samedi, juin 30, 2007

Conseil du 28 : « centre sportif »

La dernière question à l'ordre du jour du conseil de jeudi dernier était de loin la principale. Il était demandé aux élus de désigner un Jury pour recruter le concepteur-réalisateur du "centre sportif" si contreversé par ailleurs. L’opposition municipale a répété à nouveau son opposition à une procédure de construction imprudente et inadaptée. « Construire votre projet, ce n’est pas construire un simple hangar en plaine a ironisé Serge Paquin » pour stigmatiser la procédure de conception-réalisation qui prive la Commune de la collaboration et du soutien du cabinet d’architectes et des ingénieurs conseils qu'elle devrait au contraire recruter pour l'assister tout au long du chantier et de la réception des travaux.

« Avant qu'ait lieu le vote, êtes-vous disposé ce soir à nous expliquer les conditions dans lesquelles le Jury recevra un Programme soigneusement défini par le maître d’ouvrage ? Pouvez-vous confirmer quels seront les responsables de la Commune en charge d’élaborer ce Programme ? Quel type d’assistance extérieure sera mis à leur disposition ? Quels délais leur seront impartis ? » a demandé l’opposition au maire sans recevoir de réponse satisfaisante.

Par ailleurs l'opposition a affirmé qu’il était surréaliste d'installer un Jury pour recruter le concepteur-réalisateur d’un projet dont le conseil municipal n'a jamais été saisi. « Peut-on en effet vous rappeler que ce projet que vous appelez « centre sportif » n’a jamais été débattu, ni a fortiori adopté par notre conseil ? » a insisté Serge Paquin.

« Mais Il y a plus fort » a martelé l’intervenant en s’adressant au maire : « Ce projet ni débattu ni voté, ce projet qui donc pour nous n’existe pas, figure néanmoins dans le dossier du budget 2007 voté par ce conseil dans sa séance du 3 avril dernier pour une somme de 22 451 348 € ! Comment votre majorité a-t-elle pu mettre à votre disposition une somme de
22 451 348 € pour réaliser un projet inconnu du conseil ? »
.

Plus loin, dans la vaine tentative de retourner quelques membres de la majorité, Serge Paquin a ajouté: « Car à partir du moment où celui qui réalise l’ouvrage est le même que celui qui l’a conçu et que cet intervenant unique livre son travail à prix forfaitaire et à date convenus à l’avance, le jury recruteur et lui doivent être enfermés dans un cahier des charges d’une précision millimétrique, conçu et rédigé par le maître d’ouvrage c'est-à-dire par la Commune elle-même. Je ne fais là que répéter ce que dit la Cour des Comptes que vous avez citée lors de notre conseil municipal du 18 avril dernier. Voici les propres mots qu'elle utilise pour préciser les conditions impératives de la conception-réalisation : « Ces avantages (ceux de la conception-réalisation) ne jouent réellement que si le programme est défini préalablement et en termes précis, grâce à des études suffisantes menées à l’initiative du maître d’ouvrage ».

Il est inquiétant de constater que cette condition ne semble pas satisfaite dans cette affaire dont la préparation est au contraire caractérisée par la précipitation et la légèreté. La majorité municipale est restée sourde à tous ces arguments et a malgré tout voté comme demandé par le maire.

Patinoire des Lèches : fin et comptes

Au conseil municipal en date du 28 juin dernier, le maire a soumis le projet d’indemnisation qu’il a proposé à Solaise Plein Sud en échange duquel les copropriétaires abandonneront la procédure en cours. A la suite de sa présentation, l’opposition municipale a fait la mise au point suivante :
Cette patinoire mal aimée dès l’origine – votée seulement par 8 élus sur 19 – était promise par M. l'adjoint Xavier Mattis pour 1 800 000 €. Trois ans plus tard voici la réalité :

Coût de la construction (budget 2007) = 2 719 000
Astreintes déjà payées = 140 000
Frais de justice, d’experts, d’avocats etc. = 200 000
Frais financiers sur argent bloqué pendant 3 ans = 500 000

Total = 3 659 000 €

Par ailleurs, la patinoire sera défigurée par les concessions que la mairie consent au Christiania, à la Savoyarde et bien sûr à Solaise Plein Sud pour prix de la paix. Résumons-les :

-Réduction d’un quart du chalet d’accueil (4.5 m au lieu de 6 m)
-Aucune sonorisation
-Aucun éclairage sur mâts
-Aucunes activités après 21 :00 h
-Aucune utilisation l’été de l’espace pour les jeunes (sports de glisse type skate board, patins à roulettes etc.)

Au cours de son intervention l’opposition municipale a rappelé les programmes électoraux 2001 présentés par Monsieur Catelan et par le 1er adjoint monsieur Moris au nom de leurs deux listes « VAL CHAMPION » et « En Avant Val d’Isère ! ». Ces deux programmes avaient en commun de promettre tous les deux aux Avalins un aménagement de notre ancienne patinoire avec système de réfrigération et gradins abrités. Les promesses n’engagent décidément que ceux qui les croient.

vendredi, juin 29, 2007

Commune de Val / CDA / STVI

Le Conseil municipal du 28 juin a porté sur 3 questions importantes. Abordons la première :

Le maire a expliqué au conseil les conditions dans lesquelles la Compagnie des Alpes (CDA) a racheté à la SOFIVAL (Groupe Blas) 60% du capital de la STVI, en attendant d’acquérir prochainement 20% supplémentaires. Le maire a souligné que l’agrément de la Commune est de pure forme, tout refus de sa part n'étant en fait recevable qu'en cas d'insuffisance notoire du repreneur.
Intervenant après le maire, Serge Paquin a indiqué que l’opposition municipale approuvait l'opération et voterait l'agrément. Mais il a exprimé le souhait que ce soit entre la Commune et la STVI l'occasion d’un new deal. Ce « new deal » consisterait à proposer à la STVI – après résiliation d’un commun accord de la concession actuelle qui expire en 2020 - la signature d’une nouvelle convention de durée longue – une convention durable en somme - par exemple 30 ans (sous bénéfice évidemment d'un appel d'offres). En échange le groupe CDA/STVI s’offrirait auprès de la Commune en repreneur du projet appelé « Centre Sportif ». Aux termes de cette reprise, la CDA reprendrait la conception, la réalisation et le fonctionnement d’un nouveau projet appelé « Forum Vers les Eaux » implanté sur le site de l'ancien Centre Soprtif. L’idée serait de créer ainsi un centre attractif et ludique pour nos clients, particulièrement les enfants et les jeunes. On pourrait y retrouver un parc d’attraction couvert, peut-être aussi un bowling, un cyber-center, un cinéma etc.

L’opposition municipale a exprimé que la CDA devrait marquer un certain intérêt à une proposition dont le mérite pour elle serait de repousser de 2020 à 2037 l’échéance de la concession STVI qu’elle vient d’acquérir. Elle devrait en échange concevoir, réaliser et gérer un projet assez voisin de ses métiers rentable. Encore faudrait-il que notre municipalité cesse d’être sourde à toute remise en cause du projet actuel qu’elle appelle « Centre Sportif ».

vendredi, juin 22, 2007

À propos du commentaire proposé
par TH au sujet du Centre Sportif

C’est dès le conseil du 2 mars dernier que le maire a demandé aux élus de déclarer sans suite – pour coût excessif - l’appel d’offres des travaux du Centre Sportif N°1. Un mois plus tard il sollicitait l’autorisation de résilier le marché passé avec le maître d’œuvre JAPAC. C’est donc depuis près de 4 mois (et non 2) que mijote maintenant en secret la reconversion du projet. Or, comme TH l’a bien compris, les élus sont toujours tenus dans l’ignorance de la solution de remplacement envisagée, sur l’opportunité même de laquelle on ne les a jamais consultés.

Et pourtant, bons bougres, ils acceptent de voter deux choses :
1) La première - le 3 avril - c’était le budget 2007. Or ce dernier comprenait, dans un petit coin du gros dossier, le financement d’un Centre sportif (forcément N°2), certes inconnu au bataillon, pour un montant indiqué forfaitairement de… 22 451 348 € ! Il fallait une sacrée santé à nos élus pour mettre une somme pareille à disposition d’un maire qui ne les avait consulté ni sur l’opportunité ni sur le contenu de cette nouvelle opération.
2) La seconde, c’était le 18 avril. Ce jour-là les élus, statuant toujours au sujet d’un Centre dont ils ne connaissaient rien, ne craignirent pas d’autoriser le maire à adopter pour la construction du mystérieux projet une procédure simplifiée dite de « conception-réalisation » dont nos édiles s’étaient entichés...

Comme l’admet TH, cela est tout de même un peu fort de café ! Regardons-y de plus près :

Construire cette nouvelle piscine – fût-elle enjolivée - est un projet critiquable, surtout quand on sait qu’il s’agit d’un besoin improvisé dans l’intérêt éphémère des championnats du monde. Mais c’est le droit, et surtout le pouvoir, d’une majorité de commettre des erreurs, de faire de mauvais choix. En revanche, en confier la réalisation à travers un contrat unique à un opérateur « concepteur-réalisateur » constitue une faute de gestion et une imprudence particulièrement coupables. Bien sûr, on cherche par ce comportement à rattraper un peu du temps perdu en raison des erreurs commises dans le projet du Centre Sportif N°1 maintenant abandonné. Pour gagner quelques semaines, c’est donc la fuite en avant au royaume de la naïveté et de l’imprudence. Car le bénéficiaire du contrat unique qui sera signé par le maire aura seul plein pouvoir sur l’ensemble de la conception et la réalisation du futur projet. Ce pouvoir il l’exercera sans aucun contrepoids. Or, dans le cas présent, il ne s’agit pas de livrer clé en mains un hangar en zone artisanale d’une petite ville de province. Il s’agit au contraire – comme du reste la mairie l’a écrit – d’une construction très complexe, implantée dans un environnement hostile. Ce n’est donc pas le moment de se priver du savoir-faire, de la concurrence et du contrôle contradictoires d’un cabinet d’architectes indépendant, d’ingénieurs-conseils, de métreurs vérificateurs, tous recrutés normalement les uns et les autres par le maître d’ouvrage. Car l’interaction et le croisement de ces différents professionnels constitueraient pour le maître d’ouvrage une garantie et une sécurité, en particulier dans le choix et le suivi des entreprises – également recrutées une par une par le maître d’ouvrage - et la réception de leurs travaux.

Construire ce centre sportif rétréci est certes une décision consternante. Mais, arracher à sa majorité le droit de le faire dans des conditions caractérisées par l’imprudence et la méconnaissance des rapports et des responsabilités au sein de l’activité du bâtiment doit être qualifié avec plus de sévérité encore. Attendons pour le faire que sorte du chapeau municipal le gros lapin blanc providentiel que la municipalité s’apprête à nous présenter en sauveur solitaire de notre temps et de notre argent.

Oui, attendons de voir si ce lapin blanc n’est que « concepteur-réalisateur ». Car on découvrira peut-être qu’il est aussi l’inspirateur de la formule à l’adoption de laquelle il a converti la municipalité. La coupe risque alors de déborder.

samedi, juin 16, 2007

Centre Sportif : Alerte Rouge !

L’affaire est si grave que nous mettons les points sur les i. Il est en effet inouï que deux analyses identiques conduisent la majorité et l’opposition à deux conclusions diamétralement opposées. Voici l’analyse présentée par le maire au Conseil du 29 mai dernier :

« En termes techniques l’étroite collaboration entre conception et réalisation favorise l’émergence d’une solution optimum entre la conception architecturale pure et les techniques à mettre en œuvre.
Or la complexité de l’ouvrage à réaliser est très importante, en effet ce bâtiment « centre sportif » est soumis à de multiples contraintes :
I. A la poussée des terres sur 3 faces, étant en grande partie enterré
II. Au risque sismique
III. Au risque avalanche
IV. Au risque inondation
V. Au poids de la neige
De plus ce bâtiment …nécessite la création de longues portées qui rendent la complexité technique de l’ouvrage à exécuter d’autant plus importante… » etc.

Pour dire les choses clairement, la Commune tire de la complexité de l’ouvrage une bonne raison de concentrer tous les pouvoirs de sa conception et de sa construction entre les mains d’une seule et même personne, partenaire unique, qui assurera par conséquent à la fois la responsabilité de concevoir et celle de réaliser. C’est le contrat « conception-réalisation ».

Or c’est justement de la complexité architecturale (conception) et de celle des travaux (réalisation) que l’opposition municipale tire la certitude inverse qu’il ne faut à aucun prix mélanger les genres, qu’il ne faut surtout pas confondre et mêler les deux missions, qu’il faut au contraire absolument que les pouvoirs de conception d’une part et de réalisation d’autre part soient bien distincts, fassent contrepoids l’un à l’autre et se contrôlent mutuellement. Comme c’est du reste toujours le cas dans la totalité des réalisations un tant soit peu importantes (et le plus souvent dans les autres).

Confondre les deux missions, c’est peut-être suffisant pour construire un hangar en plaine. Mais dans le cas où nous sommes, c’est nous jeter dans un piège que de nous priver du savoir-faire et de la liberté d’un maître d’œuvre indépendant, entièrement dévoué aux seuls intérêts de son maître d’ouvrage.

A l’instar de la Patinoire, la municipalité fait preuve ici, une fois encore, d’une grande légèreté ou bien alors d’une incorrigible imprudence. Dans ce dernier cas, on sait bien pourquoi elle est commise. Ce n’est pas honorable.

vendredi, juin 15, 2007

Centre Sportif

Bien que les élus soient toujours privés de la présentation du projet de remplacement « moins cher » qu’envisage de réaliser la municipalité sur le cadavre du projet d’origine, ils n’en ont pas moins été invités par le maire à adopter une procédure de réalisation appelée « conception-réalisation » au terme de laquelle la Commune cessera de confier la maîtrise d’œuvre à un intervenant indépendant des entreprises recrutées. Dans ce système « conception-réalisation » la Commune contractera avec un partenaire unique à qui sera confié l’ensemble du projet, maîtrise d’œuvre comprise.

Cette méthode a un avantage : elle permet d’aller plus vite puisqu’on fait l’économie de la procédure préalable d’appel à candidatures pour la maîtrise d’œuvre. Selon l’opposition, elle présente en revanche un gros inconvénient : le maître d’ouvrage perd la solidarité d'intérêts qui le lie au maître d’œuvre indépendant qu'il s'est adjoint, solidarité pourtant bien utile pour faire face aux situations conflictuelles susceptibles de surgir avec les entreprises en charge des travaux. A partir du moment où il n’y a plus de maître d’œuvre, ou plus exactement à partir du moment où il y a confusion d'intérêts entre la maîtrise d'oeuvre et l'exécution proprement dite de l'ouvrage, la maître d'ouvrage va se retrouver tout seul en face d’un opérateur unique dont les intérêts d'entrepreneur risquent souvent d’être divergents des siens.

Il y a, de toutes les façons, quelque chose de surréaliste à débattre de la forme du flacon quand ceux-là mêmes qui en discutent n’ont pas la moindre idée de la liqueur qu’il contiendra ! En un mot comme en mille, le temps n'est-il pas enfin venu que le conseil municipal débatte de l'essentiel c'est à dire du projet envisagé à Vers les Eaux par la municipalité ?

lundi, juin 11, 2007

COMMUNIQUÉ

Le N°5 de "Val d’Isère 2009", journal des Championnats du Monde 2009 publie que « Le projet de centre sportif…est en cours de modification après avoir été jugé trop onéreux à l’issue de l’appel d’offre. Un projet recalibré d’une surface moins importante (passant de 6500 à 4500 m2) est étudié par le Conseil Municipal qui devrait proposer une alternative à la fin de l’été, comme l’a affirmé le Maire Bernard Catelan lors de la Commission de coordination de la FIS du 12 avril. »
L’opposition municipale communique qu'à ce jour le Conseil Municipal de Val d'Isère n’a pas encore été saisi du projet de reconversioin mentionné.
Affaire de la Patinoire

Le Juge de l’expropriation était à Val d’Isère il y a 8 jours. But de sa visite : fixer le montant de l’indemnité d’expropriation due par la Commune aux copropriétaires de la Résidence Solaise Plein Sud au titre de l’expropriation de leur servitude non aedificandi. Après son audience, le juge – la juge plus exactement – a mis sa décision en délibéré au 4 juillet, non sans indiquer que cette décision deviendrait caduque en cas de signature d’ici là d’un accord amiable entre les parties.

Voilà en effet presque 3 années – en fait depuis juillet 2004 - que l’opposition municipale exhorte le maire à négocier c'est-à-dire proposer à la copropriété une réparation amiable. Il semble, enfin, que cet heureux évènement soit sur le point d’avoir lieu. C’est une chose que bien des gens savent (hormis les élus scrupuleusement tenus à l’écart), tout comme du reste Madame la Juge qui préfère – comme l’opposition municipale – une sortie négociée à la poursuite d’un procès interminable. La Mairie s’est donc décidée – après 3 années d’atermoiements - à rallier ce point de vue, ce qui n’est pas une mince prouesse pour elle qui n’a guère la fibre négociatrice…

Ne boudons pas notre plaisir et formons le vœu que soit signé avant le 4 juillet un bel et bon accord qui mette un terme à cette page peu glorieuse de la mandature. Il sera bien temps, après, de faire les comptes. L’entêtement de toutes ces années aura coûté en astreintes, en frais de procédure et honoraires d’avocats, en frais financiers sur un chantier bloqué 3 ans, des centaines de milliers d’euros.

Le vrai bon choix aurait en fait été de ne jamais réaliser la construction d’une patinoire inutile et amputée de musique et de sports, dont personne ne voulait, et que le conseil municipal n’a voté que par la décision de 8 conseillers sur 19.

jeudi, juin 07, 2007

Une délégation de service public pour gérer nos parkings ? Deux dernières raisons de dire NON…(suite & fin)

Il reste enfin à relater les deux dernières raisons fournies par l’opposition municipale pour convaincre la municipalité de ne pas donner suite à son projet de délégation de service public pour la gestion des parkings. Les voici :

7) Il est une chose qui embrouillerait gravement le fonctionnement du projet. Le stationnement est en effet un sujet qui est imbriqué avec les transports en commun, l’action de la police municipale etc. Or ces questions sont et resteront sous le contrôle de la seule municipalité. Leur interférence avec les intérêts d’un opérateur indépendant « Parkings » serait une cause permanente de conflits d’intérêt. A fortiori si la Commune conserve sous sa coupe un parc de stationnement aérien gratuit !

8) On doit enfin critiquer une municipalité qui prétend créer, quelques mois avant la fin de sa mandature, une concession que personne auparavant - ni elle-même du reste - n’avait jamais envisagée. Si elle en ressentait si fort le besoin, on peut s’étonner qu’elle ait mis tant d’années à le satisfaire. Mais la décence aurait commandé de ne pas léguer à la dernière minute un choix si critiquable et si durable à ses successeurs.

lundi, juin 04, 2007

Créer une délégation de service public pour gérer nos parkings ? NON, ce n’est pas raisonnable (4)

Devant le CTP l’opposition municipale a également développé deux autres raisons :

5) Le périmètre de la concession envisagée porte sur le parc de stationnement couvert. Aujourd’hui, 1171 places. Demain on pourra sans doute y ajouter Vers les Eaux et Les Richardes I. Au total cela pourrait faire un parc total compris entre 1700 et 1800 places réparties sur 8 ou 9 différents sites. Mais la concession exclurait les 700 ou 800 places actuelles de parking de surface. Nous pensons que c’est en soi une erreur grave. C’est en outre défavorable, comme nous le verrons plus tard, au fonctionnement même de la concession envisagée.

6) La concession ne porterait que sur le « fonctionnement ». Il en résulterait une délégation croupion. Pourquoi croit-on en effet que l’Etat ou les Collectivités locales en viennent à signer des délégations de service public dans les domaines variés des autoroutes, des parkings, de la signalétique, du matériel urbain etc. ? La réponse est : principalement pour se décharger de la conception, du financement, et de la construction d’installations lourdes. Tout comme du reste Val d’Isère l’a fait avec la STVI dans le domaine des remontées mécaniques. Or, justement, cette part lourde du mandat qui confie généralement au concessionnaire la responsabilité et la charge de concevoir, financer et construire les installations concédées est exclue du périmètre de la délégation proposée qui ne délèguerait que les tâches de fonctionnement. C’est bien court.
(à suivre…)

vendredi, juin 01, 2007


Créer une délégation de service public pour gérer nos parkings ? D’autres raisons de dire NON…(3)

Pour fonder son refus d’approuver le projet, l’opposition municipale a également fait valoir devant le CTP du 29 mai dernier les deux autres points de vue qui suivent :
3) La municipalité soutient que de « confier l’exploitation à un même titulaire » favoriserait « une meilleure communication vis-à-vis des usagers… ». On se demande en vertu de quelle fatalité une Commune qui gère elle-même ses affaires serait condamnée à communiquer moins bien à leur sujet que le concessionnaire qu’elle se substituerait. Si l’on pense du reste que les choses sont mieux faites par les gens auxquels on les délègue qu’elles ne peuvent l’être par soi-même, il n’y a qu’à alors recruter un délégataire de service public dans tous les autres domaines gérés par la Commune !
4) La délégation ne porterait que sur le « fonctionnement ». En soi, c’est critiquable et nous y reviendrons plus tard. Mais pour le moment ne nous cachons pas qu’un délégataire de service public aura vite chiffré les frais de fonctionnement qu’il encourra dans sa nouvelle mission. Et soyons certains qu’il veillera attentivement à ce que son contrat le couvre confortablement desdits frais…majorés évidemment de sa marge de profit. En fait « d’économies d’échelle », attendons-nous plutôt à un coût alourdi.
(à suivre…)

mardi, mai 29, 2007

Créer une délégation de service public pour gérer nos parkings ?
Les raisons de dire NON…(2)

Devant le CTP réuni ce matin, les élus présents de l’opposition municipale ont expliqué leur désaccord sur le projet de création d’une délégation de service public pour gérer nos parkings. Rappelons (voir blog du 19 mai) que la municipalité avait argumenté son projet en affirmant qu’une gestion déléguée présenterait les mérites suivants :

a) Expertise d’une entreprise privée
b) Réalisation d’économies d’échelle
c) Optimisation de la fréquentation des parkings
d) Meilleure communication vis-à-vis des usagers

L’opposition a énuméré devant le CTP les différentes raisons de dire NON. Voici les deux premières :

1) Le premier argument de la municipalité en faveur du projet est qu’il est « de nature à faire bénéficier la Ville de l’expertise et de la technicité des sociétés privées… ». Si à chaque fois qu’elles ressentent le besoin de bénéficier du savoir-faire du secteur privé les collectivités locales se mettent à créer une délégation de service public, il ne restera bientôt plus un seul employé communal en fonctions ! Dieu merci, une commune peut fort bien tirer bénéfice de la compétence du secteur privé de façon moins radicale, et sans lui abandonner pour autant ses responsabilités :
· Soit en recourant aux services d’un conseil en organisation pour l’assister dans la conception et l’organisation de son projet.
· Soit en recrutant un professionnel venant du privé pour l’aider à structurer son installation, puis en assurer la direction.

2) Le deuxième argument de la municipalité tient en sa conviction qu’en plaçant un délégataire de service public unique en charge de gérer les parkings couverts, cela « permettrait de réaliser des économies d’échelle ». Pourquoi donc ? Pourquoi le transfert de la gestion actuelle placée entre les mains d’un opérateur qui est lui-même unique (c'est-à-dire la Commune) à un autre opérateur unique (qui serait un délégataire) garantirait-il de « dégager des économies d’échelle » ?
(à suivre…)

samedi, mai 19, 2007

Et pourquoi pas un nouveau concessionnaire…

C’est la proposition présentée par la municipalité au Conseil municipal du mois d’avril. Le projet est de créer une nouvelle délégation de service public chargée de la gestion des parkings couverts de Val d’Isère. Le parc transférable sous contrôle du concessionnaire envisagé comprendrait les 1200 places existantes auxquelles s’ajouteraient celles que la Commune va construire à Vers les Eaux et celles du parking public de la Daille actuellement géré par Pierre et Vacances.

Voici les 4 arguments avancés par la municipalité :

1. Bénéficier de l’expertise d’une société privée.
2. Optimiser la fréquentation des parkings.
3. Réaliser des économies d’échelle.
4. Améliorer la communication vis-à-vis des usagers.

Conformément à la loi, le CTP sera saisi lors d’une réunion qui se tiendra le 29 Mai prochain. Ce sera pour l’opposition municipale la première occasion de donner son avis sur un projet dont elle a pris connaissance au cours de la réunion du dernier conseil ( à suivre…)

jeudi, mai 10, 2007

PLU et...communication

Il a été proposé dans ce blog que le PLU soit passé aux Avalins via le Net. C’est une bonne idée. Mais son auteur-blogueur (et un peu blagueur) répugne à en faire la demande à monsieur le maire pour ne pas dit-il
« compliquer les choses avec le personnel de la mairie » ( ?). Il suggère tout bonnement que Serge Paquin - auquel apparemment il n'est pas grave de "compliquer les choses" - et qui, « en tant qu’élu, devrait être en possession du document » le publie en toute simplicité sur notre blog...
Malheureusement, c’est non. Pour les raisons suivantes :

1. Le projet comprend une quarantaine de pages, écrites très petit. Cela doit faire entre 10 000 et 20 000 mots. Sous le format « blog » cela couvrirait des dizaines et des dizaines de pages d’écran…

2. Le PLU comprend en outre 3 grands plans. Chacun d’eux fait à peu près 2 m2. Soit 6 m2 en tout…Impossible à réduire (sauf à utiliser un microscope pour lire sur l’écran !).

3. N’importe quel Avalin peut, bien entendu, se rendre en mairie pour consultation de l’ensemble de la documentation, texte et plans.

4. N’importe quel Avalin peut, bien entendu, demander également en mairie une copie, contre remboursement des frais de photocopie.

mardi, mai 08, 2007

« Débattre » ou se battre ?

Un avalin intervient souvent sur notre blog et dans une forme sympathique. Sa contribution favorise utilement le débat. Il précise ne soutenir personne, ce qui est bien son droit. Il est parfois de notre avis mais laisse comprendre qu’il désapprouve un peu notre ton incisif. Pour ma part, j’apprécie sa courtoisie et son style agréable même si je ne partage pas la priorité qu’il semble accorder à la modération consensuelle sur l’engagement, un peu vite entaché à ses yeux de parti-pris.

Car la politique – et ce dont nous traitons dans notre blog, c’est la politique de Val d’Isère – est synonyme d’engagement. Cela conduit évidemment à interpeller plus qu’à ménager, à provoquer plutôt qu’à éluder. Il s’agit d’affirmer sa vérité, de tenir son cap contre les critiques et les reproches. Telle a été ma ligne dans le passé et ce l’est maintenant à Val d’Isère. Ce n’est pas le modèle récemment proposé aux Français - et approuvé par 80 % d'entre eux - qui m’incite à changer.

Dans un blog politique, se féliciter de ne soutenir rien ni personne n’est pas un fait d’armes. Car indépendance et abstention ne riment avec absence et abandon que si l’on fait des vers. Or la politique n’est pas la poésie. La politique, c’est le mouvement et non la posture, le choix et non le quant-à-soi. Certes, il faut savoir « participer aux débats ». Mais je me méfie des gens dont le débat est le sport favori : À toujours débattre on en oublie de se battre. Gouverner, c’est choisir.
Serge Paquin

vendredi, mai 04, 2007

Énergies lentement renouvelables
« Quant à encourager le chauffage au bois sous prétexte qu’il s’agirait d’un recyclage du carbone absorbé par les plantes par la photosynthèse, cela conduirait inévitablement à détruire nos forêts comme l’ont fait les Écossais et les Islandais autrefois. En effet, pour brûler un arbre, il faut un jour ; pour le faire grandir, il faut dix à quinze ans… » (dans : « Ma Vérité sur la planète » de Claude Allègre, scientifique et chercheur, professeur émérite à divers Instituts parmi lesquels l’Institut universitaire de France. Membre de l’Académie des sciences, de l’Académie des sciences des Etats-Unis, de l’Inde, et de la Royal Society. Ancien ministre de l’Éducation nationale).

mardi, mai 01, 2007

Réponse à la bonne question d'un blogueur au sujet de la Lettre ouverte à messieurs Catelan & Killy

« Mais que feriez-vous du chantier qui est en friche ? »
C’est la question posée le 29 avril par un blogueur dans les « comments » de la lettre ouverte adressée à messieurs Catelan et Killy. Je réponds ici, non sans rappeler d'abord que :

1. Cet investissement, qu’il soit de 20, 25, 30 millions d’euros ou plus, n’est pas supportable par nos finances publiques compte tenu du niveau atteint par notre endettement et de la faible marge laissée par notre budget de fonctionnement. Il y a des réalités – qui sont en fait des évidences – dont il est surprenant et triste qu’elles ne recueillent l’adhésion générale… que lorsqu’il est trop tard.
2. La nature de l’installation envisagée est, en tout état de cause, d’un intérêt durable très douteux.
3. Val d’Isère dispose actuellement d’une piscine située à quelques dizaines de mètres. Le coût de son désarmement et de sa reconversion grèveront d’une façon supplémentaire et lourdement le budget de l’opération. Personne n’en parle.
4. Le chauffage prévu par chaudière à bois – miracle environnemental devant lequel j’ai du mal à me prosterner - nécessitera un autre investissement supplémentaire de l’ordre – nous dit on – de 2 500 000 €.
5. La dépense finale : nouvelle piscine + désarmement / reconversion de l’actuelle piscine + chaudière à bois… dépassera l’imagination.

Je réponds maintenant à la question posée par notre ami blogueur : « Mais que feriez-vous du chantier qui est en friche ? »

Il y a plus de trois mois – à Radio Val le 16 janvier, dans ce blog le lendemain, puis dans la Tribune de Renouveau de Val - j’ai suggéré que la Commune propose à la Compagnie des Alpes de reprendre le projet. Sur ce site reconverti, elle pourrait alors développer un « Forum Vers les Eaux » destiné à accueillir diverses infrastructures de loisirs autour d’un centre d’attractions couvert. Lorsque j’ai avancé cette idée, l’affaire CDA-SOFIVAL n’était pas encore conclue. Mais il fallait faire vite pour encourager notre municipalité à réfléchir à cette reconversion au lieu de poursuivre les travaux du Centre Sportif. Un centre d’attractions, on sait que c’est le métier de la CDA. Le Forum pourrait également accueillir d’autres installations telles que bowling, cinémas, restaurants etc. À l’objection que la CDA n’a pas de raison d’accepter, on répond qu’elle pourrait trouver cette raison dans notre accord à substituer une convention STVI durable à la convention actuelle qui expire en 2020.

Cette proposition ne compromet en rien l’utilisation provisoire du site pour accueillir la presse en janvier 2009.
Serge Paquin

samedi, avril 28, 2007

PLU

Le conseil municipal a adopté le projet du nouveau Plan Local d’Urbanisme (PLU). Le travail réalisé par la municipalité est un travail important. L’opposition municipale a toutefois refusé le texte.

Un aspect positif du projet est certes que le futur PLU est orienté en faveur de la construction hôtelière qui sera désormais exonérée de tout COS. Les responsables ont voulu ainsi favoriser - et il faut les en féliciter - la construction de lits conformes à l’intérêt de l’économie générale de la station. Mais c’est une chose que de faire un texte, c’en est une autre que de l’utiliser avec courage. Ainsi, après avoir fait ce bon choix, les auteurs du nouveau PLU ont pris la décision de classer la partie nord du « Coin » en « hébergement & commerces ». L’occasion était pourtant bonne d’affirmer la vocation hôtelière du « Coin ». Certes il aurait fallu – au moins partiellement – procéder à un classement « hôtels » de parcelles non encore construites. À l’évidence, il y aurait eu quelques grincements de dents. On leur a sacrifié la logique et l’intérêt de Val d’Isère.

Le PLU est par ailleurs adossé au PPR qui le conditionne étroitement. On se souvient que le projet de PPR a été en son temps rejeté à l’unanimité du conseil municipal, tout comme il l’avait été par un très grand nombre nos concitoyens qui se sont exprimés dans le cadre de l’enquête publique. Or le Préfet est passé outre. L’opposition a rappelé le reproche fait à la mairie de ne pas avoir exercé un recours contre ce passage en force.

jeudi, avril 26, 2007

Elections municipales, élection présidentielle… et certaines ressemblances

À Val d’Isère se forment des petits groupes qui réfléchissent au sujet de la prochaine mandature. On remarque, parmi eux, certains qui, dans le passé, ont participé à l’action municipale où ils ont le plus souvent laissé un bon souvenir. On ne peut que s’en réjouir. Car, ici comme ailleurs, l’avenir requiert des hommes et des femmes d’expérience, moins soucieux de rivalité que d’union dans l’action à entreprendre.

La campagne présidentielle nous confirme une chose : quand on ne parvient pas à combattre un homme sur ses idées et sur sa compétence, on caricature alors sa personnalité et son caractère en tentant de convaincre les gens que son esprit critique ne sert que son ambition, que sa combativité n’est qu’agressivité, que son discours est opportunisme et que sa détermination dissimule son autoritarisme. Ce n'est pas bien sportif. Mais ça marche...

mercredi, avril 25, 2007

Lettre à Bernard Catelan et à J-C. Killy
Renouveau de Val vient d’adresser une lettre ouverte à Messieurs Bernard Catelan, maire de Val d’Isère et Jean-Claude Killy, président du Directoire du CLO 2009. En voici le texte :

"Monsieur le maire, monsieur le président,
Si nous nous adressons à vous, c’est parce que vous tenez tous deux ensemble entre vos mains une décision qui est importante pour Val d’Isère. Il s’agit des conditions dans lesquelles nous accueillerons en janvier 2009 la presse qui couvrira les championnats du monde.

Pour régler cette question, une action est actuellement programmée : elle consiste en la construction d’un centre sportif – disons plutôt une piscine bien équipée - moins ambitieux que le centre sportif récemment abandonné à « Vers les Eaux », en raison de son coût trop élevé. La réalisation rapide de cet ouvrage – on peut dire précipitée, compte tenu des retards pris – fournira en 2009 les locaux où la presse sportive sera confortablement installée.

Quel est l’objet de cette lettre ? Il est de vous demander d’arrêter un projet qui est contraire à l’intérêt de Val d’Isère. Pourquoi ? Parce qu’il nous conduit, dans la précipitation, à dépenser beaucoup d’argent pour construire une installation inutile, futile et coûteuse. Inutile, futile et coûteuse parce qu’une piscine – voire un centre aquatique – ne correspond ni à une urgence, ni à une priorité, ni même à un besoin. Or des choses urgentes, prioritaires et qui commandent des investissements considérables, requièrent de notre Commune un effort financier concentré et opiniâtre : hébergement social, stationnement et circulation, transports en commun, infrastructures d’après-ski, mobilisation des lits froids, sécurisation etc. Qui du reste - vous le dernier monsieur Catelan - a jamais promis en campagne électorale la construction d’une nouvelle piscine ? La simple idée en était-elle même jamais venue à quiconque ?

Alors pourquoi ? Disons-le franchement : Essentiellement pour respecter la mise à disposition du CLO du centre de presse de qualité promis. Convenez pourtant que c’est un choix déraisonnable que de se doter, dans la précipitation, d’un équipement coûteux et sans intérêt durable pour régler un besoin provisoire, si honorable soit-il.

Or il est une chose, monsieur Killy, que vous pouvez dire à notre maire monsieur Bernard Catelan pour l’aider à changer de cap. Cette chose est la suivante :

« Ne nous entêtons pas. Le projet du Centre sportif initial a du être abandonné. Soit. Eh bien, pour lui succéder, ne construisons pas « à l’arraché » un projet coûteux et critiqué. Réfléchissons au contraire à une solution alternative pour installer la presse pendant les quelques courtes semaines où nous devrons l’accueillir en janvier 2009. Cela peut être fait dans des installations provisoires. C’est ce qui se passe très souvent pour certaines manifestations commerciales, tout comme à l’occasion d’épreuves importantes dans le sport professionnel - ski, golf et autres - qui requièrent, un court espace de temps, des locaux spacieux pour les journalistes. Faisons de même. Présentons un projet alternatif acceptable par la FIS. Nous avons plus d’un an et demi devant nous pour régler la question. C’est largement suffisant. Au travail ! ».

Monsieur Killy, en disant cela, vous rendrez un service considérable à une municipalité déstabilisée par les ennuis causés à « Vers les Eaux », qui a peur de mal faire et peut-être aussi de perdre la face en prenant l’initiative d’un changement commandé par le contretemps qu’elle vient d’essuyer. Mais ce n’est ni l’échec, ni l’erreur qui sont graves. Le grave est d’y répondre sans flexibilité, ni imagination. Puissiez-vous par votre action inspirer une nouvelle appréciation des choses favorable à Val d’Isère et à son développement à long terme.

Croyez, monsieur le maire, monsieur le président…"