dimanche, juillet 08, 2007

Encore ! Oui, encore

Parce que les Championnats du Monde, c'est la responsabilité de la France. Parce que c'est l'honneur de Val d'Isère. Parce que les enjeux financiers sont considérables pour nous. Parce qu'il est encore temps, mais qu'on est tout près d'atteindre le point dont nous ne pourrons pas revenir. Donc, ENCORE une lettre au maire. Lisez malgré tout jusqu'au bout parce qu'après, il n' y aura plus grand chose à dire. Il y aura juste à regretter d'avoir eu plus gros yeux que gros ventre. Maintenant lisez :


Cher Bernard,

J’utilise ce ton plus familier qui est le nôtre lorsque nous nous parlons. Nous nous sommes rapidement vus samedi matin au Col de l’Iseran et tu m’as confirmé avoir bien reçu le mail par lequel je t’ai proposé une « feuille de route » pour le dossier Championnats du Monde. Malheureusement, je n’ai pas eu l’impression d’avoir réussi à te convaincre. L’affaire est si grave que je me permets encore un fois de m’adresser à toi.
1 ) Nous avons voulu et reçu la mission d’accueillir les championnats du monde 2009. Cette mission, il faut la remplir et de façon exemplaire.

2) Cette mission comportait un cahier des charges. Un point de ce cahier stipulait notre obligation de mettre à disposition du CLO un local de 4 000 m2 pour accueillir la presse.

3) Notre dossier de candidature a proposé que le « Centre Media » soit implanté sur le front de neige. Aucune précision n’était exigée quant à ses caractéristiques, hormis sa taille.

4) Ce qui est clair est que la forme, la nature, le type de construction de ce Centre Media étaient laissés à notre discrétion. Nous ne sommes donc tenus que par une taille (4 000 m2) et par une zone d’implantation (le front de neige).

5) Je ne reviens pas sur la décision d’installer ce que l’on a appelé ensuite « Centre de Presse » dans un « Centre Sportif » de 6 000 m2 à construire. Cette décision a du reste été finalement abandonnée au mois de mars dernier devant un coût que ta majorité en est arrivée à juger elle-même comme inacceptable.

6) En dépit du temps qui s’écoule dangereusement tu as alors pris la décision d’envisager une reconversion en faveur d’un projet moins grand, moins équipé, donc présumé moins cher - un « Centre Sportif bis » en somme - dont nous ne savons pas grand-chose si ce n’est la nécessité de le réaliser « à l’arraché » en adoptant une technique de construction que nous avons désapprouvée, la conception-réalisation.

7) Des inquiétudes relatives à la construction de ce Centre de Presse et à divers autres retards, Jean-Claude Killy a tiré les conséquences que l’on sait. Sa décision « électrochoc » n’est pas, je l’espère, irréversible, à condition du moins que tu t’avères prêt à lui donner des gages sérieux de ressaisissement. D’où la « feuille de route » que je me suis permis de t’adresser cette semaine.

8) Cher Bernard, ce rappel écrit des faits - mieux que ce que j’ai pu dire, un peu sur tous les tons et depuis maintenant deux ans, autour de la table de notre conseil, - va, je l’espère, te convaincre de reconsidérer un projet qui – tu t’en rends évidemment compte - suscite une vive réprobation dans notre population.

En conclusion :

I. Nous ne sommes tenus l’égard de la FIS par aucun engagement autre que celui de livrer une ou plusieurs installations de bonne qualité, dignes de recevoir – sur 4 000 m2 environ – la presse sportive pendant la durée des épreuves.

II. Une nouvelle piscine à Val d’Isère - fut-elle de haut de gamme et agrémentée de divers accessoires tels que jacuzzis ou autres saunas - ne constitue pas une infrastructure prioritaire et même utile pour notre cible de clientèle. Ses frais de fonctionnement seront, en outre, très élevés et sa fréquentation peu satisfaisante.

III. Or ce projet était et restera dramatiquement coûteux à réaliser. D’autant qu’il ne faut pas oublier d’y ajouter une chaudière à bois devenu inutile (2 500 000 €), puis ensuite le désarmement de l’actuelle piscine faisant alors doublon et sa reconversion en Dieu ne sait pas encore quoi. Le coût global n’est pas affiché puisque l’on ne connaît pas le profil de votre projet de Centre Sportif bis, ni le prix du désarmement et de la reconversion de la piscine actuelle. Mais il n’est pas déraisonnable de penser que tout cela se terminera aux environs d’une trentaine de millions d’euros (c'est-à-dire le chiffre qui vient de vous faire prendre la fuite devant la réalisation du Centre Sportif n° 1).

IV. Un Centre de presse éphémère est possible, souhaitable, approprié.

V. Le futur du chantier « Vers les Eaux » mérite mieux que l’improvisation et la précipitation tardives. Je te propose que la réflexion sur l’avenir de cette zone soit effectuée calmement, à l’écart des contraintes et des délais imposés par les championnats du monde.


J’ai compris, mon cher Bernard, que vous vous retrouverez chez la ministre de tutelle, le 12 juillet. J’ai lu dans la presse que Jean-Claude Killy se rendra peut-être à cette convocation. Mon dernier argument (ce n’est guère le plus glorieux, mais c’est le plus fort) est que si tu maintiens ton projet de « Centre Sportif bis » tu ne pourras jamais, à tort ou à raison, convaincre jeudi prochain tes interlocuteurs de ta capacité à tenir les délais. Le doute jouera alors contre toi et le risque est important d’un capotage complet de toute l’histoire. Pour gagner la guerre, il faut savoir perdre une bataille.

Bien cordialement à toi,
Serge Paquin

jeudi, juillet 05, 2007

Ci-dessous lettre adressée ce jour à monsieur le maire par Serge Paquin


Ref : Championnats du monde 2009


Monsieur le maire,

Voici une feuille de route, permettez –-moi de vous la proposer :

1) Travaux de pistes

Vous venez de vous engager à la radio en garantissant que les travaux de pistes seront finis à l’automne. Tant mieux !

2) Jean-Claude Killy

Cet engagement pris par vous à la radio avaline, confirmez-le par écrit à Jean-Claude Killy. Joignez à votre lettre un rapport précis d’état des lieux et un calendrier précis relatant semaine par semaine le déroulement programmé des travaux à terminer. Dans la même lettre, exhortez Jean-Claude Killy à reprendre son poste à l’automne s’il s’avère que vous avez bien tenu parole et que les travaux sont achevés.

3) Centre de Presse

Arrêtez immédiatement tout le travail en cours au sujet du centre aquatique : Jury, préparation du cahier des charges, appel à candidatures, recrutement d’un concepteur-réalisateur etc. ARRETEZ TOUT ! Bâcler un projet d’intérêt très discuté, très coûteux et très durable par obsession de livrer à temps un centre de presse éphémère est pire qu’un crime, c’est une faute. ARRETEZ du coup la chaudière à bois qui ne sert à rien, pas même à satisfaire ceux parmi nous qui sont le plus épris d’écologie. Oubliez courageusement tout cela ! « Vers les eaux » est un chantier qu’il faut fermer définitivement dans la perspective des championnats du monde et qu’il faudra rouvrir après dans celle de l’intérêt touristique durable de Val d’Isère, en prenant tout son temps.

Dans le même temps, vous devez vous rapprocher de Jean-Claude Killy et de la FIS et leur présenter le projet d’un village de tentes centralisé ou bien de quelques petits hameaux de tentes éparpillés sur le front de neige et/ou implantés à son immédiate proximité. Ce village ou ces hameaux accueilleront de façon excellente le centre de presse auquel vous devez réserver au maximum 4000 m2. Ce genre de villages, je les ai pratiqués sur les golfs du monde entier où s’installent, le temps de la compétition, organisateurs, sponsors, prestataires, presse, souvent les salles à manger qui accueillent la clientèle des fabricants etc. Je tiens à votre disposition, monsieur le maire, de nombreuses photos d’une installation de ce type utilisée par Saint-Moritz pour recevoir plus de 30 000 spectateurs à l’occasion de leurs courses de galop et de trot sur glace.

Monsieur le maire, 4000 m2 c’est un espace de 65 m X 60 m. Quatre « hameaux », ce serait 35 m X 30 m. Evidemment il faut un peu plus pour ménager les circulations. De grâce, faites maintenant le bon choix ! Il n’y a que les gens faibles qui ne cèdent jamais…

Je réserverai une certaine diffusion à cette lettre. Croyez, monsieur le maire, en l’expression de ma meilleure considération.

Serge Paquin

lundi, juillet 02, 2007

Communiqué

Certains s’étonnent de mon silence. En cas de crise, le remède ne provient pas de l’excitation et des menaces de l’opposition. Le remède dépend d’un Pouvoir courageux qui accepte de tirer les conséquences de sa responsabilité. Sinon, c’est au peuple de s’exprimer.

Serge Paquin

samedi, juin 30, 2007

Conseil du 28 : « centre sportif »

La dernière question à l'ordre du jour du conseil de jeudi dernier était de loin la principale. Il était demandé aux élus de désigner un Jury pour recruter le concepteur-réalisateur du "centre sportif" si contreversé par ailleurs. L’opposition municipale a répété à nouveau son opposition à une procédure de construction imprudente et inadaptée. « Construire votre projet, ce n’est pas construire un simple hangar en plaine a ironisé Serge Paquin » pour stigmatiser la procédure de conception-réalisation qui prive la Commune de la collaboration et du soutien du cabinet d’architectes et des ingénieurs conseils qu'elle devrait au contraire recruter pour l'assister tout au long du chantier et de la réception des travaux.

« Avant qu'ait lieu le vote, êtes-vous disposé ce soir à nous expliquer les conditions dans lesquelles le Jury recevra un Programme soigneusement défini par le maître d’ouvrage ? Pouvez-vous confirmer quels seront les responsables de la Commune en charge d’élaborer ce Programme ? Quel type d’assistance extérieure sera mis à leur disposition ? Quels délais leur seront impartis ? » a demandé l’opposition au maire sans recevoir de réponse satisfaisante.

Par ailleurs l'opposition a affirmé qu’il était surréaliste d'installer un Jury pour recruter le concepteur-réalisateur d’un projet dont le conseil municipal n'a jamais été saisi. « Peut-on en effet vous rappeler que ce projet que vous appelez « centre sportif » n’a jamais été débattu, ni a fortiori adopté par notre conseil ? » a insisté Serge Paquin.

« Mais Il y a plus fort » a martelé l’intervenant en s’adressant au maire : « Ce projet ni débattu ni voté, ce projet qui donc pour nous n’existe pas, figure néanmoins dans le dossier du budget 2007 voté par ce conseil dans sa séance du 3 avril dernier pour une somme de 22 451 348 € ! Comment votre majorité a-t-elle pu mettre à votre disposition une somme de
22 451 348 € pour réaliser un projet inconnu du conseil ? »
.

Plus loin, dans la vaine tentative de retourner quelques membres de la majorité, Serge Paquin a ajouté: « Car à partir du moment où celui qui réalise l’ouvrage est le même que celui qui l’a conçu et que cet intervenant unique livre son travail à prix forfaitaire et à date convenus à l’avance, le jury recruteur et lui doivent être enfermés dans un cahier des charges d’une précision millimétrique, conçu et rédigé par le maître d’ouvrage c'est-à-dire par la Commune elle-même. Je ne fais là que répéter ce que dit la Cour des Comptes que vous avez citée lors de notre conseil municipal du 18 avril dernier. Voici les propres mots qu'elle utilise pour préciser les conditions impératives de la conception-réalisation : « Ces avantages (ceux de la conception-réalisation) ne jouent réellement que si le programme est défini préalablement et en termes précis, grâce à des études suffisantes menées à l’initiative du maître d’ouvrage ».

Il est inquiétant de constater que cette condition ne semble pas satisfaite dans cette affaire dont la préparation est au contraire caractérisée par la précipitation et la légèreté. La majorité municipale est restée sourde à tous ces arguments et a malgré tout voté comme demandé par le maire.

Patinoire des Lèches : fin et comptes

Au conseil municipal en date du 28 juin dernier, le maire a soumis le projet d’indemnisation qu’il a proposé à Solaise Plein Sud en échange duquel les copropriétaires abandonneront la procédure en cours. A la suite de sa présentation, l’opposition municipale a fait la mise au point suivante :
Cette patinoire mal aimée dès l’origine – votée seulement par 8 élus sur 19 – était promise par M. l'adjoint Xavier Mattis pour 1 800 000 €. Trois ans plus tard voici la réalité :

Coût de la construction (budget 2007) = 2 719 000
Astreintes déjà payées = 140 000
Frais de justice, d’experts, d’avocats etc. = 200 000
Frais financiers sur argent bloqué pendant 3 ans = 500 000

Total = 3 659 000 €

Par ailleurs, la patinoire sera défigurée par les concessions que la mairie consent au Christiania, à la Savoyarde et bien sûr à Solaise Plein Sud pour prix de la paix. Résumons-les :

-Réduction d’un quart du chalet d’accueil (4.5 m au lieu de 6 m)
-Aucune sonorisation
-Aucun éclairage sur mâts
-Aucunes activités après 21 :00 h
-Aucune utilisation l’été de l’espace pour les jeunes (sports de glisse type skate board, patins à roulettes etc.)

Au cours de son intervention l’opposition municipale a rappelé les programmes électoraux 2001 présentés par Monsieur Catelan et par le 1er adjoint monsieur Moris au nom de leurs deux listes « VAL CHAMPION » et « En Avant Val d’Isère ! ». Ces deux programmes avaient en commun de promettre tous les deux aux Avalins un aménagement de notre ancienne patinoire avec système de réfrigération et gradins abrités. Les promesses n’engagent décidément que ceux qui les croient.

vendredi, juin 29, 2007

Commune de Val / CDA / STVI

Le Conseil municipal du 28 juin a porté sur 3 questions importantes. Abordons la première :

Le maire a expliqué au conseil les conditions dans lesquelles la Compagnie des Alpes (CDA) a racheté à la SOFIVAL (Groupe Blas) 60% du capital de la STVI, en attendant d’acquérir prochainement 20% supplémentaires. Le maire a souligné que l’agrément de la Commune est de pure forme, tout refus de sa part n'étant en fait recevable qu'en cas d'insuffisance notoire du repreneur.
Intervenant après le maire, Serge Paquin a indiqué que l’opposition municipale approuvait l'opération et voterait l'agrément. Mais il a exprimé le souhait que ce soit entre la Commune et la STVI l'occasion d’un new deal. Ce « new deal » consisterait à proposer à la STVI – après résiliation d’un commun accord de la concession actuelle qui expire en 2020 - la signature d’une nouvelle convention de durée longue – une convention durable en somme - par exemple 30 ans (sous bénéfice évidemment d'un appel d'offres). En échange le groupe CDA/STVI s’offrirait auprès de la Commune en repreneur du projet appelé « Centre Sportif ». Aux termes de cette reprise, la CDA reprendrait la conception, la réalisation et le fonctionnement d’un nouveau projet appelé « Forum Vers les Eaux » implanté sur le site de l'ancien Centre Soprtif. L’idée serait de créer ainsi un centre attractif et ludique pour nos clients, particulièrement les enfants et les jeunes. On pourrait y retrouver un parc d’attraction couvert, peut-être aussi un bowling, un cyber-center, un cinéma etc.

L’opposition municipale a exprimé que la CDA devrait marquer un certain intérêt à une proposition dont le mérite pour elle serait de repousser de 2020 à 2037 l’échéance de la concession STVI qu’elle vient d’acquérir. Elle devrait en échange concevoir, réaliser et gérer un projet assez voisin de ses métiers rentable. Encore faudrait-il que notre municipalité cesse d’être sourde à toute remise en cause du projet actuel qu’elle appelle « Centre Sportif ».

vendredi, juin 22, 2007

À propos du commentaire proposé
par TH au sujet du Centre Sportif

C’est dès le conseil du 2 mars dernier que le maire a demandé aux élus de déclarer sans suite – pour coût excessif - l’appel d’offres des travaux du Centre Sportif N°1. Un mois plus tard il sollicitait l’autorisation de résilier le marché passé avec le maître d’œuvre JAPAC. C’est donc depuis près de 4 mois (et non 2) que mijote maintenant en secret la reconversion du projet. Or, comme TH l’a bien compris, les élus sont toujours tenus dans l’ignorance de la solution de remplacement envisagée, sur l’opportunité même de laquelle on ne les a jamais consultés.

Et pourtant, bons bougres, ils acceptent de voter deux choses :
1) La première - le 3 avril - c’était le budget 2007. Or ce dernier comprenait, dans un petit coin du gros dossier, le financement d’un Centre sportif (forcément N°2), certes inconnu au bataillon, pour un montant indiqué forfaitairement de… 22 451 348 € ! Il fallait une sacrée santé à nos élus pour mettre une somme pareille à disposition d’un maire qui ne les avait consulté ni sur l’opportunité ni sur le contenu de cette nouvelle opération.
2) La seconde, c’était le 18 avril. Ce jour-là les élus, statuant toujours au sujet d’un Centre dont ils ne connaissaient rien, ne craignirent pas d’autoriser le maire à adopter pour la construction du mystérieux projet une procédure simplifiée dite de « conception-réalisation » dont nos édiles s’étaient entichés...

Comme l’admet TH, cela est tout de même un peu fort de café ! Regardons-y de plus près :

Construire cette nouvelle piscine – fût-elle enjolivée - est un projet critiquable, surtout quand on sait qu’il s’agit d’un besoin improvisé dans l’intérêt éphémère des championnats du monde. Mais c’est le droit, et surtout le pouvoir, d’une majorité de commettre des erreurs, de faire de mauvais choix. En revanche, en confier la réalisation à travers un contrat unique à un opérateur « concepteur-réalisateur » constitue une faute de gestion et une imprudence particulièrement coupables. Bien sûr, on cherche par ce comportement à rattraper un peu du temps perdu en raison des erreurs commises dans le projet du Centre Sportif N°1 maintenant abandonné. Pour gagner quelques semaines, c’est donc la fuite en avant au royaume de la naïveté et de l’imprudence. Car le bénéficiaire du contrat unique qui sera signé par le maire aura seul plein pouvoir sur l’ensemble de la conception et la réalisation du futur projet. Ce pouvoir il l’exercera sans aucun contrepoids. Or, dans le cas présent, il ne s’agit pas de livrer clé en mains un hangar en zone artisanale d’une petite ville de province. Il s’agit au contraire – comme du reste la mairie l’a écrit – d’une construction très complexe, implantée dans un environnement hostile. Ce n’est donc pas le moment de se priver du savoir-faire, de la concurrence et du contrôle contradictoires d’un cabinet d’architectes indépendant, d’ingénieurs-conseils, de métreurs vérificateurs, tous recrutés normalement les uns et les autres par le maître d’ouvrage. Car l’interaction et le croisement de ces différents professionnels constitueraient pour le maître d’ouvrage une garantie et une sécurité, en particulier dans le choix et le suivi des entreprises – également recrutées une par une par le maître d’ouvrage - et la réception de leurs travaux.

Construire ce centre sportif rétréci est certes une décision consternante. Mais, arracher à sa majorité le droit de le faire dans des conditions caractérisées par l’imprudence et la méconnaissance des rapports et des responsabilités au sein de l’activité du bâtiment doit être qualifié avec plus de sévérité encore. Attendons pour le faire que sorte du chapeau municipal le gros lapin blanc providentiel que la municipalité s’apprête à nous présenter en sauveur solitaire de notre temps et de notre argent.

Oui, attendons de voir si ce lapin blanc n’est que « concepteur-réalisateur ». Car on découvrira peut-être qu’il est aussi l’inspirateur de la formule à l’adoption de laquelle il a converti la municipalité. La coupe risque alors de déborder.

samedi, juin 16, 2007

Centre Sportif : Alerte Rouge !

L’affaire est si grave que nous mettons les points sur les i. Il est en effet inouï que deux analyses identiques conduisent la majorité et l’opposition à deux conclusions diamétralement opposées. Voici l’analyse présentée par le maire au Conseil du 29 mai dernier :

« En termes techniques l’étroite collaboration entre conception et réalisation favorise l’émergence d’une solution optimum entre la conception architecturale pure et les techniques à mettre en œuvre.
Or la complexité de l’ouvrage à réaliser est très importante, en effet ce bâtiment « centre sportif » est soumis à de multiples contraintes :
I. A la poussée des terres sur 3 faces, étant en grande partie enterré
II. Au risque sismique
III. Au risque avalanche
IV. Au risque inondation
V. Au poids de la neige
De plus ce bâtiment …nécessite la création de longues portées qui rendent la complexité technique de l’ouvrage à exécuter d’autant plus importante… » etc.

Pour dire les choses clairement, la Commune tire de la complexité de l’ouvrage une bonne raison de concentrer tous les pouvoirs de sa conception et de sa construction entre les mains d’une seule et même personne, partenaire unique, qui assurera par conséquent à la fois la responsabilité de concevoir et celle de réaliser. C’est le contrat « conception-réalisation ».

Or c’est justement de la complexité architecturale (conception) et de celle des travaux (réalisation) que l’opposition municipale tire la certitude inverse qu’il ne faut à aucun prix mélanger les genres, qu’il ne faut surtout pas confondre et mêler les deux missions, qu’il faut au contraire absolument que les pouvoirs de conception d’une part et de réalisation d’autre part soient bien distincts, fassent contrepoids l’un à l’autre et se contrôlent mutuellement. Comme c’est du reste toujours le cas dans la totalité des réalisations un tant soit peu importantes (et le plus souvent dans les autres).

Confondre les deux missions, c’est peut-être suffisant pour construire un hangar en plaine. Mais dans le cas où nous sommes, c’est nous jeter dans un piège que de nous priver du savoir-faire et de la liberté d’un maître d’œuvre indépendant, entièrement dévoué aux seuls intérêts de son maître d’ouvrage.

A l’instar de la Patinoire, la municipalité fait preuve ici, une fois encore, d’une grande légèreté ou bien alors d’une incorrigible imprudence. Dans ce dernier cas, on sait bien pourquoi elle est commise. Ce n’est pas honorable.

vendredi, juin 15, 2007

Centre Sportif

Bien que les élus soient toujours privés de la présentation du projet de remplacement « moins cher » qu’envisage de réaliser la municipalité sur le cadavre du projet d’origine, ils n’en ont pas moins été invités par le maire à adopter une procédure de réalisation appelée « conception-réalisation » au terme de laquelle la Commune cessera de confier la maîtrise d’œuvre à un intervenant indépendant des entreprises recrutées. Dans ce système « conception-réalisation » la Commune contractera avec un partenaire unique à qui sera confié l’ensemble du projet, maîtrise d’œuvre comprise.

Cette méthode a un avantage : elle permet d’aller plus vite puisqu’on fait l’économie de la procédure préalable d’appel à candidatures pour la maîtrise d’œuvre. Selon l’opposition, elle présente en revanche un gros inconvénient : le maître d’ouvrage perd la solidarité d'intérêts qui le lie au maître d’œuvre indépendant qu'il s'est adjoint, solidarité pourtant bien utile pour faire face aux situations conflictuelles susceptibles de surgir avec les entreprises en charge des travaux. A partir du moment où il n’y a plus de maître d’œuvre, ou plus exactement à partir du moment où il y a confusion d'intérêts entre la maîtrise d'oeuvre et l'exécution proprement dite de l'ouvrage, la maître d'ouvrage va se retrouver tout seul en face d’un opérateur unique dont les intérêts d'entrepreneur risquent souvent d’être divergents des siens.

Il y a, de toutes les façons, quelque chose de surréaliste à débattre de la forme du flacon quand ceux-là mêmes qui en discutent n’ont pas la moindre idée de la liqueur qu’il contiendra ! En un mot comme en mille, le temps n'est-il pas enfin venu que le conseil municipal débatte de l'essentiel c'est à dire du projet envisagé à Vers les Eaux par la municipalité ?

lundi, juin 11, 2007

COMMUNIQUÉ

Le N°5 de "Val d’Isère 2009", journal des Championnats du Monde 2009 publie que « Le projet de centre sportif…est en cours de modification après avoir été jugé trop onéreux à l’issue de l’appel d’offre. Un projet recalibré d’une surface moins importante (passant de 6500 à 4500 m2) est étudié par le Conseil Municipal qui devrait proposer une alternative à la fin de l’été, comme l’a affirmé le Maire Bernard Catelan lors de la Commission de coordination de la FIS du 12 avril. »
L’opposition municipale communique qu'à ce jour le Conseil Municipal de Val d'Isère n’a pas encore été saisi du projet de reconversioin mentionné.
Affaire de la Patinoire

Le Juge de l’expropriation était à Val d’Isère il y a 8 jours. But de sa visite : fixer le montant de l’indemnité d’expropriation due par la Commune aux copropriétaires de la Résidence Solaise Plein Sud au titre de l’expropriation de leur servitude non aedificandi. Après son audience, le juge – la juge plus exactement – a mis sa décision en délibéré au 4 juillet, non sans indiquer que cette décision deviendrait caduque en cas de signature d’ici là d’un accord amiable entre les parties.

Voilà en effet presque 3 années – en fait depuis juillet 2004 - que l’opposition municipale exhorte le maire à négocier c'est-à-dire proposer à la copropriété une réparation amiable. Il semble, enfin, que cet heureux évènement soit sur le point d’avoir lieu. C’est une chose que bien des gens savent (hormis les élus scrupuleusement tenus à l’écart), tout comme du reste Madame la Juge qui préfère – comme l’opposition municipale – une sortie négociée à la poursuite d’un procès interminable. La Mairie s’est donc décidée – après 3 années d’atermoiements - à rallier ce point de vue, ce qui n’est pas une mince prouesse pour elle qui n’a guère la fibre négociatrice…

Ne boudons pas notre plaisir et formons le vœu que soit signé avant le 4 juillet un bel et bon accord qui mette un terme à cette page peu glorieuse de la mandature. Il sera bien temps, après, de faire les comptes. L’entêtement de toutes ces années aura coûté en astreintes, en frais de procédure et honoraires d’avocats, en frais financiers sur un chantier bloqué 3 ans, des centaines de milliers d’euros.

Le vrai bon choix aurait en fait été de ne jamais réaliser la construction d’une patinoire inutile et amputée de musique et de sports, dont personne ne voulait, et que le conseil municipal n’a voté que par la décision de 8 conseillers sur 19.

jeudi, juin 07, 2007

Une délégation de service public pour gérer nos parkings ? Deux dernières raisons de dire NON…(suite & fin)

Il reste enfin à relater les deux dernières raisons fournies par l’opposition municipale pour convaincre la municipalité de ne pas donner suite à son projet de délégation de service public pour la gestion des parkings. Les voici :

7) Il est une chose qui embrouillerait gravement le fonctionnement du projet. Le stationnement est en effet un sujet qui est imbriqué avec les transports en commun, l’action de la police municipale etc. Or ces questions sont et resteront sous le contrôle de la seule municipalité. Leur interférence avec les intérêts d’un opérateur indépendant « Parkings » serait une cause permanente de conflits d’intérêt. A fortiori si la Commune conserve sous sa coupe un parc de stationnement aérien gratuit !

8) On doit enfin critiquer une municipalité qui prétend créer, quelques mois avant la fin de sa mandature, une concession que personne auparavant - ni elle-même du reste - n’avait jamais envisagée. Si elle en ressentait si fort le besoin, on peut s’étonner qu’elle ait mis tant d’années à le satisfaire. Mais la décence aurait commandé de ne pas léguer à la dernière minute un choix si critiquable et si durable à ses successeurs.

lundi, juin 04, 2007

Créer une délégation de service public pour gérer nos parkings ? NON, ce n’est pas raisonnable (4)

Devant le CTP l’opposition municipale a également développé deux autres raisons :

5) Le périmètre de la concession envisagée porte sur le parc de stationnement couvert. Aujourd’hui, 1171 places. Demain on pourra sans doute y ajouter Vers les Eaux et Les Richardes I. Au total cela pourrait faire un parc total compris entre 1700 et 1800 places réparties sur 8 ou 9 différents sites. Mais la concession exclurait les 700 ou 800 places actuelles de parking de surface. Nous pensons que c’est en soi une erreur grave. C’est en outre défavorable, comme nous le verrons plus tard, au fonctionnement même de la concession envisagée.

6) La concession ne porterait que sur le « fonctionnement ». Il en résulterait une délégation croupion. Pourquoi croit-on en effet que l’Etat ou les Collectivités locales en viennent à signer des délégations de service public dans les domaines variés des autoroutes, des parkings, de la signalétique, du matériel urbain etc. ? La réponse est : principalement pour se décharger de la conception, du financement, et de la construction d’installations lourdes. Tout comme du reste Val d’Isère l’a fait avec la STVI dans le domaine des remontées mécaniques. Or, justement, cette part lourde du mandat qui confie généralement au concessionnaire la responsabilité et la charge de concevoir, financer et construire les installations concédées est exclue du périmètre de la délégation proposée qui ne délèguerait que les tâches de fonctionnement. C’est bien court.
(à suivre…)

vendredi, juin 01, 2007


Créer une délégation de service public pour gérer nos parkings ? D’autres raisons de dire NON…(3)

Pour fonder son refus d’approuver le projet, l’opposition municipale a également fait valoir devant le CTP du 29 mai dernier les deux autres points de vue qui suivent :
3) La municipalité soutient que de « confier l’exploitation à un même titulaire » favoriserait « une meilleure communication vis-à-vis des usagers… ». On se demande en vertu de quelle fatalité une Commune qui gère elle-même ses affaires serait condamnée à communiquer moins bien à leur sujet que le concessionnaire qu’elle se substituerait. Si l’on pense du reste que les choses sont mieux faites par les gens auxquels on les délègue qu’elles ne peuvent l’être par soi-même, il n’y a qu’à alors recruter un délégataire de service public dans tous les autres domaines gérés par la Commune !
4) La délégation ne porterait que sur le « fonctionnement ». En soi, c’est critiquable et nous y reviendrons plus tard. Mais pour le moment ne nous cachons pas qu’un délégataire de service public aura vite chiffré les frais de fonctionnement qu’il encourra dans sa nouvelle mission. Et soyons certains qu’il veillera attentivement à ce que son contrat le couvre confortablement desdits frais…majorés évidemment de sa marge de profit. En fait « d’économies d’échelle », attendons-nous plutôt à un coût alourdi.
(à suivre…)

mardi, mai 29, 2007

Créer une délégation de service public pour gérer nos parkings ?
Les raisons de dire NON…(2)

Devant le CTP réuni ce matin, les élus présents de l’opposition municipale ont expliqué leur désaccord sur le projet de création d’une délégation de service public pour gérer nos parkings. Rappelons (voir blog du 19 mai) que la municipalité avait argumenté son projet en affirmant qu’une gestion déléguée présenterait les mérites suivants :

a) Expertise d’une entreprise privée
b) Réalisation d’économies d’échelle
c) Optimisation de la fréquentation des parkings
d) Meilleure communication vis-à-vis des usagers

L’opposition a énuméré devant le CTP les différentes raisons de dire NON. Voici les deux premières :

1) Le premier argument de la municipalité en faveur du projet est qu’il est « de nature à faire bénéficier la Ville de l’expertise et de la technicité des sociétés privées… ». Si à chaque fois qu’elles ressentent le besoin de bénéficier du savoir-faire du secteur privé les collectivités locales se mettent à créer une délégation de service public, il ne restera bientôt plus un seul employé communal en fonctions ! Dieu merci, une commune peut fort bien tirer bénéfice de la compétence du secteur privé de façon moins radicale, et sans lui abandonner pour autant ses responsabilités :
· Soit en recourant aux services d’un conseil en organisation pour l’assister dans la conception et l’organisation de son projet.
· Soit en recrutant un professionnel venant du privé pour l’aider à structurer son installation, puis en assurer la direction.

2) Le deuxième argument de la municipalité tient en sa conviction qu’en plaçant un délégataire de service public unique en charge de gérer les parkings couverts, cela « permettrait de réaliser des économies d’échelle ». Pourquoi donc ? Pourquoi le transfert de la gestion actuelle placée entre les mains d’un opérateur qui est lui-même unique (c'est-à-dire la Commune) à un autre opérateur unique (qui serait un délégataire) garantirait-il de « dégager des économies d’échelle » ?
(à suivre…)

samedi, mai 19, 2007

Et pourquoi pas un nouveau concessionnaire…

C’est la proposition présentée par la municipalité au Conseil municipal du mois d’avril. Le projet est de créer une nouvelle délégation de service public chargée de la gestion des parkings couverts de Val d’Isère. Le parc transférable sous contrôle du concessionnaire envisagé comprendrait les 1200 places existantes auxquelles s’ajouteraient celles que la Commune va construire à Vers les Eaux et celles du parking public de la Daille actuellement géré par Pierre et Vacances.

Voici les 4 arguments avancés par la municipalité :

1. Bénéficier de l’expertise d’une société privée.
2. Optimiser la fréquentation des parkings.
3. Réaliser des économies d’échelle.
4. Améliorer la communication vis-à-vis des usagers.

Conformément à la loi, le CTP sera saisi lors d’une réunion qui se tiendra le 29 Mai prochain. Ce sera pour l’opposition municipale la première occasion de donner son avis sur un projet dont elle a pris connaissance au cours de la réunion du dernier conseil ( à suivre…)

jeudi, mai 10, 2007

PLU et...communication

Il a été proposé dans ce blog que le PLU soit passé aux Avalins via le Net. C’est une bonne idée. Mais son auteur-blogueur (et un peu blagueur) répugne à en faire la demande à monsieur le maire pour ne pas dit-il
« compliquer les choses avec le personnel de la mairie » ( ?). Il suggère tout bonnement que Serge Paquin - auquel apparemment il n'est pas grave de "compliquer les choses" - et qui, « en tant qu’élu, devrait être en possession du document » le publie en toute simplicité sur notre blog...
Malheureusement, c’est non. Pour les raisons suivantes :

1. Le projet comprend une quarantaine de pages, écrites très petit. Cela doit faire entre 10 000 et 20 000 mots. Sous le format « blog » cela couvrirait des dizaines et des dizaines de pages d’écran…

2. Le PLU comprend en outre 3 grands plans. Chacun d’eux fait à peu près 2 m2. Soit 6 m2 en tout…Impossible à réduire (sauf à utiliser un microscope pour lire sur l’écran !).

3. N’importe quel Avalin peut, bien entendu, se rendre en mairie pour consultation de l’ensemble de la documentation, texte et plans.

4. N’importe quel Avalin peut, bien entendu, demander également en mairie une copie, contre remboursement des frais de photocopie.

mardi, mai 08, 2007

« Débattre » ou se battre ?

Un avalin intervient souvent sur notre blog et dans une forme sympathique. Sa contribution favorise utilement le débat. Il précise ne soutenir personne, ce qui est bien son droit. Il est parfois de notre avis mais laisse comprendre qu’il désapprouve un peu notre ton incisif. Pour ma part, j’apprécie sa courtoisie et son style agréable même si je ne partage pas la priorité qu’il semble accorder à la modération consensuelle sur l’engagement, un peu vite entaché à ses yeux de parti-pris.

Car la politique – et ce dont nous traitons dans notre blog, c’est la politique de Val d’Isère – est synonyme d’engagement. Cela conduit évidemment à interpeller plus qu’à ménager, à provoquer plutôt qu’à éluder. Il s’agit d’affirmer sa vérité, de tenir son cap contre les critiques et les reproches. Telle a été ma ligne dans le passé et ce l’est maintenant à Val d’Isère. Ce n’est pas le modèle récemment proposé aux Français - et approuvé par 80 % d'entre eux - qui m’incite à changer.

Dans un blog politique, se féliciter de ne soutenir rien ni personne n’est pas un fait d’armes. Car indépendance et abstention ne riment avec absence et abandon que si l’on fait des vers. Or la politique n’est pas la poésie. La politique, c’est le mouvement et non la posture, le choix et non le quant-à-soi. Certes, il faut savoir « participer aux débats ». Mais je me méfie des gens dont le débat est le sport favori : À toujours débattre on en oublie de se battre. Gouverner, c’est choisir.
Serge Paquin

vendredi, mai 04, 2007

Énergies lentement renouvelables
« Quant à encourager le chauffage au bois sous prétexte qu’il s’agirait d’un recyclage du carbone absorbé par les plantes par la photosynthèse, cela conduirait inévitablement à détruire nos forêts comme l’ont fait les Écossais et les Islandais autrefois. En effet, pour brûler un arbre, il faut un jour ; pour le faire grandir, il faut dix à quinze ans… » (dans : « Ma Vérité sur la planète » de Claude Allègre, scientifique et chercheur, professeur émérite à divers Instituts parmi lesquels l’Institut universitaire de France. Membre de l’Académie des sciences, de l’Académie des sciences des Etats-Unis, de l’Inde, et de la Royal Society. Ancien ministre de l’Éducation nationale).

mardi, mai 01, 2007

Réponse à la bonne question d'un blogueur au sujet de la Lettre ouverte à messieurs Catelan & Killy

« Mais que feriez-vous du chantier qui est en friche ? »
C’est la question posée le 29 avril par un blogueur dans les « comments » de la lettre ouverte adressée à messieurs Catelan et Killy. Je réponds ici, non sans rappeler d'abord que :

1. Cet investissement, qu’il soit de 20, 25, 30 millions d’euros ou plus, n’est pas supportable par nos finances publiques compte tenu du niveau atteint par notre endettement et de la faible marge laissée par notre budget de fonctionnement. Il y a des réalités – qui sont en fait des évidences – dont il est surprenant et triste qu’elles ne recueillent l’adhésion générale… que lorsqu’il est trop tard.
2. La nature de l’installation envisagée est, en tout état de cause, d’un intérêt durable très douteux.
3. Val d’Isère dispose actuellement d’une piscine située à quelques dizaines de mètres. Le coût de son désarmement et de sa reconversion grèveront d’une façon supplémentaire et lourdement le budget de l’opération. Personne n’en parle.
4. Le chauffage prévu par chaudière à bois – miracle environnemental devant lequel j’ai du mal à me prosterner - nécessitera un autre investissement supplémentaire de l’ordre – nous dit on – de 2 500 000 €.
5. La dépense finale : nouvelle piscine + désarmement / reconversion de l’actuelle piscine + chaudière à bois… dépassera l’imagination.

Je réponds maintenant à la question posée par notre ami blogueur : « Mais que feriez-vous du chantier qui est en friche ? »

Il y a plus de trois mois – à Radio Val le 16 janvier, dans ce blog le lendemain, puis dans la Tribune de Renouveau de Val - j’ai suggéré que la Commune propose à la Compagnie des Alpes de reprendre le projet. Sur ce site reconverti, elle pourrait alors développer un « Forum Vers les Eaux » destiné à accueillir diverses infrastructures de loisirs autour d’un centre d’attractions couvert. Lorsque j’ai avancé cette idée, l’affaire CDA-SOFIVAL n’était pas encore conclue. Mais il fallait faire vite pour encourager notre municipalité à réfléchir à cette reconversion au lieu de poursuivre les travaux du Centre Sportif. Un centre d’attractions, on sait que c’est le métier de la CDA. Le Forum pourrait également accueillir d’autres installations telles que bowling, cinémas, restaurants etc. À l’objection que la CDA n’a pas de raison d’accepter, on répond qu’elle pourrait trouver cette raison dans notre accord à substituer une convention STVI durable à la convention actuelle qui expire en 2020.

Cette proposition ne compromet en rien l’utilisation provisoire du site pour accueillir la presse en janvier 2009.
Serge Paquin

samedi, avril 28, 2007

PLU

Le conseil municipal a adopté le projet du nouveau Plan Local d’Urbanisme (PLU). Le travail réalisé par la municipalité est un travail important. L’opposition municipale a toutefois refusé le texte.

Un aspect positif du projet est certes que le futur PLU est orienté en faveur de la construction hôtelière qui sera désormais exonérée de tout COS. Les responsables ont voulu ainsi favoriser - et il faut les en féliciter - la construction de lits conformes à l’intérêt de l’économie générale de la station. Mais c’est une chose que de faire un texte, c’en est une autre que de l’utiliser avec courage. Ainsi, après avoir fait ce bon choix, les auteurs du nouveau PLU ont pris la décision de classer la partie nord du « Coin » en « hébergement & commerces ». L’occasion était pourtant bonne d’affirmer la vocation hôtelière du « Coin ». Certes il aurait fallu – au moins partiellement – procéder à un classement « hôtels » de parcelles non encore construites. À l’évidence, il y aurait eu quelques grincements de dents. On leur a sacrifié la logique et l’intérêt de Val d’Isère.

Le PLU est par ailleurs adossé au PPR qui le conditionne étroitement. On se souvient que le projet de PPR a été en son temps rejeté à l’unanimité du conseil municipal, tout comme il l’avait été par un très grand nombre nos concitoyens qui se sont exprimés dans le cadre de l’enquête publique. Or le Préfet est passé outre. L’opposition a rappelé le reproche fait à la mairie de ne pas avoir exercé un recours contre ce passage en force.

jeudi, avril 26, 2007

Elections municipales, élection présidentielle… et certaines ressemblances

À Val d’Isère se forment des petits groupes qui réfléchissent au sujet de la prochaine mandature. On remarque, parmi eux, certains qui, dans le passé, ont participé à l’action municipale où ils ont le plus souvent laissé un bon souvenir. On ne peut que s’en réjouir. Car, ici comme ailleurs, l’avenir requiert des hommes et des femmes d’expérience, moins soucieux de rivalité que d’union dans l’action à entreprendre.

La campagne présidentielle nous confirme une chose : quand on ne parvient pas à combattre un homme sur ses idées et sur sa compétence, on caricature alors sa personnalité et son caractère en tentant de convaincre les gens que son esprit critique ne sert que son ambition, que sa combativité n’est qu’agressivité, que son discours est opportunisme et que sa détermination dissimule son autoritarisme. Ce n'est pas bien sportif. Mais ça marche...

mercredi, avril 25, 2007

Lettre à Bernard Catelan et à J-C. Killy
Renouveau de Val vient d’adresser une lettre ouverte à Messieurs Bernard Catelan, maire de Val d’Isère et Jean-Claude Killy, président du Directoire du CLO 2009. En voici le texte :

"Monsieur le maire, monsieur le président,
Si nous nous adressons à vous, c’est parce que vous tenez tous deux ensemble entre vos mains une décision qui est importante pour Val d’Isère. Il s’agit des conditions dans lesquelles nous accueillerons en janvier 2009 la presse qui couvrira les championnats du monde.

Pour régler cette question, une action est actuellement programmée : elle consiste en la construction d’un centre sportif – disons plutôt une piscine bien équipée - moins ambitieux que le centre sportif récemment abandonné à « Vers les Eaux », en raison de son coût trop élevé. La réalisation rapide de cet ouvrage – on peut dire précipitée, compte tenu des retards pris – fournira en 2009 les locaux où la presse sportive sera confortablement installée.

Quel est l’objet de cette lettre ? Il est de vous demander d’arrêter un projet qui est contraire à l’intérêt de Val d’Isère. Pourquoi ? Parce qu’il nous conduit, dans la précipitation, à dépenser beaucoup d’argent pour construire une installation inutile, futile et coûteuse. Inutile, futile et coûteuse parce qu’une piscine – voire un centre aquatique – ne correspond ni à une urgence, ni à une priorité, ni même à un besoin. Or des choses urgentes, prioritaires et qui commandent des investissements considérables, requièrent de notre Commune un effort financier concentré et opiniâtre : hébergement social, stationnement et circulation, transports en commun, infrastructures d’après-ski, mobilisation des lits froids, sécurisation etc. Qui du reste - vous le dernier monsieur Catelan - a jamais promis en campagne électorale la construction d’une nouvelle piscine ? La simple idée en était-elle même jamais venue à quiconque ?

Alors pourquoi ? Disons-le franchement : Essentiellement pour respecter la mise à disposition du CLO du centre de presse de qualité promis. Convenez pourtant que c’est un choix déraisonnable que de se doter, dans la précipitation, d’un équipement coûteux et sans intérêt durable pour régler un besoin provisoire, si honorable soit-il.

Or il est une chose, monsieur Killy, que vous pouvez dire à notre maire monsieur Bernard Catelan pour l’aider à changer de cap. Cette chose est la suivante :

« Ne nous entêtons pas. Le projet du Centre sportif initial a du être abandonné. Soit. Eh bien, pour lui succéder, ne construisons pas « à l’arraché » un projet coûteux et critiqué. Réfléchissons au contraire à une solution alternative pour installer la presse pendant les quelques courtes semaines où nous devrons l’accueillir en janvier 2009. Cela peut être fait dans des installations provisoires. C’est ce qui se passe très souvent pour certaines manifestations commerciales, tout comme à l’occasion d’épreuves importantes dans le sport professionnel - ski, golf et autres - qui requièrent, un court espace de temps, des locaux spacieux pour les journalistes. Faisons de même. Présentons un projet alternatif acceptable par la FIS. Nous avons plus d’un an et demi devant nous pour régler la question. C’est largement suffisant. Au travail ! ».

Monsieur Killy, en disant cela, vous rendrez un service considérable à une municipalité déstabilisée par les ennuis causés à « Vers les Eaux », qui a peur de mal faire et peut-être aussi de perdre la face en prenant l’initiative d’un changement commandé par le contretemps qu’elle vient d’essuyer. Mais ce n’est ni l’échec, ni l’erreur qui sont graves. Le grave est d’y répondre sans flexibilité, ni imagination. Puissiez-vous par votre action inspirer une nouvelle appréciation des choses favorable à Val d’Isère et à son développement à long terme.

Croyez, monsieur le maire, monsieur le président…"


vendredi, avril 20, 2007

Devenir n’est pas avenir

La mairie a consacré un article entier de la Lettre de Val d’Isère n°6 au « Devenir du Centre sportif ». En dépit du titre, l’article est en fait un faire part nécrologique de l'ancien Centre Sportif. Le « devenir » du Centre annoncé par l’article, se limite à la confidence de la municipalité qu'"elle travaille, d’ores et déjà, sur un nouveau programme avec comme priorité le respect de la commande faite par le comité d’organisation 2009 ". Travaille sur quoi ? Ni les élus, ni les avalins ne le savent. Pourquoi ? Peut-être bien parce que la municipalité ne le sait pas trop elle-même, hormis le fait qu'il faut respecter la commande du CLO". Diable…
Il y a un peu plus d’un mois nous écrivions dans ce blog ce qui suit :

« jeudi 8 mars 2007
Le grave n’est pas d’arrêter le projet. Le grave serait de louper sa reconversion par entêtement vis-à-vis de ses amis et par crainte de perdre la face vis-à-vis des autres. Il y a pourtant plus de mérite à admettre un échec qu’à en aggraver les conséquences en cherchant à en dissimuler la taille. Si on réduit le centre nautique à une simple piscine, histoire de « faire malgré tout quelque chose qui y ressemble quand même un peu » et surtout de procurer en 2009 le centre de presse annoncé, on se tire à nouveau dans le pied, un peu comme on l’a fait en doublant l’actuelle patinoire avec la future. Il vaut mieux une reconversion courageuse que s’enfoncer dans une continuité sans avenir. »

Si nous nous répétons, c’est parce qu’il s’agit d’une histoire de l’ordre de 20 à 30 millions d’euros : cela vaut tout de même la peine.

De grâce, messieurs du pouvoir : il y a plus de grandeur à admettre une erreur qu’à s’entêter à la nier. Faites zéro piscine, zéro bassin ludique, zéro spa, zéro sauna, zéro tout ça. Négociez en revanche avec le CLO une solution honorable pour caser la presse en 2009 : il n’y a pas de honte à ce que cela soit dans des installations à caractère provisoire.
Mais, sous prétexte de « respecter la commande du CLO », ne nous faites pas financer une installation durable, très durable, d’un coût prohibitif et d’une utilité ultérieure discutable.

Toujours dans ce blog, nous écrivions le 16 janvier qu’il serait préférable, en échange d’une concession durable, de proposer à la Compagnie des Alpes « d’accepter de reprendre les installations en cours à "Vers les Eaux". On peut alors imaginer que - évidemment en concertation avec la Commune - notre nouveau partenaire CDA installerait là un Parc d'attraction couvert, un bowling, des cinémas etc...Bref un forum de loisirs autrement attractif qu'une piscine.

mardi, avril 17, 2007

Quand on aime, on ne compte pas...

Bulletin d’informations municipales n° 6, page 4 : le Centre Sportif. La municipalité publie loyalement (enfin) qu’on arrête tout. Il aura fallu plus de deux ans de travail gaspillé, de millions d’euros et de temps perdus pour que s’impose l’évidence.

Crise certes, mais crise salutaire ? Nenni ! Voilà au contraire que l’aveu échappe. Lisons le bulletin : « Mais cette rupture ne doit pas être une fin en soi. La municipalité travaille d’ores et déjà sur un nouveau programme avec comme priorité le respect de la commande faite par le Comité d’Organisation 2009 de bénéficier d’un centre de presse de 4000 m2 à l’automne 2008…"

Ainsi, à peine relevés d’un profond fossé, qu’on se jette, tête la première, dans le suivant. Pourquoi ? « Par respect de la commande faite par le CLO... »

Car bien que les élus n’aient pas l’honneur d’en être informés - puisque la moindre information leur a été refusée au conseil, tout comme les avalins du reste en sont également privés dans ce bulletin municipal n°6 - le « devenir » du Centre Sportif est assuré, si on peut dire. Du reste, une somme de 2 505 121 € « réservés aux travaux qui seront engagés pour la poursuite du projet… » a d’ores et déjà été votée le 3 avril par une majorité-godillots pour financer le mystérieux projet sur le cadavre du précédent. « Avec comme priorité le respect de la commande du CLO ».

Le téléphone avalin ayant fonctionné, on croit savoir qu’il s’agit encore d’un projet d’eau. D’eau, toujours d’eau…. Une sorte de mini-Centre Aquatique implanté à quelques mètres de notre actuelle piscine municipale, devenue bonne à nous coûter quelques millions supplémentaires pour la désarmer et la reconvertir en… on ne sait pas.

Rappelons donc le mérite du nouveau projet : Respecter la commande du CLO. Autre avantage : fournir (enfin!) un client à la chaudière à bois..

Comme dit sans rire le maire, on financera avec des emprunts qui « doivent rester compatibles avec notre capacité de remboursement ». Ouf !
Faux et usage de faux (suite)

Nous avons déjà relaté qu'une transaction immobilière concernant un terrain au Fornet a nécessité l’intervention d’un grand nombre de vendeurs. À cette occasion, une ou plusieurs procurations ont été établies dont la ou les signatures ont été certifiées par la Mairie. Cette ou ces procurations sont des faux. La Mairie a porté plainte contre X, son cachet ayant été – selon elle - copié ou utilisé frauduleusement pour authentifier la ou les signatures apposées. Ce sont les faits – imprécis et incomplets – que nous sommes, faute de mieux, en mesure de relater.

Pour en savoir plus - en qualité d’élus - nous aurions souhaité que le maire accepte d’inscrire cette affaire à l’ordre du jour du conseil municipal de demain. Il nous semble en effet que nous avons le droit d’avoir une opinion, et de souhaiter un débat pour discuter l’opportunité de la plainte portée contre... X. Cette voie de procédure nous paraît en effet assez « soft » au regard des faits connus…

Toutes allégations contenues dans des commentaires prématurément formulés sur ce blog au sujet de telle ou telle responsabilité n’engagent que ceux qui les formulent. Pour notre part, ce que nous souhaitons, c’est une instruction judiciaire diligente et que la mairie y collabore de la façon la plus efficace possible.
L'opposition municipale

lundi, avril 16, 2007

« Sans liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur » (Beaumarchais)

« Sarcasme et cynisme ». Tel est le reproche adressé aux « paquinistes et sympathisants » par un blogueur qui intervient souvent et utilement dans ce blog, sous pseudo ou sous anonymat. Il aurait observé nos mauvaises manières au conseil municipal… Faisons-lui remarquer qu’à cet endroit il n’y a pas grand monde, hormis quelques élus, et lui sans doute…

Toutefois, son propos ne dépasse-t-il pas sa pensée ? Le mot « ironie » - tout au plus le mot « insolence » – ne serait-t-il pas plus approprié ? Si c’est le cas, cher ami blogueur, les quelques « paquinistes » que tu vois au conseil avouent bien volontiers. Ils leur arrivent de pratiquer l’ironie. T’es-tu demandé pourquoi ?

Eh bien, voilà : parce que - pour nous - l’ironie est l’honneur, le courage et l’arme des faibles contre le fort. L’arme d’une opposition convaincue et consternée contre un pouvoir sourd et impuissant, de cette impuissance qui est la pire, celle de ne rien entendre. L’arme de ceux qui parlent en plein jour face à ceux qui les critiquent, masqués, dans l’ombre.

Et comme tu sembles aimer lire, amuse-toi à rechercher le nom de ceux qui ont dit que « sans l’ironie, le monde serait comme une forêt sans oiseaux », « qu’elle est la pudeur de l’humanité », ou bien que « sachant que c’est à l’ironie que commence la liberté, redouter l’ironie, c’est craindre la raison »…

Pas de souci pour toi : ce ne sont ni des « paquinistes », ni des « sympathisants » qui ont dit ces bêtises.

Renouveau de Val

dimanche, avril 15, 2007

PLU

Le point essentiel inscrit à l'ordre du jour du conseil de mercredi prochain est la révision du Plan Local d'Urbanisme (PLU). L'importance du sujet justifie votre présence.
Faux et usage de faux…

Par lettre en date du 9 courant, l’opposition a demandé à Monsieur le maire d’accepter d’inscrire à l’ordre du jour du conseil municipal qui se tiendra mercredi soir une affaire de faux et usage de faux qui entache une opération immobilière réalisée au Fornet. La Mairie est impliquée dans la mesure où son sceau se trouve apposé sur des documents falsifiés. Cette demande est restée sans réponse et n’a pas été inscrite à l’ordre du jour adressé aux élus. Cela ne devrait toutefois pas priver un conseiller du droit d’interroger la municipalité en séance au sujet d’une affaire qui interpelle la réputation de la Mairie.

mardi, avril 10, 2007

Parenthèse…

Certains amis à Val d’Isère estiment que nous ne nous intéressons pas suffisamment aux questions écologiques. Nos préoccupations locales leur semblent un peu terre à terre face aux défis lancés par l’effet de serre, le réchauffement de la planète, sa terrible conséquence pour l’eau, autant de choses qui – selon eux - devraient être mieux prises en compte, ici.

On peut leur faire observer que nous postulons tout au plus à la mairie de notre Commune, non à la Présidence de la République française. Notre rôle est d’aborder les problèmes qui concernent Val d’Isère – y compris, certes, dans le domaine de l’environnement. Mais, s’agissant de ce dernier point, ce ne sont pas les mêmes que ceux du vaste monde.

Que nos amis n’en concluent pas pour autant que nous sommes indifférents à l’enjeu planétaire lancé par la réduction des pollutions d’origine humaine. Même si – naïveté ou optimisme - nos convictions nous portent plus vers Claude Allègre que vers Nicolas Hulot, vers Nicolas Hulot que vers José Bové. Il nous semble en effet qu’il faut faire de la résolution des problèmes écologiques – que la science a identifiés et auxquels elle est capable d’apporter des solutions – le moteur de la croissance, celui du développement des pays du tiers-monde et celui de la réduction des inégalités, et non nous mortifier en cultivant un catastrophisme qui brandit la décroissance comme la juste punition que nous devrions nous infliger pour avoir eu l’arrogance d’arracher à la nature une amélioration imméritée de la condition humaine.

Le développement et la croissance ont pour partie généré des effets nocifs, identifiés, mesurés et possibles à résoudre, au prix d’une prise de conscience qui est en cours et d’actions que l’humanité commence à leur consacrer. Celle-ci poursuivra son effort comme elle a su le faire dans le passé contre les épidémies, les fléaux et d’autres malheurs ou obstacles placés sur sa route, tout au cours de sa préhistoire et de son histoire. Cela lui sera d’autant plus facile que, dans le cas particulier du réchauffement de la planète – et en espérant qu’il est dû à la seule pollution humaine et non pour partie à un cycle indépendant – l’homme est le sujet du problème et non l’objet. A-t-on si peu confiance en lui qu’on le croit capable – lui qui s’est tant battu pour survivre et pour vivre – de s’autodétruire ?

samedi, avril 07, 2007

Endettement ou surendettement ?

Un blogueur nous reproche de prédire un surendettement prochain. Selon lui, cette prédiction méconnait l’allègement de nos dettes qui résultera, dans quelques années, de l’arrivée à échéance de remboursement d’emprunts anciens. Certes. Mais son appréciation méconnait qu’il y aura une vie pour Val d’Isère après 2007. Cette vie commandera de nouveaux travaux, de nouvelles constructions, de nouveaux projets, donc de nouveaux investissements, indépendants de ceux qui sont pris en compte dans la prévision d’endettement présentée par la mairie lors du vote du budget. La présentation de la mairie est statique, c'est-à-dire qu’elle fige les besoins au jour où nous sommes, comme s' il n' allait pas y avoir une vie, après . Elle ne tient pas compte des besoins financiers futurs créés par l’entretien, le développement, la modernisation de notre pays. Ces besoins rendront nécessaire un nouvel endettement, non pris en compte par la présentation faite au conseil. A moins qu’on ne puisse pas les satisfaire, tout occupés que nous serons alors à tenter de payer le surendettement légué. En tout cas, pour savoir qui a tort ou qui a raison, il ne va hélas pas y avoir longtemps à attendre.

vendredi, avril 06, 2007

Conseil du 3 avril : chaufferie mixte bois

En dépit d’une vigoureuse opposition, la majorité du Conseil s’est incompréhensiblement entêtée à voter la construction d’une chaufferie à bois (2 500 000 €) pour chauffer principalement l’ex-futur Centre Sportif dont le maire a pourtant confirmé l’abandon (après quelques millions déjà dépensés dans l’histoire) en raison de son coût… exorbitant. Certains, nous semble-t-il, avaient prédit la chose.

À la question de savoir ce que cette chaufferie chauffera, en dehors de ce qui l’est déjà de façon satisfaisante [piscine municipale actuelle, CHO, Résidence Plein Sud (?)], zéro réponse aux conseillers trop curieux. En revanche, dans les bistrots, on finit par apprendre que la municipalité cogite une nouvelle piscine plus petite et d'un coût moins indécent, dont l'un des mérites - et non le moindre - serait d’être la cliente de l'imposante chaufferie. Il pourrait tout de même en coûter 22 à 23 millions d'euros... Outre la dépense, on se demande pourquoi - après une deuxième patinoire à 50 m. de la première (astreintes = 615ème jour) - on veut faire maintenant une nouvelle piscine à côté de celle qui existe déjà. D’autant que, devant l’absurdité du cumul, on désarmerait alors - évidemment à grands frais - notre piscine actuelle, perdue alors comme bonne cliente de la chaufferie bois… Remarquez que les conseillers qui ont voté cette chaufferie l'ont fait sans se soucier de l'usage qu'on en fera.

mardi, avril 03, 2007

Conseil municipal de ce soir...

Ceux parmi vous qui ne pourront pas assister à la réunion en trouveront sur ce blog un écho dans la soirée-même.

lundi, avril 02, 2007

Conseil municipal : Vote du Budget 2007

Ce soir, le budget 2007 de la Commune a finalement été voté par 11 voix pour, 7 voix contre, et 1 abstention .

Serge Paquin a procédé à l'explication de vote de son Groupe. Après avoir démontré que les constructions et travaux prévus ou engagés commanderont, après 2007, un endettement supplémentaire massif, il a affirmé qu'en conséquence la prochaine municipalité « héritera » de l'obligation de contracter 32 000 000 € d’emprunts supplémentaires pour financer les engagements de la municipalité précédente.

Le représentant de l'opposition municipale a conclu dans les termes suivants :

« Vous constatez que la Commune affiche au 1er janvier 2007 (page 43) une dette de 18 000 000 €. À cette dette actuelle, il faut évidemment ajouter les 32 000 000 € supplémentaires qu’il faudra emprunter à partir de 2008 pour financer votre lourd « héritage ».
Cela portera l’endettement de notre Commune à plus de 50 000 000 € !
Ce chiffre de 50 000 000 €, nous le prédisions déjà dans une publication de décembre 2005 intitulée « la feuille des Deux Savoie ». Tout au cours de 2006 nous sommes revenus souvent sur la question, soit dans la « Tribune de Renouveau de Val », soit à la table de ce Conseil. Il y a un an, dans cette salle, nous étions réunis pour le budget 2006. Au cours de notre explication de vote, nous avons présenté la même analyse et avons interpellé Monsieur le maire dans ces termes : « Vous laisserez derrière vous un surendettement intolérable ». Dans une « Tribune » du mois d’avril 2006, nous l’exhortions à nouveau « à parler ou à partir ». Nous l’interrogions ainsi : « Vous avez des projets. Il faudra les financer. Comment financerez-vous ? Comment rembourserons-nous ? ».

Nous attendons toujours la réponse. Vous attendez toujours la réponse. Et ce silence a une excellente raison : il n’y a pas de réponse. Ce que nous venons de dire, et que nous répétons depuis des années est vrai. La gestion de nos finances publiques nous précipite dans le mur. Je le demande : en son âme et conscience, qui, parmi vous ce soir, est encore déterminé à partager la responsabilité de ce désastre en approuvant un budget qui en est l’expression ? »

La Tribune de Renouveau de Val publiera dans son prochain numéro l’intégralité de la déclaration de l’opposition municipale.

dimanche, avril 01, 2007

Les mots pour le dire…

Il semble que plusieurs blogueurs s’expriment le plus souvent comme si l’Écologie était une fin en soi - l’alpha et l’oméga de tout le système - et non seulement le moyen de rendre plus saine, plus durable et plus paisible la vie de l’humanité, des espèces vivantes, et de la nature qui constituent son environnement. Vais-je gâcher mes chances électorales en affirmant ma conviction que les remèdes ne doivent pourtant pas tuer le malade ?

Le développement économique et ses deux mamelles - le profit et la croissance - ont permis à l’humanité de s’extirper progressivement de la faim, du froid, de la maladie et de la mort prématurée. Ce qui a été vrai pour la plus grande partie du monde l'a également été pour Val d'Isère. Ce n’est pas si mal. Au nom de la déesse Écologie, faut-il compromettre ce succès ? L’Écologie nous aide à borner le développement économique, à corriger les défauts des progrès techniques et technologiques, à modérer la quantité dans l’intérêt de la qualité. C’est bien. Mais cela ne doit pas être trop, sauf à tomber dans le parti-pris politique et dans le sectarisme idéologique.

Pourquoi dis-je cela ? Parce que certains dans ce blog semblent penser différemment et que, étant candidat aux élections, j'ai le devoir de leur dire ce que je pense.

Eh bien, je pense que Val d’Isère est avant tout une magnifique station de sports d’hiver et qu’elle doit protéger et développer sa vocation : un domaine skiable chaque année amélioré, un accueil de plus en plus performant, un village de plus en plus attractif par son hébergement touristique et par son commerce de détail, par ses écoles de ski, par la qualité de l’ensemble des services qu’elle met à disposition de sa clientèle, etc. Dans ce panorama, l’Écologie a un double rôle à jouer, dans l’intérêt des habitants de Val d’Isère et dans l’intérêt de ses hôtes : Soin attentif porté à ce que le ski cohabite paisiblement avec la faune et la flore, détermination farouche de limiter la circulation automobile et d’éliminer le stationnement anarchique, limitation des pollutions énergétiques et d’abord de celles produites par les transports en commun qui doivent être nombreux, maillés, ludiques et non polluants, économies énergétiques dans la construction et réduction de la pollution du chauffage urbain, dans le secteur public aussi bien que dans le secteur privé.

Si j’écris cela c’est parce que la « décroissance » envisagée par certains, à l’instar de la « croissance zéro » que prônait le Club de Rome dans les années 70, me paraît un remède - ou plutôt une philosophie à caractère sectaire - qui consiste à jeter le bébé avec l’eau du bain. Si l’on veut un modèle, il n’y a qu’à regarder par exemple du côté des « mesures compensatoires ». J’appartiens à une génération qui a vécu la guerre, la faim, la peur et la mort : on n’aura du mal à la convaincre de se tromper de cible.

Serge Paquin

vendredi, mars 30, 2007

3 avril 2007, 19 :00 h : Assistez au conseil municipal !

La réunion la plus importante du conseil municipal est certainement celle du vote du budget. C’est pour la majorité l’occasion d’apporter son soutien au gouvernement de la commune. C’est pour l’opposition celle d’exprimer et de motiver son désaccord. Venez nombreux, mardi soir prochain, assister à la délibération et au vote du budget.

jeudi, mars 29, 2007

Garage de mécanique automobile

Patrick Martin vient d’écrire au maire au nom de l’opposition municipale. Selon lui, le procès-verbal affirme à tort que, lors de la réunion du conseil du 2 mars, les élus auraient autorisé le maire à lancer un appel d’offres auprès des entreprises et à passer les marchés. Or la seule autorisation qu’auraient donné les élus seraient qu’un permis de construire soit déposé pour tester la position de l’administration. De toutes les façons cette question est reprise à zéro lors du prochain conseil qui aura lieu le 3 avril : la Sous-Préfecture a en effet informé Val d’isère d’une irrégularité dans la délibération du 2 mars qui ne mentionne pas le montant estimatif des travaux.
Reprise à zéro, donc. Tant mieux.

mardi, mars 20, 2007

Avis aux blogueurs

Je viens de relire tous les commentaires envoyés sur ce blog depuis l’origine en novembre. Leur nombre démontre que le dialogue se noue volontiers entre les avalins si l’occasion leur en est donnée. Parmi ces commentaires, certains nous approuvent et nous soutiennent. Que leurs auteurs en soient remerciés ici. D’autres nous critiquent. Qu’ils soient remerciés aussi, parce que la critique est utile.
Certains blogs sont truffés de gros mots et d’insultes. C’est d’autant plus nul que c’est anonyme. Désormais nous éliminerons les commentaires qui se complaisent dans ce style. Pourquoi ? Parce que si leurs auteurs attaquent nos adversaires, nous ne voulons plus – en les publiant – passer pour leurs complices. Et si c’est à nous qu’ils s’adressent, qu’ils s’expriment poliment. Quant à ceux qui pensent du mal de ce que nous disons ou de ce que nous faisons, qu’ils continuent à le dire, ici, sur notre blog. Mais avec décence.

Serge Paquin

lundi, mars 19, 2007

Garage de mécanique automobile à La Daille

Sur rapport présenté par l’adjoint M. Xavier Mattis, le conseil municipal réuni le 2 mars a donné au maire l’autorisation de poser la demande d’un permis de construire pour un garage de 690 m2 à installer au rond-point de la Daille et de signer les marchés avec les entreprises retenues. Autant dire tous pouvoirs de mener l’opération jusqu’au bout.

Cela nous paraît discutable pour les 4 raisons qui suivent :

En premier lieu il est anormal de donner ainsi carte blanche au maire. Sur une affaire aussi importante, celui-ci devrait d'abord, une fois le permis obtenu, revenir devant le Conseil pour lui présenter le projet détaillé ; puis ensuite, le consulter à nouveau avec le résultat des appels d’offres en mains. C’est alors, et alors seulement, que le Conseil serait en mesure de prendre une décision finale et de donner son accord pour exécution.

En deuxième lieu, en quoi est-ce le rôle de la Commune de financer la construction d’un garage privé ? Aujourd’hui c’est un garage, demain ce sera quoi ? Si la raison est qu’il n’y a personne dans le secteur privé qui soit volontaire pour réaliser un tel projet à son compte, il doit être clair qu’avec l’argent public on ne finance que la construction d’installations publiques, et non privées. Faire l’inverse est malsain, voire irrégulier.

En troisième lieu, il y a, à deux encablures, le Centre Technique de La Daille. Ne peut-on y installer un atelier de dépannage géré à son compte par quiconque sera candidat pour y louer l’emplacement nécessaire ? Et s’il n’y a pas de candidat, la Commune est-elle incapable d’installer une petite équipe communale pour assurer un service minimum ?

Enfin, et surabondamment, l’emplacement est saugrenu.

dimanche, mars 18, 2007

Stations de sports d'hiver et développement durable
"Blogueur anonyme" du 16 mars a bien raison d'attirer l'attention sur le Forum international tenu à Avoriaz le 19 janvier dernier sur ce thème.
Cette rencontre, au cours de laquelle une vingtaine d'intervenants se sont exprimés, a balayé l'ensemble des questions que posent l'existence et le développement des stations de sports d'hiver au regard du développement durable. M. Jean-François Blas est intervenu brillament pour souligner un certain nombre des actions qui illustrent la détermination des entreprises de remontées mécaniques qu'il dirige : il cite - parmi d'autres choses - le souci de veiller à ne pas réaliser un investissement sans quantification préalable de son impact sur l'éco-système, ou encore de n'entreprendre des travaux (par exemple implantation de nouveaux pylones) que considération prise du mode vie de la faune susceptible d'être dérangée (Tetras-lyre). M. Jean-François Blas a également insisté sur les efforts consacrés au choix d'installations de neige de culture de moins en moins polluantes (eau, électricité, bruit) et aux précautions prises dans la construction de retenues collinaires.
Arnaud Dutheil (CAUE Haute-Savoie) a stigmatisé que le développement durable, ce n'est pas que l'énergie, c'est aussi résister dans les stations à la densification d'un urbanisme qui, sous la pression d'un immobilier de tourisme de plus en plus envahissant, tend à refouler les habitants historiques vers "en bas". Monsieur Dutheil a bien raison. Il aurait pu précisé que le phénomène ne tient pas seulement à l'envahissement des lits touristiques mais aussi à la nécessité de loger dans les stations le personnel recruté à l'extérieur par les employeurs locaux. Nous y reviendrons sous peu.

lundi, mars 12, 2007

Réponse au commentaire du 9 mars de "blogueur fou" sur le sujet "centre nautique" qui précède

Nous proposerons bientôt dans la Tribune de Renouveau de Val - dans le cadre du logement social que nous avons fait le choix de traiter par étapes successives - la distinction que la Commune doit faire, selon nous, entre les logements sociaux proposés aux avalins qui travaillent à l'année, et les autres. Tu constateras alors que - contrairement à ce que tu affirmes - ce n'est pas une question qui nous laisse indifférente.
Serge Paquin

jeudi, mars 08, 2007

Centre nautique

Le grave n’est pas d’arrêter le projet. Le grave serait de louper sa reconversion par entêtement vis-à-vis de ses amis et par crainte de perdre la face vis-à-vis des autres. Il y a pourtant plus de mérite à admettre un échec qu’à en aggraver les conséquences en cherchant à en dissimuler la taille. Si on réduit le centre nautique à une simple piscine, histoire de « faire malgré tout quelque chose qui y ressemble quand même un peu » et surtout de procurer en 2009 le centre de presse annoncé, on se tire à nouveau dans le pied, un peu comme on l’a fait en doublant l’actuelle patinoire avec la future. Il vaut mieux une reconversion courageuse que s’enfoncer dans une continuité sans avenir.

mardi, mars 06, 2007

L’art et la manière…

Le 6 février dernier, nous nous étonnions ici des malfaçons révélées dans la sécurisation de la A et de leurs conséquences possibles sur l’accueil à Val d’Isère des Championnats de France à la fin du mois de mars. Nous posions la question : À qui la faute ? Celle de l’entreprise italienne à laquelle le chantier a été confié ? Celle du cahier des charges et, dans ce cas, rédigé sous la signature de qui ? Celle du responsable de la Commune mandaté pour assurer le suivi des travaux ? Ou bien alors celle d’un maire qui aurait fait l’impasse sur la définition des rôles et responsabilités respectives des collaborateurs impliqués dans ce dossier pour le conduire à bien ?

A la question posée par un élu en séance du conseil municipal du 2 mars, monsieur le maire a répondu clairement : selon lui, il entrait dans la mission de la Régie des Pistes d’effectuer la réception des travaux ce qui implicitement inclut la surveillance de leur bon déroulement. Cette opinion n’est guère partagée dans l’entourage des responsables de la Régie qui affirment au contraire qu’aucune mission ne leur avait été dévolue, les comptes -rendus de ce chantier placé sous une autre responsabilité leur étant seulement transmis « Pour information ».
4x4

Après avoir failli céder à la tentation de recruter la SEPELCOM pour remplacer le Groupe Audhui (voir les blogs de Val Différence en date du 24 novembre et 11 décembre derniers), le conseil municipal - conscience prise des risques causés par une manœuvre qui exposait Val d’Isère à un nouveau contentieux initié par notre organisateur traditionnel sur le fondement de la concurrence déloyale - s'est finalement rallié à la décision de maintenir en 2007 l’organisation du salon du 4 x 4 entre les mains du Groupe Audhui. Que ceux qui souhaitaient un changement comprennent bien que l’alternative n’était pas SEPELCOM ou Audhui, mais Audhui ou bien un procès supplémentaire engagé contre nous par l’organisateur évincé.

lundi, mars 05, 2007

Le grand centre nautique : suite et fin

Le conseil municipal réuni le 5 mars a pris la décision de déclarer infructueux l’appel d’offres lancé pour la construction du centre nautique au motif que l’ouverture des plis a révélé que les offres présentées par les entreprises excédaient de 40 % ce qui était prévu, portant le coût global de l’installation à une somme supérieure à … 35 000 000 €. !

Aucune solution alternative originale ne semble toutefois être envisagée par la mairie autre que de ramener le grand projet à un petit projet : une piscine. Pour nos édiles, le plus préoccupant ne semble pas au fond être ce que l'on fabrique mais qu'une structure soit créée dare-dare pour accueillir la Presse pendant une quinzaine de jours en 2009 . Ce n’est pas –selon nous - le bon choix et par conséquent nous déplorons que, lors du même conseil du 2 mars, ait été confirmée la construction d'une chaudière à bois, d’un coût considérable. Où se trouve en effet le sens de construire pareille installation, envisagée à l’origine pour chauffer principalement le centre nautique si ce projet est abandonné ? Les raisons données sont bien discutables, nous y reviendrons plus tard, non sans rappeler que, en l'occurence, nous avons proposé clairement dans ce blog même la démarche qui nous paraît la bonne. La Tribune de Renouveau de Val a repris la proposition dans son n° 34 de février et Serge Paquin au micro de Radio Val.

samedi, mars 03, 2007

Les belles promesses n'engagent que...ceux qui les croient !
L’un des arguments forts utilisés par Monsieur Catelan et son entourage en faveur de la candidature de Val d’Isère à l’organisation des championnats du monde était l’amélioration routière qui – selon eux – en résulterait pour notre station. À entendre ces messieurs, si Val d’Isère était désignée par la FIS, le bénéficie qui en résulterait serait une pluie d’améliorations de nos infrastructures routières en récompense de notre succès à Miami. Il s’agissait d’un boniment que toutes les personnes un peu informées s'efforçaient de démentir, le plan routier actuellement en cours ayant été défini et voté de longue date, et appliqué sans le moindre changement, hormis un retard notoire, particulièrement visible à Bourg-Saint- Maurice pour ne citer qu’un seul exemple.

Or donc, notre maire et sa majorité ont copieusement enfumé voici trois années la population de Val d’Isère avec des arguments mensongers, répandus à seule fin de faire triompher leur ambition d’avoir les championnats du monde. On serait tenté de dire « Bien joué ! », en dépit de la malhonnêteté de la méthode retenue pour convaincre.

Oui, mais voilà que l’on apprend maintenant qu’un vent de fronde souffle au Conseil Général de Savoie. Pour quelle raison ? Parce de nombreux élus, de droite comme de gauche, estiment que cela ne rimait à rien de verser à Val d’Isère une subvention qu’ils jugent démesurée (2 000 000 €) au prétexte d’accueillir en Savoie une manifestation, soi-disant promise à rivaliser en notoriété avec une épreuve olympique. Or, Are est tombée comme une douche glacée avec l’indifférence des télés et un Audimat détestable. « Ce n’est pas parce qu’on intervient avec de l’argent public qu’il ne doit pas y avoir de retour sur investissement » s’est exclamé Daniel Dufresnay maire et conseiller général de La Chambre (Maurienne). Quant au député UMP Michel Bouvard, il prévient tout simplement qu’il s’opposera au moindre investissement routier supplémentaire en Tarentaise sous prétexte des seuls Championnats du Monde !

Les Championnats du Monde nous étaient, paraît-il, livrés, sur un plateau d’argent. Nous les avons eu, certes. Mais nous ignorions que nous aurions à payer le plateau.

mardi, février 27, 2007

Réponse à un blogueur intervenu le 21 février pour nous faire un reproche…

« Vous nous reprochez d’ « invectiver » parfois la municipalité. Bien que l’expression nous paraisse un peu forte, nous reconnaissons que nous devrions éviter l’ironie ou un ton caustique qui ajoutent peu au message et blessent inutilement des gens qui, sans doute, sont nos adversaires, mais en aucune façon nos ennemis. Merci de nous l’avoir dit, nous en tiendrons compte à l’avenir.

En revanche vous ajoutez que nous ferions mieux de « construire, d’apporter, de solutionner… ». Nous trouvons le reproche assez sévère. Trouvez-vous que nous sommes inertes ? Trouvez-vous sincèrement que nous nous privons de suggérer et de proposer ? Certes, vous avez raison de dire que nous devrions « solutionner ». Mais pour « solutionner », il ne suffit pas d’être au conseil municipal, encore faut-il y détenir la majorité. Or nous ne l’avons pas, ce qui, face à une majorité qui est sourde et sûre d’elle-même, nous ramène à bien peu de chose.

mardi, février 20, 2007

Royal éloignitude...

Tandis que le Centre Nautique coulait et que la « A » chavirait, le maire et son entourage arpentaient à pas lents les raquettes d’Äre…
SCHIZO...

Les Avalins sont-ils devenus les citoyens du Royaume de la Schizophrénie ? On le croirait en lisant « La Lettre de Val d’Isère » de février 2007 et, datée du même mois, « La Tribune de Renouveau de Val ». Dans la première publication, monsieur Catelan ne se lasse pas d'exprimer ses sentiments de "fierté et de soulagement". Une fois livrée la satisfaction du maire, la « Lettre » en fait des kilos sur l’interdiction de fumer dans les lieux publics, sur le calendrier des élections en 2007, sur les vœux de fin d’année au cours desquels « la solidarité et détermination ont été les maîtres mots de son discours ». Dormez bien les bébés, Nounours veille… De la Tribune de l’opposition municipale, ne citons que le titre « Dérives » et la conclusion « Quel gâchis ».

dimanche, février 11, 2007

Endettement de la Commune

Ci-dessous, copie du mail de ce jour faisant suite à une lettre sans réponse adressée à la fin de l'année dernière :

"Monsieur le maire,
Le 23 décembre dernier, je me suis permis de vous écrire au sujet de l'état prévisionnel de l'endettement de notre Commune. Vous trouverez ci-joint la copie de cette lettre . Mon souci tenait en deux points :
> D'abord, quel endettement résultera-t-il des emprunts effectués et encore rendus nécessaires pendant les deux ans qui viennent, par l'ensemble des travaux et installations prévus, qu'il s'agisse de constructions liées aux Championnats du Monde ou bien de constructions d'un tout autre ordre, comme par exemple de logements à caractère social ?
> Ensuite, je souhaitais que soient consolidés avec l'endettement de la ville les emprunts déjà contractés ou bien susceptibles de l'être dans les deux ans qui viennent par nos satellites (Régie des pistes, Sacoval etc...) car, au bout du compte , tout cela se termine, si je puis dire, dans la même poche.
Je m'étais donc permis de vous adresser un projet de tableau dont le renseignement par vos services - après peut-être qu'ils l'eussent amélioré - aurait répondu aux questions préoccupées que nous nous posons au sujet du futur équilibre de nos finances publiques.
Plus d'un mois et demi s'est écoulé et je n'ai malheureusement pas encore reçu de réponse à notre demande. Je me demande si vous prenez la mesure exacte de ce qu'il y a d'indécent - dans une démocratie moderne - à tenir pour nulles et négligeables les questions qu'adresse au pouvoir le chef d'une opposition qui représente une quarantaine de pour cent (40 %) du Conseil municipal responsable du gouvernement de la ville. D'autant que le sujet n'est ni passionnel, ni polémique. Il concerne au premier chef ce dont nous sommes responsables : l'argent de nos concitoyens. J'espère donc que, par retour du courrier, vous voudrez bien apporter une réponse à une interrogation dont le sérieux ne peut pas vous échapper.
Croyez, monsieur le maire, en ma considération distinguée.

Serge Paquin"

Transports en commun
Nous sommes sans réponse de monsieur le maire à notre demande d'examiner la possibilité d'améliorer le service de navettes après 20:00 h. Nous vous avions informés de notre démarche auprès de lui par un blog en date du 21 janvier dernier.

mardi, février 06, 2007

Bug sur la "A"...
Chargé d’organiser les championnats de France qui doivent se dérouler en mars prochain sur la A, dite Rhône-Alpes, le Club des Sports constate la difficulté d’accomplir sa mission compte tenu des déficits de sécurité qui – selon lui – caractérisent la nouvelle piste. En un mot comme en mille, le Club des Sports ne s’estime pas en mesure d’organiser une compétition sur une piste dont le dispositif de sécurité est non conforme. L’opposition municipale aimerait bien savoir qui était responsable du cahier des charges de l’entreprise recrutée pour réaliser l'installation de sécurisation de notre nouvelle piste, qui l’a signé, qui a réceptionné les travaux etc. La mairie ? Un service communal ? Qui à la mairie ? Quel service communal ? S’il est une chose que l’on se croyait en droit de revendiquer à Val d’Isère, c’est bien le savoir-faire pour concevoir, équiper et préparer la sécurisation d’une piste de compétition. Pourquoi un bug pareil - au coeur de notre propre métier - à la veille d’une épreuve destinée à engager le processus d’homologation du site des épreuves féminines de vitesse 2009 ? L’opposition municipale ne manquera pas de poser ces questions au maire de Val d’Isère, lors de la prochaine réunion qui aura lieu le 2 mars. Gageons qu'à un auditoire nombreux il proposera des réponses claires et indiquera les dispositions qu'il prend pour sanctionner les fautes et garantir qu'elles ne se reproduiront pas.