortent d’un certain restaurant d’altitude.


Cette lettre de la STVI devrait en interpeller certains parmi les responsables de notre station qui se souviennent certainement que nous avions attiré votre attention sur la même question au printemps 2008.

Vous savez bien que l’envers de Bellevarde (Verte, Orange, OK) constitue, en raison même de son orientation ouest et nord, le ski de prédilection d’après-midi pour tout le monde. Selon la STVI, la pratique de ce ski doit être découragée dans l’intérêt de ce que la STVI appelle la clientèle familiale. Du coup, l’envers de Bellevarde, et le train rouge qui lui succède, seraient réservés aux seuls clients qui sortent en piètre état du fameux restaurant !



Pourtant vous hésitez, depuis maintenant plusieurs années, à l’action raisonnable qui consisterait à mettre vous-même un peu d’ordre là où il en faut. L’arsenal juridique et réglementaire qui fixe les règles de l’hôtellerie, de la restauration, des débits de boisson et des night clubs et l’aide acquise de la gendarmerie devraient pourtant vous suffire. A moins que l’autorité vous fasse défaut, surtout quand il faut l’exercer dans certaines circonstances.


Puisqu’apparemment il vous est difficile d’agir de front, peut-être pourriez-vous alors envisager de le faire "de biais". Car il vous faut bien tout de même faire quelque chose – sinon auprès des dirigeants de l’établissement incriminé – ce qui serait "de front" - du moins auprès de la STVI :


En effet, voici notre clientèle découragée par les autorités de rentrer en fin d’après-midi, ski aux pieds, par la Verte, l’Orange et l’OK. Au contraire elle est invitée à rentrer à Val en remontant d’abord à la tête de Bellevarde aux moyens d’une première remontée mécanique, pour en emprunter une seconde afin de redescendre ensuite sur la station. En bref, on lui propose de troquer du bon ski contre de longs séjours assis en remontées mécaniques.


Diable, que faire ? Et pourquoi ne pas s’en prendre tout simplement à la STVI, sans doute bonne fille, mieux à votre main ? Et lui suggérer par exemple de proposer un tarif réduit « braves gens » pour tenir compte du fait qu’à Val d’Isère on ne peut skier partout qu’à la condition…d’avoir préalablement beaucoup picolé.


Car imaginez que les manières qui font le succès du restaurant d’altitude dont il est question se propagent auprès des autres restaurants d’altitude de la station, on pourrait en arriver à ce que ce que « les braves gens » ne puissent presque plus skier ou que ce soit. Il faudrait alors leur offrir des remontées mécaniques à prix très bas ou bien qu’ils se résolvent petit à petit à passer leurs vacances à La Rosière ou à Sainte-Foy.


Croyez, monsieur le maire, en l’expression de ma considération distinguée.


Serge Paquin

vendredi, juillet 02, 2010

Honnêteté & turpitude


Le valet, la vieille dame, le ministre et leurs amis de gauche


Selon un de ses employés de maison, madame Bettencourt détiendrait un compte en Suisse. Faut-il que cette dame soit négligente pour que cette information ait circulé jusque dans ses cuisines !

On connaît la suite :


Madame Woerth, collaboratrice du holding en charge de la gestion des dividendes distribués à madame Bettencourt par L’Oréal est la femme d’un monsieur qui est ministre. Son mari, Monsieur Woerth, est aussi trésorier du principal parti politique français et, à ce titre, s’est vu remettre par madame Bettencourt une subvention de 7 500 € destiné à son parti.


Pour madame Royal, monsieur Mondebourg ou bien monsieur Mamère, l’affaire est limpide : puisque madame Bettencourt fraude, son employée madame Woerth est de toute évidence complice de cette mauvaise action. Quant à monsieur Woerth, c’est du pareil au même, puisqu’il dort dans la chambre de madame Woerth, et qu’il a reçu 7 500 € d’une dame qu’il aurait plutôt du mettre en prison.


J’abuserais inutilement de votre temps en plaidant en faveur de madame Bettencourt dont la négligence mérite peu d’indulgence. Je ne parlerai pas au nom de madame et de monsieur Woerth qui, quant à eux, tentent en vain de défendre une cause perdue, puisque c’est celle de l’innocence sur la turpitude.


Je m’adresserai seulement aux gens expérimentés que vous êtes : imaginez que vous ayez recruté quelques personnes pour gérer votre importante fortune. Le tout s’effectue dans le cadre d’une structure juridique précise. A travers cette structure et son personnel, la gestion de vos biens est donc administrée, comptabilisée, fiscalisée, etc. Evidemment tout le personnel de cette structure est aux premières loges pour savoir ce que vous possédez, ce que vous achetez, ce que vous vendez, les impôts que vous payez etc.


Maintenant – par pure hypothèse d’école – imaginons aussi que vous possédiez en plus un petit capital secret en Suisse, avec pour seul complice le banquier auquel vous l’avez confié, un capital dont vous savez parfaitement qu’au regard des autorités fiscales françaises sa détention n’est pas régulière puisque qu’il échappe à l’ISF et à l’impôt sur le revenu.


Je vous pose une petite question : ce pactole réfugié dans un endroit interdit et sur lequel vous auriez tremblé sans doute que monsieur Woerth posât un jour son regard, auriez-vous jamais l’idée saugrenue d’en confier l’existence à sa femme ? Au risque peut-être que celle-ci, mécontente de sa collaboration avec vous, fasse alors à son mari la confidence qui vous tuerait ?


Non, bien sûr, vous n’êtes pas si bête, vous n’auriez jamais commis pareille idiotie. Eh bien, figurez-vous que madame Bettencourt non plus.


Il n’y a que madame Royal, monsieur Mamère ou monsieur Mondebourg pour prêter à cette dame la stupidité d’avoir associé l’une de ses employées – surtout celle-là – à son vilain petit secret. Prêter certes, mais avec intérêt. Un intérêt non imposé, si ce n’est par malveillance.


Serge PAQUIN