Lettre à Bernard Catelan et à J-C. Killy
Renouveau de Val vient d’adresser une lettre ouverte à Messieurs Bernard Catelan, maire de Val d’Isère et Jean-Claude Killy, président du Directoire du CLO 2009. En voici le texte :
"Monsieur le maire, monsieur le président,
Si nous nous adressons à vous, c’est parce que vous tenez tous deux ensemble entre vos mains une décision qui est importante pour Val d’Isère. Il s’agit des conditions dans lesquelles nous accueillerons en janvier 2009 la presse qui couvrira les championnats du monde.
Pour régler cette question, une action est actuellement programmée : elle consiste en la construction d’un centre sportif – disons plutôt une piscine bien équipée - moins ambitieux que le centre sportif récemment abandonné à « Vers les Eaux », en raison de son coût trop élevé. La réalisation rapide de cet ouvrage – on peut dire précipitée, compte tenu des retards pris – fournira en 2009 les locaux où la presse sportive sera confortablement installée.
Quel est l’objet de cette lettre ? Il est de vous demander d’arrêter un projet qui est contraire à l’intérêt de Val d’Isère. Pourquoi ? Parce qu’il nous conduit, dans la précipitation, à dépenser beaucoup d’argent pour construire une installation inutile, futile et coûteuse. Inutile, futile et coûteuse parce qu’une piscine – voire un centre aquatique – ne correspond ni à une urgence, ni à une priorité, ni même à un besoin. Or des choses urgentes, prioritaires et qui commandent des investissements considérables, requièrent de notre Commune un effort financier concentré et opiniâtre : hébergement social, stationnement et circulation, transports en commun, infrastructures d’après-ski, mobilisation des lits froids, sécurisation etc. Qui du reste - vous le dernier monsieur Catelan - a jamais promis en campagne électorale la construction d’une nouvelle piscine ? La simple idée en était-elle même jamais venue à quiconque ?
Alors pourquoi ? Disons-le franchement : Essentiellement pour respecter la mise à disposition du CLO du centre de presse de qualité promis. Convenez pourtant que c’est un choix déraisonnable que de se doter, dans la précipitation, d’un équipement coûteux et sans intérêt durable pour régler un besoin provisoire, si honorable soit-il.
Or il est une chose, monsieur Killy, que vous pouvez dire à notre maire monsieur Bernard Catelan pour l’aider à changer de cap. Cette chose est la suivante :
« Ne nous entêtons pas. Le projet du Centre sportif initial a du être abandonné. Soit. Eh bien, pour lui succéder, ne construisons pas « à l’arraché » un projet coûteux et critiqué. Réfléchissons au contraire à une solution alternative pour installer la presse pendant les quelques courtes semaines où nous devrons l’accueillir en janvier 2009. Cela peut être fait dans des installations provisoires. C’est ce qui se passe très souvent pour certaines manifestations commerciales, tout comme à l’occasion d’épreuves importantes dans le sport professionnel - ski, golf et autres - qui requièrent, un court espace de temps, des locaux spacieux pour les journalistes. Faisons de même. Présentons un projet alternatif acceptable par la FIS. Nous avons plus d’un an et demi devant nous pour régler la question. C’est largement suffisant. Au travail ! ».
Monsieur Killy, en disant cela, vous rendrez un service considérable à une municipalité déstabilisée par les ennuis causés à « Vers les Eaux », qui a peur de mal faire et peut-être aussi de perdre la face en prenant l’initiative d’un changement commandé par le contretemps qu’elle vient d’essuyer. Mais ce n’est ni l’échec, ni l’erreur qui sont graves. Le grave est d’y répondre sans flexibilité, ni imagination. Puissiez-vous par votre action inspirer une nouvelle appréciation des choses favorable à Val d’Isère et à son développement à long terme.
Croyez, monsieur le maire, monsieur le président…"